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Avis rédigés

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1151

L'Oasis du Désir - Abby Green 28/02/2013

Le dernier et ultime avis de Bigboo !

L'Oasis du Désir - Abby Green Après de longues années de bons et loyaux services et pas moins de 1150 avis, je vais donc tirer ma révérence et quitter ce site auquel j’ai consacré beaucoup de temps, sur lequel j’ai croisé plein de gens formidables (je ne citerai personne, pour ne pas en oublier) et qui a, accessoirement, très légèrement arrondi mes fins de mois. Je suis triste de partir, mais surtout de partir un peu amer, suite aux dernières évolutions concernant la rémunération. Certes, elles n’ont sûrement fait que précipiter une décision que j’aurais très certainement prise à plus ou moins court terme. Mais tout ceci laisse un goût assez désagréable dans la bouche. En plus de constater que ma contribution à la vie du site est désormais considérée comme indigne d’intérêt, j’ai aussi subi la censure de la part de la« team » qui a supprimé les deux messages que j’ai posté sur la page Facebook de Ciao, le deuxième dénonçant la suppression du premier. Bref, en plus de ne pas daigner donner la moindre précision utile, elle cherche à masquer les éventuelles protestations. Je vous quitte donc un peu énervé par la colère, comme dirait Renaud. Restait à savoir par quoi terminer cette belle aventure. Je voulais un produit sur lequel je puisse ma lâcher et qui sorte quelque peu de l’ordinaire. Le hasard faisant bien les choses, j’ai lu récemment un pur chef d’œuvre de la littérature dont je vais vous parler avec enthousiasme… Bon certains se demanderont pourquoi j’ai lu ce livre. Il faut savoir que c’est un ...

High Violet - National (The) 28/02/2013

Une voix sans sommets

High Violet - National (The) Lorsque j'ai écrit une critique de Boxer, le précédent album de The National, je l'avais intitulé « une belle voix pour un album sans surprise ». Je serais malheureusement tenté de réutiliser le même titre pour vous parler de High Violet, leur album suivant, si je refusais de m’adonner à une telle paresse intellectuelle. En effet, les caractéristiques de ce nouvel album restent les mêmes pour une qualité globale même inférieure. Bref, une petite déception, il faut bien l'admettre, mais si tout n’est pas à jeter, loin de là. The National est toujours un quintette américain, originaire de Cincinnati. Il est formé d'un chanteur et compositeur, Matt Berninger et de deux paires de frangins : Aaron et Bryce Dessner d'un côté, Bryan et Scott Devendorf de l'autre. Ils ont sorti leur premier album en 2001. High Violet est quant à lui leur sixième et est sorti en 2010. Le principal défaut de High Violet reste une certaine hétérogénéité. L'album a notamment du mal à démarrer puisque les trois premiers morceaux sont relativement médiocres. Ensuite, la qualité se maintient et arriverait presque à nous faire oublier le début raté. Cependant, ça n’atteint jamais des sommets. Les titres sont ensuite tous tout à fait écoutables, mais on regrette cependant qu’après un Little Faith ou un Runaway, largement au-dessus du lot, l’album ne continue pas sur sa lancée pour nous proposer quelque chose de globalement plus marquant. La musique de The National repose beaucoup sur la voix de Matt ...

Passion (13 février 2013) 24/02/2013

Bon remake, pas de génie

Passion (13 février 2013) Brian De Palma fait tant souffrir les cinéphiles. Comment un tel génie a-t-il pu exploser en vol à ce point ? Depuis son échec en 1990 avec le Bûcher des Vanités, on aimerait tant retrouver le réalisateur des inoubliables Phantom of the Paradise, Scarface ou les Incorruptibles. A chacune de ses nouvelles productions, on guette, on scrute le retour de la petite étincelle qui ferait toute la différence. Mais si Passion est un agréable polar, le retour du grand Brian se fait encore attendre. Encore et encore... Isabelle travaille sous les ordres de Christine au sein d'une grande société internationale de marketing. Elle est fascinée par sa supérieure, qui ne fait rien pour éliminer l’ambiguïté de leurs rapports. Mais quand elle se fait voler une de ses idées par sa chef, son regard change et la relation se tend au point de devenir malsaine et violente. Une tension qui pourrait conduire au pire. Passion est une remake de Crime d'Amour d'Alain Corneau, sorti à l'été 2010. Il est vrai que le scénario avait tout pour séduire Brian de Palma et ce dernier se l'est approprié avec une grande fidélité. C'est d'ailleurs une des principales limites du film, si vous avez déjà vu sa version originale. Certes, reste l'intérêt de voir dont les deux hommes traitent de manière un peu différente la même histoire, mais du coup, le suspense ne tient plus. Or c'est un des points fort de cette histoire. Passion a le grand mérite d'arriver à nous faire croire à cette histoire, en rendant ...

Total Life Forever - Foals 24/02/2013

Loin du micro et loin de moi

Total Life Forever - Foals Il y a des éléments qui reviennent souvent qui font que l'on a parfois l'impression de se répéter. Les causes produisant généralement les mêmes effets, on a envie de réécrire encore et toujours les mêmes commentaires. Nos sentiments ne changeant pas, il n'est pas évident de trouver de nouveaux mots, images ou métaphores pour les exprimer. Et c'est à ce moment-là qu'on se rappelle que nos lecteurs n'apprennent pas nos avis par cœur et qu'il y a peu de chance qu'ils aient repéré la répétition. Je ferai donc simple et dirai simplement que je trouve l'effet « loin du micro » relativement insupportable. Encore plus quand il est utilisé sur tous les titres, comme sur ce Total Life Forever de Foals. Foals est un groupe tout ce qu'il y a de plus anglais puisque ces cinq garçons pas tout à fait dans la vent sont originaires d'Oxford. Il y a un chanteur (Yannis Philippakis), un guitariste (Jimmy Smith), un bassiste (Walter Gervers), un batteur (Jack Bevan) et un claviériste (Edwin Congreave). Une formation tout ce qu'il y a de plus classique, pour un groupe sans grande inspiration... Sinon, ils ont sorti un premier album en 2008, intitulés Antidotes, ce Total Life Forever en 2010 et un dernier, Holy Fire, cette année. Il est vrai que sans cet effet loin du micro omniprésent, il est vrai que Total Life Forever ressemblerait tellement au reste de la musique que la perfide Albion nous envoie par containers entiers, qu'on imagine que leurs créations auraient eu alors quelques ...

Des Abeilles et des Hommes (2013) 23/02/2013

Les abeilles font le buzz

Des Abeilles et des Hommes (2013) Il paraît que l'humanité est bientôt vouée à disparaître. Non que notre espèce soit sur le point de s'échanger quelques bombes nucléaires en guise de politesses, mais nous serions des victimes collatérales du déclin du nombre d'abeilles de part le monde. En effet, ces petites bêtes sont indispensables à la reproduction de bon nombre de végétaux. Sans elles, nous allons mourir de faim. On en est un peu plus persuadé en allant voir des Abeilles et des Hommes, un documentaire qui laisse cependant un peu sur sa faim. Markus Imhoof nous fait voyager d'un bout à l'autre de la Terre pour établir toujours le même constat : partout les populations d'abeilles reculent. Doit-on alors prendre très au sérieux la citation d'Einstein qui veut que si l'abeille disparaît du globe, alors l'humanité n'a plus que quatre ans à vivre ? Des Abeilles et des Hommes est sûrement très intéressant pour qui ne connaît pas du tout le sujet, grâce à une très jolie forme, sur laquelle je reviendrai. Ceux qui ont déjà un peu étudié le problème iront voir ce film pour avoir des éléments de réponses supplémentaires à deux questions : pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Quelles seraient les conséquences de leur extinction ? Malheureusement, ils ne seront guère plus éclairés en sortant. Le film devient réellement concret et factuel que dans son dernier tiers. Les deux premiers sont plutôt consacrés à une réflexion et une présentation générale du problème. Des Abeilles et des Hommes a la bonne ...

Love and Its Opposite - Tracey Thorn 21/02/2013

Gentillet

Love and Its Opposite - Tracey Thorn Dans la série des gens que l'on pense ne pas connaître, mais en fait oui, voici Tracey Thorn. Mais qui est-ce donc ?, vous entends-je (pas facile à prononcer) murmurer, saisi par l'intensité du terrible suspense que je viens d'instaurer soudainement, sans crier gare. Et bien, il va falloir patienter un peu avant d'avoir la réponse, sinon cela serait trop facile. Sachez simplement que je suis là pour vous parler de son album Love and Its Opposite. Une œuvre que l'on qualifiera de gentillette. Tracey Thorn est donc née en Angleterre en 1962... Et oui, tous ceux qui espéraient découvrir une jeune et jolie minette en seront pour leurs frais. Elle a surtout été connue pendant 20 ans pour avoir été... attention, je vais tout vous dire... la chanteuse d'Everything But the Girl ! Voilà, vous savez tout désormais... Bon si les plus jeunes ne voient pas du tout de quoi je veux parler, je les invite à aller écouter la chanson Missing, qui a été le plus gros tube de l'année 1995. Le groupe s'est séparé en 2000. Elle a depuis sorti trois albums solos (en plus d'un premier paru en 1982), dont ce Love and Its Opposite en 2010. Bon j'avoue que je vais avoir un peu de mal à vous parler très longuement de ce Love and Its Opposite. En effet, il ne m'a pas inspiré grand chose, que ça soit en mal ou bien d'ailleurs. C'est propret, gentillet, plein de belles ballades et de jolies mélodies, mais j'ai bien eu du mal à m'enthousiasmer pour ce que j'entendais, même si je n'avais pas non plus ...

Mort d'une Héroïne Rouge - Qiu Xiaolong 18/02/2013

Au coeur d'un système absurde

Mort d'une Héroïne Rouge - Qiu Xiaolong Les romans policiers se distinguent généralement par leur suspense. Mais ce dernier peut provenir de deux types de construction de l'intrigue. Soit, on se demande jusqu'à la dernière page qui est le coupable. Soit, on se demande jusqu'à la dernière page comment celui qui mène l'enquête va enfin pouvoir prouver la culpabilité de celui qu'il pourchasse. En gros, c'est la différence entre les enquêtes d'Hercule Poirot et celles de l'inspecteur Columbo. Mort d'une Héroïne Rouge, premier roman de Qiu Xiaolong, fait partie de la deuxième catégorie, nous plongeant au cœur du fonctionnement de la société chinoise. Le corps de Hongying est repêchée dans le canal, après avoir été visiblement violée et étranglée. Elle n'est pas n'importe qui, mais une Travailleuse Modèle de la Nation, soit une jeune fille censée être la communiste parfaite. L'enquête des inspecteurs Chen et Yu va donc se dérouler sous le regard attentif des cadres du parti. Ces derniers ne vont pas leur faciliter la tâche quand le principal suspect s'avère être le fils de l'un d'entre eux. Qui Xiaolong est un chinois réfugié aux Etats-Unis. Son père, professeur, avait été victime de la Révolution Culturelle et lui-même avait été interdit d'études. Il s'est néanmoins accroché, a réussi à apprendre l'anglais malgré tout et a obtenu le droit de passer un an à l'université de Saint-Louis en 1988. Mais les évènements de la Place Tian'anmen l'année suivante lui feront choisir l'exil définitif. Ce parcours n'a rien ...

Queen of Denmark - John Grant 16/02/2013

Harmonie ironique (enfin paraît-il...)

Queen of Denmark - John Grant Non, je ne vais pas vous emmener dans les rues de Copenhague, malgré le titre, Queen of Denmak, de l’album dont je vais vous parler aujourd’hui. En effet, John Grant est bien américain, même s’il nous propose une musique assez européenne. En tout cas, le voyage est tout de même très agréable, porté par de belles ballades, toutes différentes. John Grant est l’ancien chanteur de The Czars, un groupe qui n’a pas marqué profondément les mémoires, en tout cas pas la mienne. Il est originaire de Denver et a commencé une carrière solo avec ce Queen of Denmark, sorti en 2010. Il y est accompagné du groupe Midlake, dont je vous ai parlé récemment à travers leur album The Courage of Others. Il y a une qualité de Queen of Denmark dont je ne parlerai pas ici, alors qu'elle semble être importante si j'en crois ce que j'ai pu lire. En effet, si je comprends relativement bien l'anglais, ce n'est pas au point de saisir le sens précis d'une chanson que j'écoute pour la première fois. Or, sur cet album, John Grant manierait l'ironie l'humour avec beaucoup de talent, notamment pour parler de son homosexualité (d'où le Queen j'imagine...). Visiblement, c'est vraiment un de ses points forts et peut-être que d'autres qui liront ces lignes maîtrisent assez la langue de Shakespeare pour pouvoir l'apprécier pleinement. Tout cela n'empêche en rien d'être en mesure d'apprécier pleinement Queen of Denmark. Certes, il vaut mieux aimer les chanteurs pas trop énervés, car John Grant donne plutôt ...

Brothers - Black Keys (The) 13/02/2013

Une guitare et une voix

Brothers - Black Keys (The) Après quelques chanteuses à la voix claire et douce et des groupes britanniques assez pop, retour à quelque chose de plus viril avec The Black Keys et leur album Brothers. Enfin, viril sans être trop énervé non plus quand même, mais qui permet de mesurer la différence de son entre les deux côtés de l'Atlantique. Comme j'aime varier les plaisirs, je ne les départagerai pas et me contenterai d'apprécier à sa juste valeur ce très bon album. The Black Keys est en fait un duo, composé de Dan Auerbach à la guitare et au chant et Patrick Carney à la batterie. Ils sont originaires de Akron dans l'Ohio. Leur musique est qualifiée de blues rock, ce qui correspond effectivement assez bien à leur style. A noter que le nom du groupe se traduit par « les notes noires », pas les « les clés noires », ce qui aurait nettement moins de sens. Ils sortent leur premier album, The Big Come Up. Mais c'est le suivant, Thickfreakerness, sorti un an plus tard, qui leur fera connaître un succès mondial. Brothers est sorti en 2010. Il s'agit de leur 6ème album (un autre est sorti depuis) et a notamment été récompensé par un Grammy Awards. Brothers commence pourtant moyennement. Everalsting Light est un titre rock assez tranquille, mais Dan Auerbach y pousse une voix aiguë qui laisse circonspect. La voix est immédiatement plus posée avec Next Girl, mais on n'est toujours pas totalement convaincu. Heureusement, Tighten Up vient définitivement nous rassurer avec des sonorités entre jazz et funk ...

Happiness Therapy (30 janvier 2013) 12/02/2013

Hymne à la joie

Happiness Therapy (30 janvier 2013) J'adore les comédies romantiques. C'est comme pour Britney Spears ou les vignettes Panini, j'assume totalement, même si cela contredit mon image d'homme mature et viril... Comment ? Qui a dit que je n'avais jamais eu cette image ? Bref, passons et parlons plutôt de Happiness Therapy, la comédie romantique de ce début d'année 2013. Un film très réussi même s'il n'échappe pas aux limites du genre. Pat sort de l'hôpital psychiatrique et revient vivre chez ses parents. Il est armé d'un optimisme à tout épreuve, prêt à reconstruire sa vie et surtout reconquérir sa femme. Mais la rechute n'est jamais loin et le chemin s'annonce long et difficile. Mais il va trouver un appui chez Tiffany, jeune veuve, dont la stabilité mentale n'est pas non plus le plus grand point fort. Du coup, leurs proches craignent qu'au lieu de s'aider, ils finissent pas se tirer mutuellement vers le bas. Bon allez, je commence par mon coup de gueule habituel dans ce genre de situation. Pourquoi un film dont le titre original Silver Linings Playbook sort en France sous le titre de Happiness Therapy ? Non sérieusement ?... Comme d'habitude, je n'aurai pas de réponse à cette interrogation existentielle, alors je vais m'arrêter là. Et puis, ce n'est quand même pas ça qui va gâcher notre plaisir. En effet, Happiness Therapy (puisqu'il faut bien l'appeler comme ça) possède assez de qualités pour en procurer une bonne grosse dose. Evidemment, comme pour toutes les comédies romantiques, on n'a pas vraiment ...

Défense et Trahison - Anne Perry 10/02/2013

La loi des séries

Défense et Trahison - Anne Perry Je suis un garçon plutôt fidèle. Non ce n'est pas le début d'un annonce Meetic, mais bien mon introduction pour vous parler de Défense et Trahison d'Anne Perry. Fidélité donc à cette romancière dont je parcours régulièrement les œuvres, grâce à une fournisseuse officielle qui me les prête. Mais cette fois-ci, c'est à ses personnages fétiches, Charlotte et Thomas Pitt, que je commets une infidélité puisque je m'attaque ici à la seconde série dont elle est l'auteur. Celle mettant en scène le détective privé William Monk. Miltaire et héros de guerre, Thaddeus Carlyon meurt dans ce qui semble quelques instants être un terrible accident. Mais il s'agit bien d'un meurtre. Très vite, son épouse, Alexandra, avoue en prétextant un accès de jalousie. Cependant, si ses aveux suffisent à la police et pourraient lui valoir la corde, ses proches ne sont guère convaincus. Sans doute cache-t-elle quelque chose ou protège-t-elle quelqu'un. Ils engagent alors William Monk pour découvrir toute la vérité. Si j'ai bien retrouvé beaucoup des qualités qui me font apprécier l’œuvre d'Anne Perry, je dois dire que cette seconde série me convainc un peu moins. En effet, elle est moins riche. Si on retrouve la description des milieux bourgeois anglais de l'époque victorienne, le personnage principal est quand même moins intéressant. On ne retrouve pas le choc des cultures comme avec Charlotte et Thomas Pitt, qui donne à la description un soupçon d'ironie. Ici, le style est plus direct. Cela ...

Les Tribulations D'Un Chinois En Chine (DVD) 07/02/2013

Le poids des ans

Les Tribulations D'Un Chinois En Chine (DVD) J’ai récemment revu Y’a-t-il Un Pilote Dans l’Avion que je n’avais pas depuis près de 25 ans et j’ai autant ri qu'à l'époque. J’ai fait encore plus fort en revoyant Les Tribulations d’un Chinois en Chine que j’avais dû voir une année ou deux plus tôt, alors que je n’étais qu’un tout jeune bambin pur et innocent (comme les choses ont bien changé…). J’en gardais un souvenir assez extraordinaire, un de mes premiers émois cinématographiques. Malheureusement, cette fois-ci, le poids des ans s’est fait sentir… et pas qu’au niveau de ma chute de cheveux… Arthur Lempereur a tout pour lui : beau, jeune, immensément riche et une fiancée particulièrement charmante. Mais du coup, il s'ennuie, il s'ennuie terriblement. Alors sur les conseils de M. Goh, il part à Hong-Kong où le vieux sage lui explique que pour pimenter sa vie, il vient de commanditer son assassinat. Sentant sa vie menacée, Arthur doit y reprendre goût... Et cela semble marcher, même si la belle stripteaseuse, Alexandrine Pinardel, n'y est pas non plus étrangère. Les Tribulations d'un Chinois en Chine est la seconde collaboration entre Philippe De Broca et Jean-Paul Belmondo, après le mythique Homme de Rio. Mais si ce dernier, au moins dans mon souvenir plus frais, mais qui date quand même d'une petite quinzaine d'années, reste un film d'aventure rythmé et divertissant, celui-ci sent le bric-à-brac monté un peu à la va-vite, sûr du succès du simple fait des têtes l'affiche. Mais au final, c'est terriblement inégal et ...

1983 - Sophie Hunger 06/02/2013

Une jolie faim

1983 - Sophie Hunger Quand on est chanteuse et que l'on a une voix claire et pure, on se destine souvent à interpréter des morceaux doux, mélodieux aux instrumentations épurées. Par contre, si on possède une voix plus grave, plus profonde, voire même un tantinet cassée, on va chanter du blues, de la folk ou de la country. Mais Sophie Hunger ne fait pas comme tout le monde. Car avec sa voix à la Janis Joplin, elle nous offre un album, 1983, que n'aurait pas renié Tori Amos. Sophie Hunger, de son vrai nom Emilie Jeanne-Sophie Welti, nous vient de Suisse, de Berne plus précisément, où elle est née en 1983 (ce qui j'imagine a donné son nom à cet album). Elle propose une musique folk-blues et s'est fait notamment connaître par l’intermédiaire du festival jazz de Montreux. Elle compose la plupart de ses morceaux, qui sont le plus souvent en anglais mais aussi parfois en suisse-allemand. Elle a sorti son premier album Sketches on Sea en 2006. 1983 est lui sorti en 2010 et constitue son troisième album. Un quatrième, The Danger of Light, est sorti depuis (il figure aussi dans ma liste, vous aurez un jour droit à sa critique...). 1983 est un album sympathique. Le décalage entre la voix et le style des morceaux donne un résultat presque originale, tout de moins doté d'une réelle personnalité. Sans que cela soit révolutionnaire, au moins n’a-t-on pas l'impression d'entendre ça tous les jours. Sur quelques morceaux, comme Travelogue, le mélange prend vraiment pour un résultat assez envoûtant. Bon ...

Pour ou contre le droit de vote des étrangers 06/02/2013

A question large, réponse longue...

Pour ou contre le droit de vote des étrangers Je m’étais toujours dit que je ne participerai jamais à un débat d’actualité sur Ciao. J’avoue même éviter au maximum de lire les avis de cette rubrique, qui pour moi, n’a rien à faire sur ce site. Mais m’exprimant régulièrement sur l’actualité sur mon blog et assez édifié par ce que j’ai pu lire pour l’instant, je prends ma plume (enfin mon clavier) cette après-midi pour ne pas laisser la pensée unique triompher. Déjà, la question est formulée de la manière la plus vaste possible et dépasse largement ce qui devrait être débattu prochainement en France. Du coup, je trouve quand même terrifiant de voir comment tous ces avis quasi unanimes passent complètement sous silence le fait que ce droit existe déjà. Certes, il se limite aux ressortissants de l’Union Européenne et aux élections municipales (et européennes, mais pour le coup, tout le monde s’accordera que c’est logique), mais il existe. Et jusqu’à preuve du contraire, les panzers allemands n’occupent aucune de nos 36 000 communes et la mafia roumaine n’a pris le contrôle d’aucune d’elle. Mais j’y reviendrai. L’argument le plus étonnant reste quand même le fait que cela ne constitue pas une priorité et que le gouvernement devrait s’occuper d’autre chose. Ok, bon moi je ne fais pas de sport, alors je vais demander la suppression du Ministre des Sports ! Depuis quand des difficultés économiques doivent-elles empêcher de traiter des problèmes de société ? On s’est tous arrêté de vivre à cause des subprimes ? En fait, ...

Lincoln (30 janvier 2013) 05/02/2013

Le poids des mots, le génie de Spielberg

Lincoln (30 janvier 2013) Parmi tous ceux qui, sur Terre, vivent en nous racontant des histoires (je ne parle pas des politiciens ici, mais bien des artistes…), il y a ceux qui pour nous intéresser et de se démarquer des autres sont obligés d’en faire plus : plus d’action, plus de rebondissements, plus de sexe, plus de provocation… Et puis, il y a ceux qui ont assez de talent pour vous passionner même lorsqu’ils vous parlent du temps qu’il fait. Steven Spielberg est de ceux-là, un extraordinaire conteur. Peut-être le plus grand de l’histoire du cinéma, ce qu’il nous confirme avec un formidable Lincoln. Depuis 4 ans, la guerre de Sécession ensanglante les Etats-Unis d’Amérique. Le Président Lincoln, fraîchement réélu, cherche à tout prix à faire adopter un 13ème amendement à la Constitution qui abolirait l’esclavage, enlevant toute justification à ce conflit. Mais les résistances sont nombreuses au sein du Congrès. Surtout que le Sud est au bord de la défaite et serait prêt à négocier. Un processus qui pourrait être compromis si le texte est voté. 2012 nous avait montré avec Margin Call qu’on pouvait faire du grand cinéma avec les cours de la bourse et la crise économique. 2013 nous prouve que cela est également possible avec une bataille législative. Certes, le film politique n’est pas un genre nouveau et il existe quelques chefs d’œuvre du genre. Mais cela passe souvent par une dramatisation qui en fait des polars déguisés. Lincoln n’est pas un polar, c’est un récit sans fard et sans esbroufe, ...
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