We are the champions !
13.12.2002
Avantages:
2 tubes planétaires pour le prix d'un !
Inconvénients:
la pochette est vraiment pas terrible . . .
Recommandable:
Oui
Détails:
Textes
Chant/voix
Musique
Arrangements
Créativité
 Vorgar
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57 - 20 = 37 bonnes raisons de délaisser Ciao...
Membre depuis:14.09.2001
Avis:123
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Cet avis a été évalué par 17 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Suite de la saga de Queen selon Vorgar : épisode 6. (merci de vous référer aux avis précédents si vous souhaitez découvrir le début de la saga)
Nous voilà déjà en 1977, Queen est sur le point de sortir son 6e album. Vous avez pu remarquer si vous avez lu tous les avis précédents que depuis quelques temps, je ne fais plus que disséquer les chansons de chaque album, d’une façon assez similaire d’ailleurs mais je voudrais vous y voir !... bon d’accord, c’est moi qui l’ai voulu, je sais… scrogneugneu… Je disais donc que mes avis se limitent donc de plus en plus à la description des chansons. Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas abandonné mon idée de biographie pour autant, c’est juste qu’il n’y a vraiment pas grand-chose à dire de plus sur cette période. Queen publie à peu près un album par an jusqu’en 1978, alors évidemment, entre les séances d’enregistrement, il ne se passe pas grand-chose… Voilà pour l’explication au cas où vous vous seriez posé la question ! ;))
Mais reprenons le fil de notre histoire…
Queen surfe toujours sur la vague générée par « Bohemian Rhapsody » deux ans plus tôt. Mais le succès de ce morceau, naturellement, commence à s’estomper et si Queen se maintient toujours en bonne place dans les hit-parades, la tête du classement n’est pas toujours au rendez-vous. Il faut donc frapper un grand coup, sortir quelque chose qui va faire bouger du monde… et parfois, on obtient ce résultat sans même le faire exprès ! C’est ce qui se passe avec l’album « News of the world » qui parait cette année-là, et vous allez tout de suite comprendre pourquoi dès la première chanson…
- WE WILL ROCK YOU : Le morceau d’introduction de l’album fait l’effet d’une bombe. D’une extrême simplicité, cette chanson d’à peine 2 minutes séduit immédiatement les foules, mais pas seulement les fans de Queen, TOUTES les foules ! Un rythme ultra-simple mais caractéristique, une mélodie chantée a-cappella sur ce même rythme pour finir sur un solo de guitare saturée qui ne doit pas contenir plus de 2 ou 3 riffs, voilà la recette d’un tube planétaire signé Brian May ! En effet, cette chanson devient très vite un slogan repris en cœur dans les stades, qu’ils soient de foot ou de rugby, les supporters entonnent encore aujourd’hui souvent We will rock you (on peut même en reconnaître le rythme dans les bruitages du jeu Fifa 2003 !). Et voilà comment on crée un hymne sportif… mais ce n’est pas fini.
- WE ARE THE CHAMPIONS : Juste derrière « We will rock you », se trouve une composition de Freddie qui semble être une véritable suite logique au premier morceau. Au point qu’aujourd’hui encore, ces deux-là sont quasiment indissociables l’un de l’autre. A partir de là, ils clôtureront désormais tous les concerts de Queen jusqu’à la fin. Et ce n’est pas tout, « We are the champions » connaîtra elle aussi un destin sportif inattendu puisqu’elle est désormais entonnée régulièrement comme champ de victoire lors d’une finale, comme lors d’une coupe de monde de foot par exemple. Etait-ce prémédité de la part de Brian et Freddie ? Je ne crois pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’avec ces deux morceaux là, Queen est à présent certain de demeurer à jamais dans la légende du rock.
- SHEER HEART ATTACK : Non, ça n’a rien à voir avec l’album du même nom ! J’ignore d’ailleurs d’où leur est venue l’idée de reprendre le titre de leur 3e album pour en faire une chanson… C’est un morceau très hard qui a l’effet de nous ramener à la réalité après s’être évadé sur « We are the champions ». Pas une de leur plus grande réussite.
- ALL DEAD, ALL DEAD : retour à la fameuse alternance hard / slow avec ce morceau tout en finesse et en douceur où on retrouve à nouveau le son du piano de Freddie, toujours aussi mélancolique… et ce ne sera pas le seul cas sur cet album.
- SPREAD YOUR WINGS : Le piano reste à l’honneur ici, rejoint par la plupart des autres instruments pour une nouvelle composition de John Deacon, qui signe cette fois un morceau magnifique qui sortira d’ailleurs en 45 tours et obtiendra un succès raisonnable, naturellement quand on compare à celui de « We will rock you »… Toutefois, cette chanson demeure une de mes préférées sur cet album et sur la carrière de Queen en général. John prouve ici qu’il n’est pas que le bassiste de Queen mais qu’il a lui aussi un talent d’écriture incontestable, ce qu’il prouvera désormais encore à de nombreuses reprises…
- FIGHT FROM THE INSIDE : Voilà la chanson signée Roger Taylor, impossible d’y échapper ! ;)) Rien à faire, j’accroche toujours pas à ce style complètement à part que Roger s’évertue à déployer sur chaque album…
- GET DOWN, MAKE LOVE : Toutefois, une fois n’est pas coutume, la chanson que je supporte le moins sur cet album n’est pas celle de Roger mais bel et bien celle-ci. Très peu de paroles, une provocation très poussée pour l’époque et une mélodie pas très fouillée, vraiment là, je trouve qu’ils sont partis en couille, passez moi l’expression. En prime, on a droit à toute une gamme de sonorités bizarroïdes sorties… de la guitare de Brian, la Red Special ! Et ça, il faut le savoir parce qu’à la première écoute, on se dit, c’est pas possible, ils ont forcément utilisé un synthé ou un sampleur… et bien non ! Je dois avouer que n’y connaissant rien en guitare électrique, j’ignore totalement comment il a pu produire de tels sons mais toujours est-il que ça arrive franchement comme un cheveu sur la soupe !
- SLEEPING ON THE SIDEWALK : Après la chanson de Roger, voilà celle de Brian, qui commence lui aussi à se prendre au jeu. Cette fois, le style se rapproche plus du swing que du rock et Brian dresse là déjà une critique acerbe du monde du show-business sous forme de métaphore, c’est assez réussi je dois l’admettre.
- WHO NEEDS YOU : John Deacon signe sa deuxième chanson pour cet album, dans un tout autre style cette fois que « Spread your wings ». Ce morceau aux airs légèrement « cha-cha » sur les bords est assez méconnu mais très agréable à entendre.
- IT’S LATE : Retour à la pure tradition rock des années 70 avec cette chanson signée Brian May d’une durée respectable de 6 minutes 30. Riffs saturés et solo endiablé sont au rendez-vous, pour les amateurs de gratte donc… ;))
- MY MELANCHOLY BLUES : L’album se conclut par une dernière note mélancolique avec une chanson de Freddie, qu’il interprète quasiment tout seul, au piano, accompagné discrètement sur la fin par John et Roger. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un blues mélancolique, on retrouve donc une rythmique et une succession d’accords de blues, le tout très calmement, comme pour quitter l’album sur la pointe des pieds en refermant doucement la porte derrière soi…
A suivre…
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14.12.2002 22:30
So come and get me, let meeeeeeeeeeee... ! "My melancholy blues" : une de mes berceuses préférées ! Un album rempli de perles, dont "It's late" est une des plus brillantes..
14.12.2002 07:40
Que dire si ce n'est que ne pas connaître « we are the champion » reviendrait sûrement à habiter sur la planète mars.
14.12.2002 00:14
"We are the Champions, We are the Champions, We are, We are, We are the Champiooons..."