L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Déployer certains des charmes de Barcelone . . . |
| Inconvénients: |
Pas à la hauteur de cette ville, hélas . . . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Le chat et la souris. Voilà le jeu que je me propose de te faire vivre.
Bien évidemment, je suis la souris. Tu es mon Raminagrobis.
Avec comme plateau de jeu le cœur battant de Barcelone.
Tu me demandes pourquoi je souris et je brode quelque invention.
Je souris précisément parce que j’ai transformé le verbe en substantif, pour toi et pour trois jours, plus ou moins sous le même toit.
Notre case départ : Le Grand Hôtel Central à Barcelone. Un lieu de repos design et froid, comme une cage de verre discrète aux longs couloirs gris, avec l’impression diffuse que nous sommes seuls à les arpenter.
J’ai échafaudé ce jeu dans la soirée sur la terrasse. Surplomber les toits de cette ville qui danse à toute heure du jour et de la nuit, l’eau de la piscine qui déborde sur cette effervescence, ivresse de planer au-dessus du tumulte…la cathédrale et le quartier Gothique à portée de mains…cela m’a (re)donné envie de jouer.
Un peu à tes dépens, tu me le pardonneras. Je serai toujours devant, à guetter tes pas.
Ce matin, sur la Rambla, alors que tu dépliais le plan, j’ai filé comme une ombre, tu sais combien j’ai horreur de ça.
Se pencher sur le quadrillage déshumanisé d’une ville, trop peu pour moi.
Nous arpentions cette immense avenue avec le temps infini des vacanciers qui ont jeté les heures aux oubliettes au milieu de la clameur, des oiseaux et du parfum des fleurs.
Je me suis arrêtée à la Font de Canaletes, la fontaine magique catalane car j’aime les légendes, les conteurs et toutes leurs fées qui dansent dans la brume.
Je me suis penchée pour recueillir de l’eau dans mes mains, elle avait une fraîcheur divine dans cette matinée suffocante.
Qui boit de son eau reviendra à Barcelone, c’est pourquoi je vais t’y attendre, je ne voudrais pas y revenir sans toi…
A trente pas, je t’aperçois déjà, le sourcil bas, un peu maussade.
Vite te sourire pour me faire pardonner, t’expliquer la légende et cacher le maudit plan dans la trappe secrète de mon sac à main…
Nous déambulons jusqu’au port tendre l’oreille aux puissantes sirènes de bateau, invitation aux voyages lointains, comme un frisson d’évasion que l’on garde en secret, minuscule fragment de tissu vert dans un coin de son âme, un jour, peut-être…
Nous remontons cette avenue chamarrée et bifurquons dans le marché Saint Joseph : salades de fruits frais et explosion de couleurs sur les étals, un régal pour les yeux et les papilles.
Dans la vieille ville, avec le plan mystérieusement perdu, l’occasion est belle de se perdre et de se taire. Le silence pour laisser la langue virevolter contre les murs de ces ruelles étroites, conversations animées, étranges duels…
Se taire pour ne pas laisser soupçonner que cet état est transitoire, explorateurs en herbe de cette ville aux multiples facettes…
« L’art est un mensonge qui nous permet de nous approcher de la vérité » disait Picasso.
C’est dans le musée qui lui est consacré que je te sème, tentant de trouver ma vérité, la tienne, la nôtre.
Il m’est de toute façon difficile de savourer les tableaux avec une main dans la mienne.
Je me refuse à parasiter les ondes qui émanent de chacune des œuvres et qui doivent te parler à leur manière, si différente de la manière dont elles me parlent et dont elles s’adressent à ce parisien pure souche à un mètre de moi…
La femme à la Mantille me retient quelques instants supplémentaires, tu n’es pas dans la même salle que moi. Son regard si profond, son air indéfinissable l’animent d’une clarté bienveillante. Elle est un peu Carmen et toutes les femmes de tête que la littérature a portées, les dames au Camélia, les incendiaires intrépides qui ont déchiqueté de leurs crocs le cœur des hommes.
Comment rester insensible à ce penchant de la passion dévorante, presque vengeresse de cette incarnation pittoresque…et sur lequel, pudiquement, on a posé une mantille, comme pour se garder de ce regard qui foudroie, souvenir de ces temps immémoriaux où les femmes étaient un peu sorcières…
Je détaille comme tous les visiteurs les prodigieuses variations et études sur les Ménines de Velázquez mais elles résonnent davantage à mon sens, comme un remarquable exercice de style avec l’émotion en sourdine.
Je t’attends au pied de l’escalier et tu arrives nonchalant, comme si la Ville ne nous attendait plus.
Nous reprenons notre course dans les dédales de la vibrante catalane, sur les traces de Gaudí, dans la Casa Batllo.
« Tout est fait pour toucher autant que pour voir », voilà le credo du maître onirique.
Un bijou pour les sens avec un parfum d’été des plus exquis à tous les étages…un rêve.
Partout où les mains se posent, ce ne sont que des courbes tendres, étudiées pour le confort et le repos.
Je te précède dans l’étrange cage d’escalier, un véritable puits de lumière tapissé de carrelage en céramique bleue.
Les lignes se déploient à l’infini, l’espace navigue entre inspiration de nature et monde marin.
Nous délaissons les ascenseurs au charme rétro pour emprunter l’escalier qui semble tourner autour de nous. Il est préférable de mériter ce lieu surréaliste et je veux me perdre à chaque marche, laisser le rêve prendre le pas sur la raison, laisser venir à moi les liens improbables, les pensées magiques…jusqu’au dragon vaincu par Saint Georges.
Je me cache derrière les colonnes vertigineuses de la terrasse, captant les paradoxes de la ville, des plus beaux hôtels particuliers aux plus sordides masures, dignes héritières des misérables chaumières perdues dans les forêts devenues des villes.
Le soir, Barcelone remet ses habits de fête et s’étourdit.
Le vin espagnol augure un nouveau voyage, doux et vaporeux, entêtant si l’on enchaîne trop vite les gorgées. Un bon prétexte pour me pendre à ton bras, comme une liane prête à tomber.
Les lumières tamisent l’obscurité et l’heure avancée nous guide implicitement vers l’hôtel. Dans le hall, une musique douce nous précède. La fatigue a vaincu les mots, je me glisse dans le sommeil comme on se laisse couler, inexorablement…
Le matin, dans la salle du petit déjeuner, le personnel s’affaire sans un mot, la musique rythmée permet aux couples les moins diserts d’avoir l’illusion de partager encore un monde.
Le décor est résolument sobre, il fait frais. Cette atmosphère délicieusement régressive me fait songer à habiter ici pour toujours.
Mais il est déjà temps de porter nos pas jusqu’à la Sagrada Familia.
Dans cette forêt architecturale, les artisans s’activent toujours et nous voici spectateurs de cet ambitieux projet.
J’accélère le pas dans cette marée humaine qui se presse contre les rambardes, j’aime l’idée un peu vertigineuse que tu vas devoir me chercher.
Je m’oblige à te perdre de vue. Connais-tu l’ivresse de goûter à cela…je déroule les distances, brouille les pistes et m’assieds enfin, dans le vacarme des travaux de construction.
La poussière blanche forme la brume des légendes de l’instant.
Ere moderne, il faut composer avec toi !
Te voilà enfin, j’ose imaginer, éperdu, un brin angoissé.
Tu sais d’ailleurs à quel point je perds tous mes repères dans un lieu que je ne connais pas.
D’où vient ce goût marqué, ce désir de jouer avec le feu, mes manquements, inexplicables angoisses.
Ton œil est courroucé, je souris faiblement et prête l’épaule à ton courroux, bredouillant que « je n’ai pas fait attention ».
L’après-midi, nous empruntons le métro pour nous rendre dans un quartier qui surplombe la ville…de la hauteur pour surmonter l’absurde, le vide et toutes les impasses dans la communication.
Il faut redoubler d’énergie pour arpenter ces pentes abruptes mais l’envie de retrouver Gaudi au park Güell est largement motivante.
Lewis Carroll semble avoir précédé notre visite car de petites maisons aux allures de champignons inaugurent le parc.
Sur l’esplanade, une balustrade-banquette en pierre et béton se déroule comme une anguille infinie. Un groupe de sixième zone joue une musique convenue sans grand intérêt et tandis que l’un des membres présente la jaquette aux touristes désabusés, je m’éclipse discrètement pour embrasser le panorama de Barcelone.
Je t’observe à la dérobée, déchiffrant comme un hiéroglyphe l’amas de carrelage, vaisselle cassée, céramiques qui décore la singulière balustrade.
Je me faufile à la faveur de nuées de groupes devisant au centre de l’esplanade, c’est extrêmement plaisant.
Et lorsque tu me rejoins enfin, je fais mine de me plonger dans les mystères de l’appareil photo.
Tu n’es pas fâché mais plutôt heureux de me retrouver et dans ton sourire je lis l’acceptation de ce jeu étrange qui épouse ma vision du moment.
Retour dans le cœur mugissant de la ville.
Et halte dans un petit café pour déguster ce fameux « xocolate y churros ».
Un chocolat épais à souhait qui emprisonne la cuillère, la surprenant debout dans cet océan de douceur régressive. Claude Simon l’a décrit merveilleusement bien, il est urgent de relire ces lignes infinies comme les courbes de Gaudi.
Accompagné de six churros, c’est un défi à tous les régimes. Une insulte aux sages résolutions. Je me fais la promesse secrète de laisser plus de la moitié de ces tiges caramel adipeuses et tu promets de t’abandonner avec moi à ce péché de gourmandise. Mais je reste une gourmande hypocrite qui n’assume pas : je te précise de commander un chocolat sans sucre à demi-mots…
De retour à l’hôtel, je fais dix kilomètres en vélo, face à un écran qui diffuse des informations dans un anglais pétri de marshmallows, histoire de me racheter un peu…
Le personnel est toujours aux petits soins, je cherche du regard celui qui pourrait devenir mon confident dans les mois à venir dans cette ville que je devrai apprivoiser si je veux y vivre…
L’espace d’une minute, je ferme les yeux pour imprimer les parfums de ces découvertes dans ma mémoire. Il est temps de refermer le chapitre et de reprendre le cours des choses, juste de l’autre côté de la frontière.
Ma gorge se serre quand ma main se love dans la tienne.
Je n’aime pas les départs.
Quitter une ville revient à quitter un ami, une couleur, délaisser un bonheur, des errances, une espérance.
Mais nous avons bu de l’eau de la fontaine.
Barcelone, ne referme pas la porte : nous reviendrons.
Vos commentaires sur mon "récit fleuve" un peu confus seront un éclat de céramique bleue comme les pièces d'un puzzle...Je vous souhaite une escale dans cette ville qui fourmille, comme un été que l'on rêve éternel...
| Autres avis |
Coquinerie...
Evaluation du produit Par C par
Bernie63
Avantages: Queue du plaisir........rohhhhhh
Inconvénients: ...........
...:
Créé en 1869, par Georges Taylor, en Angleterre, cet objet, d'abord à vapeur, sert à soigner les douleurs musculaires. Quelques années plus tard, ce bon docteur Sigmund Freud, le préconise, 4 heures par jours, aux hystériques… Allez, je vous laisse découvrir « l'Objet »… Laissez-vous bercer par le poème...
Un lien, pour les plus curieux : http://softparis.com/magazine/histoire.html
Bonne lecture coquine….. Merci de me lire.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° ... ...linguistique,
Qui va nous expliquer,
Par leur origine Ou du côté historique,
Le mot ci - dessus, employé.
Nous comprendrons,
Alors, certaines expressions.
Et grâce à la phonétique,
Nous dévoilerons
Chaque évolution
Devenue pudique,
Du terme en question.
Ce mot devenu
« Godemiché » ou « Godemichet »
A souvent été rattaché
Bien entendu
A la progression
Des populations,
Souvent mises à nues
Face à cet inconnu...
Il existerait
Comme ...
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|
exceptionnel

06.10.2007
(04.10.2007)
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Le Plafond : V, Claude, neuvième jour
Evaluation du produit Par C par
BioWomen
Avantages: C'est la suite du Plafond. Si vous avez pas lu avant, vous comprendrez rien.
Inconvénients: C'est la suite du Plafond : à suivre donc... Un jour....
...mes coups de speed nocturnes. Par contre, je lui explique quand même que ses ronflements ont pris de l'ampleur, et que s'en est impressionnant parfois.
« Ah mais toi aussi tu ronfles, et pas qu'un peu ! »
L'infirmière se marre de nos chamailleries matinales, et constate sur la planche mon déblocage de transit : « Oui, j'ai accouché hier soir ! Sans contraction, c'est pas simple, mais alors quel soulagement ! ». Elle sourit amplement, et je sais ... ...plexus : ça craint là, par contre. J'essaie de passer mes mains en dessous, mais c'est vraiment trop serré. En tirant sur mon tee-shirt, j'arrive à redresser mes seins, qui font un peu airbags sur ce coup là, et je tire le tissus de façon à ce que ça me serre moins. Bon, bilan quand même positif : je ne souffre plus à outrance. J'ingurgite quand même mes médocs avant de passer ma jupe et de me glisser dans mon canasson à roulettes.
Les petites dames ...
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|
exceptionnel

17.04.2008
|
Chienne de vie
Evaluation du produit Par C par
Cclineur
Avantages: ...
Inconvénients: ...
...ce mec qui a finit par me rouer de coups de bâton… jusqu'au moment où le ras le bol m'a saisi et m'a poussé à lui sauter à la gueule.
Ses potes ont débarqué et m'ont foutu une toise espérant peut-être que ça me calmerait. Les imbéciles, comme si c'était la première branlée qu'on m'avait appliquée…
Des coups, j'en ai reçu plus souvent qu'à mon tour, pour des trucs que je n'aurais pas du faire ou parce que ça défoulait l'auteur tout simplement. Du ... ...merde et la pisse, dévorés par la vermine, n'attendant rien, n'espérant rien. Espérer quoi d'ailleurs ? Juste cette bouffe immonde que de temps un des autres pensait à nous jeter. Alors on se battait, on n'était pourtant pas bien vieux, pour en avoir un bout pendant que l'autre se fendait la gueule et nous montrait ses dents ridicules.
Combien de temps suis-je resté là-dedans ? Je n'en sais rien. Mais un jour alors que seuls deux de mes frères et ...
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|
exceptionnel

04.01.2007
|
C......comme Chocolat
Evaluation du produit Par C par
Ephemere__68
Avantages: *********
Inconvénients: *********
...délicatement chatouillé…
Laissez vous guider par l'effluve magique de son arôme…
Un arome envoûtant…déroutant…
Arôme aux mille vertus…
… et cette envie irrésistible de le portez à votre bouche…
Jeu du goût…
Parés de vos papilles, vous en percevez la saveur… Saveur amère…saveur sucrée… saveur fruitée…
Votre langue s'agite … se meut…
Une danse onctueuse…somptueuse...mielleuse…à laquelle se mêlent vos dents…
Elles croquent et dévoilent une ... ...dans votre bouche…
Caressant avec ivresse votre palais…
Votre centre émotionnel est en émoi…
Tout votre corps applaudit…
Partagez cet instant seul …ou à deux…
Imaginez simplement que ce théâtre devienne …
Celui de vos jeux amoureux…
Le chocolat est désir…il est plaisir…
Le chocolat est émotionnel…il est sensuel…
Le chocolat est séduisant …il est envoûtant…
Le chocolat est délice…il peut être supplice… ...
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|
exceptionnel

28.02.2007
|
C......... comme chocolat
Evaluation du produit Par C par
Ephemere_68
Avantages: *********
Inconvénients: *********
...délicatement chatouillé…
Laissez vous guider par l'effluve magique de son arôme…
Un arome envoûtant…déroutant…
Arôme aux mille vertus…
… et cette envie irrésistible de le portez à votre bouche…
Jeu du goût…
Parés de vos papilles, vous en percevez la saveur… Saveur amère…saveur sucrée… saveur fruitée…
Votre langue s'agite … se meut…
Une danse onctueuse…somptueuse...mielleuse…à laquelle se mêlent vos dents…
Elles croquent et dévoilent une ... ...dans votre bouche…
Caressant avec ivresse votre palais…
Votre centre émotionnel est en émoi…
Tout votre corps applaudit…
Partagez cet instant seul …ou à deux…
Imaginez simplement que ce théâtre devienne …
Celui de vos jeux amoureux…
Le chocolat est désir…il est plaisir…
Le chocolat est émotionnel…il est sensuel…
Le chocolat est séduisant …il est envoûtant…
Le chocolat est délice…il peut être supplice… ...
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exceptionnel

06.12.2006
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