L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Vif, rapide, la vista, joue pour l'équipe |
| Inconvénients: |
Sa franchise peut être pour certains |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Nicolas Anelka, un joueur synonyme de paradoxes...
Etant donné que l'Euro 2008 approche et qu'un concours Ciao a lieu entre tous les pays, je me permets d'écrire un avis sur ce joueur, que dis-je, ce grand joueur si souvent controversé.
Pour comprendre Anelka, il faut l'analyser non pas comme un joueur, mais comme un tout. Cet homme n'est pas du genre à s'exprimer devant les médias, il préfère le faire sur le terrain...et c'est malheureusement ce qu'on lui a reproché pendant des années.
Eternel incompris, Nicolas Anelka est pourtant une valeur sûre du football hexagonal. Déjà au dessus du lot alors qu'il n'avait que 13 ans, celui-ci a intégré Clairefontaine aux côtés de certains joueurs comme Louis Saha, David Trézéguet ou Thierry Henry.
Ce joyau va signer son premier contrat dans le club de son coeur, le club qui le fait rêver, le PSG... Malheureusement pour lui, le PSG ne va pas comprendre qu'il a dans son effectif un joueur hors-norme et un buteur né, et va le laisser partir à Arsenal, ou il effectuera 3 saisons de rêve sous la houlette d'Arsène Wenger. Malgré une première sélection début 1998 en équipe de France, il ne sera pas sélectionné et le vivra très mal.
Cependant, ses buts font des envieux et l'Europe entière veut s'arracher ce phénomène, mais le Real Madrid réussira à conclure le transfert pour une somme record de 220 millions de francs alors qu'il vient à peine de fêter ses vingt ans. Nicolas réalise enfin son rêve de jouer en Espagne... mais ce rêve va se transformer en cauchemar pour lui. L'entraineur de l'époque, John Toschack, ne le met pas à sa place sur le terrain et l'empêche donc de jouer son rôle de percuteur au sein des défenses adverses... De plus, la plupart de ses coéquipiers l'ignorent et la presse s'acharne sur lui, et pour courroner le tout, il se retrouve exclu du groupe et ne joue plus. Cependant, 2 événements vont marquer sa fin de saison : tout d'abord le but de la victoire face à l'ennemi juré du FC Barcelone puis son doublé en 1/2 finale de la Ligue des Champions contre le Bayern de Munich. Et malgré ses déboires, les supporters ne se rappèleront que de sa fin de saison et lui pardonneront le reste.
Mais Nicolas Anelka a le mal du pays et réussit à se séparer à "l'amiable" du Real Madrid pour signer au... PSG pour 215 millions de francs, alors que le club l'avait laissé filer à Arsenal pour 43 fois moins cher. Malgré un bon début de saison, il retombe dans ses travers et franchira à nouveau la Manche pour effectuer une pige à Liverpool, puis signera à Manchester... City.
Et là ô miracle, Anelka redevient le chasseur de buts qui affole les défenses et fait trembler les filets adverses. 2 saisons de rêve et la Anelkamania revient... Tous les grands d'Europe sont prêts à casser leurs tirelires pour faire venir Nicolas, mais comme un pied de nez, il décide de partir en Turquie, à Fenerbahce. Certains pensent que c'est une folie, mais la Turquie commence à s'affirmer comme une grande nation de football, alors il tente le pari.
Et c'est là que Nicolas Anelka fera son retour en équipe de France, son Raymond Domenech. Il sera très décisif dans la plupart des matches qu'il fera avec les Bleus, mais ne sera pas séleccionné pour jouer le Mondial en Allemagne.
Après cet échec, une fois de plus, il sera transféré en Angleterre dans un club qui veut afficher des prétentions, Bolton. Il y restera un an et demi, avant d'être transféré à Chelsea, ou il atteindra la finale de la Ligue des Champions, mais sera malheureux sur son pénalty.
Malgré l'échec de la Coupe du Monde et des déclarations houleuses concernant le fait qu'il n'a pas besoin de l'Equipe de France, Raymond Domenech va en faire un de ses pilliers pour la campagne de l'Euro 2008 et l'intègre définitivement dans la liste des 23.
Nicolas Anelka dira d'ailleurs de lui qu'il est le seul à l'avoir compris, et le sélectionneur, pour lui faire comprendre la confiance qu'il a en lui et le fait qu'il comprend sa façon d'être, fera un pied de nez aux journalistes, lorsque ces derniers demandent s'il n'est pas difficile de gérer un Nicolas Anelka qui ne s'exprime pas, en disant que ce dernier le fait comme il le demande, sur le terrain.
Nicolas Anelka n'est pas un joueur classique, il se démarque des autres et est malheureusement mal compris. Ses phrases envers des entraineurs ou des joueurs ont toujours été mal perçues car il s'exprime peu.
Mais il est le joueur du XXIe siècle, à la fois rapide et technique. Il n'a que 28 ans, l'âge de la maturité pour lui, et le moment de démontrer à tout le monde qu'il est bien un attaquant de classe.
Et pourquoi pas à l'Euro???