Après le succès flagrant du dernier album de la Reine de la pop « Confessions on a dancefloor », les millions de fans de Madonna n'attendaient qu'une chose. Après la théorie, la pratique. Madonna se devait de prouver qu'elle est autant la Reine des dancefloors qu'elle ne le prétend. C'est donc dans cet objectif que la madone a ouvert sa nouvelle tournée « Confessions Tour » le 21 mai dernier à Los Angeles. Et on ne pourra pas dire qu'elle a lésiner sur les moyens : 45 camions, près de 200 techniciens permanents, 15 heures de travail pour le montage complet de la scène, ... Il n'était donc pas indispensable d'avoir un aperçu du show pour se rendre compte que cette nouvelle tournée mondiale s'annonçait extraordinaire. Mais comme beaucoup, je ne voulais pas rester sur une hypothèse et me suis empressé d'acheter des places pour le passage parisien de la Material Girl. Le hic ? Le prix exorbitants des places : de 70 euros en fosse debout à 180 euros pour une place en 1ère catégorie, et je ne parle même pas du marché noir où les places pouvaient facilement atteindre 300 euros. Mais pour un fan comme moi, l'argument financier ne devait pas m'empêcher d'assister au concert de l'année … voire de la décennie, car on ne sait jamais à quoi s'attendre avec la plus imprévisible star du monde. Et après tout, n'est-ce pas ce qu'on aime chez elle …
Les places étant vendues 5 mois avant le concert, l'attente ne put qu'être interminable. Le lancement de la tournée permit aux fans de se mettre quelques maigres informations sous la dent, notamment sur la naissance d'une polémique sur la crucifixion scénique - et fort heureusement factice - de la Queen of the dancefloor lors de la chanson Live To Tell. L'Eglise, par la voix de son représentant, le Pape lui-même, s'insurgea d'un tel blasphème jugeant cette représentation de la Passion du Christ comme de nature à ridiculiser la croyance chrétienne. Information peu étonnante quand on connaît la tendance maladive que Madonna a à provoquer le courroux de bon nombre de « bien pensants » … Mais tout le problème était de savoir si cette polémique était justifiée. Je ne pouvais le savoir qu'en constatant par moi-même. Le 28 août arriva, jour de ma première date, la deuxième étant fixée au 30 août, en tête à tête (ou presque) avec la star des stars.
¤¤¤¤¤¤¤¤ LE CONCERT ¤¤¤¤¤¤¤¤
11h00 : Arrivée à Bercy pour rendre une petite visite au merchandising de la tournée. C'est ici que l'on peut faire l'acquisition de nombreux produits collectors et très prisés des fans du monde entier. On pouvait notamment y trouver le Tour book, des portes-clef avec une boule disco gravée du M de Madonna, des tee-shirts, des jeux de cartes, des posters, des casquettes et même des caleçons, tous estampillés du sigle de la tournée. Les prix ne descendaient pas en dessous de 5 euros pour un mini-poster et pouvaient aller jusqu'à 60 euros pour un tee-shirt. Mais bon, jusque là rien d'étonnant, les produits dérivés sont toujours très chers, même s'il faut reconnaître qu'on a vu pire (ex : Star ac !). Bref, mon budget en prit un grand coup, mais après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance d'aller voir Madonna, il fallait marquer l'événement !
Etant placé en catégorie 1, je ne fus pas obligé de poiroter des heures durant à l'entrée de Bercy pour être bien placé. Ce n'est donc qu'à partir de 19h que j'entrepris d'entrer dans l'enceinte du Palais Omnisport de Paris Bercy. La fouille est sommaire, je passe avec mon appareil photo sans aucun problème, ce qui, en soit, était une très bonne nouvelle ! Il n'y a pas encore foule dans le hall de Bercy, l'heure étant suffisamment éloignée de celle inscrite sur le billet (20h30). Cependant, ayant eu vent de l'existence d'une première partie, j'avais voulu être présent le plus tôt possible pour être sur de ne rien manquer !
20h : Les lumières s'éteignent, les milliers de spectateurs déjà installés crient d'une seule et même voix. Cinq ou six projecteurs s'allument dévoilant un promontoire sur lequel on peut lire « NRJ MASTERMIX ». David Guetta fait son entrée sous l'ovation du public déjà surchauffé et impatient de voir leur idole. Pendant 30 minutes David Guetta ne fera que mettre bout à bout différent tubes house du moment pour conclure sur le très célèbre « Seems Like teen spirit » de Nirvana. Bref, rien de très palpitant mais cela nous permit de mettre un instant de côté notre impatience… pourtant persistante.
20h30 : Les lumières se rallument assez brutalement. Une grande rumeur s'élève de la fosse, le choc brutal des projecteurs ayant pour effet de nous aveugler pendant quelques secondes. Nous sommes à l'heure officielle du début du concert. Néanmoins, à peine la moitié des places assises sont pourvues ! En effet, la majorité des spectateurs, rassurés par l'obtention d'une place numérotée, ont tous décidés d'arriver en même temps, c'est-à-dire au dernier moment, de quoi prolongé l'attente interminable de ceux présents dans la fosse, qui, pour la plupart, sont présents sur le site depuis la veille au soir ! Pas franchement une preuve de respect pour leur patience …
21h : La salle est enfin presque remplie, les lumières s'éteignent à nouveau. Pour une fois Madonna semblait être prête avant le public, ce qui est assez rare vu sa réputation de retardatrice chronique ! Les 3 écrans, dont un circulaire, nous dévoilent des images de chevaux galopant de leurs pas lourds et bruyants. Les enceintes font vibrer Bercy à chaque pas des équidés. De quoi donner des frissons, ajouté au fait que l'arrivée de Madonna est proche ! Et justement, la voici qui apparaît sur les écrans, vêtue d'un splendide costume de cavalière, prononçant les premières paroles de Future Lovers : « I'm gonna tell you about love, let's forget your life, forget your problems, administration, bills and loans. Come with me … ». Une boule à facette géante fait son apparition au sommet de Bercy, planant légèrement vers l'avancée qui prolonge la scène principale jusqu'à la moitié de la fosse. La musique s'accélère, les basses se mettent à gronder, les spots scintillent de toute part. Les premiers accords de Future Lovers se font entendre ouvrant magistralement la voie aux danseurs habillés de costumes cavaliéro-sadomasochistes. Le ton est donné, Dita, la dominatrice incarnée par Madonna dans l'album Erotica, semble être de retour. La voix de Madonna se fait de nouveau entendre : « in a démonstration of this evidence, some have called it religion, this is not a coïncidence, would you like to try ? ». Un son sourd fait trembler Bercy, la boule géante s'ouvre comme une fleur, laissant apparaître la très attendue madone auréolée d'une lumière violette scintillante. Les percussions se réveillent, Madonna, un grand sourire aux lèvres, lève son micro et entonne les premiers airs de sa chanson, une cravache dans l'autre main. Les danseurs la rejoignent : les hommes sont harnachés de laisses tirées par les femmes, elles-même équipée d'une cravache similaire à celle de la reine de la pop. Le ton est donné, ce sont les femmes qui ont le pouvoir ce soir, et tout particulièrement celui de contrôler nos corps qui ne peuvent résister à ce rythme splendide et qui vibrent à la cadence des coups de fouets. La musique n'est pas sans rappeler celle de I Feel Love, la chanson de Donna Summer. Et pour preuve, en plein milieu de sa chanson, Madonna entreprend de chanter le célèbre tube des années 70 avant de reprendre son titre, sans aucun changement de musique, c'est ça la magie de la diva !
Madonna pose pour la première fois de la soirée le pied sur la scène principale. Ses « hommes-esclaves » la débarrassent de son chapeau ainsi que de sa cravache le temps d'entendre les prémisses de Get Together. L'ambiance change, les lumières deviennent rouge, tout comme les motifs dessinés sur les écrans à la manière d'un kaléidoscope. Le dernier single de Madonna est visiblement loin d'être inconnu des spectateurs présents qui s'empressent de chanter avec elle. Cette vivacité du public ne fait qu'encourager la madone qui s'engage dans une chorégraphie endiablée, à tel point que l'on se demande logiquement comment la chanteuse réussit-elle à chanter et danser en même temps. Play-back me direz-vous ? Et bien non ! Le fait d'entendre distinctement la respiration quelque peu essoufflée de la star nous fait immédiatement éliminer cette hypothèse. En bref, que dire de plus si ce n'est : « chapeau l'artiste ! ».
« If it's bitter at the star, then it's sweeter in the end ». Madonna conclut Get Together en sondant l'ambiance dans la salle : « All right Paris, are you ready to take a ride with me ? » (Etes-vous prêt à faire un tour de cheval avec moi ?). Et pour cause, Dita la cavalière s'empresse de rejoindre l'un des deux promontoires installés des deux côtés de la scène, sur lequel un carrousel tout droit descendu du plafond n'attend que la madone pour actionner son mécanisme. Et c'est sur Like A Virgin, savamment remise au goût du jour, que la reine de la pop a choisi de chevaucher fougueusement son cheval d'arceau, s'époumonant sensuellement sur l'un des tubes phares de sa carrière. C'est l'hystérie dans la salle, les quelques 17.000 personnes présentes ne peuvent s'empêcher de chanter, que dis-je, d'hurler les paroles d'un des titres les plus controversés de la carrière de Madonna. Sont projetés sur les écrans les images des radiographies de Louise Ciccone (Madonna pour les non avertis) dévoilant les diverses fractures qui firent suite à la chute de la star mondiale il y a maintenant un an, le 16 août 2005, le jour même de son anniversaire ! Une belle touche d'humour et d'autodérision. Les fans ne purent qu'être ravis !
L'ambiance n'est pas loin d'être à son paroxysme lorsque les premiers airs de Jump, prochain single issus de l'album Confessions on a Dancefloor, résonnent dans le POPB. Une immense passerelle amorce sa descente dévoilant de multiples structures s'apparentant à du matériel de gymnastique. « Ladies and gentlemen, Mesdames et messieurs, bienvenue dans notre spectacle … Ce soir, ON VA TOUT NIQUER !!! » nous lance-t-elle de sa voix suave pimentée par une accent français hésitant mais si charmant ! La
musique ne fait qu'encourager la salle à littéralement « jumper » sur leur siège ! Les danseurs s'adonnent à des figures toutes aussi impressionnantes que dangereuses, rappelant celles des célèbres Yamakasis. La madone mouille elle-même le maillot en n'hésitant pas à tournoyer follement autour d'une barre le micro à la main. Un feu d'artifice de performances qui se termine par la sortie fière de la diva, toujours avec un grand sourire aux lèvres et quelques clins d'œil pour le public, faut-il le préciser, en délire.
Le tableau équestre du concert est terminé. Les premiers mots de Live to tell se font entendre : « I have a tale to tell ». Trois génies de la danse sont là pour la transition, affûtant leur chorégraphie sur fond sonore de la lecture de l'évangile selon Matthieu. Un son d'orgue achève d'affliger l'ultime frisson aux milliers de chanceux assis dans la salle. Sans nul doute, nous entrons dans la partie « politico-religieuse » du concert. Madonna apparaît crucifiée sur une croix ornée à la façon d'une boule à facette, vêtue d'un ensemble rouge et d'une couronne d'épines symbolisant la Passion du Christ. Derrière elle des images d'enfants atteints du SIDA. Je réalise alors à quel point la polémique que cette scène a suscité est infondée. Il n'y a aucune raillerie ni critique de l'Eglise dans cette représentation. Madonna incarne le Christ s'affligeant du sort de millions d'Africains qui meurent chaque année du VIH par faute de soin et de sensibilisation. La déesse de la provocation aurait nettement pu aller plus loin en incriminant l'Eglise pour son irresponsabilité de continuer à militer contre le port des préservatifs, même en Afrique ! Alors pourquoi le Pape a-t-il réagi si impulsivement ? Peut-être a-t-il des choses à se reprocher … Du point de vue artistique, le titre est magistralement interprété, la voix de Madonna, ajoutée à l'accompagnement musical, m'a mis les larmes aux yeux, chose très rare, croyez-moi ! La chanson se termine sur une explosion, la vierge (enfin pas tant que ça …) nouvellement incarnée descend de sa croix pour s'allonger sur le sol, des cloches sonnent le glas. Les applaudissements, certes nombreux, témoignent de l'émotion générale. Certain auront sûrement trouvé cette prise de position morale ridicule, mais la madone s'en fiche éperdument, comme elle le répète souvent, elle a des choses à dire et elle n'hésite pas une seconde à les dire, que ça plaise ou non. Dans mon cas, je suis complètement conquis !
La « provocation » terminée, la madone amorce l'interprétation de Forbidden Love, chanson tirée du dernier album, à ne pas confondre avec celle du disque Bedtime Stories, de Madonna bien sûr. La sainte chanteuse décoiffe sa couronne de souffrance dans une musique rythmée et efficace. Deux danseurs dont les torses ont été dessinés des symboles juifs et islamiques font leur apparition des abysses de la scène et amorcent une danse dont la symbolique ne peut laisser indifférent. Celle-ci se compose par diverses gesticulations mélangeant enserrement et repoussement, tel un amour indécis. Forbidden Love, amour interdit en français, achève de nous présenter la métaphore. Il s'agit en effet de l'amour interdit des deux peuples palestiniens et israéliens, et plus globalement des juifs et des musulmans au Moyen-Orient, qui en une cinquantaine d'années n'ont fait qu'allier main tendues et renoncements violents. Madonna, ne laissant aucune place au hasard dans son interprétation, n'hésite pas à s'insérer entre eux pour tenter de les rapprocher, espoir déchu. Message politique, futur engagement ou simple constat ? Affaire à suivre …
Le thème oriental n'est pas clos. Isaac, le chanteur que l'on peut entendre dans la chanson du même nom, apparaît sur scène muni d'un instrument méconnu aux sonorités arabes. Un grand frisson traverse la salle, les badauds restent bouches bées. L'homme qui semble tout droit issu des contrées éloignées de Mésopotamie, vêtu d'un turban noir et d'une djellaba toute aussi sombre entonne les premières vocalises d'un chant aux intonations religieuses. L'hébreu étant la langue utilisée, il est difficile de déchiffrer les paroles … même impossible pour un français moyen comme moi. Sa voix est envoûtante et nous invite à laisser notre esprit s'évader quelques instants, nous laissant survoler les restes d'une Babylone aujourd'hui dévastée. Le charme s'opère, il ne nous manque plus que Madonna pour achever d'un simple jet de voix de nous assommer de bien-être. Bien qu'aux tenants religieux, la musique n'en est pas moins survoltées. Une femme voilée se retrouve emprisonnée au centre de la scène entre 4 énormes grilles. Encore une fois, il est impossible de se rasseoir, le tempo prend littéralement le contrôle de notre corps. Nos yeux sont ébahis par tant de spectacle, il en est même difficile de tout voir, il y a de l'action partout ! La symbolique est encore très présente. La liberté de le femme est ici en question, l'un des sujets favoris de la madone qui a consacré une bonne partie de son Œuvre à la cause féministe. Mais depuis les années 80, le contexte a changé. La femme s'est globalement libérée du joug machiste en occident, on ne peut malheureusement pas en dire autant dans le monde oriental, à quelques exceptions près. Comme s'il s'agissait de la contrainte, Madonna arrache le voile qui pèse sur les épaules de la danseuse, n'hésitant pas à l'envoyer dans le décor comme un vulgaire chiffon. Un nouveau défi à son palmarès : participer au respect de la femme dans certains pays où le fondamentalisme islamique est credo. Même si cela a visiblement porté ses fruits en occident, le pari est audacieux et restera très certainement vain.
L'heure est maintenant à la décontraction, la star que l'on ne présente plus enfile une veste en cuir moulant sur fond de « I'm sorry, so sorry… ». Il s'agit en fait d'un extrait d'un remix de Sorry par les Pet Shop Boys, groupe très connu dans le monde électro. Il n'y a aucun doute, arrive enfin l'un des tous derniers tubes de la Reine de la pop. C'est l'hystérie collective dans la salle, Madonna choisit de revêtir des habits plus modernes tout en embrassant chaleureusement ses danseuses, … sur la bouche bien sûr ! L'excitation monte sur scène tout autant que dans les gradins. Le public ne se fait pas prier pour scander le très fameux « please dont say you're sorry … » qui n'a cessé d'alimenter les dancefloors du monde entier ces derniers mois. Mais ce soir-là, pour le plus grand dancefloor du monde, Madonna choisit de mettre la barre haute avec une chorégraphie inspirée du Krump, un style de danse urbaine alliant mouvements de combat et de danse. Les rumeurs disaient qu'il s'agissait de la chorégraphie ayant demandé le plus de travail de la part de la star et de sa troupe. A en voir le résultat, les 17.000 spectateurs ébahis ne pouvaient qu'aisément le comprendre ! Difficile de décrire l'interprétation globale de cette chanson, il faut le voir pour le croire. Vivement le DVD !
L'objectif de cette tournée 2006 était avant tout de privilégier l'intimisme. Chose faite lors de Like It Or Not où Madonna entreprend une chorégraphie sensuelle basée sur des mouvements aux consonances sexuelles sur une chaise. « This is who I am, you can like it or not, you can love me or leave me, 'cause I'm never gonna stop ! » (Voilà ce que je suis, vous pouvez aimez ça ou non, vous pouvez m'aimer ou me quitter, car je n'ai pas l'intention de m'arrêter !). Les paroles en disent long sur l'état d'esprit de la Ciconne, un slogan pour la liberté de pensée et d'expression en somme. Une prise de position qui plus est rassurante pour les fans, très souvent inquiets après avoir pris connaissance des rumeurs selon lesquelles la carrière de Madonna serait sur le point de se conclure, le tout sur fond d'images de serpents, illustration des mots de la madone : »I'll be the garden, you'll be the snake » (Je serais le jardin, tu seras le serpent). Les plus pieux y verront une allusion à la Genèse et au jardin d'Eden, les plus impies comme moi seront frappés par l'image sexuelle qui y est sous-entendu … Qui a dit que la reine de la provocation n'était plus ? Et ce n'est pas fini …
L'écran géant en arc de cercle redescend sur la scène. Le tableau se clos par une ultime critique. Sur fond d'un formidable remix de Sorry, donnant un air électro-hip hop au tube, sont projetés des images de différents dictateurs, hommes politiques et religieux très controversés. On y voit successivement et sur un même pied d'égalité, Georges W. Bush, Silvio Berlusconi, Hitler, Saddam Hussein, Ariel Sharon, Oussama Ben Laden, Jean-Marie Le Pen et même le Pape … Bizarrement, cette vidéo, contrairement à la scène de crucifixion, n'a pas soulevé la colère du Vatican, et pourtant il y a de quoi ! Certains y ont vu une simple critique ridicule du contexte politico-religieux mondial actuel. Pour ma part, j'y vois plus une prise de position contre toute forme de fanatisme. « DON'T TALK ! DON'T SPEAK ! » résonnent violemment dans la salle parisienne, agrémentés de sons forts de percussions et d'explosions. « Is anyone listening ? » (Est-ce que quelqu'un écoute ?) apparaît sur l'écran, il n'y a pas de doute la madone s'adresse au public. Le message est certes flou et peu innovant, mais l'effet scénique est extraordinaire grâce, entre autres, aux danseurs s'adonnant extraordinairement à leur Art ! Même quand la Reine de la Pop se change, il est difficile de s'asseoir. Toute la salle est debout, le rythme résonne si fort dans nos jambes que celles-ci ne peuvent s'empêcher de nous faire danser ! C'est ce qu'on appelle mettre le feu !
Des flashs de lumières éblouissent les spectateurs, les guitares électriques inondent leurs oreilles, I Love New York, l'hymne "madonnesque" à la Big Apple, s'impose dans toute sa splendeur. A la manière d'un concert de rock, Madonna réveille le public ... bien qu'il n'ait pas réellement eut le temps de se reposer ! Vêtue d'un blouson de cuir moulant et d'une guitare à l'effigie de la chanson rock du dernier album, la Material Girl n'hésite pas à nouveau à surenchérir dans la provocation. Reprenant les paroles originales de la chanson :"If you don't like my attitude, then you can FUCK OFF !!!" (Si vous n'aimez pas mon attitude, allez vous faire voir), elle y ajoute une dernière petite touche personnelle :"Just go to Texas, that's where you can SUCK GEORGES BUSH'S DICK !!!!" (Allez juste au Texas, c'est là que vous pourrez sucer la b*** de Georges Bush). C'est gentillet mais efficace, la foule en délire explose littéralement de rire, il faut dire qu'il fallait s'y attendre. A savoir qu'aux États-unis, pays au combien puritain, cette remarque fut loin de passer inaperçue ... Quoi qu'il en soit, au risque de me répéter, que dire si ce n'est que l'interprétation live de cette chanson n'a rien à envier à la version album. Le final est magistral, flashs lumineux à l'appui, orchestré par un concert cacophonique de guitares électriques spécifiques aux concerts rocks. Le délire atteint son paroxysme, on ne sait plus si l'on assiste à un concert de Madonna ou à une performance du très célèbre groupe AC/DC. Incontestablement, et pour reprendre la question de Madonna à son fils Rocco dans le DVD "I'm Going To Tell You A Secret", sorti en juin 2006 : "Who is the Queen Rocco ?" et Rocco de répondre "You you you !!!". La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ?
Il ne manquait plus que le très fameux Ray Of Light, le tube phare de la carrière de la Ciccone, qui a entre autre relancé la carrière de la star en 1998. Mais le temps n'était pas à la nostalgie, mais bel et bien au renouveau. La chanson débute sur des sonorités plutôt électro-pop. L'hommage aux Blues Brothers est évident avec des danseurs vêtus d'ensembles noirs, de petites cravates blanches et de chapeaux en feutre noir. Les chorégraphies, réglées comme du papier à musique, ne laisse rien au hasard et rappelle des mouvements assez robotiques. L'ambiance est encore une fois, faut-il le rappeler, survoltée, à croire que la madone n'a pas voulu nous laisser un seul moment de repos ... mais personne ne peut s'en plaindre !
Après avoir nettement fait ses preuves en tant que rock star, Madonna abandonne un petit instant sa guitare pour onduler son corps au rythme d'un Let It Will Be façon remixée. Les fans reconnaîtront la version utilisée pour ses performances du Koko Club et du festival Coachella à Los Angeles. Encore une fois, rien à voir avec la version album du titre, et cela pour le plus grand plaisir de nos oreilles ! Des images live sont projetées en arrière-plan et sont retravaillées et mixées en direct pour un effet tout simplement époustouflant ! Une nouvelle fois Madge se noie dans la foule grâce à l'avancée centrale et n'hésite surtout pas à mouiller le maillot! Sa chorégraphie laisse très peu de temps à la madone pour reprendre son souffle. Tout en se roulant par terre, elle n'hésite pas à sortir la grosse artillerie ... je parle de la voix bien sûr ! Insistant sur la proximité avec son public, la Diva n'hésite pas à frôler les mains des fans, qui n'osent d'ailleurs pas réellement la toucher ! Tant de talent impose le respect, voire l'admiration. On ne touche pas une reine, c'est bien connu ...
La chaleur est montée d'un cran dans le POPB, preuve que l'ambiance ne peut pas être plus survoltée ! Extrêmement essoufflée, Madonna s'assoit quelques minutes pour la partie "confessions" de son show. Dans un français presque parfait, elle nous avoue être très fatiguée et n'avoir dormi que quelques heures la nuit précédente. Il est vrai que le 28 août, la madone semblait quelque peu épuisée malgré une performance somme toute respectable. Néanmoins, il est vrai que le 30 août fut un autre jour. Complètement excitée, il n'y a pas d'autres mots, Madonna n'arrêtait pas de plaisanter avec le public :"Je suis chaude ... Non, j'ai chaud ? Et vous ? (approbation générale, particulièrement dans la fosse ...) Mais pourquoi ? C'est parce que je suis la Reine ? (inutile de préciser le commun accord de la salle) Oui, ça je sais ...". Le regard malicieux de la Material Girl ne fait qu'accentuer l'impression de tête à tête avec la star. Elle entreprend alors de sonder les nationalités des fans présents dans la salle : argentins, espagnols, irlandais, canadiens, australiens, allemands, ... et italiens. A l'annonce de la présence de ces derniers, une pluie de huée s'abat sur Bercy. L'humiliation de la coupe du monde est visiblement encore vive. Néanmoins, tout cela se fait dans un bon esprit, rien de méchant dans cette manifestation commune, c'est juste de bonne guerre. Continuant son tour, la madone s'amuse à lire les banderoles de certains :"Madonna for president. Oh yes that's a good idea !"(Madonna présidente. C'est une bonne idée !). Elle tend son micro pour entendre ce qu'un groupe de fans scandent depuis quelques minutes :"We are french !!" (Nous sommes français), et Madonna de répondre de son air satirique si particulier mais toutefois gentil : "Yes, that's what I was expecting to see tonight" (C'est ce que je m'attendais à voir ce soir). Il est évident que la star prend autant de plaisir que les spectateurs à être là ce soir. A tel point que son "discours" est interminable. Elle entreprend alors de faire scander à la salle des slogans tels que "WE WANT PEACE !", pour enfin finir allonger sur la scène, à la limite de la crise de rire ... Bref, durant dix minutes, cette bonne humeur et cet humour m'ont mis les larmes aux yeux et m'ont donné mal aux joues à force de rire. A quand le One Woman Show ?? Bon d'accord faut pas exagérer !
Le speech terminé, Madonna se lance dans l'interprétation de l'un des tubes phares de sa carrière, Substitute for love. Assise sur le bord de la scène, elle choisit de jouer la carte de l'intimité avec son public, qui le lui rend bien d'ailleurs. Une chanson interprétée tout en douceur et avec une voix inégalable. Les milliers de fan présents entonnent d'une seul et même voix la mélodie. Comme pour ne pas changer l'ambiance, elle rejoint Isaac, précédemment évoqué, pour une formidable performance de Paradise (not for me), assise une guitare à la main. Deux moments d'émotions intenses que le public ne put qu'apprécier et le fit savoir dans une salve d'applaudissements et une standing ovation digne de ce nom.
Les "madonnamaniacs" le savent bien, leur idole n'est pas du genre à laisser trop de place à la mélancolie et à la tristesse. L'écran principal, après avoir doucement fait disparaître la madone, se rallume violemment pour diffuser un panorama de la carrière de la star. On pourra furtivement apercevoir des extraits des clips de Borderline, Dress you up, Holiday, Like A Virgin et bien sûr Hung up. En une fraction de seconde, on se retrouve projeté 30 ans en arrière avec un remix très disco de Music, l'un des titres de la Reine de la pop que l'on ne présente plus. L'effet est immédiat, les spectateurs qui avaient profité de la légère accalmie des deux chansons précédentes pour s'asseoir et se reposer quelques instants, se relèvent comme un seul homme devant une tel déchaînement du rythme. L'écran circulaire se relève pour nous dévoiler toute la troupe de danseurs réunis et chaussés de patins à roulettes, ce qui n'est pas sans rappeler le clip de Sorry. Après une chorégraphie très 70's, les sujets de sa majesté laisse la place à leur souveraine, qui apparaît vêtue d'un ensemble blanc très visiblement inspiré de celui de John Travolta dans Saturday Night Fever. Les premiers pas de danse de la madone confirment d'ailleurs cette impression avec des mouvements très spécifiques à ce qu'on nomme maintenant les années disco. Mais comme s'il fallait remettre ce style de danse au goût du jour, Madonna n'a pas hésité une seule seconde à se déchaîner royalement sur la piste de danse. Malgré cette apparente zizanie, tout est millimétré, jusqu'au passage de micro tendu par une de ses danseuses au millième de seconde prêt alors que la chanteuse est en pleine rotation sur elle-même. Tout est fait pour pousser le spectateur à se déchaîner lui aussi, notamment le grand dynamisme vocal de la Material Girl. Cette chanson figurant parmi les incontournables de la carrière de Madonna, la totalité des personnes présentes entonnent sans retenue le refrain :"Music makes the people comes together". Un message de paix entre les Hommes, thème récurrent de la soirée, qui passe plutôt bien.
Toutes les projecteurs s'éteignent. Seul subsiste un haro de lumière sur la Reine de la pop semblant s'adonner à un strip-tease. En effet, plutôt que de se changer en coulisse, Madonna préfère dévoiler son costume directement face au public, ce qui a le don d'exciter les derniers "endormis" de la salle. Stuart Price, directeur musical de la tournée et producteur du dernier album de la madone, envoie la musique. Un air électro fait vibrer le POPB, la foule est stupéfaite. Chacun se demande s'il s'agit bien d'une chanson de la star et sont vite rassurés. "Erotic, erotic, put your hands around on my body", le tube planétaire Erotica qui avait mis en scène la fameuse Dita, évoquée lors de l'ouverture du show, est de retour pour le moins rajeunie ! Et on peut dire que Stuart a fait du bon boulot, son mix avec You Thrill Me, autre titre de la madone, est pour le moins efficace. Et comme si cela ne suffisait pas, en plus du spectacle sonore, il fallait bien être servi visuellement. Des boules à facettes descendent au ras de la scène pour scintiller tels des sapins de noël au rythme des basses. Par souci de cohésion avec les paroles, la chorégraphie est pour le moins sensuelle, alliant frottements divers et gesticulations "erotic". Les réactions dans la salle sont mitigées, certains restant très surpris de cette adaptation, les autres ne se gênant pas pour montrer leur bonne appréciation de ce qui leur est offert. Un titre que j'ai donc tout particulièrement apprécié pour son décalage avec l'original, nous fournissant à nouveau ce que les fans aiment chez Madonna : son inconstance. Je recommande donc vivement l'écoute de ce "remix", ne serait-ce que pour le plaisir des oreilles.
Cela fait maintenant quelques minutes que l'on est entré dans
Photos pour Confessions Tour - Madonna
la dernière partie du show, et ça se voit notamment avec l'interprétation dynamique et estivale de La Isla Bonita. Sur fond de guitare acoustique, Madonna et sa troupe réussissent à faire vivre l'esprit de l'une des chansons les plus plébiscité de la Material Girl. Lumières chaudes, images tropicales, rythmes endiablées, tout est réuni pour offrir aux spectateurs une prestation digne des contrées antillaises. Le public ne s'y trompe pas et entonne avec la madone les délicieux couplets de la chanson très certainement la plus ensoleillée de sa carrière. Les fans ne butent que sur la chorégraphie que seuls Madonna et ses danseurs peuvent respecter sans faux-pas. Un bel exemple de performance : efficace et divin. Soudain, Madonna s'écroule sur la scène. Les fans retiennent leur souffle avec une grand appréhension. La tension s'apaise rapidement lorsque la madone scande son désormais célèbre « ce soir on va tout niquer !!! ». Les danseuses la relèvent aussitôt pour l'aider à enfiler une somptueuse cape ornée de diamants et marquée d'un « dancing queen », clin d'œil au groupe ABBA qui a gracieusement permis à la Reine des dancefloors de faire son tout dernier tube, Hung Up. Mais pour le moment, même si la musique de fond est celle du premier single de l'album Confessions on a Dancefloor, Madonna se lance dans l'interprétation de Lucky Star, un mélange qui pourrait dérouter mais qui au final a pour effet de créer l'hystérie dans la salle. Pour ne pas déroger à la règle qu'elle s'est fixée pour cette nouvelle tournée, la Diva parcourt chaque centimètre de la scène pour ne laisser aucun spectateur sur sa fin. Et justement, aucun d'entre eux n'a eut le courage de se rasseoir, la musique comme unique contrainte. On sent dans l'atmosphère que la fin du concert est proche, le sprint final s'annonce grandiose.
Sans aucun changement dans l'accompagnement musical, Madonna, accompagnée par son guitariste, chante les premiers mots d'Hung Up : « Every little thing that you say or do, I'm hung up, I'm hung up on you. Waiting for your call baby night and day I'm fed up, I'm tired of waiting of you". Madge disparaît grâce à une trappe, laissant à ses musiciens le soin d'assurer la transition. Deux danseurs jaillissent soudainement pour entreprendre une courageuse escalade de Bercy. Le sampler de Gimme gimme gimme (ABBA) est là pour assurer le dynamisme de cet interlude. Les danseurs n'hésitent pas à se mêler à la foule qui reste stupéfaite devant une telle performance, rappelant de nouveau à s'y méprendre les Yamakasis. L'énorme boule disco, qui avait introduit Madonna sur scène, redescend légèrement du plafond de nombreuses passerelles, soutenant la monstrueuse somme de matériel nécessaire pour ce show inhumain. Tous les projecteurs, ainsi que la scène elle-même, sont allumés. Les musiciens jouent en marchant sur des extraits du clip de Hung Up. A coup sûr, les cœurs des milliers de spectateurs battent au même rythme, certains que cette fin de concert ne va pas les décevoir. Un piédestal s'avance sur la scène, nous dévoilant Madonna vêtue comme à l'accoutumée d'une sorte de maillot une pièce et de lunettes très kitsch. La musique s'accélère, la madone lève pour la dernière fois son micro. Telle une marée humaine, la salle saute au rythme des percussions. Le concours de celui qui hurlera le plus fort est ouvert, chacun y apporte sa propre contribution. La Reine de la pop semble apprécier et nous invite à chanter encore plus fort ! La prestation scénique est à peu de choses près de nouveau semblable à celle du Koko Club, mais autant dire qu'à cette échelle cela n'avait rien à voir ! Soudain, le refrain terminé, un son sourd s'élève des tripes de Bercy, les lumières s'affolent, Madonna se précipite au centre du POPB grâce à l'avancée centrale pour entamer une danse sensuelle sur le poste de radio visible dans le clip de Hung Up. Sans prévenir, une explosion, des ballons dorés tombent du plafond ce qui a immédiatement pour effet d'exciter encore plus les fans. Tout le monde reprend une nouvelle fois le refrain qui n'a manifestement de secret pour personne. La madone a le sourire aux lèvres. Elle arrête la musique, nous dit qu'elle passe un moment formidable, ce dont l'ensemble des spectateurs conviennent par des hurlements primaires mais pourtant si accordés entre eux. Pour que le spectacle soit complet, elle invite les milliers de chanceux à chanter avec elle le très fameux « Time goes by so slowly » et ceux-ci ne se font pas trop prier. « I wanna see you to do this with your hands » (Je veux vous voir faire ça avec vos mains) nous ordonne-t-elle de sa voix suave en roulant des bras comme elle le fait dans le clip. Tout le monde s'exécute, non sans fierté et plaisir. Le public semble aussi comblé que Madonna qui parcourt la scène en tendant son micro vers le public, allant même jusqu'à s'approcher un peu plus de certains fans pour leur permettre d'avoir la chance unique de chanter dans le micro de la star. Autant vous dire qu'il y avait des jaloux … j'avoue être un de ceux qui ont détesté ces chanceux à ce moment précis ; )… Cette coupure dure, comme si la Material Girl ne voulait pas quitter la scène, ce qui n'était pas pour nous déplaire ! Mais au bout de plusieurs minutes, elle décide d'interrompre l'attente de ses musiciens d'un simple geste. La musique fait son grand retour, les danseurs se précipitent sur la scène principale, l'énorme écran incurvé amorce sa descente pour faire disparaître petit à petit toute la joyeuse troupe. Ultime explosion de basses, les lumières qui étaient en furies s'éteignent subitement. Un simple halo de lumière nous laisse apercevoir celle qui fut coupable de tant de sueur et d'efforts chez les fans. « I'm tired of waiting on you », la salle est plongée dans un noir total. Seul l'écran géant brise cette obscurité : « Have you confessed ? »(Vous êtes vous confessés ?) s'inscrit comme s'il était gravé en direct de la main de la madone. Nous venons de vivre un moment unique et tout le monde le sait. Les traditionnels rappels fusent du public mais, comme à l'accoutumé, la réponse ne vint que des lumières de Bercy qui s'allumèrent violemment pour signifier la fin du show. Après tout, pourquoi faire un rappel dans la mesure où l'on ne pouvait rêver meilleure fin.
Etrangement, comme en 2004, je ne ressentis aucune amertume, et encore moins de regrets, à la fin du show. Certes j'étais conscient que je n'aurais certainement plus jamais l'occasion de vivre un moment aussi unique, du point de vue artistique bien sûr. Néanmoins, une impression de fierté et surtout de bien être, firent suite à ce concert. Je n'arrivais pas à retomber sur terre et à me dire « je l'ai vraiment vécu ». Tout n'était pour moi que rêve et impression de flottement. En tentant de me frayer un chemin vers l'une des nombreuses sorties de Bercy, je croisais beaucoup de regards qui suffisaient à me témoigner de leurs sentiments, de leur état d'esprit. Certains pleuraient même, ce qui peut surprendre, mais peut se comprendre par la grande intensité émotionnelle de ce show. Dans tous ces regards je lisais cette même fierté dont je ressentais l'étrange sensation. Nous ne formions plus qu'un : Le Public. « Music makes the people comes together », les paroles d'un des plus grands tubes de notre idole disaient donc vrai. Très peu osait parler, mais tous communiquaient par le regard. Personne ne se connaissait, mais beaucoup prenaient leur voisin dans leur bras. Quoi de plus beau dans une société aujourd'hui malade d'un manque chronique d'entente entre les personnes. Rien de rationnel ne pouvait expliquer qu'un tel miracle s'opère au sein même de Bercy. Le miracle Madonna a donc une fois de plus frappé, tout le monde n'y a pas forcément était sensible, mais force est de constater que celui-ci a existé, ce jour d'août 2006, et se perpétua autant de fois que de représentations.
A la sortie, ma mère et moi nous prenions dans les bras. Nous n'arrêtions pas de dire que nous n'arrivions pas à y croire. Tout le monde autour de nous semblait en faire de même, je dis bien semblait car cette partie de la soirée est pour moi très floue aujourd'hui. Il me fallait le temps pour m'en remettre ! Comme en 2004, je me fis à nouveau une promesse : tout faire pour ne pas manquer la prochaine tournée. J'ai tenu une fois cette promesse, il n'y a donc aucune raison que je ne la tienne pas à nouveau. En tout cas, l'heure était à la fête. Les fans se donnaient rendez-vous dans les bars alentours pour arroser cette occasion extraordinaire. Les abords de Bercy avaient un air de victoire de Coupe du Monde … du moins disons un rattrapage … Nous avons atteint la concrétisation de ce qui fut un rêve. Et une chose est sûre : « if it's bitter at the start, then it's sweeter in the end » (Si c'est amer au début, c'est plus doux à la fin - Madonna, Get Together).
MERCI MADONNA !
¤¤¤¤¤¤¤¤ INFOS PRATIQUES ¤¤¤¤¤¤¤¤
*** LA SET LIST DE LA TOURNEE ***
1. Future Lovers / I Feel Love
2. Get Together
3. Like A Virgin
4. Jump
5. Live to Tell
6. Forbidden Love
7. Isaac
8. Sorry
9. Like It Or Not
10. Sorry (interlude remix)
11. I Love New York
12. Ray Of Light
13. Let It Will Be
14. Drowned World
15. Paradise (Not For Me)
16. Music Inferno
17. Erotica / You Thrill Me
18. La Isla Bonita
19. Lucky Star
20. Hung Up
*** LES INDISCRETIONS ***
> Le concert du Confessions Tour à New York va être diffusé le 22 novembre 2006 sur la chaîne américaine NBC avec une version édulcorée de Live To Tell qui continue à faire parler d'elle Outre-atlantique. Cette diffusion US devrait influencer une diffusion rapide en France, mais également la sortie rapide du DVD de la tournée, contrairement au Re-Invention Tour où il a fallu 2 ans pour avoir le droit à un documentaire.
> La sortie du single et du maxi-single de Jump a été repoussé au 3 novembre en France. Le maxi-single sera notamment composé d'un titre inédit de l'album Confessions On A Dancefloor, History. Pour l'avoir déjà entendu, je peux dire que la qualité de ce titre nous pousse à nous demander pourquoi il n'a pas été retenu pour l'album !
> Pour les fans inconditionnels de Madonna, sachez que notre idole a été deux fois nominées aux NRJ Music Awards 2007dans les catégories "album international de l'année" et "artiste féminine internationale de l'année". A vos votes ...
01.01.2007 16:41
J'ai vu le concert samedi soir sur NRJ12. J'ai regretté de ne pas l'avoir vu en vrai parce que ce concert est tout simplement phénoménal. Le talent de Madonna est increvable et inusable ! ! MErci pour ce bel avis, en tout cas. On s'y serait cru !
24.11.2006 08:58
J'y étais le 28 Août. Ton avis représente bien mon ressenti. J'ai un peu moins aimé quand même par rapport au Re-Invention Tour (peut-être parce que cette fois j'étais en places assises au lieu d'être en foses = pas vraiment la même ambiance...)
23.11.2006 16:54
Ouah ! J'étais présente au concert du 28 août et à la lecture de ton avis, je m'y suis retrouvée ! En effet, tu as su décrire toutes les sensations que j'ai pu ressentir et tu as très bien dépeind le concert et la formidable force de Madonna, tant au niveau physique que vocal. Grâce à toi, j'ai à nouveau été émue, éblouie et impressionnée. D''autant que ce concert avait un goût particulier car c'est mon fils qui m'avait offert ma place pour me faire partager son engouement pour La Madone ! Autant dire qu'il m'a convaincu puisque je suis à présent une nouvelle fan ! Merci à lui, à toi et à Madonna !!