Lucio Fulci - Olivier Billiottet

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Le dernier zombie du cinéma Italien

5  22.04.2010 (29.04.2010)

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Recommandable: Oui 

Morticiaaa

Plus à mon sujet: 03/02/2012 : avis un peu "space", ça bugge beaucoup en ce moment ! Merci pour vos lectures...

Membre depuis:02.10.2004

Avis:680

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Lecteurs satisfaits:167

Cet avis a été évalué par 17 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Salut tout le monde,
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Me revoici aujourd’hui pour vous parler d’un livre mais attention pas n’importe quel livre puisqu’il s’agit d’un livre entièrement consacré au roi de l’horreur italien au parrain du gore Monsieur Lucio Fulci .
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Si vous avez le courage de vous farcir mes avis depuis que je suis sur Ciao ce nom ne vous est peut être pas inconnu, en plus il s’agit du nom de mon chien.
Oui je sais pour donner le nom d’un réalisateur de films d’horreur à un chien il faut être sacrement dérangée ou fan, voire même les deux !
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Mais bon, histoire de vous rafraîchir un peu la mémoire je vais vous en dire plus sur le personnage de Fulci ( le réalisateur hein pas le chien ) et vous raconter un peu comment j’ai découvert le bonhomme il y’a de cela bien longtemps maintenant.
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Lucio Fulci est donc un réalisateur italien décédé en 1996 et principalement reconnu pour ses films d’horreur particulièrement violents, gore et surtout sans concession ! Pas d’humour à la mord moi le nœud chez Fulci merci ! On laisse ça pour Monsieur Wes Craven .
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Fulci n’a pas toujours œuvré dans le gore, il a un peu touché à tous les genres cinématographique le film musical ( c’était un passionné de jazz ), la comédie, l’érotisme, le western, le film d’aventure, le film historique et même le film d’aventure.
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S’il est aujourd’hui reconnu comme le parrain du gore, il n’en a pas été de même durant son vivant où le réalisateur est toujours quelque part resté dans l’ombre de Mario Bava ou encore Dario Argento ( son ennemi juré ) la faute principalement aux critiques italiennes pas toujours tendre à son égard, à la censure et parfois à des films relativement médiocres.
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Moi j’aime les films d’horreur depuis très jeune, je vous en ai déjà parlé et je suis la preuve qu’on peut regarder des films d’horreur même jeune sans pour autant avoir envie d’aller étriper son voisin de pallier, donc ces histoires de films d’horreur qui incitent les jeunes à commettre des actes barbares selon moi c’est de la connerie mais bon c’est un autre débat.
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Donc tout ça pour vous dire que le premier film d’horreur que j’ai vu c’était justement un Fulci, d’où ma tendresse pour le bonhomme aujourd’hui. Il s’agissait du film Frayeurs qui raconte l’histoire d’un prêtre qui se pend la veille de la Toussaint dans la petite ville de Dunwich ( référence à L’abomination de Dunwich de HP Lovecraft, l’un des écrivains préférés de Fulci ) j’étais assez jeune quand j’ai vu ce film, une dizaine d’années je pense et ce film m’a tout bonnement terrifiée ( et c’est une bonne chose d’être terrifiée devant un film d’horreur, c’est vraiment ce qui montre que le film est de qualité, on ne doit pas se marrer devant un film d’horreur ).
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Les années ont passées et j’ai toujours eu ce film en tête, le visionnant régulièrement sur la vieille copie VHS pourrie sur laquelle il avait été enregistré, puis j’ai recherché d’autres films de Fulci et je me suis procurée l’Enfer des Zombies qui comporte la plus belle scène d’énucléation jamais réalisée..Puis j’ai enfin pu me procurer un coffret collector comprenant 6 films de Fulci, ses films ont longtemps été impossibles à trouver, d’ailleurs je ne les ai pas encore tous vu malheureusement.
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En attendant de pouvoir posséder tous ses films ( même les plus mauvais quand on est fan on est fan ) j’essaie de me documenter le plus possible sur Fulci et encore malheureusement, il n’existe que très peu d’ouvrages en français concernant le parrain du gore à l’italienne. L’année dernière et grâce à mon Evilash d’amour j’ai pu me commander le livre de Julien Sévéon intitulé Lucio Fulci, le poète du macabre et plus récemment grâce à un contact Facebook un autre livre beaucoup plus ancien paru en 1996 tout simplement intitulé Lucio Fulci. Ce livre fait partie de la collection Monster Bis éditée par Norbert Moutier .
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Les éditions Norbert Moutier proposent donc divers ouvrages intitulés Monster Bis on y trouve à un prix + qu’abordable des livres à tirage très limité sur en vrac Barbara Steele , Mario Bava , les films de la Hammer , le giallo et j’en passe.
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Chaque livre coûte 15 euros ajouté à cela 2.50 euros de frais de port ce qui est on ne peut plus raisonnable.
Sinon si vous habitez Paris rendez vous dans la boutique à l’adresse suivante :
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B.D Ciné
6, rue Pierre Sémard
Paris 9eme
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Sinon faites comme moi et passez commande directement sur le site en envoyant un mail avec la référence du bouquin, voici l’adresse du site : http://norbert.moutier.free.fr/
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Pensez quand même à envoyer un mail au préalable pour savoir si le livre est toujours disponible car comme je vous le disais plus haut il s’agit d’éditions très limitées. Ils répondent très rapidement de même qu’ils expédient très rapidement ( j’ai reçu mon livre environ 5 jours après avoir posté mon chèque )
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L’auteur de ce livre consacré à Lucio Fulci est Olivier Billiottet ancien rédacteur de la revue fantastique Starfix , revue créée par Christophe Gans ( futur réalisateur du Pacte des Loups et lui-même grand fan de Lucio Fulci ).
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Le livre compte en tout 162 pages et est parsemé d’illustrations diverses, extraits de films, affiches promotionnelles etc. par contre tout est en noir et blanc, seule la couverture est en couleur, ici pas de papier glacé, la couverture est une fine couverture cartonnée, bref un vrai fanzine, qui apporte vraiment un charme rétro au livre.
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La couverture est sympa, elle est un peu dans la lignée de celle du livre Le Poète du macabre de Julien Sévéon. On y voit en haut à droite le dessin du visage de Fulci sur fond rouge, puis en dessous le nom du réalisateur en lettres blanches sur fond noir et entourées de gouttes de sang.
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Le reste est constitué de plusieurs dessins illustrant justement Frayeurs avec une jeune fille qui vomit ( dans le film elle s’auto-vomit carrément c’est dégueulasse ) en dessous le visage du prêtre, le père Thomas puis en dessous des pierres tombales avec des têtes sortant des tombes, jaquette d’une des premières VHS de Frayeurs au moment de sa sortie.
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Enfin sur la quatrième de couverture, on retrouve l’affiche d’origine du film La Maison près du cimetière .
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Le livre s’ouvre sur une très jolie illustration du visage éborgné de l’actrice Olga Karlados issue du film L’enfer des zombies , la conséquence de l’énucléation dont je vous parlais un peu plus haut.
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Le contenu du livre :
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Je ne savais pas trop comment procéder pour vous parler de ce livre, je n’avais pas envie de vous recopier tout le bouquin ni même de faire trois pages pour vous parler de films que vous n’avez peut être jamais vu, alors j’ai décidé de reprendre les différents chapitres constituant a chaque fois un petit dossier soit sur un film soit sur un moment clé de la carrière de Fulci et de vous le décrire au mieux, tout en vous faisant part de mon ressenti surtout concernant les films car je me suis aperçue que je n’étais plusieurs fois pas d’accord avec

Photos pour Lucio Fulci - Olivier Billiottet
  • Lucio Fulci - Olivier Billiottet Lucio Fulci
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Lucio Fulci - Olivier Billiottet Lucio Fulci
La jolie couverture du livre
l’auteur.
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Lucio Fulci :
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Dans ce chapitre, l’auteur décrit d’un œil assez féroce mais pourtant vrai ce qu’est le cinéma italien, souvent accusé de se contenter de plagier les films à succès américains afin d’en exploiter le filon. Parmi les coutumiers du fait on peut citer par exemple Umberto Lenzi , Antonio Margheretti ou encore ( le pire de tous selon moi ) Bruno Matteï .
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L’idée ? Tourner un maximum de films en un minimum de temps et en dépensant un minimum d’argent. D’où le terme de Série B Italienne.
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Au cours de sa longue carrière, Lucio Fulci a réalisé une cinquantaine de films, dont certains lui tenaient véritablement à cœur, d’autres pour des raisons purement alimentaires, il ne s’en ai d’ailleurs jamais caché, après tout le grand Mario Bava avait bien réalisé son très kitchisime Danger Diabolik , bien loin de la beauté gothique du Masque du démon ou du slasher de la Baie Sanglante , pour faire bouillir la marmite.
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En 1948, Lucio Fulci sort diplômé du centre expérimental du Centre de Cinéma de Rome, il réalise quelques courts métrages puis devient assistant du réalisateur Aldo Vergano sur le péplum Les Derniers Jours de Pompeï , il enchaînera sans succès les courts métrages documentaires, mais jugeant les documentaires trop limités il abandonnera plusieurs projets et travaillera en tant que journaliste.
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Trois ans plus tard il devient assistant réalisateur du premier film en couleur Italien intitulé Toto a Colori avec dans le rôle titre le comique Toto , une sorte de Fernandel Italien quasiment inconnu en France, l’année suivante il co-signera le scénario du film Une Fille Formidable avec Sophia Lauren , cette même année il rencontrera le grand Mario Bava avec qui il deviendra très ami, il continuera également à travailler sur plusieurs films de Toto.
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Ce n’est qu’en 1959 qu’il réalise son premier film I Ladri , une petite comédie policière sans prétention, viendront ensuite deux films musicaux ( Fulci était un passionné de musique, en particulier de jazz ) I ragazzi Del Juke Box et Urlatori alla Sbara avec Chet Baker , ces films auront un petit succès qui permettront à Fulci de se faire repérer par le duo comique Franco et Ciccio , deux « comiques » qui depuis 20 ans tournent en parodie les classiques du cinéma Italien, selon l’auteur du livre Olivier Billiotet leur humour et leur gag sont d’une vulgarité éléphantesque à base de mains aux fesses et de rot, humour un peu en dessous des Grosses têtes de Bouvard .
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Lucio Fulci, cinéaste à tout faire de la comédie italienne à sketches :
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Fulci signera une bonne dizaine de films avec les deux crétins Franco et Ciccio , il réalisera lui-même sa propre comédie en 1963, elle s’intitule I Maniaci avec pour vedette la magnifique Barbara Steele , l’inoubliable Asa Vajda du Masque du Démon de Mario Bava . La musique du film est signée par une pointure, Ennio Morricone .

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Intrusion (féroce) dans le western spaghetti :
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Un petit chapitre bien différent des autres et illustrant l’incursion de Lucio Fulci dans le western, car il faut bien le reconnaître au milieu des années 60 Lucio Fulci a tourné un bon nombre de films mais est toujours sans identité propre.
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A cette époque le western italien, plus communément appelé le western spaghetti est à son apogée grâce à des films comme Le bon, la brute et le truand de Sergio Léone ou encore Django de Sergio Corbucci.
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Lucio Fulci ne réalisera que trois westerns, le premier s’intitule Le temps du massacre avec en tête d’affiche le beau Franco Néro alias Django , le film est assez cruel et raconte une histoire de vengeance, celle d’un homme qui revient dans son village après des années d’exil et qui découvre que son ranch appartient désormais à un riche homme d’affaire cruel.
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En ce qui me concerne j’aime beaucoup ce film, il reprend tous les codes du western ( enfin tout du moins ceux que je connais ) et l’interprétation de Franco Nero est remarquable et en plus Fulci nous montre dans ce film à quel point il est capable de filmer de jolies scènes et de beaux paysages, mention spéciale aussi pour la musique dont le titre d’ouverture A Man Alone à été co-écrit par Lucio Fulci.
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En 1968, soit 2 ans après le temps du massacre Fulci signe son western apocalyptique, intitulé à juste titre Les 4 de l’apocalypse qui cette fois ci est bien différent des westerns traditionnels. Il s’agit plus d’un road movie de 4 paumés une prostituée enceinte, un homme mystique, un ancien alcoolique et un joueur de poker.. En cours de route ils feront connaissance avec l’horrible Chaco.
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Ce film est très beau, très triste, il s’agit d’un film très pessimiste où les héros errent dans des paysages de désolation la plus absolue ( paysages ressemblant beaucoup à la vision des enfers de l’au-delà ).
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Pour finir dans le western, Fulci signe l’année suivante Sella d’Argento , qui n’a jamais été édité chez nous, je ne pourrais donc pas vous en parler d’avantage, je sais juste qu’il s’agit de l’histoire d’une jeune garçon qui devenu adulte se venge des meurtriers de son père.
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Voilà qui clôt le chapitre western de Fulci, c’est dommage qu’il n’est pas persévéré un peu plus dans cette voie parce que je trouve que c’était un genre qui lui correspondait bien.. Presque aussi bien que l’horreur !
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Réhabilité par le giallio
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Nous sommes en 1969, une année phare pour le giallo qui je le rappelle met en scène un tueur dont on ne voit que la main gantée de cuir noir commettre de nombreux meurtres ( en particulier sur des femmes … tant qu’à faire ) et dont on ne découvre l’identité qu’à la fin.
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Parmi les gialli sortis à cette même époque on peut citer Six femmes pour l’assassin de Mario Bava ou encore L’oiseau au plumage de cristal de Dario Argento .
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Mais c’est un autre giallo moins connu qui va pousser Fulci à réaliser lui-même un giallo, le film en question s’intitule L’adorable corps de Deborah.
Fulci signe donc le film Perversion story avec en têtes d’affiche le comédien Jean Sorel et Marissa Mel.. un film ( toujours introuvable ici ) considéré apparemment à tort comme un giallo et s’apparentant plus à une incroyable machination au sein d’un triangle amoureux ( le mari, la femme et la maîtresse ) Fulci disait de ce film qu’il s’agissait d’un hommage au film Sueurs froides d’Alfred Hitchcock .
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Sadisme et inquisition :
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Fulci récidivera dans le giallo mais en cette fin d’année 1969 c’est à la tête d’un film historique que nous le retrouvons, le très beau et très cruel Béatrice Cenci : Liens d’amour et de sang.
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L’histoire vraie d’une jeune aristocrate italienne ayant fait assassiner son père cruel et incestueux par son jeune amant et serviteur. Tous deux dénoncés ils se feront torturés par l’église, représentante du pouvoir à cette époque et dont Fulci n’hésite pas à montrer du doigt l’hypocrisie et la vénalité.. Ils savaient pertinemment que Francesco était un homme riche donc ses actes restaient impunis.
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Le film est très cruel de part les scènes de torture et aussi du fait du thème récurrent de l’inceste savamment filmé par Fulci, il sait nous épargner les scènes de viol de Francesco envers sa fille en évitant soigneusement de filmer toutes scènes de nudité, se contentant juste de montrer le visage en sueur de Francesco dégoulinant sur le corps de sa fille.
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En 1970 retour au giallo avec le film Le Venin de la peur sorti sous le très joli titre français de Les Salopes vont en enfe ».. Encore un Fulci que je n’ai pas vu.
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L’histoire est celle d’une jeune femme qui rêve qu’elle assassine sa voisine volage et nymphomane après qu’elles aient fait l’amour toutes les deux.
Jusqu’ici tout va bien, jusqu’au jour où la voisine en question est retrouvée morte !
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L’année suivante Lucio Fulci signe deux beaux gialli, que pour ma part j’aime beaucoup, il s’agit de Don’t torture a Duckling sorti en français sous le titre honteux de La longue nuit de l’exorcisme ( alors que tout se passe de jour et qu’on ne voit pas la queue d’un exorcisme là dedans ) et le très réussi L’emmurée vivante .
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Le premier film est un en fait un giallo campagnard où les victimes sont des enfants tous sauvagement assassinés par un mystérieux tueur, le film met l’accent à nouveau sur le côté dépassé et inquisiteur de l’église, la paranoïa et la pédophilie.. Mais le tout filmé avec le talent que l’on doit à Lucio Fulci.
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Le second film L’emmurée vivante quant à lui mêle giallo et paranormal, avec une chose amusante ( façon de parler ) la 1ere scène de L’emmurée vivante est identique à la dernière scène de Don’t torture à Duckling.
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Ce film au scénario habile met en scène une jeune médium utilisant ses dons pour faire innocenter son mari accusé du meurtre d’une jeune fille.
Il s’agit d’un très joli film « à tiroirs » et ici Fulci laisse au spectateur le soin de décider par lui-même de la fin du film, drame ou happy end ?
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Courant des années 70 Fulci tournera plusieurs films alimentaires, des comédies et même deux adaptations très personnelles de Croc Blanc .
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Fulci, king of the zombies :
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Voici donc le plus gros chapitre de ce livre et de loin mon préféré puisqu’il parle du genre qui a fait la gloire de Lucio Fulci, le film d’horreur.
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Fin des années 70, le producteur italien Fabrizio de Angelo demande à Lucio Fulci de signer un film de zombies histoire de surfer sur le succès du film de Romero intitulé Zombie et sorti en 1978. Lucio Fulci réalise alors le très violent l’Enfer des Zombies , sorti en Europe sous le titre de Zombi 2 histoire de faire croire à une suite du film de Romero alors qu’il n’en est rien. D’ailleurs j’ai une grande préférence pour le film de Fulci, qui est de toutes façons mon film de zombie préféré car il en situe l’action à Haïti et replace le mythe du zombie dans son véritable contexte, à savoir le vaudou et Haïti.
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Le film est pessimiste, cruel et bien sur très violent, avec une petite touche d’érotisme lorsqu’une charmante métisse décidera d’aller faire de la plongée sous marine uniquement vêtue d’un mini string.
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Le film marque également la première collaboration musicale avec le génial compositeur Fabio Frizzi qui signera par la suite les thèmes de Frayeurs et de l’Au-delà .
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Même si on reproche déjà à Fulci de faire de la surenchère dans le gore, le succès et bien là et permet à Fulci d’atteindre le statut de parrain du gore, mais le meilleur reste encore à venir avec ce qu’on appellera la trilogie zombiesque comprenant ce que beaucoup considèrent comme les meilleurs films de Fulci.
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Les hostilités commencent en 1981 avec le très flippant Frayeurs , un film utra gore, poisseux et avec une ambiance très inspirées des romans d’Edgar Poe ( On y retrouve d’ailleurs le thème de la catalepsie si cher à l’écrivain ).
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Vient ensuite L’au-delà , plus baroque et poétique, le film est une sorte de long cauchemar, un long délire visuel comme un trip sous acide.
Certains voient en L’au-delà , la réponse de Fulci au Inferno de Dario Argento , les deux hommes se taclant volontiers par interviews interposées.
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Vient ensuite le très réussi La maison près du cimetière qui revisite le thème de la maison hantée et du truc pas net qui se cache dans la cave. Les trois films sont des succès, on notera la participation de Giannetto de Rossi aux maquillages, de Daradaro Sachetti au scénario et à chaque fois la présence de l'actrice Catriona Mc Coll au générique.
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La suite sera un peu plus décevante avec l’incompréhensible La malédiction du Pharaon , le très trash et très mysogyne L’Eventreur de New York avec son tueur à la voix de canard et le Chat noir , l’adaptation très personnelle de Fulci de l’œuvre d’Edgar Poe .
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Déjà la santé de Fulci décline, de même qu’il s’engueule avec ses producteurs.
Bâclant complètement La Malédiction du pharaon il se lance dans une nouvelle réalisation, dans un genre dans lequel il ne fera pas long feu l’héroic Fantasy et le film post apocalyptique.
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Lucio Fulci et l’héroic Fantasy :
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Voici un genre cinématographique dans lequel Fulci n’ai fait que passer, il réalisera en tout deux films ( toujours introuvables en France ), le premier s’intitule Conquest un ersatz entre La guerre du feu et Conan le Barbare, enfin plutôt Connard le barbant car d’après l’auteur du livre Si vous comptez le regarder il vaut mieux prévoir une bonne dose de Doliprane .
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Le second film s’intitule les Mercenaires du Futur qui possède sa propre page sur Nanarland , signe ultime de reconnaissance ( ou pas ).
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Voice from Beyond :
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Nous sommes au milieu des années 80 et le temps de la gloire semble bien fini pour Fulci, atteint d’une cyrose hépatique sa santé ne cesse de décliner, il se fâche avec son ami scénariste Dardaro Sachetti et tente un retour au giallo en 1984 avec le très nul Murderock , en gros l’intrigue se passe dans une école de danse où de jeunes femmes sont tuées d’un pic dans le cœur.
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Malgré un casting prometteur, Olga Karlados ( l’éborgnée de l’Enfer des Zombies ) et Claudio Cassinelli ( le continent des hommes poissons ) le film s’avère être un épouvantable navet indigeste rythmé par une musique électro pop horripilante.
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L’année suivante sera très rude pour Fulci, son épouse décède et il ne tournera aucun film, il participera cependant au scénario du film l’enchaîné de Guissepe Pattroni-Griffi mais ce n’est qu’en 1986 qui retrouvera réellement les chemins des studios avec ce que beaucoup considèrent comme son dernier « vrai » bon film : Le Miel du Diable, film mettant en scène la violence, la vengeance et le sadomasochisme. Un film, encore et toujours inédit chez nous !!!
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En 1987 direction la Yougoslavie pour y tourner Aenigma , l’histoire d’une jeune lycéenne pauvre et laide victime d’une mauvaise blague de ses camarades et qui décide de se venger, mais à part ça non Lucio Fulci s’obstine à dire à qui veut l’entendre que son film n’a rien à voir avec Carrie . Et effectivement en comparaison du film de Brian de Palma , Aenigma est juste une simple bouse, c’est mal joué et le scénario est nul, on sent le film fauché, la totalité du budget ayant du être englouti dans cette scène ridicule où une jeune fille se fait attaquer dans son lit par une horde …….. D’escargots !!!!!!
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Aenigma devait être le film qui allait remettre Fulci sur les rails de l’horreur mais ça n’a pas été le cas, le film fera un flop. Néanmoins niveau santé Fulci va mieux.
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En 1988, il se rend aux Philippines accompagné de sa fille Camilla sur le tournage de Zombi 3 , film produit par Franco Gaudenzi sur un scénario ( hum !) signé Claudio Fracasso.
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Au bout de quinze jours de tournage Fulci jette l’éponge, il ne supporte ni le climat, ni l’équipe de tournage et surtout ne tolère pas qu’aucune de ses idées ne soient prise en compte. Au final il ne réalisera que 50 minutes de film, le reste sera tourné par Bruno Mattei , justement aux Philippines à cette période pour y tourner une de ses innombrables bouses, il remplacera Fulci au pied levé et tournera les scènes additionnelles nécessaires pour donner au film une certaine cohérence ( lol ).
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L’auteur du livre défend ce film qui est pourtant une catastrophe du début à la fin, entre la scène de strip tease du début qui dure une demi heure, les zombies Jean Claude Van dame et la tête de zombie qui vole hors du frigo, bref c’est l’un des films de zombies les plus nuls que j’ai eu l’occasion de voir, à égalité avec Zombie 4 After Death de Fracasso mais là au moins y’avait l’acteur porno Jeff Stryker et son impressionnant … jeu d’acteur.
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Pour Olivier Billiottet, Zombi 3 est un honnête petit film de morts-vivants, non dénué de qualité et certainement bien meilleur que la déplorable réputation qu’il traîne . En ce qui me concerne associé Matteï à des mots comme honnête et qualité, j’ai du mal !!!
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Après l’abandon de Zombi 3 , Fulci ne tournera plus que pour la télévision, des petits films pour la société Alpha Production , ce qui nous donnera donc Les fantasmes de Sodome , une histoire de 4 jeunes gens pris au piège de fantômes nazis et Soupçons de mort, un film misogyne à mort, l’histoire d’un escroc assassinant des femmes riches qui sont bien sûr toutes très connes et difformes ( l’une est poilue, l’autre à un bec de lièvre …), puis La maison des horloges , La maison du temps , Demonia . De tous ces films je n’ai vu que Soupçons de Mort !
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En 1990, Lucio Fulci se met lui-même en scène dans Nighmare Concert , un petit film marrant dans lequel il joue son propre rôle, un réalisateur de film d’horreur qui croit devenir fou et qui se croit attaqué par les personnages de ses films.
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L’idée est amusante, mais le résultat assez moyen, le film n’étant que du recyclage de ses anciens films.
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1991 est l’année où Fulci réalise ses deux derniers films, Les Portes du Silence et Voix profondes , une histoire d’un père communiquant d’outre tombe avec sa fille afin qu’elle retrouve ses assassins.
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On retrouve dans ces deux films deux thèmes qui sont chers au réalisateur, la mort et le pourrissement de la chair. Beaucoup voient en ces films comme des testaments de Fulci.
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En 1996 Lucio Fulci se réconcilie avec Daradaro Sachetti et surtout avec Dario Argento , oubliant leurs vieilles querelles les deux hommes se lancent dans un projet commun, la réalisation du film Le masque de Cire.
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Très vite tout se met en place Sachetti s’occupe du scénario et l’acteur français Robert Hossein est embauché pour tenir le rôle titre, bref tout est prêt pour le tournage qui doit débuter le 25 mars 1996.
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Mais hélas !
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Le 16 avril 1996, Lucio Fulci décède brutalement d’une attaque, conséquence de son diabète !
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Argento confiera le projet du Masque de Cire à Sergio Stivaletti qui dédiera le film à la mémoire de Lucio Fulci .
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C’est sur la mort du réalisateur que se conclue ce livre et par une très belle phrase d’Olivier Billiottet
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Avec le recul du temps, on s’aperçoit que nul, dans toute l’histoire du cinéma, n’était parvenu à recréer une telle atmosphère morbide de terreur à part Fulci. Edgar Poe du 7eme art, évoluant dans un univers Lovecraftien, Fulci qui aimait à se surnommer le dernier zombie du cinéma italien, a rejoint cet univers qui le fascinait tant . Ainsi, ces chers morts-vivants ne sont pas tout à fait orphelins.
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Filmographie :
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Une section d’une dizaine de pages avec la filmographie complète du réalisateur, on y retrouve quelques affiches, les résumés des films ( avec de gros spoilers ) ainsi que les références des films qui ne sont plus d’actualité aujourd’hui puisqu’elles concernent les VHS.
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Discographie :
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Une section qui regroupe les références CD des musiques des films de Lucio Fulci.
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Bibliographie :
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Toutes les références des articles des magazines L’Ecran Fantastique ou Mad Movies parlant de Lucio Fulci et les titres de livres lui étant consacrés ( la plupart en Italien ).

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Mon avis :
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Tout comme le livre Lucio Fulci, le Poète du Macabre, ce livre est véritablement un livre fait par un fan pour d’autres fans mais néanmoins avec une approche différente car principalement axé sur la période horreur de Lucio Fulci.
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L’auteur offre donc de nombreux dossiers sur les films clés de la carrière de Fulci et hélas il n’hésite pas à trop en dévoiler sur l’issue finale de certains films, ainsi je connais donc l’identité de l’assassin du Venin de la Peur alors que je ne l’ai jamais vu, donc si un jour j’ai l’occasion de voir ce film il est clair que mon plaisir sera un petit peu gâché, surtout que je suis particulièrement nulle pour trouver l’identité des meurtriers dans les gialli.
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Hormis ce détail, le livre est assez complet, les films clés de la carrière de Fulci sont analysés et critiqués avec soin, même si je dois le reconnaître je n’ai pas été tout le temps d’accord avec les propos de l’auteur, il trouve que Zombi 3 est un petit film honnête, je trouve que c’est une bouse, il considère Touch of death comme une histoire intéressante et un petit bijou d’humour noir et met en avant la performance de l’acteur principal, pour ma part j’ai trouvé qu’il avait une tête à claques et que le film était affreusement misogyne et vulgaire.
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En revanche je suis d’accord avec lui concernant ses avis sur Frayeurs , L’au-delà ou La maison près du cimetière , de toutes façons ces films sont tellement bien que ça devrait être interdit d’en dire du mal lol.
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Sinon le style de l’auteur est plaisant, pas trop intello façon Les cahiers du cinéma il se rapproche plus du style des articles de Mad Movies ou des avis d’EvilAsh ( alias Mister JPP de Ciaooui je te fais ce compliment parce qu’en plus d’être sincère je sais qu’il te fera plaisir ) .
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Bon je dois vous avouer qu’ayant vu la majorité de ses films je n’ai pas appris grand-chose dessus que je ne savais pas déjà où que je n’avais pas déjà lu dans Le Poète du macabre. J’aurai bien aimé que ce livre soit ponctué d’interviews de Lucio Fulci, car je sais qu’il était plutôt loquace en interview.
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Un autre petit reproche que je fais à l’auteur c’est de faire preuve d’un parti prit évident en comparant systématiquement les tueurs des films de Fulci et en les jugeant forcément mieux que des grands slasher américains du style Jason Voohres ( Vendredi 13 ) ou Michael Myers ( Halloween ) qu’il ne juge pas à la hauteur des tueurs des films de Fulci, je trouve la comparaison relativement déplacée et même en étant fan de Fulci on doit savoir rester objectif en reconnaître que certains de ces meurtriers font même plutôt pâle figure par rapport aux deux tueurs cités plus haut.
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L’auteur s’en prend également aux teen movies qui étaient très en vogue en 1996, un en particulier, Scream pour ne pas le nommer. Bon moi aussi je déteste ce genre de film qui à pour vocation de mêler comédie et horreur, chacun son truc mais moi je n’aime pas et il ne me viendrait jamais à l’idée de comparer ce genre avec les films de Fulci qui n’incluait pas une touche d’humour dans ses films, encore une fois il faut comparer ce qui est comparable !
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J’ai également noté une petite pic pas très sympa envers Tarantino et son Une Nuit en Enfer , Olivier Billiottet explique que ce film est une honte ultime pour les amateurs de films gores, quand on sait à quel point Tarantino appréciait Fulci , il lui rendra d’ailleurs par la suite de beaux hommages, que ce soit dans ses films et même dans les deux épisodes des Experts qu’il a réalisé ( on voit un mec porter un tee shirt avec une tête de Zombie et l’inscription « Lucio Fulci The Godfather of gore ) on ne peut à nouveau ne pas être d’accord avec l’auteur, surtout que Une Nuit en Enfer est un très chouette film.
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Mais malgré tout c’est un livre que je suis contente d’avoir, car comme je vous le disais plus haut il s’agit d’une édition très limitée, mais c’est véritablement un livre pour les fans à avoir en complément du livre le Poète du macabre !
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Bon certes le livre date de 1996, donc certains le trouveront un peu daté mais moi j’aime beaucoup avec des écrits d’époque, je trouve que c’est vraiment une preuve d’authenticité et que la personne sait de quoi elle parle.
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La section filmographie de la fin est très riche et je vous avoue que je me suis tout de suite ruée dessus pour avoir les références des films que je ne possédais pas, mais bon comme je vous le disais j’ai vite déchanté vu que cette section parle des VHS, hé oui les dvd n’existaient pas encore en 1996.
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Voilà je pense vous avoir tout dis sur ce film, désolée d’avoir été si longue en tout cas je l’ai écrit avec passion et j’espère qu’il vous à plu.
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Merci de m’avoir lue.

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Commentaires sur cet avis
soukaina.d

soukaina.d

12.05.2010 09:41

une belle découverte

lukay

lukay

02.05.2010 12:05

J'ai appris beaucoup de chose bien que je lise tes avis Fulci de puis le debut ! lol ;o)

evilash

evilash

29.04.2010 18:26

bon, ton avis est enthousiasmant, passionné, et c'est ça que j'aime ma Morti... J'aime te savoir passionnée... ça ne te rend qu'encore plus belle (que tu ne l'es déjà !)

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