Naples et Pompéi, Italie

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NAPLES: Billet d'humour, d'humeur-Acte 1 et 2

2  28.12.2001 (29.04.2002)

Avantages:
Je cherche .  .  .  attendez .  .  .  Ben non, ça vient pas .  .

Inconvénients:
très cher (hotel) et propice aux arnaques

Recommandable: Non 

jpwankenobi

Plus à mon sujet: En panne d'inspiration... En panne d'envie d'écrire.... Mais on travaille à réparer tout ça. Merci à...

Membre depuis:21.08.2001

Avis:95

Lecteurs satisfaits:78

Cet avis a été évalué par 21 membres de Ciao en moyenne: très intéressant

Naples, Acte 1

Bonjour à tous en cette belle journée –4 avant l’euro !
Aujourd’hui du rire et de la dérision. Je m’en viens vous parler sous forme de petits billets d’humeur de deux anecdotes qui me sont arrivées alors que j’étais, en Décembre 1999, en court séjour de 3 jours à Naples en Italie. ( oui, car il existe Naples aussi aux USA, mais là, JP y’est pas allé).

Avertissement : Ce séjour ne s’est pas très bien passé et le ton s’en ressent quelque peu. Que les moins indulgents d’entre vous ainsi que les plus « italophiles » ne lisent ces quelques lignes qu’avec la plus extrême prudence, l’humour qui y est contenu risque de déclencher de graves crises de colères. Pour les autres, si vous avez ri un petit peu, faites le moi savoir.

C’est un mardi pluvieux, très pluvieux qui sert de cadre à cette « storiette ». Avec un collègue, le programme du jour s’oriente vers la visite d’un musée possesseur de quelques beautés architecturales de l’Égypte antique, période de l’histoire pour laquelle j’ai un faible.

Très peu intéressés par les orgies multiples que peut offrir une ville décadente, nous avions décidé de mettre à profit le temps libre de cette grise matinée de mardi pour nous rendre au musée national d’archéologie aux fins, sommes toutes logiques, de le visiter. Je passerais très rapidement sur les agressions en tout genre générées par les moeurs automobilistiques locales pour enchaîner tout de suite sur notre malchance météorologique lorsque les écluses du ciel s’ouvrirent et déversèrent sur nos crânes découverts (ne pas lire dégarnis !!!!) une pluie allant crescendo. Après 30 mn d’une course d’auvent en auvent passée à éviter toutes les baleines.....des parapluies mais trempés jusqu’aux os, nous sommes enfin arrivés au terme de notre quête: THE musée.

Vérification faite des horaires d’ouverture, nous trouvons porte close !! Trempés pour rien ! Mais, me direz vous, pourquoi ne pas avoir pris les transports en commun ? Ben oui, qu’on est c…. ! Je répondrais ainsi. D’une part ça n’aurait pas changé grand chose au fait que le musée aurait de toute façon été fermé. D’autre part, quiconque n’a jamais vu Naples et sa circulation incontrôlable et incontrôlée ne peut décemment conseiller à personne de prendre les transports en commun. Je rappelle à toutes fins utiles que l’action se situe en Italie et que dans ce cas nous aurions passé la journée dans les bus ! Alors, mouillé peut-être, mais mouillé vite !

Pour en revenir à nos moutons, ce musée, but ultime de notre quête d’un jour, est fermé le mardi ! non contents d’avoir des créneaux de « permanence » ridicules (09H30-13H00 voire pour ceux que les 35H hebdomadaires n’effraient pas 09H00-14H00) nos chers conservateurs napolitains ferment leurs musées en semaine !!!

En ce qui concerne les bons plans à Naples en décembre : y’a rien.
Quelques beaux monuments comme le « Duomo », mais à part ça….

Attention aux millions de vendeurs à la sauvette qui n’attendent que votre passage pour fondre littéralement dessus et vous proposer cigarettes, Rolex, magnétoscopes dernier cri et autres bagues aux diamants monstrueux.
Le napolitain est un filou adepte des tours de passe-passe qu’il maîtrise à la perfection.
Méfiance donc lors de ces transactions des plus douteuses au détour d’une rue, vous risqueriez de vous retrouver avec deux briques dans un luxueux, et garanti d’origine, emballage de magnétoscope ultra moderne ou bien avec du papier toilette à la place de 8 des 10 paquets que compte une cartouche de cigarette payée moitié prix.
La belle affaire.

Ces deux exemples ne sont pas anodins. La mésaventure est arrivée à deux collègues, qui bien sûr, n’ont jamais retrouvé leur vendeur. Je me suis personnellement vu proposer une Rolex certifiée « origuinallé » (avec l’accent, svp) et une bague en or massif assortie d’un diamant de la taille d’une bille d’enfant pour 250,00 fr français. Ca a duré plus de ¾ d’heures et il a fallut pour finir que je pose les deux objets sur le sol et que je m’en aille pour mettre fin à cette pseudo transaction.
Eviter le quartier de la gare si, malgré tout, vous vous décidez à y aller !

Allez, une dernière pour la route: Un chauffeur de taxi à qui nous demandions notre chemin refusa de nous répondre mais nous proposa de nous emmener moyennant une course pour 4 personnes de 120,00 fr.
Renseignement pris à la Guardia Civile, nous n'étions qu'à un km du lieu recherché. Méditez...

Aux alentours: Virer vers le Vésuve et visitez Pompei. Mais là encore mef aux arnaques au Parking et en ce qui concerne les guides.

Allez, à plus
JP


NAPLES, Acte 2

Là, c'est pour rire...

Les ‘Vespa’

Dans ce second , et dernier volet pour aujourd’hui, je vais vous entretenir de ces drôles d’engins pétaradants et ridicules aux formes rebondies venues d’un autre âge. Mon propos, certainement prétentieux, sera d’essayer d’analyser la place de ce bizarre 2-roues dans la « civilisation » napolitaine.

Une fois encore de l’humour « grinçant ». Ames sensibles s’abstenir !

Initialement symbole d’une certaine liberté offerte à une jeunesse masculine désœuvrée aux étranges coiffures plaquées et gominées façon huile de friture, le Vespa semble, lui au moins, avoir quelque peu évolué au cours du temps. Profitant des rares avancées techniques offertes par l’industrie italienne, on l’a vu se doter de freins à disques et d’une capacité de tenue de route accrue, bienvenue dans la jungle urbaine des métropoles d’à coté de chez nous. Dans le même temps, le Klaxon mono-ton voyait sa puissance de crête passer d’un faiblard 30 dB à quelque chose avoisinant les 120 dB, ajoutant ainsi à la cacophonie ambiante son hurlement discordant.

Parallèlement le champ des utilisateurs s’agrandissait. N’en déplaise au machisme caractérisé du mâle italien, la gent féminine devint peu à peu une fervente adepte du pilotage de la « diabolita ». Apportant une touche de grâce dans le monde des usagers de la voie publique, tout au moins au début, elles tombèrent rapidement dans les travers de leurs homologues masculins, revendiquant de la sorte une certaine forme d’égalité des sexes propre au raisonnement transalpin et difficilement accessible à notre vision des choses.

Puis l’utilisation individuelle de l’engin fit place à une utilisation en duo constitués, sans doute à mettre en rapport avec l’évolution, libertine ou décadente selon sa sensibilité, de la sexualité ambiante. Que de jolis couples se déplaçant à des vitesses plus ou moins raisonnables afin de provoquer leur propre version d’une extase orgasmique!!

Inévitablement, on en vint à une utilisation familiale de ce si répandu, si bruyant et si anarchique moyen de loco (fou en espagnol) motion (déplacement en anglais). Il n’est ainsi pas rare de voir nos inconscients voisins européens juchés sur leur pétoire en un nombre strictement supérieur à deux personnes.

L’endroit ou le bat blesse ma trop sensible ou intolérante personne, au choix du lecteur, c’est lorsque le troisième, ou au delà, des usagers n’est autre qu’un enfant généralement en bas âge. Le jeune père que je suis ne peut malheureusement que s’indigner d’une telle irresponsabilité quand on sait les conditions de circulation, à tout le moins périlleuses, dans ces rues en grande partie pavées de surcroît. Pire encore est le tableau lorsque ces chères têtes brunes -Italie oblige- voient justement leur crâne protégé par une simple et ridicule cagoule, comme j’ai personnellement vu cette petite gamine assise devant son père en train de descendre la Via Foria dans un embouteillage d’anthologie, au mépris de toute règle de prudence, la mère étant aussi du voyage.

Bref ça fait froid dans le dos !!

[Pour la petite histoire et parce qu’il faut que je vous en touche deux mots, le susdit embouteillage aurait pu être fatal à l’un de mes amis dans la poursuite d’une relation naissante et ce à cause du retard pris et avec lequel il s’est pointé chez sa dulcinée. Mais ceci est une autre histoire qui, finalement, ne s’est pas trop mal terminée ....Quoique...]

Dans le registre de la circulation encombrée, le « vespasien » parvient parfois à nous arracher un cri autre qu’un cri d’effroi quand on le voit utiliser des ruses dignes d’un sioux pour gagner une ou deux malheureuses places dans le trafic. Il suffit pour cela de repérer un pilote de la plus impressionnante brigade motorisée du monde. Je veux bien sur parler de la « Polizzzzia mounicipalé ». Il faut alors voir ces hordes de deux-roues se précipiter dans le sillage du représentant de l’ordre (NDLR: lequel ?) tels les milliers de rats derrière le joueur de flûte de Hamelin afin de profiter du passage créé par son engin, aidé en cela par son joyeux gyrophare et sa non moins stupide sirène. Qui n’a pas vu cet affligeant spectacle se doit de retourner en voyage à Naples !! (NDLR: OUF! moi je l’ai vu !).

Deux choses en passant pour reconnaître les fiers motocyclistes de la « Polizzzzia Mounicipalé »:
Ce sont pratiquement les seuls à porter un casque intégral et ils sont complètement inexistants ou incompétents à verbaliser quoique ce soit. Méfiez vous tout de même de leur remarquable sixième sens pour renifler le touriste-pigeon qui se verra dresser une contravention bidon et à qui ils proposeront, pour lui être agréable, un arrangement amiable moyennant une benne à ordures de lires. Vivement l’euro. Voilà au moins un avantage….

Un autre aspect du Vespa qui peut fasciner l’automobiliste moyen qui vous sert de narrateur est le nombre incroyable d’options qui fleurissent sur ces décidément bien drôles de machines.

Le parapluie :
Disponible dès le premier usager, il est tenu d’une main tandis que l’autre, extrêmement adroite, conduit, freine, et surtout klaxonne.

Le portable :
Disponible également dès le premier usager, il semble être indissociable du standing - si on peut parler de standing - du « vespasien » napolitain.

L’objet encombrant :
De même que les 2 premières options, il est disponible dès le premier usager et peut prendre à peu près toutes les formes. Des incontournables plaques de pizzas aux cageots de légumes divers en passant par le Walkman en vigueur à Harlem, ou encore le transport de baies vitrées comme il me l’a été rapporté, tout y passe. A quand le transport de matières fissiles ou le largage assisté d’antennes remorquées par Vespa ?

Le casque :
Indisponible chez la plupart des équipementiers du Vespa pour d’ obscures raisons, il est ridiculement remplacé dans les mains du mâle latin par le parapluie en cas d’ondée et par rien en cas de beau temps, sans doute dans un souci esthétique douteux quant aux étranges coiffures gominées...

Les lunettes :
Il semble exister un modèle solaire tout temps de ce coté là des Alpes et qui tarde à les franchir malgré les accords de Schengen.

Il suffit alors de combiner ces options avec autant d’utilisateurs possibles d’un même vespa pour parvenir à des tableaux complètement surréalistes. Exemple: un passager à lunettes porteur de plaques de pizzas s’abritant sous un parapluie tandis que le pilote, à lunettes également, conduisant d’une main, un cageot de tomates sur les genoux et un portable à l’oreille, klaxonne sauvagement le pauvre piéton qui ose s’aventurer sur son territoire de prédilection.

Pour le fun, recommencez en donnant libre cours à votre faconde en introduisant un troisième larron. N’hésitez pas une seconde, vous serez encore au-dessous de la réalité ‘ dé Napoli ‘.
La liste des options semblant aussi longue que peut le permettre l’imagination désordonnée de la mode italienne, je vous laisse à votre imagination pour la compléter. Je n’y ajouterai ‘en vrac’ que la chemise ouverte sur une poitrine velue ou brille une grossière et inconvenante « chaîne en or qui brille » et pour peaufiner le tableau, l’attitude d’extrême suffisance du pilote mâle toisant la foule sur son insignifiante machine.
Bon délire !!

Voilà j’ai fini. C’est bête et méchant mais pas si éloigné de la réalité que ça peut en avoir l’air….


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Commentaires sur cet avis
creamys11

creamys11

01.02.2006 11:41

bon et bien je verrai ça d'ici peu ! (ça effraie un peu mais bon)

Babibouchette

Babibouchette

25.10.2002 16:29

Ton avis m'a beaucoup amusée et m'a rappelé des souvenirs tout frais étant donné que je viens de rentrer de cette si bruyante ville de Naples. Bravo!

petitange13

petitange13

30.04.2002 07:12

Si seulement ça se résumait qu'à cette ville mais non, cela arrive dans beaucoup d'autres villes. Bises.

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