Jour étrange que ce jour où nous nous rencontrons.
Jour futur incertain : comme si c'était hier.
Je la connais si peu mais aujourd'hui nous partons
En promenade dans le silencieux désert vert.
En chemin notre échange reste très peu loquace
Et de notre ciel le soleil a pris congé,
Comme nos paroles dérisoires, a laissé la place
A un autre phénomène bien moins indiscret.
L'orage est arrivé sans frapper à la porte
Du couloir qui menait de ses yeux aux miens.
Et briser d'un coup notre lien de la sorte
Ne fait qu'attiser l'âpreté de nos instincts.
Les éclairs illuminent la douceur de sa peau
Que ne tarde de rejoindre la chaleur de la mienne.
Le tonnerre n'arrache que quelques rares sursauts
Parmis tout ceux que notre douce étreinte entraine.
Je serai son esclave tant que le ciel grondera,
Tant que nos corps humides couvriront toute sa rage.
Je veux encore entendre le plaisir dans sa voix
Qui provoque, dans mon corps, un bien plus grand orage.
06.12.2005 18:07
*ROUGE*
06.12.2005 16:50
J'aime po trop l'orage... j'peux me blottir dans tes bras steuplé ? :o)
17.05.2005 20:22
(presque) parfait :-)