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Origines
On estime que l'anis était déjà utilisé au moins 15 siècles avant notre ère
Certains écrits de l'empire babylonien laissent penser que l'anis était déjà utilisé dans diverses préparations médicamenteuses.
Les Grecs et romains l'appréciaient également, estimant qu'il ouvrait l'appétit.
En Chine, l'anis étoilé ou badiane était considéré comme une plante pleine de vertus qui entrait dans la composition de certaines potions réparatrices.
Vers le Vème siècle, l'anis servait à soigner les gencives et les dents et intervenait dans le traitement des maladies cardiaques. De même, aux Indes, on prépare depuis des siècles un "Esprit Ardent", alcool anisé fabriqué à base de badiane. Celui-ci est sans doute l'ancêtre le plus direct de notre pastis.
En 1263, les anisetiers français étaient regroupés en confrérie, "Les Anysetiers du Roy" et cela à des fins très hétéroclites telles qu’onguents, élixirs, liqueurs, huiles, etc. (sous le règne de Louis IX )
La matière première de ces boissons était l'anis étoilé ou badiane, importée de Chine et transportée par les caravanes de la soie jusqu'aux ports du Levant, à partir desquels les graines de badiane étaient chargées sur des bateaux qui cinglaient vers Venise, Gênes, Marseille ou Barcelone.
C'est au XVIIIème siècle que se développa autour de la Méditerranée, un goût plus prononcé pour toute une série de boissons au goût anisé, dont certaines existent toujours, telles que l'anisette, le raki, l'ouzo, l'anis blanc, etc.
Mais, au début du XIXème, une autre plante nous arrivera du Jura : l'absinthe.
En 1915, l'absinthe est officiellement interdite à la vente et à la consommation en France. En effet, sa composition associant des produits considérés comme stupéfiants, l'absinthe entraînait l'accoutumance et agissait comme une drogue
Il est vrai qu’elle fait des ravages considérables chez ses amateurs Elle connut un grand succès auprès de personnages anonymes et connus tels que Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Degas, Toulouse-Lautrec.
Sa chute entraînera celle de toutes les boissons anisées.
Dans le Midi, où l'on connaît depuis longtemps les vertus rafraîchissantes de l'anis (Pernod, Duval et Berger, entre autres, existent déjà), cette interdiction est si mal vécu que certains patrons de bar continueront à fabriquer leurs propres boissons.
C’est une méthode tellement artisanale qu'il n'y aura jamais deux bouteilles ayant le même goût, ni le même degré d'alcool.
En 1922 : après sept ans de prohibition, l'absinthe reste maudite mais les pouvoirs publics autorisent enfin la consommation des autres boissons anisées.
En Provence, ce fut le début le début d'une véritable frénésie Désaltérant et surtout super économique (un volume de liqueur pour cinq volumes d'eau fraîche), il devient la vedette des comptoirs.
Les marques se multiplient, qui gardent jalousement le secret sur le mélange et les proportions utilisées : anis vert, anis étoilé (badiane) ou fenouil, réglisse, extraits naturels de plantes et alcool macéré ou distillé.
l'anisette devient synonyme de bord de mer, de soleil et de farniente …
En 1932, le mot "Pastis" fait son apparition : Paul Ricard vient d'élaborer une nouvelle recette à base d'anis vert, d'anis étoilé et surtout de réglisse. En effet, la présence de la réglisse dans une boisson alcoolisée anisée était la grande nouveauté. Son slogan : "Ricard, le vrai Pastis de Marseille". Par son réseau de représentants il s'étale très rapidement hors des limites méridionales.
En 1938, la réglementation autorise au pastis un degré d'alcool de 45. Une nouvelle marque voit le jour, originaire de Corse : le Casanis.
Pendant la guerre et sous l'occupation, la fabrication du pastis fut interdite pour deux raisons : la première, était d'ordre moral, car le régime de Vichy voyait dans l'alcool la cause des défaites françaises, La seconde tenait au fait que tout l'alcool disponible était, de toute manière, réquisitionné par les Allemands.
La loi d'interdiction de 1940 ne fut finalement abrogée qu'en 1951.
Et c'est en 1951 qu’apparaît un nouveau concurrent : le pastis 51. Le terme 51 dont la signification à la base réside dans le fait d'ajouter 5 volumes d'eau à un volume de pastis, s'en retrouve avec une deuxième sans fait exprès, son année de commercialisation.
Depuis ce temps la le pastis 51 est le roi de l’apéro …
08.10.2008 15:44
merci pour la petite histoire
29.06.2008 21:07
je suis tombée sur ton avis en cherchant des infos sur l'anix étoilé alors un tit coucou en passant...bisous
27.02.2008 12:20
c'est super bon quand tu en met sur le camember que tu met au barbecue