Le petit groupe d'îlots qui constituent Murano compte un peu plus de 5000 habitants. Pour s'y rendre comme souvent pour se déplacer dans et autour de Venise, il faut prendre le "vaporetto", Murano ne se trouvant qu'à environ deux kilomètres de Venise.
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Avis par Radames sur Murano Italie, Venise 05.07.2003
L'évaluation de l'auteur:
Intérêt
Fréquentation et Affluence
Amplitude Horaire
Accueil et Service
Rapport Qualité Prix
Avantages:
Très instructif, magnifiques objets d'art
Inconvénients:
C'est fort cher . Tout n''est pas du meilleur goût
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
Le petit groupe d'îlots qui constituent Murano compte un peu plus de 5000 habitants. Pour s'y rendre comme souvent pour se déplacer dans et autour de Venise, il faut prendre le "vaporetto", Murano ne se trouvant qu'à environ deux kilomètres de Venise.
Murano doit sa renommée à une peur tout à fait légitime des risques d'incendie. A l'origine, on fabriquait sur l'ile principale les précieuses pièces de verrerie qui rapportaient autant d'argent que de prestige à la "Serenissima".
Mais les ateliers de verrerie, avec leurs feux et leurs fours, représentant un véritable danger, au XIIIème siècle, les verriers vénitiens décidèrent de s'installer à Murano. Pour les encourager, l'Administration accorda aux habitants de Murano un certain nombre de privilèges. Les filles, par exemple, avaient le droit d'épouser un noble vénitien. En revanche, les verriers ne devaient pas quitter Murano, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu'à la peine de mort. Cette mesure devait empêcher que les secrets de fabrication de la verrerie ne soient divulgués.
On associe parfois le verre de Murano à des créations très bariolées, mais les productions de la "prison du verre" vénitienne doivent leur succés et leur renommée à la finesse toute particulière d'un verre que l'on réussit à produire pour la première fois au XVIème siècle.
Murano fournissait donc aux cours et aux châteaux de toute l'Europe des pièces de verre cristallines d'une légèreté, d'une finesse et d'une élégance incomparables. En dépit de tous les efforts mis en oeuvre pour préserver le secret, la "recette" de l'or transparent vénitien parvint aux oreilles de la concurrence. Les souffleurs de verre de Bohème en particulier étaient en mesure de produire des pièces de qualité comparable.
Les verriers de Murano se trouvèrent donc dans l'obligation d'inventer une nouvelle spécialité.C'est ainsi qu'au XVIIème siècle, les "soffiatori di vetro", les souffleurs de verre, conçurent une nouvelle méthode de fabrication et lancèrent sur le marché le "reticello" qui connu un vif succés. Murano est aujourd'hui encore le leader de la production de ce verre filigrané. Le verre de Murano est d'ailleurs connu de nos jours aussi sous le nom de "dentelle de Bruxelles".
Pour l'obtenir, on garnit la face intérieure d'une pâte de verre neutre de petits fils blanc ou coloré. Puis on enduit une forme creuse d'une autre couche de verre. Le souffleur impulse à sa canne de verre un mouvement rapide qui fait s'entremêler les fils de verre, créant ainsi un réseau très décoratif.
Depuis le XIXème siècle, la renommée du verre de Murano a connu quelques revers. En raison, d'une part, de la fabrication de produits plus ou moins comparables à Hong Kong et à Taiwan et, d'autre part, de la production locale de souvenirs en verre bon marché, pas toujours du meilleur goût et souvent "kitsch" que les touristes peuvent acheter à Venise à tous les coins de rues.
Les pièces uniques, magnifiques, fabriquées artisanalement, de grande qualité, mais aussi fort onéreuses ne sont plus concurrentielles; c'est ainsi qu'une grande partie des cinquante ateliers de verrerie de Murano se sont vus contraints de fabriquer aujourd'hui des produits qui correspondent mieux à la demande du public afin de continuer à exister.
Néanmoins, Murano demeure l'incarnation de l'Art du verre le plus noble, grâce à une poignée d'éminents représentants de la corporation des verriers qui sont, aujourd'hui encore, capables de produire des pièces aussi prestigieuses que celles qui étaient réalisées autrefois.
Persuadés que leur Art a atteint son apogée au moment de la Renaissance, ils s'efforcent de renouer avec les traditions anciennes, en partie avec des formes et des lignes extrêmement modernes.Des verriers comme Tagliapietra, Venini, Barovier & Toso ou encore Salviati sont à la pointe du progrès en la matière et, pour les amateurs de verre "haut de gamme", une visite dans leurs ateliers et leurs points de vente s'impose. Seule condition impérative : Ne pas oublier votre portefeuille, de préférence bien garni.
Quelques mots sur la technique de fabrication : Le principal outil de travail du souffleur de verre est la canne de verre. Il s'en sert pour extraire la masse de verre en fusion du four. Dans la matrice, qui est un moule en bois humide, on donne sa forme à la pâte de verre en fusion par des mouvements rotatoires.
On utilise diverses formes de matrices pour mettre en forme et décorer le verre. Le souffleur obtient par exemple des entailles régulières en roulant le verre sur la grille de la matrice. Le souffleur continue à modeler le verre avec une baguette en bois humide avec laquelle il peut par exemple façonner le fond circulaire d'un pied de vase.
Si vous allez à Venise, une visite à Murano s'impose. Vous ne le regretterez pas !
Venise est un monde à part, perdu au milieu d'une vaste lagune, dont on ne découvre complètement l'ampleur que d'avion.
Venise elle-même est constituée de deux îles, l'île principale, traversée par le Grand Canal, et la plus modeste Giudecca qui lui fait ...
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