L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
praticité d'installation, puissance du produit |
| Inconvénients: |
coût d'achat, alimentation de 350 watts minimum nécessaire |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Comme personne ne l'ignore, la technologie informatique évolue extrêmement vite, à tel point que l'on en vient à changer de configuration tous les deux ans pour pouvoir simplement suivre l'évolution de nos logiciels.
Cette situation est exacerbée pour les afficinados de jeux vidéos puisque ces logiciels nécessitent des ordinateurs disposant d'une très grande puissance de calcul du microprocesseur qui se disperse entre l'affichage vidéo et le calcul proprement dit.
Pour pallier cet écueil, les cartes vidéos prennent souvent le relais. Cependant, la plupart des utilisateurs achètent des configurations déjà montées et les cartes vidéos fournies sont de piètre qualité.
Bien qu'ayant monté mon ordinateur, celui-ci ne me permet pas de jouer au dernier chef d'oeuvre de Bethesda, j'ai nommé Oblivion. Devant pareille injustice, j'ai donc décidé de le doter d'une carte vidéo digne de ce nom, la Geforce 6600 GT de Nvidia.
Bien entendu, plutôt qu'acheter n'importe quelle carte dans le maquis des marques, j'ai écumé le net pour vérifier les comparatifs et les benchmarks correspondants.
Ma carte-mère n'acceptant pas les cartes PCI Express, il me fallait m'orienter vers une carte vidéo se positionnant sur un slot AGP x8. En cas de doute, il vous suffit de vous renseigner sur votre carte mère pour savoir si elle est dotée d'un slot PCI (les plus anciens), d'un bus AGP ou d'un PCI express (les plus récents).
La carte m'est parvenue en 48 heures comme s'y engageait le commerçant (rueducommerce.com). Le pack comprend, outre la carte proprement dite, un câble S-vidéo avec tous les raccords, une notice papier malheureusement en anglais et un cédérom avec tous les drivers et les notices numériques (français, anglais, allemand, italien). Je joins la photo correspondante.
La carte par elle-même s'installe sur le bus AGP de la carte-mère (voir photo). Elle comprend deux radiateurs de chaque côté dont un refroidi par un ventilateur (très silencieux au regard des cartes de même type).
Attention cependant : même si la notice stipule que l'installation est très simple, c'est vrai seulement si la puce de votre carte n'est pas dotée de la technologie « Gainward powerpack ultra». Dans ce cas seulement, l'alimentation par le slot (le branchement sur la carte mère) suffira mais les qualités graphiques en seront grandement diminuées. A la fois bonne et mauvaise surprise pour moi, ma carte est équipée de cette technologie, ce qui autorise une puissance vidéo décuplée (j'y reviendrai) mais, mon ordinateur étant équipé de trois disques durs, j'ai dû débrancher l'un d'entre eux et le faire migrer vers une autre configuration pour libérer une prise d'alimentation afin de fournir suffisamment d'énergie à la 6600 GT pour déployer toutes ses qualités.
Une fois les branchements terminés, vous pourrez allumer votre ordinateur. Si votre machine est équipée d'un OS Windows (à partir de la version 98), le nouveau matériel sera reconnu immédiatement mais l'affichage se résumera à un mode 800 x 600 en 16 bits au démarrage.
Fort heureusement, le cédérom livré avec la carte se lance automatiquement et vous pourrez installer les drivers, l'expert tool (application permettant de gérer la technologie gainward), DirectX 9.0 et Acrobat Reader 7.0. d'un seul clic.
Le logiciel « Expert Tools », outre les fonctions de base relatives à la résolution, la taille de l'écran ou l'usage de plusieurs écrans virtuels, possède la caractéristique très appréciable de gestion de la cadence d'horloge et de la cadence mémoire, ce qui permet de dépasser les fréquences de base par défaut. Cependant, je ne le recommande pas pour les raisons suivantes :
1) la première est que cette carte est capable par défaut de prouesses graphiques impressionnantes, et que, d'un point de vue technique, il faudra attendre deux ans pour que de nouvelles applications nécessitent de telles modifications ;
2) la seconde est que, si vous overcloquez la carte, c'est à vos risques et périls et vous ne pourrez plus arguer de la garantie. Si des augmentations mineures de la fréquence sont sans conséquences, pousser la carte dans ses retranchements pourrait conduire à sa destruction.
Un très bon point pour cette puce : celle-ci est dotée de la technologie « Schader 3.0 » développé à l'origine pour la puce d'un modèle supérieur, la 6800 GT, qui vous obligerait à dépenser environ 70 euros de plus pour des écarts graphiques uniquement perceptibles par les professionnels. Ce point n'est pas un détail puisque cette carte est donc directement compatible avec toutes les applications DirectX 9.0.
Les effets graphiques sont donc extrêmement réalistes et le développement des visuels s'effectue sans aucune ligne de pixel parasite, ce qui vous immergera pleinement dans les plus beaux mondes virtuels.
D'un point de vue technique, le circuit de la carte est composé de 146 millions de transistors gravès en 0,11 µ. La fréquence est de 500 Mhz avec 8 « pipes » de rendu de pixel. La RAM DDR (256 Mo) fonctionne à une fréquence de 1 Ghz. Le bus double la bande passante de l'AGP : le transfert des données s'effectue à plus de 4 Go.
Pour vous donner un ordre d'idée, la carte supporte sans difficulté un mode graphique de 2048 x 1536 en 16,7 millions de couleurs avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz. Si cela ne vous parle pas, vérifiez simplement votre mode d'affichage actuel et vous comprendrez aisément ce que cette carte peut changer sur votre ordinateur.
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Concrètement
Alors, dans les faits, quels changements ?
Au lancement d'Oblivion, point de message « votre carte graphique a été réglé au minimum » comme avec mon ancienne carte FX 5200 et ce, alors que j'avais réglé tous les paramètres du jeu par défaut.
Au contraire, je choisis de cocher toutes les options graphiques disponibles, dont l'antialising qui transforme en courbes réelles les lignes brisées qu'offrent les cartes «ordinaires » puis lance le jeu.
Coup de poing visuel, le rendu graphique est simplement ahurissant ! Le joueur se trouve immergé dans ce qui pourrait passer pour un film cinématographique : le vent fait frissonner les feuilles des arbres et onduler l'herbe, les ombres sont parfaitement cohérentes avec le relief et les sources lumineuses, les déplacements linéaires et sans à-coups. Les animaux semblent plus vrais que nature, leurs muscles roulent sous la peau. Les textures sont exacerbées à un degré extraordinaire tandis que les rais de lumière se diffusent au sol au travers des filtres des reliefs qu'ils rencontrent.
Vérification faite, le microprocesseur de l'ordinateur est littéralement dopé par la 6600 qui le soulage d'une puissance de calcul astronomique. De fait, il dépasse rarement 60 % de ses capacités. Sur un jeu tel qu'Oblivion, cela s'appelle une prouesse.
Le seul réel reproche que l'on pourrait formuler ne tient pas à la carte par elle-même mais à son coût puisqu'il m'a fallu débourser 184 euros (plus 10 euros en formule « or » pour la garantie complémentaire). C'est une somme importante mais qu'il convient de relativiser puisqu'elle vous évitera de changer de configuration durant au moins une année en transformant radicalement votre micro-ordinateur.