Mon collège est un asile
25.09.2003
Avantages:
vous en voyez, vous?
Inconvénients:
vous verrez
Recommandable:
Non
 Tanusha
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Avis:86
Cet avis a été évalué par 50 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Ce nouvel avis est consacré à une personne de mon entourage vraiment malade, folle à lier ; autrement dit à ma prof de sport. Il y a des jours comme ça où je me demande comment on peut laisser des gens pareils en liberté dans la nature au lieu de les enfermer dans un asile. Et je parle sérieusement, ce n’est pas pour embêter le monde ! Madame O.Je suis en 3ème, je l’avais déjà eue en 5ème. Le sport et moi, ça fait deux, alors entre elle et moi, ça n’avait pas collé. J’avais finie par être dispensée à la mi-octobre. Certes, ça me libérait de la corvée des lundi et mardi (vous voyez je me souviens même des jours !) mais je continuais à vivre dans le stress pour la 4ème et la 3ème. En 4ème, mes « prières » (je mets le mot entre guillemets car je ne prie pas) avaient été entendues ; j’avais un pas très bon prof de sport mais assez sympa, il y avait pas mal d’accidents avec lui (le prof de physique l’avait surnommé le Kamikaze), je l’aimais bien sans plus, mais sans le détester. Néanmoins lors de mon passage en 3ème, « Dieu » avait dû s’endormir. Deux semaines avant la rentrée, j’avais commencé à stresser ; j’y pensais la nuit, je faisais des cauchemars, j’avais des troubles du sommeil tellement cette éventualité me mettait mal à l’aise... et vint le jour J. Nous entrons dans notre classe, qui est quasiment la même car nous sommes la seule classe germaniste parmi les 3èmes, et notre prof principal, Monsieur B (qui au passage est aussi mon prof de français et le meilleur prof que j’ai jamais eu depuis la 6ème, je pondrai un avis sur lui un de ces jours où j’aurai envie d’être optimiste), devait nous annoncer qui nous avions en sport... moi qui avais stressé pendant deux semaines, le destin ne pouvait pas me faire ça ! non, je n’allais quand même pas l’avoir... difficile de décrire ce qui se passait dans mon cerveau à ce moment-là... ça bouillonnait, je suais, je respirais tellement fort que seule la voix bien portante de Monsieur B pouvait couvrir mon souffle...Il allait le dire... et il le dit. Madame O.Difficile aussi de décrire ce que je ressentis quand il eut terminé cette phrase. Je ne voulais pas croire mes oreilles, je secouai la tête comme si j’espérais avoir rêvé. Je m’attendais à tout, qu’il dise qu’il s’était trompé, qu’il nomme un autre prof, qu’il déclare qu’elle sera remplacée parce qu’elle part en congé de maternité (peu probable, elle a dans les 60 ans) et part à la retraite par la même occasion (déjà mieux !)... j’attendais un miracle, n’importe lequel... mais rien ne vint. Je devais me rendre à l’évidence. Jeudi 4 Septembre Premier jour de torture. Je m’attendais à tout, mais on ne s’attend jamais au pire, et c’est ça le pire (c’est répétitif, mais ça pourrait être une citation très intellectuelle, elle marche dans l’autre sens en plus !). Je la vis, je la reconnus tout de suite. Des cheveux courts teints en roux. Des cils affreux, courts, séparés, et goudronnés de mascara. Du gloss à peine visible sur ses lèvres gercées. Des traits déformés, hideux. Des joues creuses. Des rides profondes. Des yeux globuleux, avec un regard méchant, qu’on ne peut oublier s’il se pose sur nous. Un sempiternel pantalon de survêtement avec son sweat-shirt gris clair, qui cache une poitrine inexistante, couleur classique de 40% des survêtements.Impossible d’oublier cela si on l’a vu une fois dans sa vie. Même si on ne sait pas que c’est notre prof de sport, on la remarque. C’est comme une vision d’horreur. Elle nous emmène au gymnase. Nous avons le gymnase avec les cages de handball et les paniers de basket, gymnase que je déteste. Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir cours dans le gymnase avec les tables de ping-pong ?Et là, elle commence la liste de ses exigeances. Il faut l’entendre pour le croire. - Pour les chaussures de sport, il faut que le talon soit suffisamment haut. Les miennes, ce n’est pas un modèle, je précise pour les nouveaux, j’avais une entorse au genou avec complications, alors je suis obligée de prendre un talon très haut. Silence dans le public, durant lequel au moins la moitié des élèves est en train de se dire : « Mais si elle a tellement de complications avec son genou, pourquoi elle part pas en retraite prématurée ça nous éviterait de l’avoir sur le dos ! ». - Si votre talon n’est pas aussi haut que le mien, ce n’est pas grave, mais les chaussures plates évitez, vous pouvez vous faire une entorse ! A aucun moment elle ne précisa qu’il fallait des baskets ; et s’il y avait des élèves un peu connes dans notre classe qui se seraient ramenées en cours de sport avec des talons aiguille ?- Le pantalon, ça doit être un pantalon de survêtement avec un élastique et non pas avec des liens qui sont trop raides ! Si vous n’arrivez pas à faire une roulade ou un pieds au mur face au mur, j’attrape par le pantalon de survêtement ! Et évitez les pantalons brillants, ça vous gêne pour grimper ! Et les filles, je veux que vous vous attachiez les cheveux ! Je ne veux pas de cheveux sur le visage ! Même celles qui ont les cheveux mi-longs ! Elle disait ça en me regardant fixement, effectivement j’ai les cheveux mi-longs mais je ne peux pas les attacher, étant donné que j’ai une coupe en dégradé et que les cheveux les plus courts restent quand même sur le visage. Je ne vais quand même pas me faire couper les cheveux pour elle. Elle m’obligera à tout sauf à ça. Vendredi 5 Septembre Deuxième jour de torture. Aujourd’hui quatre garçons sont restés trois minutes dans le vestiaire. Trois minutes de trop. Elle a explosé.- Vous êtes mes anciens élèves ! hurlait-elle. Et vous n’avez pas encore compris que je n’étais pas patiente ! S’ils ne l’avaient pas encore compris, là ils l’avaient remarqué. - Je vous excuse parce que c’est le début de l’année ! Si on excuse, en général on se conduit pas comme ça, ben voyons. - Vous avez intérêt à faire gaffe. Ce genre de chose je ne les oublie pas. Elle qui disait hier qu’elle n’était pas rancunière. Jeudi 11 Septembre Troisième jour de torture. Une heure dans le même gymnase que jeudi dernier. On commence par les exercices d’échauffement. Normal, elle est paranoïaque. Si quelqu’un se casse une jambe pendant son cours, vous pouvez être sûrs qu’elle lui arrache sa jambe valide dans un accès de colère. Elle fait tout pour éviter les accidents, alors évidemment s’il vous en arrive un, vous l’avez fait exprès pour l’embêter. Vous allez passer deux semaines à l’hôpital pour le plaisir de l’embêter. Vous n’allez pas pouvoir marcher et prendre dix kilos pour le plaisir de l’embêter. Vous allez être au régime pour le reste de l’année juste pour faire chier une malade mentale. Ben voyons, c’est parfaitement logique.Nous faisons donc une demi-heure d’exercices d’échauffement. Aux espaliers, allongés, sur avant-bras. On lève les jambes, on les tend. Mal aux abdos pendant trois jours après ça. Normal. Il y a dans notre classe un nouveau, BB, qui n’était pas dans le collège l’an passé, il est vraiment pas doué en sport dans le style pire que moi, franchement c’est rarissime. Le style pas capable d’enfiler un maillot de handball, vous voyez le genre, un peu bébête d’accord mais c’est pas une raison pour lui crier dessus, c’est pas de sa faute après tout. Lui, elle lui mène la vie dure. Le système de Madame O : à chaque cours, elle se choisit un ou deux puching-balls, de préférence des nuls (j’ai déjà été choisie une première fois, et ce ne sera probablement pas la dernière étant donné mon niveau) et elle fait en sorte pour qu’ils la détestent le plus possible. J’imagine qu’elle doit avoir un emploi du temps de ses cours, avec les numéros des classes et marqué dedans sur qui elle doit crier à ce jour. Si toutefois elle sait écrire (là j’en fais trop d’accord, ça lui arrive de remplir le cahier d’appel mais tout le monde peut le faire, copier des dessins ou des lettres pour les intimes de la liste d’élèves).Cette fois, c’était BB. Elle lui fit refaire tous les exercices, mais le pauvre n’y arrivait pas ; personne ne se moquait de lui, soit par compassion, soit par peur devant Madame O ; inutile de préciser qu’elle nous terrorise tous, même ceux qui l’apprécient. Au bout d’un moment, elle décida de ne plus s’occuper de lui, et l’envoya dans un coin s’entraîner tout seul. Logique, surtout si on se souvient qu’il est du devoir du prof de venir en aide aux élèves en difficulté. En sport particulièrement. C’est clair qu’en S.V.T ou en géo, il n’y a pas de secret, il faut apprendre ses leçons. Mais pour être bon en sport, des mots écrits à la hâte sur une feuille à rayures séyès ne suffisent pas... Jeudi 18 Septembre Cinquième jour de torture. Après avoir balancé, en hâte, les manteaux et les sacs sur les bancs du vestiaire, on se bouscule pour sortir ; Madame O n’est pas patiente, comme je (ou elle ?) on l’a déjà précisé. On arrive dans la salle. Le cours commence. Madame O fait l’appel. Surprise : on n’est que seize, alors qu’on était vingt-cinq au départ avec trois absentes. A part eux, six garçons manquent, soit plus de la moitié. En voilà une surprise. D’après des informations de la part des cinq garçons qui restent, les six autres sont dans le vestiaire. Enfermés. Attendez, attendez ! ENFERMES ?! Non, je n’ai pas mal entendu. Six garçons ont bel et bien été enfermés dans le vestiaire. Enfermés pour toute l’heure de sport. Ils ne sont sortis que quand les autres garçons sont venus recupérer leurs affaires. Six garçons ont été enfermés sans surveillance. Mais sous la responsabilité de Madame O. S’il leur arrive un truc, c’est Madame O qui est responsable. Elle qui est tellement exigeante niveau accident. Je me disais qu’à la place de ces garçons, j’aurais pu faire exprès de me faire mal pour qu’elle se fasse renvoyer, mais il y a un risque : celui qu’elle m’achève jusqu’à ce que je ne puisse plus parler pour raconter ce qu’elle a fait. « Dieu » merci, il n’est rien arrivé à ces garçons. Mais c’est une réalité existante sans être éternelle. Vendredi 19 Septembre Sixième jour de torture. Nous sommes dans le vestiaire. Vestiaire commun pour les garçons et les filles. Cours dans le gymnase de gym au sol, avec des tapis. Une de mes amies, MV, a ses problèmes, et son jogging étant clair, elle est donc obligée de se changer. Bien sûr je ne vais pas la laisser comme ça, solidarité féminine oblige. Avec une autre amie, ASV, nous attrapons deux gilets pour la voiler des regards masculins indiscrets. A côté, deux filles, CA et NN, se changent, voilées par une seule et même fille, LC. Les autres filles, déjà sorties. Trois garçons seulement sont toujours à bavarder ou à se changer, cinquante-cinquante, dans le vestiaire : TV, MC et LF. Les autres garçons, déjà sortis aussi.Au passage, NN a un torticolis. Madame O ne la laissera pas travailler dans cet état, c’est peut-être la seule chose noble qu’il y a en elle. Mais, pour être sûre, NN se change quand même, c’est le genre de première de la classe qui ne veut surtout pas faire mauvaise impression devant le prof. Mon amie a fini de s’habiller ; chaussures à la main, elle se dirige vers la porte. Avec ASV, nous nous relevons aussi. CA court vite vers la porte, mais voit déjà, derrière le grillage, apparaître le visage affreux, fripé, déformé de Madame O. Tout se passe en quelques secondes. CA crie : « Non, madame, s’il vous plaît ! ». Crissement de clé dans la serrure. Ce bruit-là, si anodin soit-il, prit, je pense, pour chacun de nous neuf restés de l’autre côté de la porte, dans le vestiarie, adopta à ce jour une signification maléfique. La façon dont il résonna dans le couloir est à vous glacer le sang.Là, chacun adopta des techniques différentes. Les garçons se mirent au bruit, à se poursuivre, à crier fort. Ils avaient l’air satisfaits de la situation. NN se mit à pleurer. C’est sûr, c’était dévalorisant pour elle d’être enfermée dans un vestiaire. Elle perdait sa bonne réputation devant les profs. Mais c’était la seule à pleurer. LC restait assez calme, par rapport aux autres filles ; j’admire son sang-froid. Elle sortit son cahier de latin et se mit à réviser calmement, dans son coin, son contrôle. Elle avait l’air de prendre la situation avec humour. Moi, j’essayais de consoler NN tant que possible, mais elle le prenait assez mal ; finalement j’abandonnais et m’alliai avec les autres filles. ;Les autres filles paniquaient. ASV raconta que sa mère voulait porter plainte pour les garçons qui avaient été enfermés dans le vestiaire la veille. Elle s’imaginait sa réaction si elle apprenait que c’est elle qui avait été enfermée. MV paniquait à sa manière. CA disait qu’elle ne tiendrait jamais deux heures dans le vestiaire. Et puis, une idée l’effleure ; elle sort son portable et commence à composer le numéro de sa mère, afin que celle-ci en parle avec le principal... Un chiffre composé... deux... trois... quatre... cinq... six... sept... huit...Le visage affreux, fripé, déformé de Madame O réapparaît derrière le grillage de la porte. CA s’empresse de ranger son portable, pour éviter qu’on ne devine ses intentions. Le même bruit horrifiant de la clé qui tourne dans la serrure retentit, et Madame O réapparut sur le seuil. Elle met ses doigts l’un contre l’autre, et dit : - Non seulement vous ne pouvez pas vous habiller à l’heure... En voilà une belle raison pour enfermer les gens dans un vestiaire, en effet. - Mais en plus vous faites un boucan pas possible. C’est infernal, je ne peux pas travailler avec mes élèves, ceux qui ne sont pas des idiots. Toi, NN, tu vas dans le gymnase, de toute façon je ne vais pas te faire travailler dans cet état. Dommage, elle ne lui dit pas qu’elle jouait la comédie, comme elle le dit à moi quelques jours plus tard. - Les autres, vous allez vous rhabiller... non... qui peut affirmer qu’il est resté assis sagement en attendant que j’arrive, qu’ils n’ont ni parlé ni bougé ?J’hésitais à lever la main. J’avais parlé et bougé, peu certes, mais enfaite personne n’avait ni parlé ni bougé de nous neuf. Et puis je vis que toutes les filles levaient une main tremblante. Je fis de même. Les garçons restaient fidèles à la vérité. Le bilan fut désastreux. Nous cinq, les filles, revînmes dans le gymnase ; j’avais un peu honte vis-à-vis des garçons, mais je tenais à ne pas me faire remarquer. S’il y avait une amie qui n’avait pas menti, je n’aurais pas menti non plus. Quant aux garçons, zou chez le CPE. A la clé : billet d’absence et point en moins en sport. Le système de Madame O, c’est de mettre des points en moins en sport quant on n’a pas son élastique, son pantalon de survêtement, on arrive en retard (= on est absent car elle ne nous laisse pas entrer de toute manière, même avec un mot d’excuse signé par le CPE, d’ailleurs même si le mot d’excuse avait été signé par Jacques Chirac, je ne pense pas que ça changerait quelque chose), ou qu’on est enfermé dans le vestiaire. Système idiot. Les bons en sport mais nuls dans les autres matières, ça ne les avantage pas de toute manière, car les profs ne regardent pas le sport pour envisager des félicitations, des encouragements ou des avertissements. Quant aux nuls en sport, qu’est-ce que ça change pour eux d’avoir cinq ou quatre. En plus je suis très bonne dans les autres matières.Tout ça parce que nous avons mis trente secondes de plus à nous changer. Non mais Madame O elle s’imaginait quoi, qu’on allait rester à neuf silencieux dans le vestiaire pendant deux heures jusqu’à ce qu’on meure d’ennui ? Jeudi 25 Septembre Septième journée de torture. La pire.En début de cours, Madame O s’acharna contre LF, le même qui était enfermé dans le vestiaire avec nous. On faisait des exercices aux espaliers, et on devait s’y accrocher. LF était trop grand, ses pieds touchaient le sol. Mais il n’avait pas assez de forces pour monter au barreau supérieur. Il faisait l’exercice comme il pouvait. Bien sûr, il s’en prit plein la vue. Quand il dit qu’il n’avait pas assez de forces, Madame O l’aspergea de vannes en l’imitant : « J’arrive pas ! J’arrive pas ! ». Et elle ajouta : « Les muscles, ça se travaille, grand benêt ! ». Peut-être, mais les exercices aux espaliers, ça se prévoit. Sa prochaine victime de la journée, ce fut moi.Nous faisions du grimper ; je n’y arrive pas, vous vous en doutez. Mais avec Madame O, cette phrase je la raie de mon vocabulaire. Elle demanda aux élèves qui n’étaient pas avec elle et qui n’avaient jamais fait de corde de la rejoindre pour faire des exercices. Moi, distraite par une amie, je n’avais pas entendu, pas fait attention. Avec les autres, nous nous entraînions à grimper. NN et CA m’apprenaient à monter. Et puis, Madame O VIT. Elle vit que je ne savais pas monter et que je ne l’avais pas rejointe. Elle dit : - Anastasia, fais une démonstration. Je ne m’appelle pas Anastasia, mais j’étais trop effrayée pour comprendre et pour la corriger. Et puis, un prof sur deux m’appelle Anastasia, alors je finis par m’habituer que c’est moi. - En quelle langue faut-il que je parle ? J’ai dit aux élèves qui n’avaient jamais fait de corde de me rejoindre. Pourquoi ne l’as tu pas fait ?Je ne voulais pas chercher les embrouilles, je m’excusai et m’apprêtai à m’asseoir près d’elle, mais elle me répondit : - Non, reste dans l’autre groupe ! Bien sûr que j’avais dû préciser pour Mademoiselle à propos des élèves dispensés ! Elle abordait le sujet de la dispense. Elle ne pouvait pas me faire ça ! - Ah oui, bien sûr c’est toujours la meilleure solution, on se plaint et on se fait dispenser après ! Bien sûr ! Mais oui, je n’ai pas oublié ! Et avoue que tu n’avais aucune raison valable pour te faire dispenser ! Tu le sais aussi bien que moi ! J’écoutais sa tirade, les mains sur les hanches, et encaissais difficilement, tout en pensant : « Quand on s’en rappelle autant que ça, on se rappelle au moins du prénom de la personne ! ». - Et le hasard fit que tu as cette même Madame O en 3ème ! Mais j’ai eu la délicatesse de ne pas aborder le sujet depuis le début de l’année ! Et je ne l’aurais pas remis au tapis si tu étais allée tout de suite me rejondre ! Tout ça pour un malentendu ? Je n’en revenais pas. J’encaissais, les larmes sur les yeux, puis m’assis par terre près d’elle, sans rien répondre. Elle ne me chassa pas et nous demanda de regarder les autres grimper. Les larmes ne voulaient pas partir. Horreur. Pleurer, moi ? Je ne pouvais pas le croire. Je ne pleure pas plus de deux-trois fois par an ! Bien sûr, ça avait fini par se voir. Par elle. - Bon, Anastasia, tu arrêtes ta comédie ! J’essayai de riposter. Je n’aime pas me laisser faire. J’admets qu’il faut être polie avec un prof, mais Madame O dépassait toutes les limites.- Je ne fais pas de comédie. - Oh si, tu en fais ! Tu sais parfaitement que tu as tort ! - Mais je n’avais pas très bien entendu, c’est tout... - Oh tu me parles sur un autre ton ! Sur ce elle s’approcha de moi, avec ses yeux globuleux et son regard méchant, ses traits hideux, et je ne pouvais pas m’empêcher de frissonner. J’avais eu la peur de ma vie. - Je vous explique, c’est tout... - Tais-toi ! - Excusez-moi... - Oh toi tu te la mets en veilleuse ! Je continuais à encaisser, mais mes yeux rougissaient. Les seuls à ne pas me lâcher à ce moment, c’était CA, une bonne amie qui m’avait serrée dans ses bras pour me consoler et mon mascara L’Oréal Double Extension...Là, elle avait de la chance, elle avait raison. Mais imaginez qu'elle avait eu tort et que ma dispense avait vraiment pour des raisons médicales? Je n'ose même pas y penser... elle n'a pas le droit d'accuser sans preuves. Conclusion, je m’étais mise au dernier rang au cours suivant. La prof d’allemand, Madame B, demanda à ASV ce que j’avais (normal, je suis sa chouchoute, elle s’inquiète pour moi). La réponse fut : « Raison personnelle ». J’en suis reconnaissante à mon amie, car si elle avait expliqué à Madame B la vraie raison et si par malheur cette dernière en parlait avec Madame O, j’étais sûre de mener une vie d’enfer jusqu’à la fin de cette misérable année. Enfin, j’en suis déjà sûre, mais ça serait encore pire.Avis que j’actualiserai au fur et à mesure que Madame O commettra des énormités. Aventures de Tanusha contre Madame O à suivre, je suis sûre que j’ai déjà des fans (si si ça va les chevilles). ***Sur Ciao, aimez écrire mais sachez lire.***
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25.10.2003 02:37
c'est dingue le nombre de profs qui sont à enfermer au collège! Je me souviens que quand j'y étais j'en ai eu des dizaines. Je pense que certains deviennent prof non pas pour faire partager leur savoir ou leur expérience mais plutôt pour s'acharner sur les plus faibles... en l'occurence les élèves, pauvres petits jeunes qui n'osent pas riposter de peur d'avoir des problèmes pour leur année... C'est pas des bons souvenirs!
23.10.2003 00:23
c'est dingue, le nom de ma prof de sport sadique quand j'etais en sixième commencait aussi par un O...elle avait la 50aine a l'epoque; elle etait aussi rousse avec les cheveux courts et des yeux globuleux de ruminant...je pense pas que ce soit la même ou alors elle s'est sacrément aggravée... quoi que
12.10.2003 10:59
Sixième jour de torture. Nous sommes dans le vestiaire. Vestiaire commun pour les garçons et les filles. <== non règlementaire, tu peux refuser de te changer, dc t'auras pas de tenue de sport, et tu pourras pas faire sport. *** Excellente l'idée du portable ! *** Ouais, des fois on tombe sur des cons et on se dit qu'on va devoir les saquer tte l'année... Relaxe toi un max et essaye d'y penser le moins possible, de toute manière c qu'une conasse, faut pas se prendre la tête pour ça :-)