La télé réalité, si elle ne devait avoir qu’une seule utilité, trouverait sa valeur dans le fait de mettre en exergue les problèmes récurrents de nos sociétés.
En ce moment, l’une des émissions qui retient mon attention, moins par son contenu que par ceux qui en subissent directement les conséquences, est " j’ai décidé de maigrir " !
Le contenu, en lui-même, est aussi intéressant que la reproduction des pâtes vertes au Pôle Nord : entre celle qui veut atteindre 54kg, l’autre qui sombre dans la dépression parce qu’elle à l’impression de ne pas y arriver et la troisième qui entre déjà dans une nouvelle taille de vêtement et qui revit grâce à cela, cette « télé-réalité » a des élans spontanés qui frisent la manipulation de base ! Le vrai problème qui se dessine derrière tout cela, ce n’est pas la perte de poids, ni comment y arriver ( je vous rassure, l’émission étant enregistrée, ils y arriveront tous sauf l’exception qui confirmera la règle !), c’est les gros, les obèses –latents, permanents ou irréversibles-, les tâches de la surconsommation de nos appétits insatiables, les marginaux du poids, les drogués de la bouffe, nous à tous moments en somme !
Parce que cet état nous guette : si tant est qu’à un moment de notre vie, nous ne nous sentions pas bien dans notre peau, nous tomberons dans l’alcool, les médicaments, le drogue ou la boulimie !
Et là le regard des autres deviendra eminemment important…
Le regard !Et qu’offrons-nous au regard des autres, si ce n’est nos masques et nos costumes pour jouer la comédie de la vie !
Pour ce qui est du vernis des masques, la cosmétologie et notre expérience de la vie
permettent de combler le handicap : un bon maquillage et un sourire suffisent à habiller notre mal être dans les yeux des parfaits !Pour le costume, c’est une autre histoire :
- ou bien on suit la mode, et ce qui est proposé dans celle-ci va de l’abat-jour à la tapisserie de la cuisine ;
- ou bien on a de l’argent ou des dons et on s’en remet à une couturière qui n’aura pas plus d’imagination que les marques, étant donné qu’elle applique des patrons issus de ces marques !
Les adeptes de la pâtisserie en sont pour ressembler à des vieilles peaux ou à des bonbons nés dans l’imagination d’un Bourdon pris d’éthylisme galopant !
C’est une façon subliminale d’enfermer ces êtres humains dans des conditions qu’ils n’ont jamais choisies !
S’il y a un racisme de faciès, il y en a aussi un de …bas-ventre !Et en cette époque de vivre et laisser vivre, il y une évidente dichotomie entre le discours et le vécu…comme toujours !
Le pire est qu’il existe des solutions, pour que ces personnes vivent mieux dans leur peau :
- le régime, mais combien en ont-ils essayé qui n’ont pas marché ?
- considérer que ce sont des malades au même tire que les autres, mais ils ne demandent pas qu’on les plaigne, seulement de vivre comme il leur plait ;
- adapter une économie en crise, celle du prêt à porté, qui recherche de nouveaux marchés pour en sortir, et Dieu sait qu’avec une population considérée comme obèse pour 30% de nos concitoyens, ils ont là un sacré marché ;
- ne pas considérer les gens tels que nous voudrions qu’ils soient, mais tels qu’ils sont tout simplement.Admettre la différence, c’est admettre l’autre et c’est le premier pas pour accepter le monde tel qu’il est : le premier pas vers la paix avec nous-même !
Et vous que préférez-vous : être aimer par un gros nounours pétri d’amour ou par un sac d’os imbu de son apparence ?
Sans pour autant généraliser…
04.07.2003 12:43
Une bonne manière d'éviter le regard des autres lorsqu'on est en surcharge : c'est de ne fréquenter que des aveugles... mais peut être as tu une vue divergente de la mienne...
27.04.2003 10:42
Je n'ai quasiment pas regadé cette émission. Et pourtant j'aurais bien besoin de décider de maigrir.
19.03.2003 17:00
"Et qu’offrons-nous au regard des autres, si ce n’est nos masques et nos costumes pour jouer la comédie de la vie ! " : On peut aussi vivre dans la sincérité, et choisir de se vêtir au lieu de se costumer. Je ne sais pas pourquoi tu "assènes" toutes ces sentences dans cet avis . . . ? La vie est belle, vivons-là ! Jérôme.