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wendy44

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depuis 06/11/2005

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Meteo 27/05/2011

Pluie

Meteo Je suis passée te voir aujourd’hui. Comme ce vieil amant d’antan. Le regard fuyant. Le pas branlant. Couvert d’ennui. Épris de pluie, Pris dans la nuit. Dehors les arbres se soumettent, Contigus, Volant au vent le théâtre de mes excès. C’est beau la pluie. Quand on lui plaît. C’est beau la nuit les jours de pluie. J’ai déposé sur ta pierre, En silence Le secret d’une larme endormie. Tombe la nuit les jours de pluie Tombe la pluie quand il fait nuit J ai posé à tes pieds D’une valse lunaire Quelques roses fanées Au pied d’un réverbère, Pour parfaire à ta nuit C’est triste la lumière. Quand elle te fait poussière. J’épouse en silence le rêve, Ce rêve étrange et pathétique D’une femme qui m’aime, Et s’évanouit, Dans la nuit Alors que le ciel s’arme d’impatience, Laissant derrière lui cette désolante traînée de feu Qui fait languir les amoureux, Je fuis. Laisse-moi t’aimer à nouveau, Dans la chaleur désemparée Des jours de pluie La nuit s’épuise et s’alourdit De ce que je n’ai jamais fui. Demain tout ira mieux. Là-bas, les bateaux partent et se libèrent Et s’estompent dans la lumière Des plus beaux jours de pluie. Comme un jour dans ma vie Pluie se libère en amertume, Encre de chine et triste plume, Je m’abandonne sur tes mots, L’éclat de tes ruines, Qui volent en éclats sous le soleil d’automne Ces quelques mots de pluie Que le vent nous murmure Trois petits pas de trop Quand la nuit s’affranchit Et me laisse en solo Quand j’ai un verre de trop Le temps scelle en ...

Poésie par S 27/05/2009

Île était une fois

Poésie par S Dans le verbe ou dans l’écriture C est toujours à la relecture Que l’on découvre en sa conscience La trajectoire du mot silence Des larmes, des secrets, des chutes, Et tout c’qui fait rêver les hommes d’égalité, Tous ces petits morceaux de chair à l état brute Et qui pèsent sur nous comme la Vérité Le vide, funeste en sa gloire, La peur de n’être rien qu’un grand champ de bataille, Quand l’absence en son sein nous ronge à la tenaille, Et nous dicte l’absence comme une veuve infidèle Des larmes, des secrets, des lames, Et des verrières gorgées d’amour et de détresse, Abandonnant au vent, péché de l’écriture, Ce qui reste de nous jusqu’à la déchirure Les mots, bleus comme la terre, Qui prennent la couleur des plus beaux jours de pluie, Et qui s’arment d’amour face au vent du mépris, S’évanouiront un jour sur le cœur des Fidèles Ta peau, blanche comme la mort, Sommeille en moi comme un guerrier qui ne croit plus, Toutes les croix du monde pourraient bien se morfondre Que de tes plus beaux vers je resterai le chien Serments de l’infini et autre passe muraille, Sortiront ils indemnes du ventre de nos plaintes, A quoi bon me nourrir du noir de mes entrailles, Quand je sais que la vie sans toi verra ma fin Le parfum de tes nuits, ce rosaire insolent Qu’on disait éternel quand s’arrêtait le temps, Et tous ces coins de murs, sur le pas de ta porte, Qui veillaient mes blessures souillées de natures mortes Ne verront plus l’étreinte du vœu ...

Poésie sur la mélancolie 28/04/2009

S'il suffisait d'y croire

Poésie sur la mélancolie On dit que les gens vivent Et puis qu’un jour ils meurent Faut-il vivre en survie En attendant son heure, Ou se laisser mourir Pour vivre à cent à l’heure On dit que les gens tristes sont toujours ceux qui pleurent, Faut-il avoir vécu, pour voir que le bonheur De ceux qu’on a perdus faisait battre nos cœurs, A plus de cent à l’heure Faut-il attendre son heure… Pour rattraper le temps, Même désespérément, D’un phrasé inutile Qui échappe aux tourments De la beauté fragile D’une vie en suspens Je me souviens encore… Nos rires, Nos pleurs, Et tout c’qui nous enchaîne, Et tout c’qui nous fait peur Là-haut le vent peut bien souffler Quand y a plus rien à espérer… Il y a des jours comme aujourd’hui Où la vie ne ressemble à rien Qu’à une petite peau de chagrin Qu’on a violé en plein hiver Il y a des nuits comme des absences Où les oiseaux volent silencieux Et nous regardent dépérir Comme des voiliers en partance Il y a des jours, il y a des nuits Où plus rien n’est plus comme avant… Il y a des mots plus forts que l’homme Qui trahissent notre ignorance, Et des trognons qui se font pomme Dans le jardin de l’innocence Quand les pépins se font poussière Et que la terre n’a plus de larmes Pour les voir fleurir en silence Il est des joies , de grandes peines Qui nous meurtrissent et nous enchaînent… Peut-on changer les choses Dès lors qu’elles sont éteintes Pour donner à la rose La couleur de l’étreinte Peut-on ...

Poésie sur l'absence 03/01/2009

Et les roses se souviendront...

Poésie sur l'absence En souvenir de toi Papa... Au nom de tous les Tiens Je sais que tous les mots Ne te ramèneront pas, Mais laisse-moi y croire Encore Une dernière fois… Le mur des clochers veille Sur le sommeil De mon papa… Là-haut dans les sous bois, J'entends flotter les pas D'un ange qui surveille Ceux qu'il aimait ci bas Et j'aurai vu danser Le vent de mes rivières, Comme j aurai tant aimé Les larmes de mon père… Il était à ma vie Ce que j'étais au temps, Rêvant ma poésie Dans ses yeux noirs et blanc, Papa aimait la vie Et les petits enfants… Il était mon printemps, Mêlant au chant des fleurs La rose de mon cœur Et je pleure en silence Celui qui me berça Au clair de mon enfance… Petit papa Lionel, Tu mettais dans mon ciel Des milliers de couleurs Ci-bas tout n'est que neige, Tu étais mon manège, Petit Papa de moi… La vie s'est arrêtée En ce mois de décembre, Ils vont fêter Noël, Reviens-moi en novembre, Et j'oublierai ces larmes Qui déchirent mon cœur Quand la nuit me fait cendres… J'ai peur de m'oublier Au douloureux méandre De la mélancolie Qui n'en peut plus d'attendre Et ces colliers de souvenirs Qui ne t'auront pas vu vieillir Au clair de tes cinquante quatre ans… Papa aimait la mer, Le vert de la campagne, Les cerises en hiver, Le blanc de la montagne Il était mon héros, Ce tout petit oiseau Qui pleurait en silence La voix de ma souffrance… Et j'aurai vu danser Le vent de mes chimères, Comme ...

Fais ton Slam 19/10/2008

And now you have to play the Game.

Fais ton Slam T'as tout misé sur une seule balle, And now you have to play the game… Où sont les saltimbanques, Repliés dans leur planque, Le monde, vu d'en haut, S' tient par le bas, Les gigolos, C'est pour les branques Et les soldats Qui s'tirent dans l'dos Dans les journaux... " Sois fier de toi bon patriote, On f'ra de toi un polyglotte Quand tu traîneras ta roulotte Sous un seul bras... T'as pas d'pognon ? Joue pas aux cons, Fais toi trader Dans les bunkers, Et là au moins t'auras d'la maille, Quitte à étaler tes semailles Sous le nez de nos « dirigeants » Te demande pas trop qui je suis, Tout ce beau monde, j'le connais pas, Suis qu'un baltringue du vieux Paris, Un pauvre dingue sans mépris… J'traîne mon cafard au fil des bars Ma vieille hotte et mes ressasses, J'traîne la guibole, suis qu'un clochard Aux pauvres groles floquées de crasse J'rempile mes clopes et mon passé Sur l'étagère des désespoirs, J'déchire la vie et ses ratés, J'engraisse les rires dans mes tiroirs Je ponce les murs des bas quartiers, L'absinthe en poche, j'cause aux gouttières, Suis anarchiste mais pas paumé, Opportuniste en sa galère Suis pas bandit, suis pas manchot Mon univers vit dans l'métro, La théorie c'est mon fardeau Dormir par terre, c'est un boulot… Je viens d'nulle part, Je tag la vie Sur les boul'vards, en graffitis, Suis pas artiste ni voyou, « L'Unijambiste sans le sou »… La société m'a corrompu Au rang des cloches sans ...

Poésie sur la nature 23/09/2008

Mélodie en sous sol

Poésie sur la nature Je suis pierre de rocaille Qui naquit sous la cendre, Pour fleurir les entrailles Des larmes de novembre… Je suis cet écueil triste, triste et solitaire, Né de la blanche neige qui foule les terres, Je recueille en silence au cœur de l'univers La mémoire inaudible des plus grands amours… Ce soir j'ai pris le temps d'écrire Quelques lignes avant de partir Vers la nuit triste et sinueuse Qui m'appelle depuis toujours… Suis-je d'asphalte ou de méandres ? Je vibre sous les herbes tendres Qui caressent mon idéal, Granité de noir et d'opale… Derrière moi je laisse l'histoire Du rêve de ce vieil Icare Qui rêvait de voler mains nus Au-delà de terres inconnues Et vint s'écraser à mes pieds… Dans mon silence, sans escorte, Je ramasse les feuilles mortes, Des petits bouts de rien du tout, Qui me conduisent vers ce flou Que chacun refuse de voir…. Ce qui différencie L'amour de l'amitié C est quand le cœur s'ennuie, S'ennuie à en crever, Et en oublie ses rêves, Quitte à tout pardonner Aux herbes de l'oubli… J'entends des adieux sans pardon Aux quatre vents de mes saisons, Je suis silice et silencieuse, Dans les carrières voluptueuses Des hommes qui me voient périr Car là où j'erre il n'y a personne, Il n'y a pas de prix à payer D'avoir rêvé d'être l'automne A défaut d'être vanité… Les hommes sont ils si cruels Qu'ils en mêlent au rang de leurs duels Un contingent d'iniquité Qui ne sert que leur égoïsme Les pierres parlent ...

Lettre de rupture 13/08/2008

Combien de temps...encore.

Lettre de rupture Ça fait seize ans que t'es parti, Ça fait vingt ans que t'es plus là, Jamais trop su régler ma vie, Compte à rebours et trois p'tits pas Ça fait quinze ans qu'tu m'as quittée, Ça fait 10 ans que je n'vis plus, Trois mégots dans le starting-block J'ai rangé ma vie dans les docks J'sais plus quoi faire dans mon p'tit train, Et y a même plus de paysage Derrière le blanc de mes refrains Quand je renonce à ce visage, Qui me conduisait vers demain, Quand j't'imagine j'revois la mer, Et les oiseaux qui s'badigeonnent A l'horizon d'un gouffre mer Qui ternira, dans sa passion, Leurs blanches ailes débarquées Tout droit d'un navire en détresse Le paradis existe-t-il, J'voulais l'découvrir avec toi, Peut-on mourir de sa folie Si l'paradis n'existe pas… J'te l'aurais jouée piano solo, J't'aurais fait danser dans le vent, Un piano bar, un vieux saxo, Et une marche à 4 temps, Un verre de gin, un vrai baiser, Et ton Blue jean qui m'fait craquer Quand j'te regarde comme une légende… J'regarde encore nos vieilles photos Et tous nos clichés noir et blanc, T'avais rien d'un commanchero, T'étais mon autre, tout simplement… Laissez-moi mourir dans le sable A l'aube ou au soleil couchant, Je me battrai jusqu'à l'ivresse Jusqu'à la moelle et au tranchant, Pourvu que tous mes rêves en liesse Se décuplent de la tristesse Qui les virent naître au temps dormant Alors qui pourrait m'en vouloir Entre la veuve et l'orphelin D'avoir rêvé ...

Poésie sur l'attente 31/05/2008

Et comme un bateau ivre,emporté par le temps...

Poésie sur l'attente J'ai pas toujours les mots Pour souffler mon chagrin, Mais je sais que la vie Ne tient qu'entre deux mains… J'ai pas toujours le temps De sentir ce parfum Qui vous sied comme le vent, Mais il vous va si bien… Comment vous rendre heureux Dans ce monde insolite Quand un cœur malheureux Ne veut plus qu'on l'habite… C'est vrai j'ai mis du temps A me reconquérir, Mais j'suis comme une enfant Qui a peur du désir Ce cadeau merveilleux De pouvoir vivre heureux J'peux pas l'apprivoiser Dans le gris de mes cieux Parce qu'il me fait mal… Chaque jour qui s'écoule Passé à vos côtés Donne un sens à ma vie… Suffit que l'on s'écoute, Et que l'on pleure ensemble Pour estomper les doutes Qui parfois nous rassemble Je n'ai rien à offrir Que des perles de terre, Mais quand j'vous vois sourire C'est comme un courant d'air Qui fait battre mon cœur J'voudrais franchir le pas Et pouvoir Vivre enfin Dans l'amour et la joie Ce que je ne vois plus… Petites fleurs sauvages Sur qui je peux compter, Quand la vie nous engage Dans notre traversée, Les rêves n'ont plus d'âge… Combien de larmes et de bateaux Auront traversé tout ce temps La blancheur de mon océan Où ne sombrent que les radeaux… Entre le vide et la souffrance, Je crie la nuit dans mon silence Que dans tout homme se cache un traître Qui sous estime sa puissance Dans son règne et ses exigences Face à des êtres sans défense… Faut il avoir perdu Celui que l'on ...

Poésie sur le départ 11/04/2008

Somewhere in Babylon

Poésie sur le départ Je me souviens encore De ces nuits white satin, Somewhere in Babylon Quand les robes dessinent Les courbes du passé Du tracé majestueux D'un rêve glycérine J'te regardais de face, Dans l'ombre frénétique D'un rideau sans embrase Et se froisse au silence D'un rêve en dépendance Reviens nous, souffre-moi, L'heure est à l'agonie, J'veux pas partir sans toi, Dans ce désert étrange Parfumé de santal J'ai plus le temps de rire, Encore moins d'espérer Sous le clos des baltringues Quand la nuit se fait glace Le monde est endormi, Laissant geindre à ses pieds Les amours transversales… Alors j t'envoie des pages, Des pages d'écriture, Qui se laissent emporter Au vent de mes ratures Quand j'ai peur d'oublier Que nous formions qu'un Dans notre déchirure Somewhere dans le nowhere S'oublie derrière la vitre D'une histoire sans paroles… Plus le temps de rêver, Tout juste de penser Que demain est ailleurs Et qu'il se fait attendre En effeuillant les heures Des souvenirs perdus T'ai-je trop attendu, Parée à décoller… Là haut dans les nuages, Je trace ton visage, Suis seule dans ma carlingue Avec tous mes naufrages Les arbres se piétinent Sous la lumière toxine D'une lune impériale Et la pluie dégouline Sur les hublots souillés D'un charter en détresse Là-haut les stalactites Jouent à colin Maillard, J'ai joué ma réussite Pour un coup de cafard, Préférant solitude A ce triste brouillard Que revêtait ma vie C'est ...

Poésie par V 26/03/2008

La valse des mots dits

Poésie par V Révolte taciturne, Chassant à la nuit pleine, Ce noble préambule, Qui s'écoule en nos veines, A la gelée nocturne, Des chemins endormis, Se rêvant à la vie, D'un souffle ventricule, Au souvenir des Autres… Me faudra t il tuer Père, Mère, Jusqu'à mon propre frère, Pour entendre crier Combien l'ordre établi Blasphème Le cœur des opprimés Me faudra t il me rendre, Soumise, A la perversité De ce monde englué Dans ses commandements, Bafouant les libertés Au profit de l'argent Refoulant au trottoir Ce qu'il ne veut plus voir Au nom De la postérité Me faudra t il mourir Pour combattre en silence Ce qui n'est plus à taire Quand tout serait à dire Lorsque saigne la Terre Dans toute sa puissance, Ruinant l'indifférence De ses protagonistes Lorsque sonne l'absence Des mots les plus simplistes Les secondes s'éteignent Aux sanglots des horloges, Rampez, ô musaraignes, Le poète s'abroge De toute conviction Mêlant aux palissandres Le rêve de Cassandre Que l'on ne crut jamais Et paya de son corps Ce qu'elle osait prédire Au-delà de la mort Quand la littérature S'abreuve du pouvoir De ceux qui la torture Au rang du bénéfice, Les mots n'ont pour valeur Que tous les droits d'auteurs De ceux qui la condamne J'entends l'homme se battre Au vent de ses frontières, Et les enfants pleurer Dans les bras de leur mère J'ai vu mon père au front Prêcher son édifice Arborant ses galons, Au nom de la justice Sous ses airs ...

Poésie sur la différence 20/03/2008

S en ciel

Poésie sur la différence J'ai bien reçu ta lettre Je l'ai relue cent fois, Je voudrais disparaître Te demander pardon, Mais je ne sais pourquoi… Je suis allée marcher Le long de cette plage Où je t'ai rencontré… Et j'ai relu ta lettre Vêtue de quatre mots, Quatre mots mis à nus, Jetés à l'encre vide Sur un bout de papier… Le blanc des coquillages Au gré du vent salé Berçait dans son sillage Un goût d'inachevé… Je ne sais pas pourquoi, Ni pour quelle raison Tu ne veux plus de moi, Alors j'écris ton nom… L'Amour peut il s'échouer Sans jamais dire en quoi Il s'est laissé mourir… J'avais gardé l'espoir Dans mon éternité De pouvoir te revoir Malgré la destinée Qui parfois désunit Les plus belles histoires, Mais nous n'étions pas prêts A tout recommencer Dans cette voie lactée… Courir après la mer Et se laisser aller Dans le bleu des chimères Pour ne pas oublier Combien on peut s'aimer D'un retour en arrière Quand on l'a traversé… Devrai-je écrire au temps, Lui demander ta main, Et m'enfuir au présent Pour quelques mots de rien J'attendrai quelque part, Quel que soit mon automne Ou l'heure de mon départ… J'ai bien reçu ta lettre, Je l'ai relue cent fois, Nous nous retrouverons, Ailleurs où bien là-bas, Je ne sais pas comment, Je ne sais pas pourquoi, Mais je sais seulement Que je n'aurai plus froid… Là où les corps s'élèvent Et sèment en douceur, Les bras de mer s'achèvent Sous les pommiers en fleurs... Wendy ...

Poésie sur les animaux 06/03/2008

Ainsi soient ils

Poésie sur les animaux Prélude existentiel : Ne croyez pas qu'en tentant d'écraser les cafards vous les éliminerez. Bien au contraire. Ils ne feront que se décupler. Telle est la loi de la nature dans toute sa générosité animale. Quel que soit le passé, quel que soit le combat, Nul ne peut piétiner ce qu'il ne connaît pas, Qui oserait juger la douleur d'un instant, Dès lors que son regard se veut impénitent. Qui d'honneur ou de droit se permettrait un jour De divulguer au peuple ce qu'il veut vomir Si ce n'est pour méprendre ou encore mieux détruire La noblesse d'un rang qu'il n'atteindra jamais. A user de mépris et de beaux commérages La nature assouvit au degré de sauvage Ceux qui pestent en silence un langage de sourds Et prostituent leur âme au cercle des vautours. Peut-on se dire humain et bafouer les secrets, Eriger des refrains sans remords, sans regrets, De celui ou de celle qui porte en son sein L'Amour et l'Amitié dans sa plus haute tour. Pauvre juge en ce monde qui ose permettre Adonner au déluge ce qu'il croit connaître, Et confondre à l'immonde ce qu'il n'a vécu. Que ne ferait on pas pour sauver son Salut, Ses amis, sa folie, et les vendre au bûcher, Quitte à s'en mutiler la langue et les boyaux. Je vous convie messire en ces lieux incertains, Je ne puis vous maudire, puisque vous n'êtes Rien Qu'un titre de noblesse qui se fît la grâce D'une triste prouesse dont je me fais lasse Combien de condamnés dans ce tableau de chasse Que je ...

Solde de tout compte 27/02/2008

Poséïdon

Solde de tout compte Il est des jours de peine Comme on file la laine Au travers du néant … Le vent sèche, furtif, Des colliers de récifs, Et pourchasse le temps, Déposant sur le sel De ses larmes cruelles Quelques gouttes de pluie, Et s'enfuit, malheureux, Vers les vertes collines De ses nuits séraphines… Rien n'est plus comme avant. Quand l'amour vous abîme, Est-ce le châtiment Ou bien encore le crime D'un arrière gout d'infime Qui s'enfuit lentement… Les paupières se creusent S'éventant malheureuses Au chant sacré des heures Qui les verront mourir… Je rêvais d'un soupir Comme on rêve en silence D'un triste souvenir Ou d'une renaissance… Désormais je suis seule… Boul'vard des pas perdus, Qui est tu, où es tu ?... J ai perdu connaissance, Malgré l'indifférence Des pas qui me négligent, Et me bats dans l'errance Pour ne pas oublier Ce dont on m'a fait don… Hier était demain, J'en oublie le présent Malgré tous les refrains De ces vieux parchemins Qui clamaient en riant Que j'étais plus que rien Quand mon cœur en chagrin M'insufflait la moiteur D'un souffle ravageur… Et moi qui rêvais d'un balcon, A trop rêver on devient con… Je veillais l'harmonie de ce tendre visage Qui ne vit que le pire au printemps de son âge, L'espoir d'un avenir, malgré le désespoir Qui ronge l'ignorance au seuil de mon fouttoir… Je me bats, je me crante, à m'en tailler les veines, Refusant au miroir ce qu'il aimerait tant, Je refuse de voir ce qu'il ...

Composition à 4 mains 21/02/2008

Veuillez laisser votre message...

Composition à 4 mains Lou : Se demander parfois à quoi sert encore aujourd'hui d'avoir un cœur et des battements de cils pour se réveiller dans un monde aveugle. En venir à envier tous ces pourris à qui tout sourit. S'écrouler de lassitude, se clouer au lit. Envisager de s'en sortir, y renoncer dans un soupir. Plus que jamais en mon âme et conscience je doute de ma soif de vivre… Quels maux désormais vont me rendre ivre… Wendy : Pourtant… J'ai encore envie d'y croire malgré le désespoir qui s'installe un peu plus chaque fois que j'entrouvre les portes de ma peine… Les jours de pluie, c'est comme le bleu du ciel…tu t'en mets plein les yeux, histoire de te rendre un peu plus malheureux, parce que tu crois que ça fait du bien… Et ça fait Mal… Tu deviens cet animal que tu méprises, Tu te saoules du scandale Pornographique De cette douce brise Qui te rend insatiable… Quitte à en oublier les autres… Tu trouves ça délicieux Dans le regard odieux De la mélancolie Qui te ronge… Y'a pas d'amour heureux… Lou : C'est le cœur qui parle, en attendant son silence. Et de drôles de larmes qui roulent, en boules. Un océan de larmes, s'y pencher c'est se noyer. Je suis tout mouillé dedans, autour tout est si sec. Il est des heures où vivre d'amour et d'alcool pur versé sur les plaies se doivent d'être. Ecorchures sans noms, d'amour et d'eaux troubles… Puisses-tu entrevoir une issue, une lueur dans la fumée. Je ne prie pas le ciel en foulant l'enfer où je suis ...

Poésie pour la Saint Valentin 13/02/2008

Anafée ou la légende des siècles...

Poésie pour la Saint Valentin Comme un rêve infidèle à toute volonté, L'Amour à tirant d'ailes un jour s'est envolé Sur les parois de sel en son cœur abîmé Etirant sur son Elle un vent de liberté… Anamor caressait depuis la nuit des temps L'espoir universel de la reconquérir, Paré d'un violoncelle, s'apprêtant à mourir, Il se mit à marcher, dans les affres du vent… Epuisé par l'absence il se posa un jour A l'ombre d'un vieux hêtre qui parlait au ciel, Elle existait peut-être, Anafée de toujours, Savait-elle en silence qu'il n'était qu'amour… Les feuilles caressaient la nature invisible Des membres de son Être paré d'invincible, Il serait tout pour Elle, Elle serait tout pour lui, Refermant ses paupières, il s'offrit à la nuit… Les étoiles chantaient en ce soir éclatant, Et les roses valsaient sous le soleil flottant, Les bougies pavoisaient d'une flamme éternelle, Il la rêvait si haut, il la voulait si Belle… Un oiseau se posa sur son âme endormie, Lui insufflant vaillance aux marches de l'oubli, Il la verrait vieillir, malgré son incroyance, Fallut il simplement qu'il s'arme de patience… Anafée se cachait, là-haut sur la colline, Assise sur le mur de son plus beau rempart, Perdue dans ses pensées, elle songeait, clandestine, Que l'amour ne pouvait naître d'un seul hasard… Il serait son printemps, elle serait son hégire, Il serait son royaume et son plus bel empire, Ils n'attendaient plus rien, oubliée par les siècles, Des siècles de soupirs qui ne s'attendent ...
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