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sacregaillard

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La belle équipe - Jean Gabin 13/02/2004

Maintenant je sais... (centième)

La belle équipe - Jean Gabin Un sentiment bizarre s’est emparé de moi. Comme si les sujets choisis par votre serviteur n’étaient pas le fait de mon choix mais une imposition de ces derniers. En me relisant, je m’aperçois qu’au travers de mes écrits ma courte existence défile à toute vitesse. De fait je commence à expulser des années de silence. Cette thérapie se fait malgré moi et avant de commencer cet avis je tenais à m’en excuser. Surfant sur les produits mis à disposition sur ciao(et oui, à quoi bon mentir !), je reste accroché à une rubrique au combien étrange. « Gabin et la musique » un seul avis trône à l’intérieur, il fait 10 lignes et n’a même pas été lu une fois. Dans ma tête, une mélodie remonte, simple, presque jouée avec un seul doigt sur un piano de fortune. La voix de Gabin résonne dans mon cerveau. Il entame un long monologue en gardant le même rythme du début à la fin. Ce presque poème écrit par Dabadie, était sorti de ma mémoire depuis exactement 5 ans. L’oubli ? Non pas du tout, une interdiction d’y penser serait beaucoup plus juste. Cette chanson me rappelle effectivement trop de souvenirs. Elle me serre le cœur car elle est associée à la plus grosse amertume de ma vie. Je ne pense pas être hors sujet avec l’histoire que je vais tant bien que mal essayer de vous conter bien qu’il pourrait être juste de penser le contraire. Chacun d’entre nous possède une chanson qui lui appartient au fond de son cœur. Ma chanson à moi s’appelle «ce que je sais » et reste sûrement le seul et ...

Effroyables jardins 26/01/2004

Le clown vert de gris

Effroyables jardins Il était là le clown dans son costume vert de gris à regarder la lune. Il était là ou bien ailleurs le cœur lourd d’une guerre qui lui semblait ne pas finir. Auguste par passion il n’était plus que clown blanc cachant au fin fond de son manteau un nez rouge bien trop voyant. Gardien au bord d’un gouffre il décida d’en rire afin d’éviter le pire. Une pirouette, un sourire, il redevenait grotesque tout en restant brillant. Un pas cadencé des plus sordides, un Hitler des plus simiesques, l’artiste jonglait sous la pluie. Très adroit afin de jouer les maladroits il n’espérait qu’une chose, faire oublier l’horreur l’espace d’un instant à ses quatre spectateurs d’un moment. Un film ne finit pas sa carrière lors de sa dernière projection sur le grand écran. Fort heureusement une seconde chance voire même une troisième lui est donnée pour se refaire une santé en cas d’échec commercial. C’est d'abord la sortie DVD et locative puis les chaînes à péage et enfin les chaînes populaires. Dans le cas qui nous occupe « Effroyables jardins » entame le deuxième stade de cette carrière. C’est donc une chance de plus de découvrir ce délicat petit film plein de fraîcheur à la française. Au centre de l’écran deux acteurs dont le talent et le charme n’est plus à prouver, Villeret et Dussollier. L’un se plait souvent à incarner ce que l’on pourrait appeler ironiquement la France d’en bas et l’autre à jouer les aristocrates ou petits bourgeois de cette même France. Leurs points communs, la ...

Théâtral 25/01/2004

Le choix (scénette)

Théâtral Un square, il fait nuit noire. Un homme jeune assis sur un banc tête baissée, seul, l’air triste. La scène est illuminée par un unique réverbère. Au loin l’on entend des bruits de voitures en sourdine. Après une minute de silence, entrée d’un deuxième personnage, cheveux blancs, allure chic. - Bonsoir, pas chaud ce soir n’est-ce pas ? (Silence) - Pas très bavard, pourtant un homme seul, en pleine nuit ne cherche généralement qu’à discuter. Du moins à s’évader de quelque chose. Tenez, je suis sûr que vous vous posez des questions sur la vie, sur l’avenir, peut être même sur votre fiancée ! Vous avez quoi, allez je vais dire vingt ans à tout casser. Situation banale, je suis passé moi aussi par là à votre âge ! (L’homme assis relève la tête) - Monsieur, si je me suis isolé ce n’est sûrement pas pour entamer une discussion avec un inconnu sorti dont on ne sait où. Je ne suis pas la personne qu’il vous faut ce soir, allez dans un bar vous trouverez sûrement ce que vous recherchez. - C’est bien de toi une telle réponse ! Toujours à rejeter la main que l’on te tend, toujours à reculer devant l’obstacle même si tu sais au fond de toi que tu n’auras aucun mal à le franchir ! - De toi, vous me tutoyez ? Si je vous laisse faire dans deux minutes vous m’embrassez et dans trois vous me proposez l’hôtel le plus proche. Attention monsieur, je frappe vite et fort ! - Je frappe vite et je frappe fort, tu devrais aussi rajouter, j’agis toujours avant de réfléchir. Ah comme ...

Par O 25/01/2004

Over the rainbow...

Par O « Là bas par delà l’arc en ciel ; tout là haut se trouve un pays que je sais être merveilleux, là bas par delà l’arc en ciel, tout est beau et vos rêves les plus fous ont vraiment lieu » Judy Garland chante over the rainbow, imaginez vous êtes face à un écran géant, sa voix monte dans l’obscurité, un lion apparaît majestueux royal, il rugit, vous subjugue, l’arc en ciel balaie le ciel, apparaît Clark Gable sourire aux lèvres embrassant Vivianne Leigh. Autant en emporte le vent autant en emporte la pluie, voilà Gene Kelly amoureux, chantant sous la pluie, frappant de ses pieds les flaques d’eau avec grâce, «- singing in the rain… » Mais derrière c’est le soleil, un cri énorme se fait entendre, Tarzan appelle les siens à la rescousse et plonge dans la rivière. Ce n’est pas lui qui émerge mais une sirène accompagnée de ses dauphines , elle danse sur les eaux, Ester William vole au dessus des flots ! Sur cette mer une caravelle se dessine dans le lointain, à son bord Burt Lancaster sourit de toutes ses dents sautant dans les cordages de son navire en tenue écarlate tel un corsaire rouge. Un autre navire ! c’est Erol Flyn capitaine et flibustier, homme gracieux mais dangereux criant à l’abordage ! « là bas par delà l’arc en ciel, tout là haut se trouve un pays que je sais être merveilleux, là bas par delà l’arc en ciel, tout est beau et vos rêves les plus fous ont vraiment lieu » Paillettes, robe moulante, blonde platine, sourire magnifique elle ouvre la porte, c’est ...

Conseils : évaluer un avis sur Ciao 02/01/2004

Un petit clic vaut bien une grande claque…..

Conseils : évaluer un avis sur Ciao Un petit avis provocateur pour commencer cette merveilleuse année 2004 placée sous le signe de la révolution virtuelle (je dis virtuelle parce qu’en réel il y a bien longtemps que ce genre de mot n’est plus dans le langage français). Ça vous dit ? De toute façon même si cela ne vous dit pas cela ne changera pas grand-chose puisqu’aucun grand singe n’est près de moi pour m’empêcher de raconter mes conneries. Car croyez-moi, je suis comme vous tant qu’il n’y a aucun risque de me faire casser la gueule je ne vois pas pourquoi je ne m’amuserais pas à dire ce que je pense (Bien que je sache pertinemment que tout le monde s’en fout) Et comme vous avez raison d’ailleurs ! Imaginez-vous au bureau dire à votre collègue, il y a « Moudugenou » qui pense que… Eh oui vous passeriez pour des cons ou pire des intellos du net ! Après cette intro complètement improvisée passons donc au sujet du jour, les évaluations sur CIAO fr. site oh combien adulées, décriées, adorées ou détestées. Là je me gratte la tête, rassurez-vous je n’ai pas de poux mais je suis en train de me dire que si je veux sortir de la masse de la poignée d’avis faits sur le sujet il va falloir que je me triture les méninges sérieusement. Donc parlons évaluations. Ce n’est pas un secret je suis l’un des rois du TI, le timide du I, le coléreux du PI et le va te faire foutre du II. Perso moi le TI cela ne me coûte rien, entendez par là que cela ne sort pas de ma poche et me donne l’avantage certain de ne pas me prendre la ...

Ce qu'il faut faire pour ne pas avoir un rendez-vous avec moi 28/12/2003

Repas de fête

Ce qu'il faut faire pour ne pas avoir un rendez-vous avec moi Je vous attends mes frères, conviez-vous à ma table, buvez donc mon vin. Je vous espère mes sœurs, souriez à mon cœur, émiettez donc mon pain Ce soir nous avons rendez-vous, un repas sans façon, un repas de faconde Mais attention, toi là-bas ne viens pas ! Je ne veux pas de prêche Ne brandis pas ta carte preuve de tes combats, preuve de ta bêtise Ne pleure pas sur mon sort, je me fous de tout cela, je n’ai plus d’idéaux Va défiler en masse en restant tout petit et retourne plier sous le joug d’un plus fort A ma table ce soir le militant ennuie, déjà à moitié mort de n’avoir rien fait Déjà à moitié mort sous le poids de ses tracts, torche-cul de ses peurs. Cependant, n’oublie pas si un jour tu te bats au risque de tout perdre Au risque de pleurer, au risque de mourir Tu seras à ma table mon hôte pour la vie. Je vous attends vous autres ma famille par le sang, venez vous comparer Etalons nos salaires, la puissance du moteur, voyons qui a gagné le droit d’être le roi Ce soir nous avons rendez-vous, un repas de famille, un repas de guenilles. Mais attention, sachez-le bien ! Vos maisons me font rire Vos costards m’indisposent, votre argent m’indiffère Et ne me parlez pas de cœur, un cœur ne s’emballe pas au guichet d’un carrefour ! Tu es venue ma mère, tu attends un merci ? L’on doit aimer ses pairs au risque d’être ignoble, point d’ironie ce soir ! Retourne à tes voisins, continue d’oublier, je ne suis qu’une erreur Le pardon est un mot que je ne ...

Ciao.fr 19/12/2003

CIAO je t’aime ?

Ciao.fr C’était une chanson d’un autre temps, le genre de paroles que l’on ne dit plus, le genre de choses qui fait sourire. C’était une chanson d’un autre âge et pourtant quelque part je l’ai reconnue… Entre l’espoir et la révolte, entre la caresse et l’insulte Etre rédacteur sur CIAO, sauter dans l’arène sans parachute Marier les larmes et le sourire avec assez de conviction Pour émouvoir ou pour séduire ceux de Paris ou du Québec Rencontrer des gens étonnants, des écrivains, des révoltés Qui te racontent en y croyant que l’on peut effacer le pire Faire des voyages imaginaires, sur des mots gorgés de soleil Ecrits par des gens de tout poil vivant derrière leur écran Suivre le chemin des conteurs, malgré le doute, malgré la peur Et faire sauter les barricades de la provoque, de la connerie Traverser les insultes et les guerres par la magie d’un simple écrit Montrer mon cul à tout le monde, entre deux rires de saltimbanque Savoir oublier qui l’on est quand son avis va être lancé Etre seul face à ses idées, crever de trouille mais pas le montrer Savoir accepter les II, que tes lecteurs te fassent la gueule Ne jamais prendre la grosse tête quand un membre t’écrit bravo Etre sensible aux beaux messages et aux confiances que l’on te donne Mais en ayant toujours conscience que le virtuel n'est pas la vie Voilà ce qui t’attend, voilà ce qui t’attend quand tu choisis ce CIAO Entre sincérité et mensonge, entre le vrai et puis le faux Etre lecteur sur CIAO, juger ...

La Peine de mort: pour ou contre? 19/12/2003

Poncifs et bien pensants...

La Peine de mort: pour ou contre? Il y a 20 ans, 20 ans déjà que mon coeur a cessé de battre. Vingt ans de haine, de jours toujours plus noirs, il y a vingt ans que j'attends sa sortie... Qui es tu pour avoir le droit de vie ou de mort sur ton prochain, tout homme a le droit à une seconde chance, imagine, imagine qu'il ne soit pas coupable! Tes cheveux blonds, tes yeux bleus, ton sourire en manque de dents de lait me manque tout en hantant ma vie seconde par seconde. Ton rire quand je te soulevais par delà les nuages sonne toujours en moi comme un rappel de ma souffrance éternelle. Qui es tu pour oser dire que la libération d'un Patrick Henry te fait peur ! Cet homme a payé sa dette à la société et a tout comme toi le droit, le droit de vivre, le droit d'aimer et de repartir à zéro. Mon fils, tu aurais 23 ans aujourd'hui, mon fils, un animal un soir de septembre t'a dévoré, battu, déchiqueté, toi le seul ange que j'ai connu sur cette terre. Les bien pensants ont capturé la bête. Aprés l'avoir enfermé il m'ont dit qu'il fallait le soigner, que tout cela n'était pas sa faute mais celle de son passé... Des centaines de personnes sont exécutées dans le monde pour raison politique, d'autres passent à la chaise électrique aprés plus de dix ans d'attente. Il faut être fou pour accepter cela, serais tu pire que la bête? Ils m'ont dit qu'il fallait oublier, recommencer à vivre, faire de nouveaux enfants, quitter la région. Il m'ont interrogé comme si moi aussi j'avais ma part de responsabilité dans ...

Boucan d'Enfer - Renaud 19/12/2003

Boucan d'enfer(Dernier épisode)

Boucan d'Enfer - Renaud Ses 50 ans ont sonné le 11 mai dernier, Renaud pour la plupart d’entre nous est enterré sous des années de silence, presque oublié… La fm, il est dix heures du matin, une chanson coule sur les ondes, mon esprit est ailleurs entre brouillard et préoccupation de la journée. Des phrases glissent sur mes oreilles sans réelle traduction de ma part, qui écoute vraiment la radio? « Comme y a eu Gainsbourg et Gainsbarre, y a le Renaud et le renard » Avez-vous remarqué comme un air pris au réveil peut vous trotter dans la tête toute une journée devenant parfois limite obsessionnel? Tout le samedi je le fredonne sans même connaître les paroles, c’est le soir dans une émission qui commence à sérieusement me gonfler que je vois apparaître mon revenant. Renaud n’est pas mort ! Sa voix à repris sa place, le texte sans être transcendant reste dans une veine bien connue et le chanteur bien que le visage gonflé semble posé, sans tremblement corporel. Lors des victoires de la musique 2001 un hommage lui fut rendu, c’est un homme diminué qui apparut à l’écran. Lorsqu’il chanta mistral gagnant les spectateurs retinrent leur souffle, beaucoup à la limite de la larme à l’œil.. La voix déraille, le teint est livide le souffle est court et le temps devient plus angoissant qu’autre chose. J’avoue que cette séquence m’avait retourné repensant à un fait similaire avec le dernier passage de Bernard Blier recevant un césar d’honneur par ses pères et mourrant du cancer quelques semaines plus ...

Petites histoires pour endormir les enfants 19/12/2003

Dors petite fille….

Petites histoires pour endormir les enfants Dors petite fille, dors, la nuit est un refuge Elle t’enveloppe, te protège de tes peines Dors petite, dors, bientôt tu seras reine Accepte ta fatigue, accepte ce transfuge Pourquoi devrais-je dormir et oublier de rire ? Je veux vivre et sourire, être reine pour de vrai La vie est bien trop courte, je refuse le soupir J’apprendrai à chanter, j’apprendrai à aimer Dors petite fille, dors, la nuit porte conseil Elle te souffle à l’oreille le chemin du bonheur Ne vois-tu pas le vent t’apporter ces merveilles ? Ne vois-tu pas le ciel effacer tes malheurs ? Regarde les grands danser, regarde le temps passer Je veux devenir star, apprendre et dévorer la vie Prisonnière de mon lit, je me sens toute fanée Déjà 6 ans passés, lève-moi je t’en prie ! Dors petite fille, dors, là-bas tu trouveras la paix Un chevalier courage, un cheval des plus blancs De l’or dans tes cheveux, des amis oubliés Accepte de rêver, apprends à dominer le temps Le temps est une fusée qui s’écrase trop vite Je serais cosmonaute, pour toucher les étoiles Je veux quitter l’enfance, toutes ces choses interdites Mettre un bateau à flot et ouvrir la grand-voile Dors petite fille dors, n’envie pas les adultes Au fond de ton sommeil se trouve un grand navire Qui t’emporte au pays à toute haine inculte J’en serai capitaine pour t’éviter le pire Pas le temps de dormir, le monde est bien trop grand Je serai présidente, je transporterai la paix De pays en pays, de rivière en ...

Par D 19/12/2003

Départ.

Par D J’en ai connu des rires, j’en ai connu des pleures Petit brin de paille si fragile dans mes mains Courir dans la neige et crier mes envies Petite chose fragile portant toute ma vie Le froid aux joues, la fierté d’être père. J’en ai connu des peines avant notre rencontre. Petit ne te justifie pas, referme bien la porte Petit si un jour tu as besoins, tu sais je serai là Ton rêve n'est pas mien, petit ne te retourne pas Le vieux glisse une larme, petit fais gaffe à toi. Je te voulais vainqueur, je te voulais heureux Il m’a fallut du temps pour t’aimer simplement Petit je sais ce que tu penses, je l’ai pensé aussi Ne baisse jamais la tête, regarde devant toi La fierté d’être père aveuglait mon amour Petit ne te justifie pas, referme bien la porte Petit, si un jour tu as besoin, tu sais je serai là Ton rêve n'est pas le mien, petit ne te retourne pas Le vieux glisse une larme, petit fais gaffe à toi. L’expérience n'existe pas, petit n'écoute que toi Si un jour tu as mal, n'ais pas de honte, je serai là Tu vas devoir te battre, tu vas devoir cogner La vie n'est pas toute rose, petit j’ai mal pour toi Un jour dans la neige j’ai crié ta naissance Un jour sous la pluie j’ai pleuré ton départ Petit ne te justifie pas, referme bien la porte Petit si un jour tu as besoins, tu sais je serai là Ton rêve n'est pas mien, petit ne te retourne pas Le vieux glisse une larme, petit fais gaffe à toi. Un jour tu seras père, la peur t’envahira A ce moment ...

Témoignage 19/12/2003

J'en ai tant vu...

Témoignage Aragon commença un jour l’un de ses poèmes par une phrase assez mystérieuse, « j’en ai tant vu qui s’en allaient, qui ne demandaient que du feu». Cette phrase, j’essaie parfois de la comprendre enfin, je dis bien j’essaie… « j’en ai tant vu qui s’en allaient, qui ne demandait que du feu » J’en ai tant vu qui parlaient trop faute d’agir, faute d’y croire J’en ai tant vu dire j’ai raison derrière le mur de leur pare feux J’en ai tant vu qui ne disaient rien, trop fatigués sans plus d’espoir Je m’appelle x et j’ai 20 ans, je vais te dire ce qui est bien, ce qui est mal Je m’appelle z et j’ai 100 ans, j’ai rien à dire mais je regarde et je me marre Je m’appelle x j’suis pas raciste mais attention je hais les cons, tous au canal ! Je m’appelle z j’ comprends plus rien , sûrement trop vieux, mis au rencard J’en ai tant vu croire en un dieu et le renier pour un succès, pour une faiblesse J’en ai tant vu dire je vous aime à tout jamais et oublier jusqu’à son nom J’en ai tant vu donner des leçons, montrer du doigt les jours de messe J’en ai tant vu monter très haut, faire trois petit tours et puis s’en vont Je m’appelle x et j’ai 30 ans, ce que je veux c’est un enfant, un être unique Je m’appelle z et j’ai 100 ans, ce que je veux c’est qu’ils soient bien Je m’appelle x je vais tout casser et réussir à ma façon, pas de panique Je m’appelle z , petit cadeau mise à la retraite, le monde tourne ça ne change rien J’en ai tant vu crier misère, trop cher ...

Lettres restées sans envoi 19/12/2003

Quand les hommes vivront d'amour ...

Lettres restées sans envoi Paroles et musique: Raymond Lévesque. « Quand les hommes vivront d'amour Il n'y aura plus de misère Et commenceront les beaux jours Mais nous nous serons morts, mon frère » Verdun, il y a encore 1 an je ne connaissais même pas ce nom. Oh maman si tu savais, si tu voyais ce sang autour de moi. Je vis dans un monde en noir et blanc où seul le rouge semble vouloir survivre. De la pluie, de la boue, les morts sentent la pourriture, les mutilés hurlent comme des chiens affamés. Hier papa, le soleil s’est enfin levé, des nuées de mouches bourdonnaient autour de moi et des cadavres de mes camarades. Je ne sais plus si je fais partie de ce charnier ou si je suis encore en vie. Trop chaud, trop froid, trop sale j’ai comme l’impression de n’être plus tout à fait humain. Les carcasses de mes frères s’enlisent. De temps en temps un éboulement voit ressurgir une main, un pied. Je marche sur ce tapis de morts cherchant tant bien que mal à suivre les vivants. Vivant maman c’est un grand mot. Dans ma tranchée il n’y a que des fantômes habitués à obéir aux ordres. Tu sais on s’habitue à tout, même à l’horreur. Soyez des hommes hurle le capitaine, j’essaie papa mais j’aimerais tant me laisser aller, dormir, m’envoler loin de cette folie. Maman je rêve d’être petit, nu enserré dans tes bras, collé à ta chair. Papa, des flots rouges semblent vouloir dominer l’immondice. J’essaie de ne pas me faire emporter par la vague, le sang frappe le bas de ma capote, je n’ai même plus peur… « ...

Kleenex Family 19/12/2003

Sacré Denis de Caen de Gaillardac

Kleenex Family - Vous … Vous avez le nez… Heu… vous avez votre grand nez qui coule ! - Effectivement - Ha ! - Et ensuite ? - Mais… - Ah non c’est un peu court garçon. Tu pouvais écrire bien des mots en fait ! En variant le style par exemple, tiens lis donc un peu ! - Agressif ! Moi monsieur si j’avais un nez aussi sale il me faudrait sur-le-champ une tonne de kleenex ! Amical : Mais ne connaissez-vous donc pas ces mouchoirs en papier recouverts d’un baume protecteur ? Souffrez monsieur que je vous en offre un afin que vous puissiez vider vos deux annexes. Descriptif : Quatre épaisseurs de cellulose dans des paquets de dix ou bien les 150 pour votre plus grand bien. Une boite en carton pour protéger le tout voilà qui vous serait utile. Curieux : N’êtes-vous point à la mode pour ne chasser vos crottes qu’avec le revers de votre main ? Ne connaissez-vous donc pas ces mouchoirs de papier, jetables et si futiles ? Grâcieux : Souffrez monsieur que je vous tende ce petit papier bleu. A moins que vous ne préfériez ce rose ? Le rouge à mon sens siérait à votre nez. Truculent : Savez vous mon brave qu'un rideau n’est pas un kleenex ? Je vous vois y mettre toute la dose ! Allons prenez ceci, vous pourrez le jeter ! Prévenant : Attention, vous allez glisser sur votre morve ! Prenez donc mon mouchoir afin de l’essuyer. Vous serez étonné car il résiste à tout même à vos joutes nasales ! Tendre. Je vois qu'il a le nez qui coule, Approchez que je l’essuie et ceci sans payer Car je ...

Obao Bain moussant 13/12/2003

Nouvelles du monde qui bouge (2)

Obao Bain moussant - Cet érotisme, cette odeur, je la sent, l’imagine. Elle est nue baignant dans des cumulus de mousse odorante. Je n’ose la déranger ma travailleuse. Toc toc, Arlette il va être l’heure - Rentre donc mon Marcouné - Oh cette volupté, ce parfum de gourmandise ensoleillée ! Arlette c’est au bas mot du Obao ! - Oui ma force ouvrière, rejoins-moi vite ! Comme Marc Blondel et Arlette Laguiller avant un grand meeting ne ratez pas un bon bain moussant obao - Oh bas ho ! Fais gaffe tu fais déborder la baignoire ! - Mesdames messieurs bonsoir, à ma droite Marie Nella à ma gauche mon manteau car dehors on se gèle les coucougnettes. - Bonsoir les coquins ! A ma droite Marc Lecoup à ma gauche, mais Marc il n’y a rien à ma gauche ! - C’est tout le problème du moment ma chère Marie… - Il est 20h, l’heure de vos nouvelles du monde qui bouge, et dieu qu’il se remue le bougre ! LUNDI ! - Le Téléthon rapporte 95,1 millions à la recherche, 190,2 millions à ses sponsors, une barbe de deux jours à Gérard Holzt et enfin une trousse de maquillage à Sophie Davant pour se ravaler la façade. - Resto du cœur, c’est reparti ! Le gouvernement annonce un renforcement des bénévoles dû à la recrudescence des sans abris. Chirac déclare, « Je compte encore faire mieux l’année prochaine » - Nous n’en doutons pas mon cher Marc ! Pub ! O comme odeur, ce parfum de vanille, de cannelle, de fleur ! B comme bain moussant. Cette mousse onctueuse cachant les zigounettes A comme actif hydratant, ...
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