Méthode Assimil le Tchèque sans peine - Assimil

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Et pourquoi ne pas apprendre le tchèque?!

5  14.04.2006

Avantages:
Un des rares livres français sur une grande langue slave

Inconvénients:
Livre très (trop?) dense

Recommandable: Oui 

sheinkin

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Membre depuis:22.12.2004

Avis:14

Lecteurs satisfaits:12

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Cet avis a été évalué par 13 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

Après l'hébreu, le chinois, le japonais et l'occitan, je tenais absolument à vous faire partager mon expérience et vous donner envie d'apprendre une langue qui n'est certes pas importante numériquement ou sur le plan international, mais à laquelle je tiens beaucoup, et qui mérite sincèrement d'être étudiée: le tchèque.
Pourquoi cet amour du tchèque ? Génétiquement je suis tiraillé entre deux extrémités de l'Europe : je suis de mère espagnole, tandis que mon grand-père paternel était tchécoslovaque ! Si j'ai pu naturellement devenir bilingue français - espagnol, l'expérience a été bien différente avec la langue tchèque… Outre le fait que cette langue est fort peu enseignée en France, trouver des livres en français permettant une étude autodidacte du tchèque est quasiment impossible. Assimil, éditeur bien connu, m'a permis de faire mes premier pas dans la langue de mes ancêtres. Avant de détailler le contenu du livre, ainsi que ses points forts et ses faiblesses, laissez-moi vous présenter la langue tchèque : une langue réputée très difficile, mais peut-être pas si éloignée de la nôtre…

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1/ Le tchèque
Avec l'essor du tourisme en République tchèque, et en particulier à Prague, véritable joyau de l'Europe centrale, de plus en plus de Français sont intrigués, fascinés, voire franchement intéressés par la langue de ce petit pays, parlée par environ 10 millions de personnes. Ce qui saute immédiatement aux yeux des touristes se rendant sur place c'est le côté étrange du tchèque : bien que cette langue semble familière (l'alphabet est identique au nôtre, les sonorités ne nous sont pas étrangères…), elle est également totalement incompréhensible à qui ne pratique pas déjà une langue slave ! Voyons pourquoi en détail…

A/ Phylum.
Vous l'aurez compris, ou vous le saviez peut-être déjà : le tchèque est une langue slave. Mais qu'est-ce que le slave au juste ? « Slave » vient du mot « esclave », qui laisse imaginer le terrible sort réservé aux Slaves des Temps anciens (et à mes ancêtres par la même occasion !), et il est de même origine… que le mot « ciao » ! Parmi les langues slaves, citons, sans être exhaustif : le russe, l'ukrainien, le polonais, le slovaque, le slovène, le serbe et le croate, le macédonien et le bulgare. Ces langues, possédant certainement un ancêtre commun, sont très proches les unes des autres, tout en ayant leur spécificités. Pour vous convaincre, je vous donne un exemple. Le mot « pain » se dit « chléb » en tchèque, « hljeb » en bosniaque, « khliab » en bulgare, « leb » en macédonien, « chleb » en polonais, « khleb » en russe, « chlieb » en slovaque et « khlib » en ukrainien… Les exemples comme celui-ci se comptent par centaines, voire par milliers !
Les langues slaves sont des langues de la grande famille indo-européenne, ce qui signifie qu'elles sont toutes liées de manière plus ou moins proche aux autres langues d'Europe (sauf le basque, le hongrois et le finnois, qui sont à part), et aux langues d'Inde du nord, en passant par l'Afghanistan et l'Iran ! C'est cette parenté qui donne un côté vaguement familier aux langues slaves, et en particulier au tchèque. Vous ne me croyez pas ? Très bien, voici des exemples ! Les mots de parenté sont en général utilisés par les linguistes pour établir des rapprochements entre les langues. En tchèque, « frère » se dit «bratr » (pensez à l'anglais « brother » ou au breton « breur »). « Fils » se dit « syn » (pensez là-encore à l'anglais ou à l'allemand). Une « sœur » se dit « sestra » (très proche de l'anglais, de l'allemand et de manière plus éloignée, du français !) Les chiffres tchèques (et slaves) aussi sont très proches des autres langues indo-européennes : 2 se dit « dva », 3 se dit « tri », 7 se dit « sedm » (cf. le « septem » latin !)
Bref, vous l'aurez compris : le tchèque est bien une langue indo-européenne, et est donc lié génétiquement au français, même si ses sœurs les plus proches sont les autres langues slaves (les langues slaves étant globalement plus proches des langues germaniques comme l'anglais ou l'allemand, et des langues baltes, comme le lituanien, que des langues latines, dont le français).
Comme on le verra, le vocabulaire tchèque est purement slave, avec très peu d'emprunts étrangers. La langue tchèque, elle, a laissé peu de traces en français (on cite habituellement les mots « robot », « polka » et « pistolet » !)

B/ Alphabet et prononciation.
Bonne nouvelle ! Les Tchèques ont adopté l'alphabet latin pour écrire leur langue, et l'orthographe est phonétique ! Voilà qui facilitera votre étude même si l'alphabet tchèque vous réserve quelques surprises… Les langues slaves possèdent de nombreux sons qui n'existent pas chez nous. Dans l'alphabet cyrillique (utilisé en russe, ukrainien, serbe et bulgare par exemple), des lettres spécifiques servent à écrire ces sons. Ici il a donc fallu inventer quelque chose pour augmenter l'alphabet latin… En tchèque on trouve un « č », un « ĕ », un « ň », un « ř », un « š » et un « ž » (c, e, n, r, s et z surmontés d'un circonflexe à l'envers, si votre navigateur Internet n'affiche pas correctement les lettres tchèques), qui se prononcent respectivement [tch], [yè], [gn], [r+j], [ch], [j]. Le son le plus difficile est de très loin le « ř » (r circonflexe), unique au monde, qui se prononce comme la fusion d'un « r » roulé et d'un « j » français. Bonne chance !
Le tchèque possède un accent tonique (syllabe du mot qui est prononcée plus fortement que les autres). Cet accent tonique n'est pas écrit car il tombe toujours sur la première syllabe (ce qui est plus simple que l'anglais, le russe, l'espagnol ou l'italien). Le problème est que le tchèque possède aussi une notion de longueur. Une voyelle peut-être courte (comme dans le français « patte ») ou longue (comme dans le français « pâte »). Une voyelle longue est écrite avec un accent aigu (« á », « é », « í », « ó », « ú », et enfin l'adorable « ý »), voire avec un petit rond pour un deuxième type de « u » (« ů »). L'accent tonique et la longueur n'existent pas en français, ce qui explique la difficulté que l'on peut éprouver à prononcer du tchèque. Une faute de longueur peut provoquer l'incompréhension totale de votre interlocuteur.
Vous croyez avoir tout vu ? Non, bien sûr ! Si la plupart des consonnes se prononcent en gros comme en français, il faut aussi tenir compte de la mouillure de certaines d'entre-elles devant les voyelles. Ne fuyez pas, c'est assez simple ! « di » ne se dira pas [di], mais [dyi] comme dans le mot « diète ». De même pour « ti » (prononcer [tyi], comme dans le mot « tiare ») et « ni » (prononcer [nyi] , comme dans le mot « oignon »).
Pour vous taquiner, un Tchèque pourra vous demander de lire la célèbre phrase suivante, qui ne contient que des consonnes : « Strč prst skrz krk » (« mets ton doigt dans ta gorge ») ! Rien d'effrayant en fait car il y a un truc : entre deux consonnes le « r » se prononce [eur] (avec r roulé). Répondez-lui fièrement « Steurtch peurst skeurs keurk » et le tour est joué ;o)
D'une manière générale, quand on entend du tchèque, on se rend compte que cette langue est parlée beaucoup plus lentement que le français. Prenez donc votre temps en parlant tchèque ! Cela vous permettra de soigner votre accent tonique, vos longueurs et vos mouillures…

C/ Vocabulaire.
Voilà une langue slave et fière de l'être ! Le tchèque est resté très conservateur, et c'est en partie ce qui en fait sa richesse. L'immense majorité de son vocabulaire provient du (très) vieux fond slave, à un point tel que même des mots « internationaux » comme le nom des mois de l'année par exemple, ne ressemblent à rien de connu. Si vous allez à Prague, je vous mets au défi de comprendre à quelle date passe tel ou tel opéra ou concert ! « Leden », « únor », « březen » ou « duben » vous parlera certainement moins que « janvier », « février », « mars » et « avril » ou leurs équivalents espagnol, russe ou hébreu qui ressemblent, eux, en tout point au français !
Le tchèque possède néanmoins quelques petits emprunts aux autres langues européennes (auto, tramvaj, restaurace, orloj…) Enfin, vous l'aurez compris : l'effort de mémorisation est très important en tchèque (et vous n'avez pas encore tout vu…). A moins de parler couramment l'indo-européen préhistorique (!), il y a peu de chance de se raccrocher à des mots familiers en apprenant son vocabulaire tchèque.

D/ Grammaire.
J'espère jusque-là ne pas vous avoir découragé dans l'apprentissage du tchèque. On dit d'ailleurs souvent que lorsqu'on forme une phrase en tchèque, on est certain de faire au moins deux fautes dedans ! Pas faux (ça m'arrive à chaque fois que je voyage à Prague !), mais n'est-ce pas là un beau challenge ? Apprendre cette langue est en effet mentalement très structurant (comme pour la plupart des langues slaves, et c'est d'ailleurs souvent pour cela qu'on force des collégiens ou des lycéens à prendre le russe comme troisième langue à l'école). Le tchèque est une langue profondément « mathématique » et logique, essentiellement à cause de ses déclinaisons.
Si vous avez étudié le latin, le mot « déclinaison » a toutes les chances de vous faire (à juste titre) frémir. Dans les langues à déclinaison, un mot change de terminaison selon sa fonction dans la phrase. En tchèque il y a sept cas de déclinaison : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, locatif et instrumental. Même les prénoms changent de forme ! Tout comme en latin, et bien sûr en russe, il y a une multitude de modèles de déclinaisons, selon le genre du mot (en tchèque un nom peut être masculin, féminin ou neutre), mais aussi en fonction des lettres finales. Le choix d'utiliser tel ou tel cas de déclinaison est a priori régulier, et pas trop compliqué.
La conjugaison tchèque n'est pas à proprement parler compliquée. Elle l'est certainement bien moins que celle du français. Il y a globalement un présent, un passé et un futur, de construction régulière (il est même très simple de construire le passé et le futur). Le problème réside plutôt dans la notion d'aspect du verbe (qui existe aussi dans les autres langues slaves). En gros, pour chaque verbe français on trouve en tchèque deux verbes : un dit « imperfectif » (qui envisage une action dans son déroulement : il filme), et l'autre dit « perfectif » (qui exprime l'action envisagée globalement, vue de l'extérieur : il photographie).

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2/ Pourquoi apprendre le tchèque ?
Pour le courageux décidant de s'attaquer à une langue slave, le russe semble souvent un bien meilleur investissement que le tchèque car il est parlé par 30 fois plus de personnes ! C'est vrai, inutile de le nier. Ce sont essentiellement vos attaches en République tchèque, ou un coup de foudre pour la sublime ville de Prague qui peuvent vous inciter à apprendre le tchèque. Mais il n'y a pas que ça ! En effet, apprendre le tchèque vous permettra de comprendre le slovaque (ah ! Bratislava et son beau Danube…), et de passer sans problème au polonais. Le tchèque et le slovaque sont des langues infiniment proches, tout en étant bien distinctes. La séparation physique de la République tchèque et de la Slovaquie renforce au fil du temps les différences linguistiques entre les deux langues. Fort heureusement, encore aujourd'hui, les Tchèques et les Slovaques peuvent converser ensemble, chacun parlant sa langue respective… le Slovaque vous semblera certainement plus doux à l'oreille que le tchèque. Il ne connaît pas le terrible son « ř » (r circonflexe) du tchèque, mais possède un très joli « ŕ » (r accent aigu), un r roulé long comme dans l'espagnol « perro », et même un superbe « ĺ » (l accent aigu) unique au monde ! La langue la plus proche du polonais est le slovaque, mais vous l'aurez compris le tchèque en est aussi très voisin !
Pour conclure je dirai qu'un avantage fondamental de l'apprentissage du tchèque est qu'il vous permettra sans aucune difficulté de passer à une autre langue slave, le russe par exemple. La grammaire y est très similaire, le vocabulaire aussi. Les ennuis de prononciation sont globalement les mêmes… il vous restera simplement à apprendre un nouvel alphabet !

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3/ L'Assimil de tchèque
Quelle que soit la langue étudiée, le fonctionnement d'un Assimil reste le même : textes, notes de bas de page, aide à la prononciation, petits exercices, leçons de révision…
La méthode est basée sur l'assimilation passive (d'où le nom de la collection...) et consiste à répéter des phrases afin d'acquérir des automatismes dans la langue apprise. C'est une méthode proche de l'apprentissage tel qu'il a lieu chez l'enfant. Bon concept même s'il reste à prouver qu'un adulte apprend de la même manière qu'un enfant! (personnellement je ne suis pas bien convaincu…)
L'Assimil de tchèque n'est pas, à première vue, le plus réussi de la collection. Non pas parce qu'il serait d'un niveau trop faible… bien au contraire ! Le livre est incroyablement riche et dense, ce qui en fait sans aucun doute une référence, mais peut avoir un effet décourageant, voire repoussoir sur l'autodidacte désirant apprendre le tchèque.

A/ Les textes.
- Pour chacune des 90 leçons, sur la page de gauche on trouve le texte en tchèque, et à droite la traduction en français (parfois aidée d'une traduction "mot à mot " qui permet de comprendre la structure exacte de chaque phrase).
Si au départ les textes sont très simples et artificiels (il faut bien commencer par quelque chose de facile !), dès la leçon 5 ils se corsent nettement. Tout ceci me laisse penser qu'Assimil a d'abord publié ce livre pour des étudiants slavisants, c'est-à-dire parlant déjà une autre langue slave (le russe ou le polonais en général). Quoi qu'il en soit, ne vous laissez pas décourager par l'impression de densité qui se dégage des textes et de la présentation générale. Les textes regorgent de très nombreuses structures idiomatiques, donc n'hésitez pas à vous faire des fiches! Ça vous servira pour bien entamer des conversations avec des Tchèques, et cela étoffera vos discussions en vous permettant de nuancer votre pensée. Le vocabulaire utilisé est très riche et varié, faites-vous donc un petit répertoire (comme à l'école). Emmenez-le partout avec vous pour réviser régulièrement votre tchèque, et ainsi renforcer les acquis (souvenez-vous que les mots tchèques ressemblent fort peu aux nôtres, un effort de mémoire important est donc requis!)
- Une prononciation figurée "à la française" relativement efficace (mais qui pourrait être améliorée, à mon avis) est indiquée en bas du texte. L'accent tonique est marqué en gras, ce qui est bien pratique. La longueur des voyelles est notée simplement en doublant la voyelle (par exemple, le mot « rozumím », qui veut dire « je comprends », a un « i » long comme l'indique son accent aigu. Dans la prononciation figurée il sera noté « rozoumiim »). Bien sûr, les indications de prononciation se font de plus en plus rares au fil du livre, car vous êtes supposés acquérir petit à petit la prononciation correcte du tchèque.
- Enfin, chaque leçon est illustrée par un petit dessin humoristique (parfois très drôle) qui reprend une phrase qui a été vue.

B/ Les notes de bas de page et les révisions.
La grammaire, la syntaxe, les spécificités de la langue ainsi que des points culturels sont inclus dans une section "notes" au bas des pages. En fait ces notes sont vos seuls guides pour apprendre la structure de la langue! Elles sont donc essentielles à votre apprentissage du tchèque. Ne les négligez donc pas, et faites-vous des fiches grammaticales, ou un cahier.
Lisez longuement les leçons de révision (leçons multiples de 7), qui résument ce qui a été vu dans les notes, en fournissant des détails supplémentaires ainsi qu'une synthèse plus systématique de ce qui est disséminé le long des leçons.

C/ Les exercices.
Ah, les exercices d'Assimil… ! Voilà bien un point noir de la méthode. Ma conception personnelle de ce qu'est un exercice fait que je préfèrerais voir des activités ludiques et variées, qui permettent de mettre en pratique ce qui a été appris, et de renforcer les acquis. Ici on en est très loin ! Tous les exercices sont similaires. Chaque leçon en contient deux : un thème (traduire des phrases du français vers le tchèque) et un exercice à trous. C'est un peu « light », à mon avis.
A noter tout de même qu'Assimil a fait un petit effort en incluant dans ses leçons de révision quelques exercices supplémentaires (des versions, c'est-à-dire des phrases tchèques à traduire en français, ainsi que des exercices de conjugaison).

D/ L'appendice grammatical.
Voici un très grand point fort de l'Assimil de tchèque ! Si dans certains Assimil il n'y a aucun appendice grammatical, dans d'autres ils sont franchement nuls. Ici vous avez droit à 70 pages fort bien écrites, décrivant en détail toutes les subtilités de la grammaire tchèque. Au menu : des tableaux complets de déclinaison, les principaux tableaux de conjugaison, des tableaux de prépositions, et bien d'autre chose encore !

E/ Les supports audio.
On se pose souvent la question : faut-il se procurer les CDs ou les cassettes qui vont avec le livre ? Dans le cas du tchèque, la version sonore (chère) peut vous être très utile. On a vu que la prononciation du tchèque, sans être insurmontable, nécessite d'acquérir un certain nombre d'automatismes (surtout en ce qui concerne l'accent tonique, la longueur et la mouillure). Les enregistrements vous y aideront grandement. Mon conseil : écoutez-les sans cesse (dans la voiture ou dans un baladeur), et répétez ce que vous entendez (car, je vous le rappelle, une langue est faite pour se parler !)

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4/ Conclusion
1/ L'Assimil de tchèque est un ouvrage de grande qualité, si la méthode d'enseignement employée vous convient, et à condition de ne pas se décourager. Je vous conseille vivement de revenir souvent en arrière lors de votre étude (pour renforcer vos acquis), et d'être régulier. La version sonore peut vous aider à assimiler le tchèque vraiment sans peine.
2/ J'espère vous avoir convaincu que l'apprentissage du tchèque est une entreprise passionnante. Il s'agit là d'une langue difficile (peut-être la plus difficile des langues slaves, qui sont toutes compliquées sauf le bulgare, qui n'a pas de déclinaisons), très conservatrice, mais forcément enrichissante. Passer par la suite à une autre langue slave ne vous posera aucun problème.
3/ Un dernier conseil d'ami. Si vous avez l'occasion de vous rendre à Prague, n'hésitez pas à rentrer dans l'une des nombreuses librairies de la ville, et à vous procurer le livre suivant, d'excellente qualité, écrit par des Tchèques eux-mêmes pour apprendre leur langue, et qui est en français : « Pour les Français qui veulent parler tchèque - Chcete mluvit česky ? » C'est un gros livre bleu, pas cher (si l'on compare aux prix pratiqués en France !), et vous le trouverez partout ! Ce livre vous permettra une étude plus systématique de la langue tchèque, et vous pourrez donc le travailler en parallèle avec votre Assimil. En plus vous aurez sans aucun doute droit à un sourire radieux des vendeurs, heureux de voir un étranger désireux d'apprendre leur langue !

Na shledanou, Dàvid.

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Commentaires sur cet avis
meginka

meginka

07.02.2008 20:21

Moc a moc dobrej text ! Jsem rada ze jse ti libi cestina haha

Doulou

Doulou

03.07.2006 13:36

J'ai réussie à te lire jusqu'au bout, mais bon ce n'est pas trop mon truc!!en tout les cas on sent que tu es passionné!!excellent avis : un E!!

leti2417

leti2417

14.05.2006 20:59

très bon avis! tu connais beaucoup de choses et on voit que tu sais de quoi tu parles!!! j'ai enfin pu te noter!!!! :)

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