Cet avis a été évalué par 18 membres de Ciao en moyenne: exceptionnel
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Le concept
Showbiz, champagne, trash, tendances, indiscrétions, people. Le dandy parisien branché Frédéric Taddeï assurait l'animation du programme phare de Paris Première, en caméra embarquée. Concept avant-gardiste et provoc, Thierry Ardisson produisait. Mais encore fallait-il donner une touche électro-chic, un petit quelque chose de 'so Paris' à l'ensemble, et Béatrice Ardisson choisissait les musiques. Qu'elle finit par compiler sur un album dont le fil conducteur était de ne contenir que des reprises. Nous étions au tout début du nouveau millénaire.
Aujourd'hui, il existe six éditions différentes des musiques de Paris Dernière, et chaque nouvelle parution est un moment délicieux, attendu avec ferveur : c'est le moment d'orner sa cédéthèque d'un nouvel objet de bon goût, glamour et actuel, et aussi celui de découvrir de nouvelles reprises décalées mais indéniablement calées.
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La chronologie
Au commencement, un premier album des musiques de Paris Dernière paraît en octobre 2000. Ensuite, deux sorties s'enchaînent en janvier puis novembre 2002. Le succès est phénoménal. Ces albums compilés par Béatrice Ardisson rejoignent les étagères du bon-goût, aux côtés des Nova Tunes et autres compils électro-lounge, de tous les bobos trendys du pays. Aussi, fort de ce succès, le label Naive en profite pour sortir un premier coffret en 2003, qui reprend les trois albums déjà parus. Mais il faut attendre mai 2005 pour pouvoir découvrir dans les bacs le quatrième opus et ses très attendues nouvelles pépites. Le cinquième paraît en novembre 2006 et le sixième, tout frais, date de mai 2008.
Notons que novembre 2005 marque un changement d'optique certain. Nous passons d'un trip qui consiste à compenser, pour Béatrice Ardisson, le fait qu'elle ne se foule pas trop (au final, elle a juste à dégoter des reprises méconnues… et étant donnée la mode actuelle des covers, avec des groupes comme Cocoon et autres Nouvelle Vague, ce n'est pas très difficile) en proposant à son public des albums finement travaillés à quelque chose de définitivement plus capitaliste (mais comme dirait Philippe Corti, la vie est injuste) où le public est clairement considéré comme un troupeau de vaches à lait. En effet, après le coffret reprenant les 3 premiers albums, Naive (nom de label bien ironique) édite un best of des compilations déjà parues : une compil de compils, en somme.
Toutefois, nous n'en sommes pas là dans la chronologie des musiques de Paris Dernière. Car nous sommes à l'automne 2000 et l'émission Paris Dernière existe depuis cinq ans. Depuis trois ans, elle a trouvé son animateur vedette, Frédéric Taddeï, et possède son propre style, ses propres codes. Il en est ainsi de sa bande-son constituée exclusivement de reprises de grands titres de la chanson internationale. Ce premier album des musiques de Paris Dernière, compilé par Béatrice Ardisson, reprend 14 chansons marquantes de l'émission, des années 1995-2000.
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Six couleurs : BLEU
Ce premier volume adopte un visuel très soigné et très chic : dessins stylisés présentant une vue de bords de Seine, Tour Eiffel et autres bâtiments parisiens et leurs reflets inversés. Une couleur domine, ici le bleu, et se décline en foncé pour le paysage initial et en plus clair pour le reflet effet miroir. Une ligne courbe pourrait servir uniquement de démarcation d'horizon, mais le trait se poursuit et nous découvrons une élégante silhouette féminine allongée avec langueur sur ce panorama parisien. Au dessus, au milieu d'un halo argenté, le titre de l'album apparaît façon écriture manuscrite : « la musique de Paris Dernière ».
Le panorama parisien se mirant dans l'eau se prolonge dans une illusion d'infini : l'intérieur de l'album en est également orné, ainsi que le disque lui-même et la quatrième de couverture, où l'on retrouve la silhouette féminine maintenant redressée semblant poser à quatre pattes en une attitude très suggestive au dessus des grands monuments dessinés au trait fin.
L'intérieur du livret reprend lui aussi à plusieurs endroits cette frise de monuments citadins et son reflet dans l'eau, mais ce n'est pas son principal intérêt. En effet, toujours sur le fond bleu foncé qui est la couleur maîtresse de ce premier opus, le livret accorde une page à chaque titre compilé. Sur cette page, l'enfant du rock Yves Bigot présente les données principales du titre original et livre ses impressions sur la reprise effectuée. En gros, il fait, et mieux que moi, puisque c'est son métier, le boulot que je m'apprête à faire dans cet avis. Et autant dire que sa science et sa connaissance de l'histoire de la musique m'aideront bien sur certains titres…
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Voici ce qu'il dit au sujet de ce concept d'album sur la première de couverture du livret :
En toute chose, le génie Ardisson c'est posséder si bien le canon, connaître si bien les classiques, que leur approche du décalage, de la marge, n'est jamais décadence, futilité, ni aquoibonisme, mais surcroît de culture, d'érudition, pur fun. La saveur de ces reprises Paris Dernière, toutes plus ou moins déjantées, réside dans le mélange subtil entre la familiarité des chansons et le traitement - noisy souvent, ethnique parfois - d'interprètes aux univers éclectiques, mais toujours en avance de quelque chose.
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Tracklist
1. Shaft (Malik) 2. Can't take my eyes off of you (Zard) 3. Joe le taxi (Stéréo Total) 4. Beat goes on (The all seeing I)) 5. Barbie girl (Axel Boys Quartet) 6. Drive my car (Diego Pelaez) 7. Ashes to ashes (Lassigue Benthaus) 8. There must be an angel (Fantastic Plastic Machine) 9. I'm not in love (Fun Lovin' Criminals) 10. Rock around the clock (Telex) 11. Aguas de Marco (Smoke City) 12. Norvegian wood (Cornershop) 13. Sex machine (Q-burns Abstract Message) 14. Happy together (Leningrad cowboys)
Si tous les titres sont connus, certains aux originaux grandement appréciés (il y a quand même du Bowie, et des Beatles) et d'autres qui laissent plus indifférents (je sais que c'est culte, mais le thème de Shaft, j'ai jamais pu…), les nouveaux interprètes ne le sont pas forcément. Pour ma part, avant de posséder cet album, je ne connaissais que trois des formations présentées ici (Fun Lovin' Criminals, Cornershop et Leningrad Cowboys).
Mais, pour autant, les créations de ces groupes et interprètes, originaux à leur façon, peuvent être plus ou moins appréciées mais valent toutes le détour, ne serait-ce que pour la créativité qu'elles possèdent et qu'elles ont par la suite su inspirer…
Shaft Morceau original : 3/5 Reprise : 2/5
Bah oui, c'est comme ça : c'est mythique mais moi cette rythmique me stresse. Titre musical culte des années 70, symbole de l'avènement de la blaxploitation cinématographique, Bigot déclare même ce titre come ancêtre fondateur du disco. Personnellement, la montée rythmique obsédante me fait flipper, ce morceau m'angoisse et ce n'est pas la grosse voix black suave de la fin qui réussit à m'apaiser. Si c'est avec ce titre que Isaac Heyes est entré dans la légende de la musique, je lui préfère de loin un sensuel et doux Let's stay together.
La reprise de Malik, artiste mélant house et raï si j'en crois Yves Bigot, est bonne mais je n'y entends rien de très novateur. La gimmick musicale culte est tellement bien reprise qu'on ne perçoit pour ainsi dire pas d'innovation. La couleur est légèrement plus actuelle, la rythmique une rien plus syncopée (comme si j'avais besoin de ça !), mais je trouve que l'ensemble tient plus du sample sans envergure que du véritable coup de génie…
Un début d'album qui laisse à désirer…
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Can't take my eyes off of you Morceau original : 5/5 Reprise : 2/5
Le titre est tout simplement culte et a été repris tellement souvent qu'on ne sait plus trop qui est l'interprète original. J'aurais dit Gloria Gaynor, mais Yves Bigot me souffle gentiment Frankie Valli (à qui l'on doit aussi le très énergique thème de Grease… « Grease is the world ») en 1967. Depuis de nombreux artistes de renom ont chanté cette chanson tantôt romantique, tantôt énergique, selon les versions. Il y eu Chet Beker et Barry Manilow mais aussi Lauryn Hill ou les Bangles. Pour ma part, j'adore plus que tout la version très jubilatoire de Muse (présente sur un autre opus des musiques de Paris Dernière).
En revanche, je reste relativement perplexe après l'écoute de cette reprise ovniesque japonaise du grand standard. On flirte à certains moments avec la bossa nova, puis le musette, il y a du freak, des voix enfantines, des instrus japanisantes : c'est trop pour moi. Et pas harmonieux pour deux sous.
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Joe le taxi Morceau original : 4/5 Reprise : 5/5
Premier gros panard musical de cette compilation pour une reprise du générationnel tube de Vanessa Paradis, Joe le taxi, trop connu pour mériter d'être présenté. La reprise de Stéréo Total, groupe allemand adepte de l'exercice des covers psychédéliques électroniques de grands standards (« Mother's Little Helper » dispo en écoute libre sur Deezer) est juste une bombe. Totalement représentative à elle seule de l'ambiance Paris Dernière époque Taddeï : trash mais chic, un peu crasse, un peu sombre mais diablement envoûtante, elle fait naître des images où se mêlent volutes de fumée, vapeurs d'alcool, et sens troublés. La voix du chanteur passée au vocoder, transformée en spectre synthétique, y est certainement pour beaucoup…
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Beat goes on Morceau original : 5/5 Reprise : 3/5
Disons ce qui est : cette reprise électropop est assez convaincante. Elle propose une rythmique élégante bien que plutôt étriquée, et ne perd rien du charme rétro de la version originale. Oui mais cette version originale est un tel kif, avec ses « da di da di di, da di da di da… » susurrés par une Cher pas encore siliconée, que je ne peux que rester sur ma faim, ne retrouvant pas la ferveur et l'engouement que provoque l'écoute du vieux standard de Sonny & Cher. Tant qu'à faire, plutôt que cette version des All seeing I, écoutez plutôt la reprise bossa-nova doucereuse de Buddy Rich (encore une fois, Deezer est votre ami).
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Barbie Girl Morceau original : 2/5 Reprise : 2/5
Anecdotique. Trop facile. Même à la Star Ac ils ont plus de génie créatif lorsqu'ils se lancent dans une reprise. Parce que prendre une grosse soupe commerciale et l'ériger en morceau chic aux accents bossa-nova rétros, c'est un peu facile. On est exactement dans le même trip que la reprise de Like a virgin dans Moulin-Rouge. Mais le problème est là : dans le film, cette reprise opère et marque les esprits car on est en pleine bouffonnerie. Perso, quand j'achète du Béatrice Ardisson, je paie justement pour éviter la bouffonnerie.
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Drive my car Morceau original : 4/5 Reprise : 2/5
Ce titre est au départ un standard des Beatles. Il ne se présente donc pas, et il ne méritait certainement pas d'être ainsi passé à la moulinette latino : cette ambiance salsa ne convient définitivement pas à la chanson et n'apporte rien sinon cette fausses classe facile, mentionnée précédemment. Il ne suffit pas de coller quelques couleurs musicales élégantes sur un titre pour obtenir une reprise réussie. Il faut que l'ensemble apporte quelque chose de plus que la chanson originale, sans faire forcément mieux, laisser entrevoir autre chose… Ici, c'est raté, même si Diego Pelaez est une icône de la salserock.
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Ashes to ashes Morceau original : 10/5 Reprise : 1/5
Bowie. On ne s'attaque pas à Bowie quand on n'est pas un putain d'artiste fichtrement créatif et sérieusement membré.
Le Life on Mars de Divine Comedy pourrait m'arracher autant de larmes d'émotion que l'original, le Ziggy Stardust de Bauhaus est une magnifique révérence à l'esprit de Bowie, et le Heroes des Wallflowers est à tout casser.
Mais ce Ashes to ashes robotique et agaçant, c'est tout simplement déplacé.
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There must be an angel (playing with my heart) Morceau original : 5/5 Reprise : 4/5
Si je critique jusque-là les reprises bossa ou salsa électro, ce n'est pas que je n'aime pas, bien au contraire. Mais je pense que, pour être réussi, cet exercice doit être léché. Ce genre possède une telle élégance qu'il ne peut souffrir de faute de goût. L'électro mêlé aux rythmes latins, c'est la sensualité à l'état pur. Et la reprise de Eurythmics proposée ici en est un parfait exemple. Le titre original possède déjà, à la base, une forte dimension sensuelle et lascive. La voix d'Annie Lennox est sublime et la mélodie plonge dans une sorte de rêve inquiétant mais obsédant. Très eighties.
Avec la reprise proposée ici par Fantastic Plastic Machine, formation japonaise d'électro aux accents bossa, l'imagination s'échappe sur une plage brésilienne, un soir d'été, ambiance moderne de Copacabana, fête mondaine et élégante de bright and beautiful people. Entre les pulsations syncopées électroniques et les petits sons cristallins latins, l'ambiance est vraiment délicieuse et sacrément estivale. On nage dans l'exotisme racé.
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I'm not in love Morceau original : 2/5 Reprise : 5/5
Le morceau original de 10CC m'endort. Un bon slow eighties dans le sens le plus désuet du terme, très mélodique en soi mais très conventionnel, une chanson trop lisse, véhiculant un je ne sais quoi de mélancolique bien trop sage et trop fabriqué pour vraiment charmer en dépit de paroles subtiles et d'effets mélodiques travaillés.
Du coup, la version des très créatifs Fun Lovin' Criminals donne une énergie nouvelle et un charme fou à la chanson. Ils ont collé tout un tas de cuivres sur la mélodie d'origine, ils ont varié le tempo, parfois comme engourdi, parfois saccadé, et l'ensemble gagne en énergie et en distinction. De plus, et là je succombe littéralement, cette indolence dans le rythme associée à un effet de voix qui paraît soudain lointaine et trouble me procure le même sentiment que le vieux tube sixties « The days of pearly spencer » de David McWilliams : troublant, sensuel, obsédant… Un morceau à l'énergie érotique folle, une pure réussite…
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Rock around the clock Morceau original : 3/5 Reprise : 1/5
Non, non et non. Les reprises robotisantes sans âme, ça ne sert à rien... J'ai appris à apprécier l'électro à sa juste valeur mais le travail créatif de Telex sur ce standard du rock'n'roll de Bill Haley ne passe pas. L'ensemble est beaucoup trop minimaliste et le groupe belge dénature trop la version originale.
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Aguas de Marco Morceau original : 2/5 Reprise : 4/5
Je connaissais la reprise française de ce classique de Antonio Carlos Jobim. En français, ça donne « les eaux de mars » mais ça perd de l'élégance d'origine, de cette ambiance bossa si sensuelle, toute en légèreté et en suggestion. Là aussi, on pense à des tissus légers volant sous l'air chaud d'une plage d'été, et les notes font réellement voyager.
Franchement, la version Smoke City surprend mais reste agréable. L'ambiance originelle, sensuelle, est conservée, et superposée à des rythmes électroniques industriels. D'ailleurs, les autres titres de ce groupe trip-hop londonien possèdent tous ce charme hérité des musiques latines, cette lascivité inhérente au genre, encore sublimé par les échos modernes et déroutants d'accords électroniques. Ils se laissent écouter avec plaisir, en musique d'ambiance raffinée, et cette reprise (où l'on retrouve la mélodie d'origine, de ces mélodies que l'on fredonne tous un jour sans trop savoir d'où on les connaît, tant elles appartiennent à la culture collective) en tout premier lieu.
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Norvegian wood Morceau original : 5/5 Reprise : 4/5
On a tous une chanson fétiche des Beatles. Et on ne sait jamais pourquoi celle-là plutôt qu'une autre. Moi, ça a toujours été Norvegian Wood. Et si j'ai voulu un jour acheter ce premier opus des musiques de Paris Dernière, c'est uniquement parce que ce titre y figurait. En plus, je ne connaissais qu'un titre de Cornershop, Brimful of Asha, mais il avait bercé mes années lycée avec son refrain répétitif au positivisme énergique qui me permettait de me déhancher sur mes premiers dancefloors.
Et la rencontre de ces deux univers est un succès. Succès inattendu et déroutant, puisque la seule différence avec le morceau original est la langue. En effet, le morceau ne présente aucune fluctuation de rythme, les arrangements sont sensiblement identiques, mais le tout est interprété en hindi. Ce qui va plutôt pas mal avec l'ambiance sitar que proposait à l'époque les Beatles. Selon moi, c'est l'exemple parfait de ce que doit être une reprise : une création qui conserve l'âme de la chanson d'origine en lui apportant une dimension supplémentaire, un ensemble à situer entre authenticité et modernité.
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Get up (I feel like being a) Sex machine Morceau original : 5/5 Reprise : 1/5
Je serai brève : on s'emmerde autant en écoutant cette version électro de Q-burns que ce que l'on peut se déchaîner sur l'original de James Brown. Une reprise qui ne retient rien du morceau d'origine et qui ne lui apporte rien.
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Happy together Morceau original : 5/5 Reprise : 5/5
Je suis super bon public pour toute la mouvance pop-surf incarnée dans les années 70 par tous ces groupes aux mélodies lumineuses et aux ambiances vocales chargées, Mama and Papas, Turtles, Herman's Hermit, Lovin' Spoonfool, Monkees et j'en passe… J'écouterai ces vieux morceaux pendant des heures, surtout les jours de pluie, histoire de ramener un peu d'été et de couleurs dans le quotidien. Et rien de tel qu'un bon Happy together des Turtles sus citées pour redonner une bonne grosse pêche à un mélomane un peu fatigué.
La version des Leningrad Cowboys surprend mais augmente encore cette impression de force et de positivisme qui se dégage du morceau. Les chœurs virils et puissants façon Armée Rouge sont un peu l'antithèse de ceux qui figuraient dans ces chansons des années 70, le côté militaire est assez troublant mais l'ensemble est extrêmement réussi et ne mérite en ce sens pas le commentaire rigolard qu'en fait Yves Bonot, tellement croustillant que je ne peux que le citer : « Tellement 'heureux d'être ensemble' qu'on imagine rapidement ces légionnaires sentant bon la vodka chaude commençant à se toucher les couilles en se prenant pour Village People en goguette ». Soit, y a un peu de ça, mais on a gardé l'effet juste lumineux du vieux tube des Turtles.
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Conclusion
Au final, ce premier opus apparaît plutôt inégal : peu d'impressions mitigées, j'ai adoré ou détesté ces reprises. Celles qui ne m'ont pas convaincue sont plus nombreuses que celles qui ont réussi à me charmer. Néanmoins, ces rares reprises appréciées sont tellement bluffantes de créativité et de modernité qu'elles supportent d'être entourées de daubes… si c'est le prix à payer pour les découvrir.
Qui plus est, ce premier album des musiques de Paris Dernière étant de loin le moins bon des six, je peux tranquillement penser aux moments de pur kif à venir lorsque je préparerai les prochains avis…
J'ai une des compli' , ça me plaisait bien, mais c'est vrai que les reprises ne sont pas souvent à la hauteur de l'original. ceci dit, même si j'adore Bowie 10/5 ça fait beaucoup, non? ;-)
Au final, ce premier opus apparaît plutôt inégal : peu d'impressions mitigées, j'ai adoré ou détesté ces reprises. Celles qui ne m'ont pas convaincue sont plus nombreuses que celles qui ont réussi à me charmer. ===> Exactement la même chose ! Mais bon, je rédige ce commentaire avec Happy together en fond sonore donc tout n'est pas perdu..Cette version est excellente...Décue par la reprise de barbie Girl et là ou vraiment je peux pas c'est "can't take my eyes...", l'hallu ! :) Bref !!! Euh...Pourquoi cet avis est si peu lu ? Paris Ddernière c'est le kiff pourtant :)
22.08.2008 16:53
J'ai une des compli' , ça me plaisait bien, mais c'est vrai que les reprises ne sont pas souvent à la hauteur de l'original. ceci dit, même si j'adore Bowie 10/5 ça fait beaucoup, non? ;-)
21.08.2008 11:33
Au final, ce premier opus apparaît plutôt inégal : peu d'impressions mitigées, j'ai adoré ou détesté ces reprises. Celles qui ne m'ont pas convaincue sont plus nombreuses que celles qui ont réussi à me charmer. ===> Exactement la même chose ! Mais bon, je rédige ce commentaire avec Happy together en fond sonore donc tout n'est pas perdu..Cette version est excellente...Décue par la reprise de barbie Girl et là ou vraiment je peux pas c'est "can't take my eyes...", l'hallu ! :) Bref !!! Euh...Pourquoi cet avis est si peu lu ? Paris Ddernière c'est le kiff pourtant :)
20.08.2008 18:59
' connais pas du tout, mais grâce à la lecture attentivE de ton avis, j'aurai désormais l'air moins niais...