Et si on se mettait au breton ?
12.06.2006
Avantages:
Très bonne méthode pour apprendre le breton
Inconvénients:
Le prix des supports audio
Recommandable:
Oui
 sheinkin
Plus à mon sujet:
Toujours une assez longue absence due à un surcroît de travail ... A mon sujet: je suis passionné d...
Membre depuis:22.12.2004
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Seule langue celtique encore parlée en Europe continentale, le breton bénéficie d'une sympathie et d'un intérêt qui dépassent largement les limites de la Bretagne. Langue historique de la Bretagne, symbole culturel fort d'une région riche et attachante, son nombre de locuteurs a considérablement décru en l'espace d'un siècle, mais depuis une trentaine d'années le regain d'intérêt qu'elle suscite, laisse espérer des jours meilleurs. Trente ans après la parution de son premier « Breton sans peine », Assimil nous offre une nouvelle édition qui n'a plus rien à voir avec l'ancienne. Riche, agréable et très actuelle, cette méthode de langue vous permettra sans effort d'acquérir un bon niveau en breton. Avant de détailler le contenu de l'Assimil de breton, découvrons ensemble cette langue vénérable et fascinante… *´¨ ) ¸.´¸.´¨) ¸.*¨) (¸.´ (¸.´ .´ : (´¸.*´¯`* ¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨1/ LE BRETON Langue celtique encore bien vivante (environ 300 000 locuteurs), et présente dans la vie publique d'une partie de la Bretagne, le breton fascine et inquiète. Il fascine car son nom évoque forcément un passé glorieux, mystérieux voire, par certains aspects, magique. Il inquiète aussi car le non - bretonnant regardant une émission de télévision en breton (la météo bilingue sur TV Breizh par exemple) doit vite se rendre à l'évidence : il ne comprend rien à ce qu'il se dit !Ce sont la terre et la mer qui ont façonné la langue bretonne au point de lui donner des sonorités tantôt douces et tantôt rugueuses. On a souvent dit, comme pour les autres langues régionales de France d'ailleurs, que le breton étant différent d'un village à l'autre, et que par conséquent il était inutile d'apprendre à parler une langue si fragmentée et non uniformisée (sous entendu : rien ne vaut le français !). Qu'en est-il réellement ? On distingue traditionnellement quatre sous-groupes au sein de la langue bretonne : le cornouaillais (Kerne), le léonard (Leon), le trégorrois (Treger) et le vannetais (Gwened). Les trois premiers, proches les uns des autres, sont rassemblés sous le sigle KLT, tandis que le vannetais est franchement à part tant en terme de prononciation, que de grammaire ou de vocabulaire. C'est d'ailleurs dans un souci d'unification qu'est né le célèbre sigle BZH, qui est l'abréviation du nom de la Bretagne en breton : « Breizh », et qui permet de rassembler à la fois la prononciation KLT (« Breiz ») et celle du vannetais (« Breih », avec un 'h' aspiré) ! La plupart des livres enseignent un breton standard moyen, basé sur le KLT, et donnent des indications quant aux spécificités du vannetais. C'est ce que faisait d'ailleurs l'ancienne version de l'Assimil « Le breton sans peine ». La nouvelle édition « Le breton » privilégie clairement le KLT. Voyons maintenant en détail d'où vient la langue bretonne, et quelles sont ses principales caractéristiques… ------------ A/ Phylum.---------------------------------------------------------------------------------- Nous venons de le voir : le breton est une langue celtique, la seule encore parlée sur le continent. D'un point de vue génétique, les langues du groupe celtique sont indoeuropéennes, ce qui signifie qu'elles sont de même origine que le latin (et donc du français), du grec, des langues germaniques, slaves et indiennes. La séparation entre les différents groupes indoeuropéens préhistoriques s'étant effectuée il y a plusieurs milliers d'années, il n'est pas étonnant qu'à première vue les langues celtiques -dont le breton- semblent totalement différentes des langues latines ou germaniques… et pourtant ! A y regarder d'un peu plus près, les similitudes sont fort nombreuses : en breton la mer se dit « mor », frère se dit « breur » (pensez à l'anglais « brother »), le père se dit « tad » (pensez à l'anglais « dad » ou « daddy »), pour compter « 1 2 3 » on dira « unan, daou, tri », tandis que « 5 » se dit « pemp » (similaire au grec ancien « pénte » ou à l'hindi « panch »), etc.Quand on parle de langues celtiques, plusieurs noms viennent immédiatement à l'esprit : le breton bien sûr, mais aussi le gaélique, l'écossais ou encore le gaulois. Entre le IIe et le Ier millénaire avant notre ère les langues celtiques couvraient une très grande partie de l'Europe (et se parlaient même sur le territoire de l'actuelle Turquie !). Le gaulois était une langue celtique continentale, tandis qu'on parlait une langue celtique insulaire dans les Îles britanniques actuelles et en Irlande. Contrairement à certaines idées reçues, le breton ne descend pas du gaulois parlé en Armorique. En fait le gaulois a disparu sans laisser de descendance (mais pas sans laisser de traces !) il y a 14 siècles environ. Mais alors, d'où vient le breton ? La réponse n'est pas très compliquée à trouver, et se cache en fait dans le nom de la langue et de sa région ! À l'origine, Brittania désignait ce que nous nommons de nos jours la Grande-Bretagne. Tandis que partout la langue celtique continentale se mourait, c'est l'arrivée en Armorique d'un grand nombre de (grands !) Bretons venus de l'autre côté de la Manche, entre le Ve et le VIIe siècle, qui a permis l'implantation durable d'une langue celtique -le breton- sur le continent ! Peut-être avez-vous déjà essayé de comparer des langues entre elles (en général les plus simple est de comparer le vocabulaire de deux ou plusieurs langues pour voir si elles sont liées entre elles ou pas). Ce jeu, instructif et très amusant (si si !), s'appelle faire de la linguistique comparative. Lorsque l'on compare les langues celtiques entre elles, on se rend tout de suite compte du fait que si le breton et le gallois sont très proches, le breton et le gaélique irlandais ne se ressemblent que très peu… La raison en est simple : les langues celtiques sont divisées en deux groupes très distincts :- le groupe des langues gaéliques (ou goïdéliques, mot pas très joli), qui inclut le gaélique irlandais, l'écossais et le manxois (autrefois parlé sur l'île de Man, mais qui a presque disparu aujourd'hui) ; - le groupe des langues brittoniques qui comporte le gallois, le breton et le cornique (autrefois parlé dans le Cornwall, c'est-à-dire la pointe sud-ouest de l'Angleterre ; c'est une langue qui s'est éteinte il y a deux siècles mais peu à peu ramenée à la vie de nos jours). Si, globalement, le génie de la grammaire celtique se retrouve de manière à peu près similaire dans ces deux groupes (en particulier les mutations -voir plus loin), le vocabulaire lui diverge le plus souvent. À titre d'exemple, le chiffre 5 se dit « cúig » en irlandais, « còig » en écossais, « queig » en manxois, mais « pemp » en breton, « pump » en gallois et « pymp » en cornique. La séparation entre les deux groupes est nette, et la ressemblance au sein de chaque groupe est très claire ! Il est bien sûr très facile de multiplier ce genre d'exemples… On l'a vu dans les lignes qui précèdent : le breton (ar brezhoneg) a la même origine que la majeure partie des langues d'Europe, mais appartient à un groupe bien spécifique : les langues celtiques. Ses sœurs les plus proches se trouvent de l'autre côté de la Manche : le gallois (très vivant), et encore plus le cornique (langue qui revient peu à peu à la vie)… tout ceci est finalement très logique si l'on se rappelle ce que j'ai écrit plus haut sur l'origine du breton ! ------------ B/ Alphabet et prononciation. --------------------------------------------------------------Commençons par les bonnes nouvelles : le breton utilise l'alphabet latin (complété de quelques signes), et globalement sa prononciation ne pose pas de gros problèmes au francophone. Le breton n'ayant pas de statut officiel en France, la question de son orthographe s'est toujours posée. L'exercice de création d'une orthographe est d'autant plus difficile que la langue bretonne se parle sous forme dialectale avec parfois des variantes très divergentes… une « bonne » orthographe se doit donc de rassembler le maximum de parlers possibles. C'est à partir du XVIIe siècle seulement, avec le père Julien Maunoir (inventeur de la graphie « c'h » dont nous parlerons plus loin) que l'on commence à chercher à unifier l'orthographe du breton. De nos jours se côtoient trois orthographes : l'orthographe unifiée (« peurunvan ») qui date de 1941, l'universitaire (« skolveurieg », 1953) et l'orthographe interdialectale (« etrerannyezhel », 1975). La plus répandue est l'orthographe unifiée, et c'est celle qui est utilisée dans la plupart des livres, dans la rue… Il est très intéressant de noter que si l'ancienne édition de l'Assimil de breton utilisait la graphie interdialectale de 1975, la nouvelle édition a rejoint le plus grand nombre, en adoptant elle aussi l'orthographe unifiée de 1941… Voyons donc à présent les caractéristiques de l'orthographe (unifiée) et de la prononciation bretonnes (tout en gardant à l'esprit le fait que cette prononciation varie quelque peu selon les endroits…)>>Les voyelles Celles-ci possèdent en général le timbre de leur équivalent français, mais elles peuvent être soit brèves, soit longues. Cet aspect de longueur, que l'on retrouve en tchèque par exemple, est très important, il ne faudra donc pas le négliger ! Une voyelle longue dure environ deux fois plus longtemps qu'une voyelle courte. Les voyelles 'a', 'i', 'o', 'u' se prononcent comme en français. Le 'e' se prononce comme un 'é' ou un 'è' français. Le 'ê' se prononce comme le 'è' français. Le groupe 'ae' se prononce le plus souvent comme le 'è' ouvert français (mais dans le Léon on entendra bien la diphtongue [aè]). Le groupe 'ao' est prononcé comme un 'ò' ouvert (comme dans le mot « port »). Dans le Léon on entendra la diphtongue [ao]. 'aou' se prononce [aw] (a + ou bref) ou [òw] (o ouvert + ou bref). Le groupe 'eo' se prononce [èw] (è + ou bref). 'ou' et 'où' se prononcent
Photos pour Méthode Assimil le breton - Assimil
comme en français (« poule »).Tout comme le français ou le portugais, le breton connaît la nasalisation. Les principales nasalisations en breton sont celles du 'a' et du 'o', que l'on retrouve dans le mot français « content » ([kõtã] en phonétique, avec 'o' puis 'a' nasalisés). On trouve aussi le 'e' nasalisé (qui n'existe pas en français), et le 'eu' nasalisé (comme en français dans le mot « brun »). La règle est que une voyelle suivie de 'n' ou de 'm'est nasalisée, et que juste après le 'n'ou le 'm' se prononce aussi ! Par exemple, le mot « bihan » (petit) se prononce [biyan -nn]. Le mot « komz » (parler) se prononce [kon -ms]. Le prénom breton Yann se dira [Yan -nn], et le nom de la langue bretonne, « Brezhoneg » se prononce [Brézon -nèk]. Si vous avez aimé ce qui précède, vous allez adorer la suite ! Que faire en effet, pour écrire un son nasal, s'il n'est pas suivi par un 'n' ou un 'm' qui doit s'entendre ? Les Bretons ont inventé la lettre 'ñ' ! Les hispanisants reconnaîtront sans aucun doute le « n tilde » si caractéristique de la langue espagnole… eh bien oubliez ce que vous savez car le 'ñ' breton n'a rien à voir avec ;o) Celui-ci dit simplement que la voyelle qui précède est nasalisée. On ne le prononce donc pas ! Ainsi, le groupe 'añ' se prononce [an] comme dans le mot français « tant ». Le breton « emañ » se prononce en gros comme le mot français « aimant ». Petit test pour voir si vous avez suivi tout ce que je viens de dire : comment prononcer le mot « amañ » (qui veut dire « ici ») ?......................... Ce n'est ni [aman], ni [aman-nn], ni [amagne] (pour les hispanisants !). On dit tout simplement [an-man] (premier 'a' nasalisé par le 'm' qui suit, puis deuxième 'a' nasalisé par le 'ñ' qui ne se prononce pas). Facile, non ? ;o)>>Les consonnes Là encore, elles se prononcent à peu près comme en français. Le 'ch' note le même son qu'en français, comme dans le mot « cheval ». En revanche, la lettre « c'h », qui a sa place à part entière dans l'alphabet breton, et qui en est un des emblèmes, n'existe pas en français… C'est la lettre qu'on retrouve dans un grand nombre de mots et noms bretons (comme Penmarc'h dans le Finistère, nom qui signifie en breton « la tête de cheval »). On la prononce en général comme la 'jota' espagnole (« Juan ») ou le 'ch' allemand (« Achtung »). En début de mot après l'article il se prononce comme un 'h' aspiré. Le 'gn' se prononce comme en français (« bagne ») tandis que le 'g' est toujours dur, c'est-à-dire qu'il ne prend jamais le son du 'j' français. Ainsi le mot « ger » (qui veut dire « mot ») se prononce comme le français « guerre ». La lettre bretonne 'j' se prononce comme en français. Le groupe 'lh' se prononce exactement comme en occitan : c'est un 'l' mouillé (comme dans le français « lieu »). Le 'h' se prononce la plupart du temps comme un 'h' aspiré (comme dans l'anglais « home »). Il existe cependant de très nombreux cas où il n'est pas prononcé (en particulier pour le mot « ha », qui veut dire « et »). La lettre 'r' se prononce comme en français, la prononciation originelle (c'est-à-dire le 'r' roulé comme en espagnol ou en italien), ayant quasiment disparu…La lettre 'v' pose problème… pour faire simple, en général, en début ou à l'intérieur d'un mot elle se prononce comme en français. à la fin d'un mot, sans liaison, elle se prononce comme un 'w' ('ou' bref). Ainsi « evit » (pour) se prononce [évit], et le mot « nav » (neuf) se dit [naw]. La lettre 'w' se prononce comme un 'ou' bref : « gwenn » (blanc), « c'hwec'h » (six)… La lettre 'zh', emblématique de la volonté d'unifier les différentes variantes du breton sous une seule orthographe se prononce 'z', ou 's'en fin de mot sans liaison. Dans le pays de Vannes il faut la prononcer comme un 'h' aspiré ou comme le « c'h » vu plus haut.Pour être complet je devrais également vous mentionner un sujet qui fâche : les liaisons. Celles-ci, très courantes en français (« allons-z-enfants… »), sont également obligatoires en breton. Elles impliquent ou non la transformation de certaines consonnes finales… Pour faire très simple, disons qu'à la fin des mots, 'b' et 'p' se prononcent pareil : comme un 'b' s'ils sont suivis d'une voyelle, et comme un 'p' dans les autres cas. Il en va de même pour les couples de consonnes suivantes : d/t, g/k, z/s et v/f. Pour conclure cette partie, je pense que vous l'aurez compris : si la prononciation bretonne n'a rien de compliquée pour un francophone, il faut tout de même être très vigilant à la lecture car l'orthographe n'est pas des plus intuitives. Le mieux, comme on le verra plus loin, et de se laisser guider par des supports audio, afin d'acquérir une bonne prononciation, et des automatismes de lecture. Enfin, n'allons pas nous plaindre : le breton a hérité d'une orthographe certes un peu plus compliquée que celle de sa sœur, le gallois, mais infiniment plus simple que celle de ses cousines gaéliques : l'irlandais et l'écossais, langues purement illisibles ! ------------ C/ Vocabulaire. ----------------------------------------------------------------------------- Nous avons vu plus haut que le breton est une langue celtique dite insulaire, appartenant au groupe brittonique. Prenons une phrase simple telle que : « Salud ! Brav eo an amzer hiziv ! Sec'h eo ! » (« Salut ! Le temps est beau aujourd'hui ! Il fait sec ! »). Que constate-t-on ? Hormis deux mots qui semblent empruntés au français (« salud » et « sec'h »), le reste est strictement incompréhensible ! En fait, à y regarder de plus près, si je vous dis que le mot « eo » est le verbe « être » au présent (« il/elle est »), et qu'il se prononce en gros [é], on commence à retrouver des ressemblances avec des choses connues ! C'est que le breton est une langue indoeuropéenne, et on retrouve donc un petit air de famille (« est » se dit, à titre de comparaison, « ist » en allemand, « is » en anglais et néerlandais, « es » en espagnol et occitan, « è » en italien…) Enfin, si vous parlez déjà le gallois (ça peut arriver !), vous aurez reconnu sans peine les mots « hiziv » (« aujourd'hui ») et « amzer » (« temps »), qui se disent « heddiw » et « amser » dans cette langue !Grâce à cet exemple, on voit bien que le vocabulaire breton ressemble fort peu au français, et que celui-ci est essentiellement d'origine celtique. Tout ceci n'a pas empêché le breton d'emprunter des mots à ses voisins, comme le font toutes les langues vivantes : d'abord au latin ancien puis au français. Les emprunts à la langue française (ou au gallo, langue d'oïl de Bretagne) sont nombreux et souvent tout à fait transparents: vakañsoù (vacances), bouloñjer (boulanger), chañs (chance), koñfitur (confiture),… Mais le français a bien sûr aussi emprunté au breton ! Outre des termes purement liés à la culture bretonne (biniou, fest-noz), on trouve des termes liés à la mer (goémon, goéland…), des termes très courants (bijou, balais), et quelques termes familiers comme « baragouiner » (de « bara »=pain et « gwin »=vin) ou « plouc » (la racine « plou », empruntée au latin, signifiait « village » ou « paroisse », et par extension le plouc est le campagnard…) Enfin, je ne pouvais pas conclure cette partie sur le vocabulaire breton sans parler de la toponymie (étude du nom des lieux). Si vous habitez en Bretagne, apprendre le breton vous permettra de comprendre l'origine d'un grand nombre de lieux ! Ainsi « plou » vu juste au dessus, et « kastell » (« château ») combinés vous donnent Plougastel (le village ou la paroisse du château) ! En Bretagne on trouve un grand nombre de lieux-dits commençant par « ti » (ou francisé en « ty ») : cela veut simplement dire « maison » ! En devenant bretonnant, les « kêr » (« village » ou « maison »), « tre » (« lieu où l'on vit »), « poull » (« mare »), « bihan » (« petit ») ou « penn » (« tête »), que l'on trouve un peu partout, n'auront plus de secrets pour vous… Pour conclure cette partie, inutile de le nier : apprendre le breton requiert un certain effort de mémorisation. Si la plupart de son vocabulaire vient du vieux fonds celtique plusieurs fois millénaire, certains mots ont tout de même un petit air de déjà vu… Mais, une langue aussi vénérable et riche que le breton ne mérite-t-elle pas quelques efforts ? ------------ D/ Grammaire. ----------------------------------------------------------------------------- On dit très souvent que la grammaire bretonne est complexe. A moi de vous prouver le contraire, dans les lignes qui suivent ! En fait tout dépend de ce qu'on entend par « complexe ». En effet la grammaire typiquement celtique du breton en fait une langue fort « différente » du français, et les difficultés grammaticales ne se situent pas du tout au même endroit dans les deux langues. Commençons par les choses simples… Les articles. "°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨ >> Ils ne changent pas en fonction du genre (masculin ou féminin seulement car le breton a perdu le genre neutre de l'ancien temps…) ou du nombre (singulier ou pluriel) ! >> « Un » ou « une » se dit en breton « un », « ur » ou « ul » en fonction de la lettre initiale du mot qui suit. >> « Le », « la », « les » se dit « an », « ar », ou « al », toujours en fonction de la lettre qui suit !Le pluriel et le collectif. "°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨ >> Contrairement à l'anglais ou à l'espagnol (où il suffit d'ajouter un 's'), le breton dispose de plusieurs façons pour former un pluriel (ce qui fait un peu penser à l'allemand). En règle générale, on ajoute -ed aux noms d'êtres animés (« merc'h », fille, devient « merch'ed », filles) et -où (ou des fois -ioù) aux noms de choses (« tra », chose, devient « traoù », choses). Mais dans des cas très précis, au lieu des terminaisons précédentes on ajoutera -ien, -eien, -ezed… Il y a même des cas franchement divertissants ou le pluriel, très irrégulier, est assez voire très différent du singulier : ainsi « kirri » est le pluriel de « karr » (voiture). « Reier » est le pluriel de « roc'h » (rocher)… >> Le breton a aussi une caractéristique très originale (et rare dans le monde) : il possède un collectif. Il s'agit de mots qui sont déjà au pluriel, et c'est leur forme de base : « ar gwez » veut dire « les arbres » ; « meskl » veut dire « des moules ». Mais alors, me direz-vous, comment faire, si on ne veut parler que d'un seul arbre, ou d'une seule moule ? Eh bien on ajoute -enn au collectif, ce qui permet de fabriquer un singulier ! Le monde à l'envers, en quelque sorte… Ainsi « gwezenn » c'est un seul arbre, et « mesklenn » c'est une seule moule. Ce qui effraie principalement les personnes désirant apprendre le breton sont les célèbres mutations, et la conjugaison.La mutation. "°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨ >> C'est une caractéristique des langues celtiques. Elle fait frémir les celtisants de tous pays car elle est présente à peu près partout dans la phrase, et il donc facile de se tromper lorsque l'on débute. Seule la pratique permettra de ne pas faire d'erreurs, afin d'acquérir des automatismes. >> De quoi s'agit-il ? En début de mot, certaines consonnes (P, T, K, B, M, D, G et GW) peuvent changer à cause du mot qui précède ! Les règles sont précises, donc on ne « mute » pas des consonnes au hasard ou pour se faire plaisir… >> Des exemples peut-être ? On dit « Breizhadez » (bretonne), mais « ur Vreizhadez » (une bretonne). On dit « touristez » (des touristes), mais « an douristez » (les touristes)… De même, « Brest » devient « da Vrest » (vers Brest). Il serait facile de multiplier à l'infini les exemples de ce type. Une seule règle : apprendre les règles et les appliquer ! >> Les mutations posent aussi un problème pratique aux apprenants : la recherche dans un dictionnaire ! Si par exemple vous voyez dans un texte breton les mots suivants : « daou vil ». Vous cherchez « daou » dans le dictionnaire et vous trouvez l'équivalent français : « deux ». Le problème c'est que vous ne trouvez nulle part le mot « vil »… tout simplement parce que c'est un mot qui a « muté ». Il s'agit en fait de la mutation du mot « mil », qui veut dire « mille » ! Conclusion : avant de chercher un mot dans le dictionnaire, assurez-vous que celui-ci n'est pas le résultat d'une mutation ! La conjugaison. "°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨ >>On se fait souvent une montagne de la conjugaison bretonne : plusieurs façons de conjuguer, présence de particules verbales… en fait à y regarder de plus près c'est très facile ! Le verbe breton a, comme en français un infinitif, auquel il suffit d'enlever le bout pour le conjuguer. Par exemple, le verbe « labourat » (travailler) se conjugue au présent : labouran, labourez, labour, labouromp, labourit, labouront (je travaille, tu travailles…) Rien de bien sorcier là-dedans, et en plus c'est très régulier (seuls 3 verbes sont irréguliers en breton : être, avoir et savoir !) Mais il y a aussi d'autres façons de conjuguer ce verbe ! >> Si les pronoms sujets (je, tu , il… c'est-à-dire en breton me, te, eñ…) se trouvent devant le verbe, alors on ne le conjugue plus, il garde toujours la même forme, et il faudra intercaler la particule verbale « a » (qui s'utilise obligatoirement lorsque le sujet ou le complément d'objet direct est devant le verbe, sinon dans les autres cas il faudra utiliser la particule « e »). Ainsi je travaille, tu travailles, il travaille… peut aussi se dire : me a labour, te a labour, eñ a labour… (mot à mot : je 'a' travaille, tu 'a' travaille, il 'a' travaille…). >> Il existe une dernière façon de conjuguer : la conjugaison périphrastique. Le verbe à l'infinitif se trouve alors en début de phrase, et on conjugue à la place le verbe faire (« ober ») qui sert d'auxiliaire ! Ainsi je travaille, tu travailles, il travaille… peut se traduire par : labourat a ran, labourat a rez, labourat a ra… (mot à mot : travailler 'a' fais, travailler 'a' fais, travailler 'a' fait…) Pour résumer : c'est l'ordre des mots (plus libre en breton qu'en français) qui détermine la particule verbale à employer : « a » si le sujet ou le complément d'objet direct est devant le verbe, et « e » dans les autres cas. Ensuite il existe trois façons de conjuguer. Dans un cas seulement le verbe est réellement conjugué, comme en français. Dans les autres il ne bouge pas ! Mais comment choisir la conjugaison à utiliser ? Tout simplement en fonction de ce que l'on veut mettre en avant dans la phrase ! Prenons la phrase suivante : « je travaille maintenant ». Si l'on veut insister sur le fait que c'est moi qui travaille, on dira « me a labour bremañ » (deuxième type de conjugaison, avec le sujet en avant). Si l'on veut insister sur l'action que je suis en train de faire, on dira « labourat a ran bremañ » (troisième type de conjugaison, avec le verbe à l'infinitif en avant). Si l'on veut insister sur autre chose (dans notre cas : sur « maintenant »), on dira : « bremañ e labouran » (premier type de conjugaison, avec « maintenant » en avant). >> Nous avons vu ici des exemples au présent. Le principe reste le même pour les autres temps existant en breton : imparfait, passé simple, futur, conditionnel… On trouve également une forme progressive (« être en train de… ») utilisant le participe présent du verbe (comme en anglais), introduit par la particule « o ». Le verbe « être » est un peu particulier. Il se dit « a zo » (invariable) lorsque le sujet est devant le verbe, « eo » (qui se conjugue) lorsque le sujet n'est pas devant le verbe, pour marquer un état, et « emañ » (qui se conjugue) lorsque le sujet n'est pas devant le verbe, pour marquer une localisation…Les prépositions « conjuguées ». "°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨ >> Non, non ! Ne fuyez pas, c'est très simple ! Tout comme en hébreu ou en arabe, les prépositions (« à », « avec », « pour »…) prennent la forme de la personne dont on parle. Il s'agit simplement d'une petite contraction de deux mots en un. Par exemple, « avec » se dit « gant » en breton. « Avec moi » se traduira par « ganin », « avec toi » par « ganit », etc. Vous voyez : deux mots en français, et un en breton ! De même, « à » se dit « da » en breton. « À moi » se traduira par « din », « à toi » par « dit », « à vous » par « deoc'h », etc. C'est d'ailleurs ce qu'on utilisera pour dire « merci à toi » (« trugarez dit ») ou « merci à vous » (« trugarez deoc'h »)… ----------Voilà ! À l'aide de ce petit résumé grammatical vous ne devriez avoir aucun mal à vous lancer dans l'aventure ! J'espère avoir pu vous montrer en quelques lignes la richesse de la grammaire bretonne, qui, contrairement à la légende, n'est pas difficile, mais simplement un peu différente de la nôtre !----------*´¨ ) ¸.´¸.´¨) ¸.*¨) (¸.´ (¸.´ .´ : (´¸.*´¯`* ¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨ 2/ POURQUOI APPRENDRE LE BRETON ?« Hep Brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, point de Bretagne ») chantait Alan Stivell… tout est là résumé en un slogan fort : la Bretagne, région riche et accueillante, doit sa spécificité et son originalité à sa culture et à sa langue celtique. Si on est Breton, ou d'origine bretonne, ou bien si on vient d'emménager en Bretagne, pas de doute à avoir : il faut se lancer dans l'aventure ! N'est-ce pas merveilleux, en effet, de retrouver ses racines en apprenant la langue de ses origines, ou bien de découvrir la langue originelle du territoire qui nous accueille ? Bien sûr, même sans répondre aux critères ci-dessus on peut être intéressé par la langue bretonne : celle-ci passionne d'ailleurs de nombreux linguistes dans le monde ! Bien plus qu'un simple objet d'étude, elle est également un bon pont pour passer ensuite à d'autres langues celtiques, le gallois et l'irlandais (les langues celtiques en moins mauvaise santé démographique), mais aussi l'écossais (numériquement très mal en point) ou le cornique (qui revient peu à peu à la vie)…Enfin, et c'est à mon avis un point crucial, apprendre le breton et le parler, c'est contribuer à la sauvegarde d'une langue gravement menacée d'extinction (selon l'Unesco). Si au début du XXe siècle le président du Conseil (Premier ministre) Émile Combes affirmait (dans le contexte particulier de l'époque) que « Les Bretons ne seront républicains que lorsqu'ils parleront français », et promulguait un décret interdisant l' « usage abusif du breton », on en est plus là : les locuteurs de langue maternelle bretonne sont dans leur grande majorité fort âgés, et avec eux disparaîtra un usage naturel et authentique de la vieille langue celtique… Il ne tient donc qu'à vous de prendre la relève ! *´¨ ) ¸.´¸.´¨) ¸.*¨) (¸.´ (¸.´ .´ : (´¸.*´¯`* ¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨ 3/ L'ASSIMIL DE BRETON : AR BREZHONEG[À titre d'illustration j'ai attaché une photo de la vraie couverture de cette nouvelle version de l'Assimil de breton. La photo de haut de page correspond en effet à l'ancienne version.] Cet Assimil de breton est une toute nouvelle édition qui vient remplacer, 30 ans après, la célèbre trilogie du talentueux -et engagé- Fañch Morvannou (qui était dans l'ordre d'étude : « L'initiation au breton sans peine », puis « Le breton sans peine », tomes 1 & 2). Si l'ancienne version était dense et un peu rébarbative à la lecture, cela ne l'empêchait pas d'être d'une richesse incroyable. Dans la nouvelle version de Divi Kervella, on a abandonné l'orthographe interdialectale de 1975 (utilisée par Fañch Morvannou), pour revenir à l'orthographe unifiée de 1941, qui semble définitivement s'imposer dans le monde littéraire breton. Cette nouvelle version, que je vais vous décrire dans les lignes qui suivent, est nettement plus aérée et colorée, et sera donc plus agréable à l'étude. La contrepartie est que les textes, plus actuels, y ont tout de même perdu un peu de densité…Pour toutes les langue étudiées, le fonctionnement d'un Assimil reste le même : textes, notes de bas de page, aide à la prononciation, exercices, leçons de révision, petits dessins… Avant de commencer votre étude du breton avec Assimil, sachez que la méthode est basée sur l'assimilation passive (d'où son nom) et consiste à répéter des phrases afin d'acquérir des automatismes dans la langue apprise. Ce concept s'avère particulièrement intéressant dans le cas d'une langue de structure différente de la nôtre.Voyons maintenant en détail l'Assimil de breton, et ce que contiennent ses 100 leçons et 580 pages… ------------ A/ L'introduction à la langue bretonne et aux règles de lecture. -------------------------Après une brève introduction (que l'on voudrait plus dense, d'ailleurs, avec des éléments de l'histoire du breton, ainsi que ses origines, par exemple), l'auteur donne les principales règles d'écriture et de prononciation de la langue. Cette partie, bien faite et détaillée, n'est pas à négliger, même si comme nous allons le voir, une aide à la prononciation figure dans les leçons. ------------ B/ Les textes. ---------------------------------------------------------------------------------- Pour chacune des 100 leçons du livre, sur la page de gauche se trouve un texte en breton (d'abord simple dans les premières leçons, puis qui se complexifie au fur et à mesure), et sur la page de droite sa traduction en français. La traduction en français est souvent complétée d'une version mot à mot, qui permet de bien décortiquer chaque phrase, en en comprenant chacun des éléments séparément. Cela s'avère particulièrement utile en breton pour deux raisons essentiellement : les mots bretons ne ressemblent pas (ou très rarement) aux mots français, et l'ordre des mots dans la phrase bretonne est plus libre que le nôtre. Ainsi par exemple dans la leçon 3, nous trouvons la phrase suivante : « Gwir eo, glas eo an oabl ». La traduction en français donnée sur la page de droite est : « C'est vrai, le ciel est bleu », et juste au dessous une traduction mot à mot est proposée : « vrai - est, bleu - est - le - ciel ». Comme on le constate aisément, cette aide est fondamentale pour bien progresser dans son apprentissage ! - Les textes du livre sont riches et variés. Ils abordent tous les types de situations possibles. De très nombreuses structures idiomatiques ponctuent les textes, donc n'hésitez pas à les noter dans votre cahier d'étude ou sur des fiches ! De même, l'emploi d'un petit répertoire (comme à l'école) peut s'avérer très utile, afin de noter les mots nouveaux que vous découvrez, afin de pouvoir réviser votre breton où que vous soyez…- Dans le texte breton l'accent tonique de chaque mot (syllabe qui se prononce plus fortement que les autres) est indiqué en gras. C'est très pratique surtout pour les francophones (le français ne possédant pas réellement d'accent tonique). Même si en breton l'accent tonique est plutôt régulier et tombe sur l'avant-dernière syllabe du mot (au moins dans le domaine KLT, car en pays vannetais il tombe sur la dernière syllabe !), il y a des exceptions, d'où l'intérêt de l'indiquer dans le texte ! - Dans les 100 leçons du livre une prononciation figurée "à la française" est ajoutée, dans un cadre bleu ciel sous le texte breton, afin d'en faciliter la lecture. Rares sont les Assimil qui incluent la prononciation de toutes les leçons (et pas seulement des premières), alors profitez-en ! On a vu un peu plus haut que l'orthographe bretonne n'est pas des plus intuitives… s'ajoute à cela le phénomène des mutations, ainsi que les liaisons entre mots, qui adoucissent ou durcissent les consonnes finales. Grâce à la prononciation figurée vous pourrez donc aisément lire les phrases proposées, sans vous tromper. Dans le cadre de votre étude il sera important de veiller à constamment comparer la prononciation figurée et le texte breton original, afin d'acquérir des automatismes de lecture, puis de progressivement vous détacher de cette aide (sinon, comment pourrez-vous ensuite lire tout seul un roman en breton ?!)- Toutes les leçons sont illustrées par un petit dessin humoristique qui reprend une phrase vue dans la leçon. Souvent très drôles, la plupart des dessins suivent les traditions locales (les bigoudènes à coiffe sont souvent mises en scène !) - En bas de toutes les pages du livre, le numéro de la page est écrit en breton. C'est une aide bien pratique pour apprendre à compter, ayez donc un petit coup d'œil sur les bas de pages de temps à autre ;o)------------ C/ Les notes de bas de page et les révisions. -------------------------------------------- Comme dans tous les autres livres de la collection Assimil, la grammaire, la syntaxe, les spécificités de la langue et des points culturels sont inclus dans la section « notes » qui se trouve au bas des pages. Ces notes sont en quelque sorte votre professeur qui vous guide dans votre étude, ne les négligez donc pas ! Dans ces notes la grammaire bretonne est bien détaillée, et rendue très accessible au débutant comme au faux débutant, n'hésitez donc pas à vous faire des petites fiches pour rassembler toutes vos connaissances !Les leçons multiples de 7 sont des leçons de révision. Les points grammaticaux essentiels vus dans les leçons précédentes y sont synthétisés et souvent complétés, le tout dans un langage accessible. Ces leçons sont donc l'occasion de faire une pause, tout en fortifiant vos acquis ! Elles se terminent d'ailleurs par un petit dialogue de révision en breton, reprenant des structures apprises dans les leçons précédentes, à traduire en français. ------------ D/ Les exercices. ----------------------------------------------------------------------------Ici Assimil ne fait pas dans l'originalité… Les exercices proposés sont en effet de même nature que ceux que l'on trouve pour les autres langues enseignées par la collection. À la fin de chaque leçon vous trouverez donc toujours deux exercices : une version (traduire de petites phrases bretonnes en français) et un exercice à trous. Même si ces activités manquent de diversité, et ne sont pas très amusantes, ne les négligez pas ! Elles vous aideront à fortifier vos acquis ! Vous pouvez d'ailleurs les faire oralement, puis à l'écrit : votre apprentissage s'en trouvera renforcé, et cela vous permettra de parler breton (car une langue, ça se parle…)------------ E/ Les annexes. --------------------------------------------------------------------------- Certains Assimil ne disposent pas d'annexes, ce qui est fort dommage. Ici l'auteur nous offre des annexes de qualité qui seront bien pratiques durant l'apprentissage.- Les annexes commencent par 24 pages de grammaire. Certes, cet appendice grammatical ne remplacera pas un livre de grammaire bretonne, mais il contient et résume tous les points clé à connaître (les mutations, la conjugaison…). Il peut en particulier s'avérer très utile lorsqu'au fil des leçons on découvrez de nouvelles formes que l'on souhaite placer dans un contexte plus global. - L'auteur propose ensuite une bibliographie pour celles et ceux qui désirent aller plus loin dans leur connaissance de la langue bretonne. On y trouvera un choix de dictionnaires, de grammaires, de méthodes, des adresses et même un site Internet !- Le livre se termine par un lexique breton - français, puis français - breton de 90 pages, contenant l'ensemble des mots vus dans le livre. Le genre des mots, ainsi que le pluriel est indiqué, ce qui peut être une aide précieuse à l'apprentissage. ------------ F/ Les supports audio. -----------------------------------------------------------------------------------Comme pour les autres langues de la collection, il est possible d'acheter son Assimil de breton seul, ou avec des CD ou cassettes. Il est également possible d'acheter les supports audio seuls. Vu le prix de ces supports audio, on est en droit de se demander s'il est nécessaire de se les procurer ou pas… Même si peu de sons bretons sont inconnus en français (hormis quelques nasales et la lettre « c'h »), l'orthographe bretonne n'est pas forcément très parlante, et donc les CD ou cassettes vous aideront à lire les textes comme il faut, avec le bon accent. N'hésitez pas à répéter ce que vous entendez : c'est la clé du succès ! Grâce à ces supports audio, vous acquérrez le rythme et les intonations du breton vraiment sans peine … sans oublier qu'ils vous apporteront un peu de Bretagne où que vous soyez ! *´¨ ) ¸.´¸.´¨) ¸.*¨) (¸.´ (¸.´ .´ : (´¸.*´¯`* ¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨˜"°ºº°"˜¨¨¨˜"°ºº°"˜¨¨ 4/ CONCLUSION1/ L'Assimil « Le breton » est un ouvrage de très bonne qualité. Il souligne combien l'éditeur essaie (avec succès) de moderniser sa collection. 2/ S'adressant aussi bien aux débutants qu'aux personnes ayant déjà des connaissances préalables, ce livre permet d'atteindre un bon niveau de breton, oral et écrit. Comme pour toute méthode de langue destinée aux autodidactes, la clé de la réussite passe par une grande régularité et beaucoup de sérieux. Si vous en avez la possibilité, pratiquez le breton avec des gens autour de vous, voire même sur des forums, et faites-en un outil de communication courant… ce que cette langue n'a jamais cessé d'être !3/ Il existe bien sûr de nombreuses autres méthodes d'enseignement du breton (certaines sont destinées au travail en classe, donc évitez-les si vous n'avez pas de professeur). Une de mes préférées est « Je parle breton - Brezhoneg prim ha dillo » de Yann-Ber Kemener (éditions Skol Vreizh). Pour 20 euros vous aurez un livre extrêmement complet, axé sur la communication et bourré d'exercices, et un CD audio contenant tous les textes. À noter également le livre en anglais « Colloquial Breton » de la prestigieuse collection Routledge, qui est destiné au public anglophone, preuve qu'en dehors des frontières françaises le breton est considéré comme une très grande langue ! Kalon vat deoc'h ! (Bon courage !), Kenavo ! (Au revoir !), Dàvid.
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26.01.2011 17:27
Avis extrèmement détaillé qui donne envie d'apprendre le breton ^^
07.02.2008 14:30
Excellent avis, @ +
29.10.2006 07:36
"La Bretagne n'a pas de papiers, Elle n'existe que si à chaque génération Des hommes se reconnaissent bretons... " ...Tri Yann (d'après un texte de Morvan Lebesque)...