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Yeezabel

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Témoignage 07/02/2006

Quid Novi ? ...à l' Ouest

Témoignage Pour peu que l'on nous achève, Que le mal soit bien fait Que le crime soit parfait. Dans un monde où la sève, N'est que suc asséché Vide de sens Creux de la plaie, Le pain est rance La Cène tronquée. Démultiplier les miettes, Jésus savait compter Ses ouailles à la disette Les temps sont durs L'hiver est frais. Les nouvelles sont brèves, Demain sera semblable Les vies inéquitables Du comblé au mendiant Le même sort nous achève Inexorablement. Bain de violence Sang de Jouvence Magouilles de bénitiers. Démultiplier les frasques, Jésus savait donner Notre foi devient flasque Les mœurs impures Le prie dieu affaissé. Les guerres sont centenaires, Les croisés sont les mêmes Seul changera l'emblème Des tueurs mercenaires. La haine coule à flot Les têtes tombent à pic, Immuables complots D'intentions poétiques En des âmes délétères. Démultiplier les maux, Jésus était partage Nos sales oripeaux Nos mensongers adages Sont piteux plaidoyers. Les nouvelles sont bonnes, Hier sera mémoire Figé en des grimoires, Les mythes iconoclastes Serviront nos péchés De pardons qui résonnent En des monts de piété. De basses à hautes castes Les vertus sont fanées. Démultiplier les peurs, Jésus était trop sage Nos multiples saigneurs Nos bontés si volages N'effacent en rien les faits. Que la terre nous pardonne, Nos plus belles offenses. Elle en a tant porté De ces secrets défenses, De ces vertueuses madones, Condamnés ...

L'humeur du jour 06/02/2006

Montres Molles

L'humeur du jour Je suis là... Perplexe, pensive et platoniquement correcte. Je n'ai de cesse de compter les bourdons au dessus de ma tête, le bruissement de leurs minuscules ailes dérange l'air que je respire, je les chasse en un geste qui se veut preste mais qui chute dans une mollesse pathétique, d'un las qui en lasserait plus d'un , si je ne m'abuse. Mais n'abusons point du pathos, ce n'est pas l'heure ni le moment de vous attendrir, voir même d 'engendrer la pitié. Mon regard se porte alors sur la corbeille à papiers, imperturbable, muette et apparemment satisfaite de son sort, repue de reliques administratives, de bouts de missives sans importance et autres déchets de la vie courante... Je l'envierais presque de ne pas penser, j'en déduirais donc qu'elle est bien sotte, mais ce n'est pas le cas, elle n'est qu' objet, utilitaire éphémère, dont le vulgaire dessein n'est pas très éloigné du nôtre en somme... Je crois que je ne vais pas bien en fait... Me voilà , philosophant sur une corbeille, associant son futur à ma propre destinée. Nous sommes bien peu de chose ...Le temps de le dire, mes yeux vont s'accrocher ailleurs, là, un peu plus à gauche, la pendule me fait de l'oeil. Non satisfaite d'égrainer les minutes bruyamment , peu soucieuse du trouble obsessionnel dont elle est la cause, elle se veut désormais évidence , preuve irréfutable du temps que je perds... Qu'elle continue ainsi, ne serait-ce qu'une heure de plus, elle s'en ira rejoindre la collection des montres molles ...

Poésie sur le Mal 05/02/2006

Glaciales Doléances

Poésie sur le Mal Lorsque les cloches résonneront encore, De ce glas dérobé, falsifié d'ors mystiques… Que l'aube sempiternelle pleurera ses morts, Ses disciples rêveurs, lesquels, usés, tairont Mille fêlures en leur sein, mille déraisons, Berceront de leurs pleurs les muses évangéliques. Je filerai patiente le coton en un fil Contemplerai les rives de ce fleuve indocile Et tendrai vers les cieux mes phalanges implorantes Délaissée de l'heureux, épouse trop fidèle, De l'aimant prosélyte, des larges déferlantes, Je scruterai l'absent en ces saisons nouvelles… Dès que les dieux, lassés, de dédain, tomberont Que même les icônes, emmurées dans le marbre, Fragiles, de leurs stèles, en silence chuteront, Emiettées de parjures, d'inconstantes palabres… Que quêterons-nous alors, tels de frileux mendiants, Quel péché capiteux se vendrait à l'offrant ? Les potences érigées, coulent de tant de sang, Que grossit, boulimique, la haine… Piffre, son ventre tête crimes et châtiments Tel un suc vital dans nos veines. Les tièdes couches sourient au foutre perfide, Dans lequel les corps, enfants de noces barbares, S'accouplent en des gestes de plaisirs insipides, Pantomimes funestes, vastes ébats de foire. D'autres aurores témoigneront de ma peine… Je filerai fervente les jurons en un lien Manderai inquiète, les chaleurs d'une laine, Tissée de pures toisons aguerries au chagrin. Dès que les dieux, blasés, de dégoût, vomiront, Que les temples ancestraux, les déesses ...

Dialogue 04/02/2006

Un Radeau , de l'Absinthe et L'Absence

Dialogue Lorsque tombent les masques , en cette nuit souveraine, que le monde achève sa belle comédie, combien en est-il de ces acteurs diurnes, qui de leurs allégeances soignent les pires cauchemars ? Où sont-ils dans le noir, lorsque règne le tourment, que les démons assiègent nos sommeils , terrassent le moindre songe d'une lame sans fin, laquelle va et vient en nos âmes éreintées, encore, toujours un peu plus au coeur de nos souffrances. Dénudez vous donc ici et maintenant, car c'est ainsi que j'ai mal, c'est pourquoi je me meurs, Je crie, m'entendez-vous ? touchez , oui touchez la boursouflure des maux! Sentez sous votre paume le poids de mon cerveau ! N'ayez crainte de moi , vous vous disiez semblable, si proche de mon âme , voisin muet des drames. Je suis, je reste un homme ! laissez moi vous envisager, vous dévisager , vous paysager ! Vous vous disiez si près... de tout...de tous... Scribe caméléon, timide chrysalide, à tous les vents, tous les mots que l'on supplie d'entendre. Au silence, le mutisme de connivence, Aux plaies, d'autres ecchymoses, Etiez-vous à nul autre et chacun pareil ? La surdité me gagne , je ne vous sens plus sourire, et pourtant, je souffre encore. Voilà que de nouveau , je me recroqueville un peu plus contre moi. Mon propre sang ne suffit même plus à mes veines, tant ce pouls qui y bat , est inquiet de l'absence. Il est tard , j'en conviens. Je vous guette pourtant, puisque du juste vous vous désoliez de ne point trouver le ...

Billet d'humeur 03/02/2006

Suicide Blonde

Billet d'humeur Les mains agrippées au volant, la pédale douce dérape pour une vitesse maximale, les larmes ne sont plus que l'écran translucide de mes nuits blanches, rien ne peut les arrêter, nul ne pourra les consommer pour mieux les ravaler. Un paysage, une ligne droite, horizons lointains bordés de platanes, je suis une excellente conductrice dans les allées, un brin autiste, autant ne pas le nier. Tout se confond, je n'entrevois plus les bords de ma déroute, les fossés me tendent leur douceur passagère, un peu de verdure pour qu'enfin je perdure à jamais au ciel rougeoyant et devant l'éternel pavé de mes intentions bonnes ou mauvaises. La douleur percutante qui me bouffe le ventre, l'oxygène se fait rare à tant devoir hurler, le pourquoi de ma rage, le pour qui de ma démence, à jamais m'échapper, à encore essayer, le pied se fait plus lourd et le souffle plus court. Il le faut, il se peut, Il le faut, il se peut que j'y arrive enfin. Ecourter les rancœurs, dissiper les doutes, fuir les tapages diurnes, tuer les hauts le cœur. Les notes crescendo, la musique exalte mes envies furieuses, un rictus sauvage déforme le visage offert au dernier passage Ne plus avoir peur, ne plus sentir, les antalgiques n'ont plus d'effet sur ma mémoire. Et je vois, des bribes de vie, des miettes d'errance, des mois de patience…… endurer la couleur de la violence, tout ce qui va avec, les pinceaux et la toile. Les artistes maudits qui griment à loisir le tableau de ma déchéance. Il est ...

Poésie 02/02/2006

Al viento...

Poésie Ne pleure plus bel ange, l'on dit que d'autres plaines s'avancent à nos douleurs, que les nuits seront sereines au delà des coteaux. Ne crains pas cette main qui sur ta joue, se pose. Elle est baume au chagrin, un bel onguent aux maux, la plus pure expression de toutes les allégeances, en ce monde de terreurs lequel toujours frissonne... Ne crie plus bel ange, l'on dit que d'autres amers s'étalent à nos souffrances, qu'il est un doux revers, à toutes pénitences. Ne fuis pas ce regard, qui en ton âme pose, le plus beau des combats. Il est ce geste sublime, d'un langage sans prose, où le silence déploie, ses vérités sans fard, de toi, l'entière abîme... Ne saute pas bel ange, l'on dit que d'autres rêves s'éveillent à nos errances, que les hivers se lassent, des grises contemplations. Éloigne toi des gouffres, berceau d'inhibitions, il est d'une aube, une trêve, des odeurs qui s'effacent, lesquelles suintaient le tiède, d'un mensonge, l'évidence. L'on dit que d'autres saisons dégueulent moins le souffre. Ne pleure pas bel ange, d'autres zéphyrs terrestres, tes larmes, au loin, soufflent. Il est bien d'autres orchestres, qui pour toi, s'épuiseront, en un concert lyrique, où flûtes et violons, accordent leurs différences. L'on dit que d'autres âmes, s'invitent à nos balcons, quand bien même notre esprit, s'éprendrait , famélique, du goût de la pendaison. Al viento, Tout se donne, Tout s'offre et se gomme... Al ...
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