Nouvelles sous ecstasy - Frédéric Beigbeder

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Nouvelles sous ecstasy - Frédéric Beigbeder

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[BEIGBEDER 1] C'est ecsta

5  19.10.2008 (26.10.2010)

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Avis:920

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Cet avis a été évalué par 33 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel

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Lily voulait un avis sur un aliment, aussi vais-je parler d'un livre que j'ai dévoré. Ou plus exactement gobé.


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Le Petit Robert

Avant d'aller plus loin, une mise au point s'impose.

A l'heure où l'intellectualisme littéraire semble vouloir dicter ce qu'il est de bon goût d'apprécier, et Frédéric Beigbeder faisant partie de la f(r)ange d'auteurs que les érudits se plaisent à lapider, au nom d'attentes étriquées et consensuelles, je voudrais remettre les poings sur les « i » et taper du point sur la table. Ou l'inverse.

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1. Littérature, n. f. : ensemble des œuvres écrites ou orales auxquelles on reconnaît une finalité esthétique.

2. Esthétique, adj. : qui a rapport à la perception du beau.

3. Beau, n. m. : ce qui fait éprouver un sentiment esthétique d'admiration et de plaisir.

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Ces trois définitions mises en parallèle laissent apparaître clairement qu'un individu accorde le qualificatif de littéraire à toute œuvre à laquelle il reconnaît une dimension esthétique. Cette perception étant personnelle, la perception du beau l'étant aussi, me semble prétentieux et dictatorial celui qui voudrait, à la seule force de son propre jugement, que l'on considère une œuvre ou un artiste comme de la non littérature.

Ce qui n'est pas esthétique pour l'un le sera pour un autre. Et si l'on veut respecter la capacité de chacun à être touché par une œuvre, et donc sa propre propension à l'être, il faut garder en tête que notre perception du bon-goût n'est pas universelle, plus encore : qu'elle ne prévaut pas sur une autre.

Aussi, et par rapport à ce que je suis, à ce que je perçois de la vie, du monde, par rapport à ce qui me touche, à ce qui me révolte, à ce qui m'apaise, par rapport à ce qui m'interpelle, à ce qui me réjouit ou ce qui me peine, je considère Frédéric Beigbeder comme l'un des auteurs français les plus littéraires du XXI° siècle. Et j'emmerde tous ceux qui ne sont pas capables de le concevoir, car tous ces censeurs à la légitimité autoproclamée ne font que donner la preuve de la petitesse de leur esprit.

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Le petit Fred

Au milieu des sept romans publiés par le dandy quadragénaire sulfureux se trouve ce recueil de nouvelles :
Nouvelles sous ecstasy.

Ce court recueil, 100 pages en édition poche, paraît en 1999, soit deux ans après le succès fulgurant de L'amour dure trois ans et un an avant l'avènement 99 francs. Il rassemble 14 nouvelles écrites entre 1990 et 1999, présentées dans un ordre non-chronologique.

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Un avant-propos qualifié par l'auteur d' « avertissement » introduit les nouvelles en ces termes :
Dans les années 80, une nouvelle drogue fit son apparition dans les milieux noctambules : le MDMA, dit « ecstasy ». Cette « pilule de l'amour » provoquait d'étranges effets : bouffées de chaleur, envie de danser toute la nuit sur de la techno, besoin de caresser des gens, grincements de dents, déshydratation accélérée, angoisse existentielle, tentatives de suicide, demandes en mariage. C'était une drogue dure avec une montée et une descente, comme dans les montagnes russes ou les nouvelles de certains écrivains américains. L'auteur de ce livre n'en consomme plus et déconseille au lecteur d'essayer : non seulement l'ecstasy est illégal mais en plus il abime le cerveau, comme le prouve ce recueil de textes écrits sous son influence.

Bien entendu une histoire est un lieu d'échange entre son auteur et ses lecteurs, qui acceptent, le temps de la lecture, de jouer le jeu d'une immersion dans la réalité proposée par l'auteur. Il ne s'en pose pas moins parfois la question de la véracité du récit : ici, en dépit des efforts de Beigbeder pour nous pousser à croire qu'il a réellement écrit ces nouvelles sous influence, et que celles-ci sont souvent inspirées d'événements réels de sa propre vie, personnellement, je n'y crois pas. Et surtout je m'en fiche : peu importe la façon dont elles ont été écrites, seul compte l'effet sur le lecteur.

Que voici.
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Spleen à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (1998)
A quoi sert-il de voyager dans un monde uniforme ?

Cette première nouvelle tenter de retranscrire le flot de pensées d'un homme venant de gober une pilule de X. L'exercice littéraire est intéressant puisque l'ensemble de la nouvelle ne contient que des phrases interrogatives présentées comme une suite fiévreuse de pensées traversant l'esprit du narrateur et emportant le lecteur dans un périple nocturne, d'un bar branché parisien à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle au petit matin.

Délirant, désorienté, poétique et désabusé : 4/5

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Un texte démodé (1990)
Aimer ou faire semblant d'aimer, où est la différence, du moment que l'on parvient à se tromper soi-même ?

Errements propres et figurés de Brillant, antihéros au prénom prédestiné, arpentant les rues de New-York où il vient juste de débarquer. Les trottoirs semblent aussi noirs, aussi crades, aussi brumeux, aussi froids que les pensées de Brillant. L'arrière-goût laissé en gorge est amer, très amer.

Décadent, chaotique, cruel, cynique : 4/5

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Le jour où j'ai plu aux filles (1994)
Je n'avais pas dormi depuis six mois, mon estomac prenait feu malgré des niagaras de Maalox, ma femme était partie avec une vedette du show-biz, je n'avais pas d'enfants, bref j'habitais Paris en 1994.

Très courte nouvelle où un homme s'interroge de la soudaine ambiance de luxure qui semble avoir contaminé le monde et les gens et sur sa folle propension à susciter le désir chez les filles. La fin, malicieuse, viendra donner l'explication.

Léger, cru, frais, optimiste : 3/5

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La première gorgée d'ecstasy (1994)
Lorsque je regarde ma montre, il s'est écoulé deux heures et demie en cinq minutes. C'est alors que les ennuis commencent.

Description détaillée, des angoisses d'avant prise à la perception psychologique ultra trouble de la redescente, des sensations ressenties lors d'une première prise de MDMA.

Détaillé, chirurgical, explicatif et dissuasif : 4/5

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Manuscrit trouvé à Saint-Germain-des-Prés (1996)
Sartre, reviens, ils sont devenus fous !

La nouvelle qui m'avait le plus fascinée lors de la première lecture. Lors de cette nouvelle lecture, je retrouve le délice que j'avais ressenti à la fin, mais dès les premiers mots de ce récit, présenté comme un manuscrit trouvé au Flore. Les clins d'œil sont nombreux, les allusions malicieuses, le name-dropping coule à flot. Le lecteur, haletant, se gargarise de chaque petite trouvaille disséminée.

Malicieux, frais, osé, original : 5/5

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Le cafard après la fête (1991)
Comme nous, les fêtes sont sans lendemain.

Une nouvelle glaçante où se mêlent le Beau et le Laid, la Douceur et l'Horreur, la Poésie et le Chaos. Tout commence par une histoire d'amitié, de fête et de coup de foudre. Et tout fout le camp très, très vite.

Glaçant, troublant, choquant, violent : 4/5

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L'homme qui regardait les femmes, 1 (1997)
Pourquoi laisse-t-on les filles de seize ans se balader en liberté sur les bords de mer ?

Dans cette courte nouvelle, hommage au tube de Patrick Coutin, je retrouve tout ce que je préfère chez Beigbeder : sa façon de vivre et d'écrire l'amour, l'émoi, le désir et la luxure, entre décadence et sensualité.

Poétique, moderne, décadent et sensuel : 4/5

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Comment devenir quelqu'un (1999)
Je suis un type pauvre, donc un pauvre type.

Deuxième nouvelle dont je garde un souvenir fort. Elle commence par les états d'âme teintés à la frustration d'un chauffeur pour riches, qui ne supporte pas ce que représentent de capitaliste, d'individualiste et d'arrivisme les deux clients assis sur la banquette arrière. Elle finit par une drôle de pirouette littéraire qui laisse sur le cul et donne immanquablement envie de relire et de déguster ces quelques pages.

Osé, fictionnel, interprétatif, cynique, extrêmement cynique : 5/5

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Le Plus Grand Ecrivain Français Vivant (1990)
Le Plus Grand Ecrivain Français Vivant gisait dans le ruisseau et, selon toute vraisemblance, ce n'était pas la faute à Rousseau. S'il fallait désigner un coupable, Johnny Walker semblerait plus approprié.

Dans le plus pur style Beigbeder, cette nouvelle joue la mise en abime habituelle où l'auteur aime s'écrire et se contempler. Par le biais d'un narrateur observateur qui va participer aux frasques nocturnes de ce plus grand écrivain français vivant, on devine la volonté de Beigbeder de se mettre une nouvelle fois en scène, et avec lui la prétention qu'on veut bien lui prêter, le sens de la fête, de l'autodestruction, de l'éphémère et du cynisme. C'est bon, c'est calibré, je ne m'en lasse pas mais cela ne contient pas l'originalité des autres nouvelles du recueil.

Calibré, caustique, cynique : 3/5

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La nouvelle la plus dégueulasse de ce recueil (1995)
Là où ça a dérapé, c'est quand on a considéré que l'amour avait besoin de preuves. Comme si le faire ne suffisait plus.

Cette nouvelle est très représentative de ce qui est, pour moi, un des dons de Beigbeder : sa lucidité profonde et son absence de tabou pour décrire avec minutie le fonctionnement des rapports humains. Ce que d'aucuns qualifient parfois de cynisme n'est, au fond, qu'une sagacité accrue sur les choses, couplée à un besoin de ne pas la taire. Ici, il rappelle combien les hommes et les femmes semblent trouver plus facile de gâcher leurs histoires plutôt que de les faire durer.

Malicieux, inventif, paradoxal et extrême : 5/5

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L'homme qui regardait les femmes, 2 (1999)

Nouvel exercice de style : écrire une nouvelle entière en n'utilisant que les deux points comme transition d'une phrase à l'autre : ainsi l'on développe très rapidement un spectre d'idées et de pensées impressionnants : partant du constat que le sexe est omniprésent dans les médias, l'auteur conclue peu après sur se propre perception de l'amour conjugal : trois pages qui ont permis d'évoquer Madonna, Zazie, Hitchcock, Grace Kelly, Birkin, Gainsbourg, Gatsby le Magnifique ou Andy Warhol.

Original, structuré, papillonnant, léger, poétisant : 4/5

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Extasy à Go-Go (1999)
Le monde est minuscule et il fait nuit noire dans tout l'univers.

Thaïlande. Des vacances. Un couple permissif qui s'accorde une nuit de liberté. L'homme se dit qu'il préfère la culpabilité à la frustration et décide d'aller au bout de ses fantasmes, quitte à le regretter. La femme avait anticipé.

Original, malicieux, dérangeant, déséquilibré : 3/5

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La première nouvelle d' « Easy-Reading » (1996)
Jonathan descendait au ralenti les nombreuses marches du perron qui reliaient la villa rococo à la plage…

Après la musique d'ascenseur, la littérature de gare, Beigbeder va plus loin et esquisse ainsi un magnifique pied de nez à ses détracteurs. Pour être sûr qu'il existe un style Beigbeder, rien de tel que cette nouvelle, qui présente tout l'univers coutumier de l'auteur mais fondu dans un style insipide de roman à l'eau de rose. D'un côté, on ne peut que percevoir le décalage entre la force habituelle de la mise en mots et la fadeur présente. Mais de l'autre on sourit car, même déguisé ainsi, le propos reste bel et bien estampillé Beigbeder… Petite fable jet-set et dissolue sur la jeunesse dorée.

Rutilant, clinquant, léger, facile, frais : 4/5

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La solitude à plusieurs (1998)
Il existe une zone de flou entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.

Cette nouvelle finale est extrêmement bien choisie car elle représente à elle seule l'essence même de l'œuvre de Beigbeder. Ses différents romans, ses essais, ses nouvelles, ses interventions diverses de type désabusé et cynique ne sont pour moi que des déclinaisons particulières d'une même propos, qu'il tente, par philanthropie, d'asséner au maximum de monde tant qu'il est temps : même dans la vie la plus remplie, même dans une existence peuplée de gens, de rencontres, d'amours, d'amitiés, de soirées, de voyages et d'expériences, l'homme reste seul. Ca fait mal au cul mais autant s'y habituer.

Une nouvelle purement et grandiosement beigbedesque : 6/5

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La petite Psycho

Au-delà de l'aspect sulfureux et lugubrement fascinant de la vie de débauche que Beigbeder se plaît à décrire au fil de ses romans et de ses nouvelles, c'est autre chose qui me fascine. Cette autre chose est extrêmement présente dans ce recueil de nouvelles et fait que ces Nouvelles sous ecstasy s'inscrivent comme l'un de mes ouvrages favoris de l'auteur le mieux mal aimé de sa génération.

Je ne vois pas dans ces nouvelles l'œuvre d'un allumé écrivant ses délires sous ecsta, mais plutôt le travail de compilation d'un marginal tentant de mettre en ordre ses idées sur la vie et excusant ce qui peut peut-être apparaître comme un cynisme et un fatalisme déraisonnables par l'usage de stupéfiants. Si vous voulez le blâmer de tenir des propos aussi détestables, si vous le détestez déjà d'oser épingler votre petit confort de vie individualiste et matérialiste : dites-vous simplement qu'il délire, le camé…

Sinon, si vous avez réfléchi à tout ça assez souvent, assez longtemps, si vous en avez eu marre de vous leurrer encore, en ce début de nouveau millénaire, sur la beauté de la société et sur la bonté de vos congénères… Si, faute de ne rien attendre de la vie, vous attendez encore tout mais en sachant que c'est complètement con, vous pourrez certainement apprécier cet ouvrage. Y ressentir la malice des histoires contées, l'originalité des thèmes, la fraîcheur du style moderne et sans ambages de l'auteur, ses contradictions, son cynisme, sa façon de s'amuser de la société plutôt que d'en pleurer, d'en souffrir ou de s'en indifférer.

Dans ce recueil, de Beigbeder, vous retrouverez :

* La poésie :
Pourquoi vos genoux me donnent-ils envie d'inventer des verbes transitifs ?

* Le cynisme :
Ne sens-tu pas comme j'a besoin d'être seul au milieu de tous ces bagages abandonnés ?

* Le fatalisme :
Le célibataire fait plus pitié qu'envie, sauf aux hommes mariés qui l'imaginent libre alors qu'il n'est que désespéré.

* La malice :
Mais cela me fait tout drôle de devoir mourir un 10 mai.

* La déchéance :
Je sais que je suis complètement défoncé mais ça ne m'empêche pas de caresser des joues, des cous, des bouches pleines de compréhension.

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Commentaires sur cet avis
momofakir

momofakir

31.10.2008 01:20

Juste pour dire qu'en prenant ta plume, tu es aussi une critique autoproclamée qui impose un point de vue spirituel extrêmement petit, puisqu'il émane de ta seule personne... Très bon avis en tout cas

momofakir

momofakir

31.10.2008 01:15

"Aussi, et par rapport à ce que je suis, à ce que je perçois de la vie, du monde, par rapport à ce qui me touche, à ce qui me révolte, à ce qui m'apaise, par rapport à ce qui m'interpelle, à ce qui me réjouit ou ce qui me peine, je considère Frédéric Beigbeder comme l'un des auteurs français les plus littéraires du XXI° siècle. Et j'emmerde tous ceux qui ne sont pas capables de le concevoir, car tous ces censeurs à la légitimité autoproclamée ne font que donner la preuve de la petitesse de leur esprit"

PetiteEtincelle

PetiteEtincelle

28.10.2008 11:28

"Frédéric Beigbeder comme l'un des auteurs français les plus littéraires du XXI° siècle" >> et toujours selon tes définitions, c'est quoi alors "être le plus littéraire ?

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