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Astrid1

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Un petit tour en Afrique-Australe: AMANZA: http://amanza.fr

Avis rédigés

depuis 24/04/2000

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Upington, Afrique du Sud 08/10/2005

Un parc National, des parcs Nationaux !

Upington, Afrique du Sud Voilà, cela fait maintenant douze ans que l'apartheid est en phase terminale en Afrique du Sud et pour nous, bientôt dix ans que nous sommes tombés amoureux de ce pays. Il nous a offert sur cette longue période, nos plus belles vacances, la merveilleuse découverte de l'Afrique Australe dans son ensemble (Botswana, Namibie, Zimbabwe, Lesotho) ou nous ne serions peut être jamais allés si nos premiers pas n'avaient été sud africains, nos plus belles routes parcourues, une de nos plus grandes frayeur au volant d'une voiture (Rencontre avec un springbok sur la N1, sans dommage pour lui et nous), des émotions en pagaille, les plus chouettes grands espaces, des lodges admirables, des chambres pourries aussi (!), de belles amitiés, des souvenirs… bon, je m'arrête là, vous allez finir par ne plus me croire ! Cet été, il nous restait une région à découvrir…. Enfin, il nous restera toujours quelque chose à voir en Afrique du Sud, ceci ne sonne aucun glas ! Si jusqu'à présent nos chemins sud Africains nous avaient menés un peu partout de Jo'Burg au Cap en passant par Durban, du Drakensberg à Kimberley, de Cape Town à la frontière Namibienne, du parc Kruger à ceux de ses voisins Etosha, Chobe, Hwange, du Cap de Bonne Espérance aux Chutes Victoria… cette région du Cap Nord est quelque peu isolée et y aller signifie clairement qu'on veut y aller et qu'on n'est pas seulement de passage. Upington, ville principale de la région se situe exactement à 821 km du Cap et 875 km de Jo'Burg. ...

Général Libye 11/03/2005

Petit traversée de l'Akakus mais grand bonheur !

Général Libye La Libye s’ouvre au tourisme depuis déjà une dizaine d’année et si le colonel Khadafi et la grande Jamahiriya arabe populaire et socialiste n’inspire pas encore beaucoup confiance aux voyageurs, il n’en demeure que la Libye offre des sites (Dont les sites romains de Leptis Magna, de Sabratha) et une nature à voir absolument tant ce pays est beau et préservé justement… C’est encore une fois l’envie de marcher dans le désert qui m’a appelé cette année à parcourir avec le bonheur absolu que cela provoque, le sud libyen et un petit bout du Sahara. Le Sahara est le désert par définition, celui qui interpelle par sa taille, son immensité, la variété aussi de ses massifs, de ses paysages, le nombre de pays qu’il englobe comme si, lui, n’avait pas de frontière et ne s’imposait aucune limite géographique, faisant un pied nez à l’homme qui se plait à cloisonner l’incommensurable. Cette notion est certainement une des raisons qui m’a amené l’an dernier à partir au Niger pour y découvrir les Monts Bagzanes sur le massif de l’Aïr au nord d’Agadez. Face à nous s’ouvrait l’immensité du Ténéré, désert dans le désert... Et plus au nord, nous avions atterri à Ghat en Libye. Sans descendre de l’avion, nous avions pu, bouche bée, contempler les falaises aux pitons acérés, plus fabuleux que le décor d’un bon western au cinéma, du massif de l’Akakus… Faut-il préciser que le soleil couchant venait y projeter sa lumière rouge orangée, embrasant le massif de feux divins. Il y a des promesses ...

Région du Spitzberg, Norvège 12/09/2004

Juste avant le Pole Nord... il y a le Spitzberg !

Région du Spitzberg, Norvège Spietzberg, 76° de latitude nord, jamais île n’aura porté aussi bien son nom. Car le Spietzberg faisant référence à quelques langues « gutturalo- nordiques », à pour dénomination locale Svalbard. Et sans plus m’attarder sur l’onomastique runique (Enfin, disons que pour moi, entre du runique et du norvégien, je fais peu la différence !), le Svalbard signifie « Cotes glacées ». Et des cotes glacées au Spietzberg, il n’y a que ça, si tant est que l’on ne pénètre pas tout de suite à l’intérieur de l’île… et ce n’est pas moins Guillaume Barents, grand navigateur hollandais (qui laissera son nom propre à la mer de…Barents) qui lui donnera cette appellation quelque peu logique ! Longer le Svalbard et vous ne saurez où donner de la tête tant ses glaciers majestueux se succèdent les uns aux autres, fantastique prolifération de couleur bleutée se jetant dans la mer. L’approche la plus courante se fait par le sud, à une telle latitude, à moins que vous reveniez de l’archipel des terres François Joseph ou du Pôle Nord, et c’est tout en douceur que le Spietzberg se dévoile, ses premières plages de neige blanche rappelleraient presque les Maldives si ce n’est le lourd anorak que l’on porte pour les admirer. Rapidement, le relief gagne du terrain et ses aiguilles acérées se profilent à l’horizon, tandis que les langues de glace plus ou moins épaisses, parfois grises, souvent bleues, violettes en fonction de la hauteur du soleil (Qui ne se couche pas l’été), vous invitent à ...

San Carlos de Bariloche, Argentine 09/11/2003

Il y a de la vie à Bariloche !

San Carlos de Bariloche, Argentine Après avoir un peu vadrouillé en Argentine, visité les lieux touristiques parfois et des zones moins courus d’autres fois, vu et revu en tirant la langue d’envie à chaque fois, quelques stations de ski (Ushuaia ou El Colorado/La Parva à Santiago au Chili), sans jamais m’attarder sur des planches parce que je n’étais pas là pour ça…, l’idée de passer quelques temps à Bariloche, la station chic argentine, était séduisante. San Carlos de Bariloche dans l’état du Rio Negro, se trouve à quelques heures d’avion de Buenos Aires et si la majorité des voyageurs qui seront avec vous dans votre airbus, viennent pour le ski, le surf, le chocolat et les boites de nuit réputées dans cette région, nous avons été enchanté de découvrir un autre visage de l’Argentine, loin des clichés habituels et un peu usurpés de ce Courchevel du Grand Sud ! L’arrivée à Bariloche est étrange. On a du mal à imaginer un coin de vie aussi fantasque dans cet endroit déserté, désolant et désolé que peut être la Patagonie. Que vous traversiez la steppe Patogone en bus ou que votre arrivée se fasse par les airs, pas besoin de vous interroger sur "la qualif. montagne" du pilote : l’aéroport de Bariloche est situé dans la land plate et morne, battue des vents et au milieu de laquelle coulent quelques rivières et poussent des estancias pharaoniques. Au loin, on perçoit ou on devine les Andes majestueuses mais les sommets vertigineux qu’on aurait pu prévoir là sont absents, la neige tant attendue colore ...

Chutes d'Iguazu, Argentine 09/09/2003

Iguazu ou l'Amanza Argentin

Chutes d'Iguazu, Argentine Classées Patrimoine mondial de l’Unesco et tenant tête aux classement des plus belles cascades d’eau du monde, les Chutes d’Iguazu se partagent la vedette entre le Brésil et l’Argentine, au confins des deux plus grands Etats d’Amérique du Sud. Au nord de l’un, au Sud de l’autre, c’est d’abord une région celle de la Province de Misiones entre plusieurs fleuves majestueux le Rio Parana, le Rio Iguazu et plus a l’est le Rio Uruguay qu’il faut appréhender dans son ensemble, d’autres paysages, une végétation exubérante car tropicale, une terre rouge, celle du Brésil, des accents plus lancinants, envoûtant dans les bouches… L’arrivée en avion à l’aéroport d’Iguazu met le voyageur tout de suite dans le bain (et ce n’est pas qu’un jeu de mot), les pilotes offrent sur les cataratas (Les chutes d’Iguazu bien nommées) une vue du ciel inoubliable, y allant de leur petit commentaire géographique (« Sur votre droite vous pouvez voir le Brésil, à gauche, vous êtes en Argentine, un peu plus loin la ville aux allures de mini Manhattan n’est autre que Ciudad Del Este », un Port franc pour le moins étrange du Paraguay…) pour le plus grand bonheur de tous les voyageurs qui ne pourront se lasser de contempler ce spectacle incroyable. En Argentine : Une fois les pieds au sol, c’est en longeant le parc National d’où s’échappent de longs rugissements naturel, sur une route unique bordée de terre rouge, ocre, sublime, que vous passerez, pour rejoindre Puerto Iguazu. Puerto Iguazu n’est ...

Patagonie, Argentine 31/08/2003

Un petit bout de Patagonie peu ordinaire

Patagonie, Argentine Lorsqu’on regarde la carte géographique de l’Argentine, sur la cote Atlantique, en Patagonie (Terres situées au Sud du fleuve Rio Colorado jusqu’à sa pointe australe qui laisse la place à la Terre de Feu) et plus précisément encore dans l’état du Chubut, se dresse une petite excroissance de terre en forme de champignon dénommée Péninsule Valdés. Cette Péninsule, si petite soit elle a l’échelle du pays représente à elle-même pas loin de 400 km de routes qui l’encerclent et offre aux visiteurs un parc national des plus atypiques. Sanctuaire d’animaux, réserve du monde marin unique, bout de Patagonie battue des vents arctiques, golfes jumeaux naturels, la péninsule attire depuis longtemps les voyageurs en mal d’une nature préservée et Puerto Madryn, la ville la plus proche du parc, en bordure de mer, profite de cette atmosphère paisible et contemplative mais aussi joyeuse et fêtarde chaque année lorsque les baleines reviennent sur ses cotes pour se reproduire et mettre bas leurs petits. Puerto Madryn est construite sur le golfe Nuevo. Si son nom et la première impression que la ville donne n’a rien de fabuleux, il faut attendre quelques jours avant d’en découvrir le charme et comprendre dans quelle carte postale incroyable, elle se situe. La mer au bleu profond chatouille ses cotes et tout autour de Puerto Madryn, les collines et dunes de sable dur jaune paille en font son écrin. C’est une ville paisible, sereine, calme ou le regard des voyageurs et habitants se ...

Général Islande 21/04/2003

Une Terre en Souffrance

Général Islande Avant de commencer cet avis sur l’Islande, je voudrais prendre quelques précautions oratoires en annonçant d’emblée que je ne suis pas restée très longtemps sur cette île septentrionale et que nous avons eu la chance de bénéficier d’une météo plutot clémente en ce mois d’avril ! Voilà ceci étant dit, l’Islande me donne envie d’écrire un avis tant ses paysages et les émotions qu’ils s’en dégagent m’ont semblés ambiguës, avec des impressions de déjà vu ailleurs mais aussi des particularités qui lui sont propres. Ile de Feu et de Glace comme la décrive les brochures publicitaires, l’Islande offre des paysages contrastés qui tiennent leur promesse. Entre l’enfer de Bosch et la pureté d’une nature que les Islandais préservent jalousement, l’Islande est une terre en souffrance qui gronde, racle, éructe, grogne, crache, panse ses plaies et gagne parfois sur ses maux pour nous offrir des paysages somptueux. Brutale, la terre islandaise ne semble jamais au repos, le moindre cours d’eau se transforme en cascade puissante, les petits geysers bouillonnent pour se transformer en cataclysme étonnant, les sources d’eau chaudes ne font rien a moitié et permettent des bains dans des eaux à 38/40 ° C, les glaciers sont imposants par leur taille, les éléments climatiques n’ont rien a envier aux terres du Sud Argentin, vents et bourrasques, déferlantes de pluie qui s’abattent en quelques secondes comme pour mieux laisser passer le soleil dans une lumière diaphane d’une clarté ...

Historias minimas 30/03/2003

Road movie Argentin

Historias minimas Envie de voyager sur les traces de Marmotus… ? Heureusement, la programmation cinématographique de cette semaine vient au secours de tous ceux qui ne peuvent se rendre dans la minute du coté de l’Argentine ou de l’Uruguay, et nous nous savons nombreux, n’est ce pas ! La Patagonie et ses grands espaces (FitzRoy, San Juan), loin, très loin de Buenos Aires, c’est là que nous emmène Carlos Sorin dans son dernier film « Historias Minimas », une réalisation touchante, brillante et sans fausse note. Si l’histoire démarre sur des images que l’on pourrait presque croire empruntées à «Bagdad Café» de Percy Adlon, les histoires, ces petites histoires argentines tant attendues viennent épouser les paysages et peupler poétiquement comme des songes, un espace à la mesure d’un cinéma non formel, libre, à visage humain. On découvre tout d’abord Maria, qu’une de ses voisines, enthousiaste vient réveiller de sa torpeur « patagonique ». Maria Flores, jeune maman timide, a gagné à un jeu télévisé un robot ménager perfectionné. Mais pour récupérer le lot tant convoité, il lui faudra se rendre à San Juan, ville située à 300 km et participer à un show télé. Don Justo, vieil homme au visage buriné par le soleil et la vie, apprend que son chien « Sale-gueule » qui l’a quitté trois auparavant, se trouve lui aussi à San Juan. Abandonnant son canapé trois places situé dehors entre son épicerie dirigé par son fils et la route qui traverse la ville et sur lequel il passait ses journées, ...

Tan de Repente 09/02/2003

Tout à coup !

Tan de Repente Station « Uruguay », métro de Buenos Aires, Marcia traîne ses kilos en trop et son mal être jusqu’à une échoppe où elle vend de la lingerie. Larguée par celui qu’elle croyait l’homme de sa vie, Marcia s’accroche au vide de son existence, au vide de la voix de son ex qu’elle appelle furtivement avant de raccrocher sans prononcer un mot, au vide de sa boutique ou il ne passera pas une seule cliente de la journée, au vide de sa télé qui ne semble lui offrir que des programmes de recettes culinaires sans intérêt... Mais une première rencontre forcée avec deux jeunes filles en couple, un peu en perdition, surnommées Lénine et Mao, vient rompre son quotidien et bouleverser ses habitudes. Si Mao ne mâche pas ses mots et vient lui faire des propositions directes, Lénine s’efface tout en la menaçant d’un couteau, obligeant Marcia à les suivre dans une première cavale qui résonne pour toutes les trois comme une libération. De l’agression naît le road movie, mais tout en finesse et dans un équilibre juste. Le sort de Marcia et de ses comparses ne tient que dans l’attitude des unes et des autres, chacune jouant un rôle effacé comme pour mieux en révéler la teneur. Mao veut prouver son amour à Marcia, Lénine suit les deux filles pour en être finalement le vecteur dirigeant en les emmenant chez une de ses parentes, Blanca qu’elle n’a pas vu depuis une dizaine d’années. Fin du road movie, c’est une autre vie qui démarre chez Blanca et ses co-locataires, une jeune femme dont on ne ...

Décryptage 23/01/2003

Le traitement de l'information en France ?

Décryptage « Décryptage », documentaire de Jacques Tarnero et Philippe Bensoussan sortit en salle (une seule sur Paris, ce qui semble bien peu) cette semaine, vient nous parler du traitement de l’information dans le conflit israélo-palestinien. Des grands mots, un grand titre, les auteurs ont cherché, nul n’en doute, a attiser la curiosité de chacun dans la connaissance soit disant révélée d’un conflit qu’on ne cesse de suivre sans en avoir tous les aboutissants. (Nous mentirait-on et qui ?). La curiosité est un vilain défaut, je le savais déjà. Au fond de mon siège, dans une salle pleine à craquer en ce jeudi après midi, les premières images d’Yitzhak Rabin, sur fond de musique orientale donnent le ton. La voix off qui s’est fait entendre casse le rêve déjà… Ce film n’a rien d’objectif ou plus exactement « ne prétend pas à la neutralité ». L’objectivité d’un documentaire, j’en ai fais mon deuil depuis longtemps, mais quel dommage de céder comme un constat à posteriori annoncé en générique que la neutralité ne sera pas de mise ici. Les premier flashs info apparaissent. On traite de l’information et en parallèle l’Histoire, la vraie (celle de ses réalisateurs) se construit. Premier volet, octobre 2002, seconde Intifada palestinienne. La presse (télévision, journaux…) marque son courroux, Ariel Sharon, tout juste nommé chef du gouvernement, représentant du Likoud, la droite Israélienne, en grand provocateur, s’est présenté sur l’esplanade des mosquées (mont du Temple) et ...

Simonsberg Stellenbosch 20/01/2003

La montagne de Simon!

Simonsberg Stellenbosch Le “Mail and Guardian on line” (journal Sud-Africain de référence) titrait au mois de décembre une augmentation d’au moins 20% des ventes en terme d’exportation du vin sud Africain. Pas loin de 139 millions de litres ont regagné la vieille Europe et principalement l’Angleterre et les Pays-Bas. Nouvelle an, le vent en poupe, les ventes pourraient atteindre les 200 millions de litres, tout simplement le double de ce qui fut exporter en l’an 2000 et ce en dépit des problèmes économiques et du renforcement du rand depuis plusieurs mois. Voguant sur la vague de la mode des vins du Nouveau monde, l’Afrique du Sud caracole dans ce succès planétaire dont l’histoire n’a pourtant rien de neuf. Des Huguenots français s’établissant sur les coteaux de Franschoek en souvenir du pays, exportant par la même les divins cépages mais surtout la manière de concevoir l’élixir, aux domaines immenses qui couvrent aujourd’hui la région du Cap ouest, le vin en Afrique du Sud n’est pas une Histoire tout juste sortie du chapeau d’un journaliste hype. L’Histoire du vin en Afrique du Sud commence quasiment avec celle des premiers immigrants blancs sur le grand territoire. Bartolomeu Dias contourne le Cap et le nomme du joli nom de "Cao da Boa Esperança" en 1487. Dix ans plus tard Vasco de Gamma y passe à son tour, en faisant route vers les Indes, les prémices de la colonisation sont lancés. Fin XVII, Anglais et Hollandais s'arrêtent au Cap pour ravitailler les navires, la Compagnie hollandaise ...

Mois de la Photo, Paris 27/11/2002

"Survivre à l'Apartheid"

Mois de la Photo, Paris Le mois de la Photo à Paris offre cette année un panorama de manifestations culturelles hétéroclites foisonnant d’initiatives riches et intenses. L’événement que j'attendais en particulier est celui de la très belle exposition photo à la Maison Européenne de la Photographie intitulée « Survivre à l’Apartheid » dont la réalisation au travers des archives du Magasine Drum est simplement fantastique. La photo, art engagé sur un sujet aussi brûlant que l'apartheid dans son histoire et dont la force vive transporte dans un monde d’émotions par la dimension politique, économique et social de ses acteurs, offre un regard sur Johannesburg réel et bouleversant. Drum Magazine: Premier magasine africain du genre, Drum Magazine est le petit frère du célèbre "Time Magazine" Américain et se base sur son style et sa mode pour venir séduire les lecteurs de cet autre continent. Dès 1951, Drum Magazine est distribué sur l'ensemble de l'Afrique, revendiquant sa liberté d'écriture puisque écrit, par et pour les noirs et donc sa nécessaire légitimité. Le directeur de publication, Jim Bailey conserve et protège au fil du temps le travail de grands photographes comme Jurgen Schaderberg, Billy Monk, Ernest Cole, Kendell Geers dévoilant l'identité d'une Afrique Du Sud dans sa globalité. Des ghettos noirs de Sophiatown, Treason Trail aux funérailles de Sharpeville, au sourire éclatant de Sol Rachido (couverture du magasine en 1958), Drum magazine est le reflet durant un demi-siècle ...

Bloody Sunday 23/10/2002

30 janvier 1972

Bloody Sunday Dimanche 30 janvier 1972, Derry, Irlande du Nord. I can't believe the news today Oh, I can't close my eyes And make it go away How long, how long must we sing this song? Sunday… bloody sunday Ils sont rares les témoignages, films et évocations de ce drame… Paul Greengrass s’est donc attaqué à ce qui pour beaucoup, a été peut être d’abord une chanson prenante dont on mesurait l’intensité et l’importance, la violence et le bouleversement dans les rythmes et les paroles: Bloody Sunday. Le drame dépeint est celui du 30 janvier 1972 qui est venu bouleverser l’Irlande du Nord et a changé, modifier, transformer la nature de son histoire et de sa violence. Depuis les années 20, l’Irlande est scindée en deux, le sud est libre, le nord reste sous domination anglaise. Mais la fin des années 60 apporte son cortège d’espoir et de besoin de liberté. On comprend bien que les discriminations politiques et sociales importantes que subissent les catholiques, en Irlande du Nord, commencent à peser lourd sur la communauté qui, au regard des protestants, est considérablement maltraitée. Mais, si bien souvent, la question irlandaise est évoquée en terme d’indépendance, en 1970, les catholiques militent avant tout, d’abord, pour une égalité des droits avec les protestants… d’ou cette marche pour un rétablissement des droits civiques, qui se voulait malgré les tensions, malgré la colère légitime des ...

Bowling for Columbine 13/10/2002

Quand l'Amérique se fait peur

Bowling for Columbine Bowling for Colombine, de Michael Moore, c’est un autre visage de l’Amérique… un visage qui nous est rarement présenté au cinéma, même si, en se penchant un peu sur la littérature, sur les discours de certains artistes ou encore réalisateurs de l’acabit de Moore, ce serait une erreur de croire que les Américains ont tous la même vision de leur pays. Mais Bowling for Colombine va sûrement plus loin dans sa critique d’une certaine Amérique. Le film adopte aussi un ton différent de celui qu’on connaît des américains grâce à l’humour tranchant et incisif de Michael Moore et son étonnante capacité à se mettre en scène en nouvel héros de ce qu’il dénonce... Le procès de Moore intenté aux USA est celui des armes à feu. De la tragédie du lycée Colombine ou deux élèves ont tiré sans raison sur leurs camarades, un beau jour, en tuant une dizaine avant de se suicider, à un autre drame, celui d’un gamin de six ans qui a assassiné une fillette du même age dans une salle de classe… De cette violence subit sans explication par une nation qui s’interroge encore plus grandement depuis le 11/09, Moore en recherche les explications… ses explications ? Parce que même si Bowling for Colombine est présenté comme un documentaire on ne peut rien en croire… nous n’aurons dans ce film que la propre vision de Moore, fomentée au travers d’images choisies uniquement dans le but de soutenir son propos. Mais, ...

Salta, Argentine 06/10/2002

La Pachamama !

Salta, Argentine Aux confins du Nord Ouest de l’Argentine, à cheval sur le tropique du Capricorne, non loin du Chili, de la Bolivie et du Paraguay, on plonge dans une région bien différente de toutes celles qui composent cet immense pays. Adossée à la Cordillère des Andes, la ville de Salta, réputée comme une des plus belles villes de la région (selon les guides papier) est une porte vers une nature excentrique et marginale composée d’une multitude de paysages époustouflants et variés. Des sommets enneigés qui grimpent à 6000 mètres, aux forets de cactus, en passant par des déserts de sable rouges, des vallées fertiles ou poussent le tabac, prolifèrent les vignes dont l’Argentine s’enorgueillit pour la production son vin, la région de Salta offre un spectacle ou les trois dimensions de l’espace sont, comme nul part ailleurs, des plus surprenantes. C’est en quittant les plaines du Chaco, que l’altitude commence doucement à imprégner la terre d’Argentine, on grimpe vers le nord, il est logique que cela monte, non ? Bon, logique ou pas, tout semble bouleverser les impressions qu’on s’était forgé à Buenos Aires, plus rien ne ressemble à ce qu’on avait déjà pu voir, comme si on plongeait dans un autre pays, pour vivre quelques temps sous un autre climat, beaucoup plus chaud, au contact d’une population totalement indienne parlant le quechua, mâchant des feuilles de coca pour lutter contre l’apunamiento (mal des ...
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