Sylvia - Howard Fast

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Avis sur "Sylvia - Howard Fast"

publié le 28/10/2008 | Feog
Membre depuis : 24/03/2005
Avis : 52
Lecteurs satisfaits : 24
Plus à mon sujet :
Excellent
Avantages Permet de ne pas regarder la télé pendant le temps qu'on le lit
Inconvénients Ecrit par une pourriture de communiste ;op
très intéressant
Occasion de lecture
Qualité de l'objet
Auteur
A oublier/A relire
Public

"Sylvia à tout prix"

Alors que j'étais en train de fouiner dans une librairie de Niort, arrive un client qui cherche un livre dans le même style que Indridasson (je crois) et à un moment arrive sur la table ce Sylvia de Howard Fast.
Le nom de l'auteur me dit vaguement quelque chose, et comme l'aute client jette son dévolue sur un Nesbo, j'en profite pour choper la petite Sylvia...

Alors qui est l'auteur :
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Howa rd Melvin Fast est né à New York en 1914 dans une famille très pauvre. Ses parents juifs russes ont fuit leur pays pour échapper aux pogroms, les massacres de juifs en Russie. Pour aider sa famille, Howard est obligé de travailler dès l'âge de douze ans, mais s'adonne malgré tout à la lecture et s'engagera très tôt dans la voie de l'écriture.
Dès 1937, il devient un auteur à succès. Très engagé à gauche, il entre au parti communiste en 1945 et subira le McCarthysme jusqu'à être emprisonné quelques mois en 1950. En 1956, il quitte le parti communiste après la diffusion du rapport Khrouchtchev. Après le succès de Spartacus, publié à compte d'auteur à cause de ses problèmes pour trouver un éditeur, et dès 1960, il écrit une série de douze romans policiers, sous le pseudo E.V. Cunningham, portant comme tire un prénom féminin.
Il obtient en France le Grand Prix de Littérature Policière pour Millie - La Poudre aux Yeux.
Howard Fast est mort en 2003, il reste de lui une œuvre majeure dont Spartacus, porté sur les écrans par Stanley Kubrick, L'Ange Déchu, Sylvia ou Mémoire d'un Rouge, son autobiographie.

De quoi que ça cause ? (4ème de couverture)
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Sylvia inaugure la série policière des douze titres américains portant un prénom féminin. Howard Fast signe pour la première fois du pseudonyme d'E.-V. Cunningham. Il signe, par la même occasion, son meilleur roman policier, que l'on peut d'ailleurs préférer à ses plus grandes réussites historiques.
L'anecdote en est fort simple : il s'agit pour le détective privé Alan MacKlin de reconstituer le passé d'une inconnue que veut épouser un milliardaire. La jeune femme devra tout ignorer de cette enquête. Pour parvenir à ses fins, MacKlin ne dispose que d'une photo, d'une carte manuscrite et d'un recueil de poèmes, La Lune Obscure, publié par la mystérieuse Sylvia West.
Cette situation de base, archétype de bien des histoires de détective privé, l'auteur va la transcender par sa sensibilité et par la puissance d'émotion qu'il saura lui conférer en la transformant en une radieuse histoire d'amour.
Jean-Pierre Deloux, Polar n°25

Mes impressions :
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Alan Macklin, un détective privé sans grande envergure, est chargé par un millionnaire d'enquêter sur le passé de la femme qu'il veut épouser. Une certaine Sylvia West, qu'il ne doit en aucun cas rencontrer. Pour y parvenir, il ne dispose que de photos récentes, d'un billet manuscrit et d'un recueil de poèmes qu'elle a écrit il y a quelque temps.

Sylvia, écrit sous le pseudonyme E.V. Cunningham, est le premier livre d'une série de douze titrés par un prénom féminin. Le détective MacKlin est fasciné par la femme sur laquelle il enquête et il doit bien se l'avouer, il est tombé amoureux de Sylvia West ou de l'image qu'il s'en est faite, comme dans plusieurs monuments du roman noir qui s'en sont peut-être inspiré (Le Dahlia Noir de James Ellroy, J'étais Dora Suarez de Robin Cook, ou Le Dernier Baiser de James Crumley). Un phénomène, à priori, connu dans les services de police comme en témoigne Steve Hodel dans L'Affaire du Dahlia Noir. À ce détail près que Sylvia West n'est pas morte. Mais le personnage d'héritière globe trotteuse qu'elle s'est créé est à cent lieues de la vérité, et Alan MacKlin découvre rapidement la pauvreté de laquelle elle est issue.
Chaque détail de sa vie, chaque combat qu'elle a mené pour sortir de sa condition et surtout la volonté que semble avoir cette fille, renvoient le détective à sa propre existence. Alan MacKlin, diplômé d'Histoire ancienne, féru de littérature, qui fréquente le milieu enseignant de l'Université de Los Angeles, est un peu résigné sur son job de privé. On ne peut pas dire qu'il aime beaucoup ce qu'il fait, surtout quand il doit déterrer des squelettes. Ce boulot qui au départ n'était qu'alimentaire, en attendant de passer les diplômes lui permettant d'enseigner, est devenu permanent par découragement. Sylvia, elle, ne s'est jamais découragée.
Dans ce livre, Howard Fast pose la culture, les livres notamment, et la volonté comme ascenseur social, voire comme le chemin vers le bonheur. Cette fille dévore tous les livres qui lui passent dans les mains, apprend à parler toutes les langues qu'elle croise comme si c'était une marche supplémentaire lui permettant de réussir son rêve américain et d'oublier son passé. Ce passé qu'elle dissimule à chaque étape de sa vie, qu'elle essaie même de nier compliquant la tâche de MacKlin.
Et que dire de cet homme qui est confronté à un dilemme, sa mission de trouver des éléments qui pourraient empêcher le mariage de la femme qu'il aime et de son millionnaire d'employeur. Ce qui reviendrait à mettre des bâtons dans les roues d'une femme qui a déjà connu assez de malheurs et de galère pour ne pas en rajouter. Et pourtant, il ne peut s'arrêter de suivre les traces de cette jeune fille qui le fascine.

Sylvia est un témoignage subtil de l'Amérique des années cinquante qui montre l'envers du décor du rêve américain et un fabuleux portrait de femme qui a conquis sa liberté. Presque du féminisme avant l'heure. Considéré comme un de ses meilleurs romans policiers, Howard Fast réussi le tour de force de monter une intrigue prenante et pourtant très classique au départ, autour d'un détective privé et d'une femme, tout en sortant des clichés du polar hardboiled. Le tout sans réel cadavre.

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Commentaires sur cet avis

  • birgit77 publié le 28/10/2008
    un plaisir de te lire , bises
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Titre: Sylvia

Auteur: Howard Fast

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