BODY PIERCING
14.03.2003 (04.09.2003)
Avantages:
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Inconvénients:
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Recommandable:
Oui
 Lorelai
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ajout du 04/09 : Bon ok, cet avis ne me plait pas, mais j'ai la flème de le refaire, Pour mon expérience perso, c'est sur un autre avis que j'en parle : "par P : BODY PIERCING 2" __________________________________________________________ Je suis désolé que cet avis soit si long mais plus on recherche des informations et plus on en trouve, et j’aurais pu encore en rajouter ! _Certaines données ont été prise de l'article du Dr Bruno Rouers___ I – HISTORIQUE Les modifications corporelles tendent à une expansion considérable depuis quelques années bien que ces pratiques soient très anciennes mais peu connues de la majeur population.Connaissant l’histoire du piercing dans les grandes lignes mais n’ayant pas d’éléments précis, les informations qui suivent entre crochets sont tirées d’un historique de Florent Thébault, dans un souci de réalité des faits. [Il semble que tout rite s’apparentant à la perforation du corps a pris naissance à la genèse de l’humanité, au moment où l’Homme commença à ce considérer comme tel et à vouloir se démarquer de l’animal. Ont été découvert des parures et des bijoux pour les lèvres, les narines et les oreilles datant de l’époque néolithique (au Tchad), de l’ère précolombienne (en Amérique du Sud) ou de plus de 5000 ans (en Egypte)… Au Kenya, le peuple Massaï étire au maximum ses oreilles, en Nouvelle-Guinée, les papous se percent le nez, en Indonésie, les Dayaks se perforent le pénis, en Amazonie, les Kayapos se percent les oreilles et le lèvres inférieur… Tous ces piercings représentent pour les peuplades qui les arborent, des rites de passage à l’adolescence ou à l’age adulte, des hiérarchies, selon le clan, la famille, la classe d’age, ou confèrent les vertus des animaux dont les bijoux proviennent et les lient spirituellement à eux. Ils attribuent une identité au sujet dans son environnement, le hiérarchise à l’image de nos sociétés dites modernes où l’on différenciera aisément un dirigeant portant le traditionnel costume-cravate d’un ouvrier en bleu de travail, la forme est certes différente puisque la culture l’est aussi mais le principe de catalogage de l’individu en fonction de l’image extérieur qu’il projette reste inchangé.C’est sur la côte Ouest américaine, dans les années 70 que cette forme de modification corporelle initialement d’origine primitive vu le jour sous sa version actuelle. Les clients des 1ers salons de piercing font plutôt parti de cercles relativement marginaux comme les « grunges », les gothiques, les milieux gays et skins, les héritiers du punk et les adeptes du sadomasochisme. Ces 2 derniers groupes ont et vont tenir un rôle indéniable quant à la popularité du piercing. Le 1er, le mouvement punk, a habitué la sensibilité de la population générale à l’idée de tribalisme et de perforation cutanée (on se souvient des épingles à nourrice), le 2ème, le sadomasochisme, intègre le piercing dans ses rituels, il prend alors sa dimension sexuelle en devenant un protagoniste à part entière des différents us et coutumes SM sur fond de fétichisme. Le body piercing a connu un 2nd essor dans les années 90 en profitant de la fascination du public pour le SM devenu soudainement comble du chic (initiateurs : J. P. Gaultier, Viviane Westwood, qui s’emparent de cette image sulfureuse et controversée pour pimenter leurs collections et défilés).] Depuis, petit à petit, notre société voit de plus en plus de salons de piercing s’ouvrir, moins d’une dizaine vers 1994/1995, plusieurs centaines aujourd’hui. II – SIGNIFICATIONS A l’origine tribale, le piercing de nos jours et dans nos sociétés occidentales prends des dimensions symboliques, sociologiques ou psychologiques.Ce n’est que mon avis personnel et ce sont des généralités, il peut bien sur y avoir des exceptions, mais je distinguerais 4 catégories actuellement : - ceux qui se font piercer pour l’effet mode, il n’y a rien de sérieux, souvent ils passent à l’acte pour faire comme tout le monde, et quand la mode sera passée à autre chose, probablement qu’ils l’enlèveront. C’est souvent un acte fait sur un coup de tête et pas assez réfléchi, - ceux qui le font pour des raisons esthétiques, avoir un bijou, rien de plus, ils trouvent ça joli, On peut dire que ces deux catégories ne s’intéressent pas à l’acte lui-même mais au résultat et souvent redoutent la douleur, ont peur d’avoir mal et cherchent même des moyens pour ne pas avoir mal.- ceux qui le font pour le dépassement de soi, l’histoire de voir ce que cela procure comme sensations, - et pour finir, il y a les addicts, ceux qui ont besoin de toujours plus se dépasser, d’aller toujours plus loin dans les limites de leurs corps, tout un rituel se met en place y faisant partie, l’adrénaline, la douleur mais vu sans appréhension, au contraire avec envie ; souvent ils s’essayent à d’autres modifications corporelles (piercing de surface, stretching, scarification, branding, pocketing, cutting, implant, implant transdermal taillage des dents, play piercing, des rituels comme la suspension, sans oublier le tatouage) On peut dire que ces 2 catégories considèrent la douleur comme d’importance fondamentale. Mais des motivations combinées sont possibles : douleur, affiliation à un groupe, esthétisation du corps, raison religieuse ou mystique, besoin de choquer, amélioration de la vie sexuelle, inscription corporelle d’événement, affirmation de l’identité…Les motivations qui ressortent le plus sont pour les hommes le côté symbolique (religieux et mystique) et le côté social (identification à un groupe, rite de puberté) et pour les femmes le rôle identitaire (construction de l’identité, caractère d’individuation, expression personnelle…) L’expérience du piercing permet souvent de « ritualiser » un changement d’état et de stabiliser une identité qui se cherche lors de moments charnières de l’existence. Le piercing intervient de manière importante dans la construction et dans le renforcement identitaire.Les modifications corporelles sont un moyen de trouver son corps ; elles permettent de mieux connaître son corps, « sa » cicatrisation, son mode de fonctionnement et de mieux apprécier l’unicité de l’esprit et du corps. III – HYGIENE SECURITE & REGLEMENTATION L’hygiène pendant : Le studio doit être propre (non fumeur, interdit aux animaux et réservé à l’unique pratique du piercing), fermé et séparé de la salle d’attente. Le pierceur doit se laver les mains avant chaque piercing (ongles courts, pas de bijoux, ne doit rien toucher, ni objet, ni lui-même) porter des gants stériles, utiliser un support stérile pour le matériel, avoir du matériel et des bijoux neufs et stériles (aiguilles à usage unique), pour cela le matériel doit subir le cycle suivant : décontamination, nettoyage par ultra sons (puis manuel), désinfection totale à froid, stérilisation par vapeur sous pression ¢ autoclave (classe B), seul appareil qui permet une stérilité parfaite, les bijoux et le matériel sont après désinfection emballés stérilement et ouvert à la dernière minute. Et n’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête.L’utilisation du pistolet pour quelque piercing que se soit, même les lobes d’oreilles, ne doit pas avoir lieu, car ne pouvant pas être stérilisé dans l’autoclave, les risques de contaminations existent (et il agit comme un « emporte pièce » pouvant entraîner des kystes). L’hygiène après : Se laver les mains avant toute manipulation. Enlever les croûtes à l’aide d’eau tiède et les sécrétions (lymphe), désinfecter le piercing avec le produit indiqué par le pierceur, généralement de la bétadine (jaune), de la biseptine ou du septéal (chaque pierceur ayant ses propres consignes), avec l’aide de coton tige, en faisant tourner le bijou pour que le produit aille à l’intérieur, (ou le bain de bouche pour les labret, langue…). Les soins sont à pratiquer : - du 1er au 10ème jour, 2 fois par jour, - les 20 jours suivant, 1fois par jour, - le 2ème mois, 2 à 3 fois par semaine, Il ne faut pas abuser de ces soins non plus, car des désinfections trop fréquentes peuvent avoir l’effet inverse de celui souhaité. Pour certains piercings, comme celui du nombril étant très long à cicatriser (env. 9 mois), il ne faut pas continuer trop souvent les soins au cours des sept derniers mois, préférez l’application de sérum physiologique à l’aide de compresse stérile (produit non agressif et permettant de nettoyer les sécrétions). Ces informations ne sont pas forcément exhaustives et elles peuvent varier d’un pierceur à l’autre. La réglementation : Actuellement en France cette profession n’est soumise à aucune réglementation spécifique en matière d’hygiène, mais il existe l’APERF (Association des Perceurs de France) ass. Loi 1901 crée en novembre 1999. Plusieurs pierceurs, avec l’aide d’un docteur et de l’équipe de l’hôpital Rothschild, ont rédigé un « guide des bonnes pratiques du piercing » qui s’adresse aux pierceurs pour les aider à travailler dans les meilleurs conditions d’hygiène possible (ce n’est pas un manuel pour apprendre à percer !) www.aperf.com Il existe également une Directive Européenne sur le nickel ; ce texte dit que les bijoux contenant un taux de nickel supérieur à 0.05 %, ne doivent pas être utilisés comme bijoux de première pose et pendant la période de cicatrisation, le nickel étant nocif pour la santé. L’acier chirurgical contenant un taux supérieur à 0.05 % de nickel, ne doit pas être utilisé en bijoux de 1ère pose ; il existe maintenant l’acier chirurgical 316 lvm qui lui ne pose pas de problème. www.gevy.fr/hygiene/Pour percer un mineur il faut une autorisation parentale écrite. IV – L’ACTE Procédé : Après avoir désinfecté la partie à percer, le pierceur marque les points d’entrée et de sortie de l’aiguille avec un stylo approprié, puis met en place la pince (comme une grosse pince à épiler avec des bouts arrondis, lesquels sont troués pour laisser passer l’aiguille), ensuite il met l’aiguille en place et perce. Une fois l’aiguille passée, reste le cathéter dans lequel il fixe le bijoux, il fait glisser le cathéter (parfois un peu douloureux) pour mettre le bijoux à la place. Certains pierceurs n’utilisent pas de cathéter et mettent le bijou directement après l’aiguille. Douleur : La douleur n’est pas une fin en soi mais un moyen pour atteindre un nouvel état, dans le sens où l’on se sent différent après (on a passé une étape, on laisse des choses derrière soi et on en commence de nouvelles). Il n’y a pas d’intérêt à supprimer cette douleur qui fait partie intégrante de l’acte, elle peut varier selon l’endroit où est effectué le piercing, mais n’est généralement pas très importante et ne dure relativement pas longtemps (1 à 2 secondes) si le pierceur est professionnel et qu’il s’y prend correctement. V – LES RISQUES Si les consignes données par le pierceur, en matière d’hygiène, ne sont pas suivies il y a des risques d’infections, ne pas enlever le bijou (risque d’abcès), il aide à drainer le pus vers l’extérieur, le mieux est de retourner voir le pierceur. On peut être allergique à une matière (assez rare) ou à un des produits et faire des réactions, aller voir le pierceur. Enfin il y a les risques de rejet (migration du bijou de son emplacement original vers l’extérieur du corps), car avoir un corps étranger en soi n’est jamais naturel et malgré tout les soins apportés si le corps refuse le bijou il n’y a rien à faire à part l’enlever avant qu’il n’y est une marque trop importante. Parfois cela arrive si la zone percée est peu profonde ou à cause du choix du bijou ou du non respect des temps de cicatrisation, antiseptique trop fort ou simplement un refus du corps. Généralement la récidive est déconseillée car il risque de se reproduire la même chose.Ne pas aller se faire percer sous l’influence d’alcool ou de drogue ; la consommation d’alcool avant ou après un piercing risque de faire saigner de façon importante et de rendre le piercing très douloureux, dans le cas des drogues, certaines peuvent entraîner des sentiments d’anxiété, d’angoisse ou de paranoïa. Informer le pierceur en cas de maladies susceptibles d’empêcher ou de retarder la cicatrisation, de traitement médical, d’hémophilie, d’épilepsie, de spasmophilie, de diabète ou d’insuffisance cardiaque. Pour limiter les risques de malaises ou de vertiges, il est conseillé d’avoir mangé au repas précédent l’acte et de ne pas être dans un état de fatigue ou de stress important. La zone qui est choisie pour le piercing ne doit pas être « malade ». Si l’acte n’a pas été réfléchi suffisamment et que le piercing n’est pas bien assumé (même inconsciemment), la cicatrisation risque ne de pas se passer correctement. Si un liquide blanchâtre ou jaunâtre s’écoule du piercing, c’est tout à fait normal, ce n’est pas du pu, c’est de la lymphe. LES EMPLACEMENTS Visage : Arcade, bridge (entre les 2 yeux, en haut du nez), aile (du nez), septum (cloison nasale), check (joue), madonna (mouche), medusa (au milieu, lèvre supérieur), labret (au milieu, lèvre inférieur), lipring (tour de bouche), langue, smiley (frein entre gencive sup. et lèvre)... Oreille : lobe, cartilage, industriel, tragus, rook, daith, snug, conque, anti-tragus, transversal lobe…Corps : Tétons, nombril Génitaux : Féminins : petites lèvres, grandes lèvres, capuchon, clitoris, fourchette (vertical en bas de la vulve) Masculins : prince albert ou PA (vertical, passant par l’urètre), foreskin (prépuce), apadravya (vertical, à travers le gland), ampallang (horizontal, à travers le gland), frein, dydoe (horizontal, sur le côté du gland), hafada (sur le testicule), guiche (horizontal entre les testicules et l’anus).Il existe d’autres types de piercings mais ils sont peu recommandés : - les piercings de surface (poitrine, dos, cou, bras et jambes) ne présentent pas de danger mais risquent de laisser des cicatrices car, dans la majorité des cas, le corps les rejette, - les piercings entre les doigts sont réalisables mais s’infectent presque systématiquement car il est impossible de garder les mains constamment propres. VI – LES BIJOUX Matières : Titane, téflon (pfte), niobium, or massif, acier chirurgical 316 lvm, argent massif (poinçonné), matières organiques (bois, os, corne), plexiglass (PMMA). (l’acier chirurgical qui n’est pas référencé 316 lvm, est interdit en bijoux de 1ère pose, en raison de son taux de nickel trop élevé).Modèles : BCR (Ball Closure Ring) (anneaux) : nombril, oreilles, lipring, narine, arcade, téton, smiley, PA, foreskin, frein, hafada, guiche, piercings génitaux féminin Barbells : langues, bridge, apadravya, ampallang, dydoe, frein, tétons, oreille BananaBell : nombril, PA, arcade Labrets stud : lipring, madonna, medusa, oreilles, langue Spirale : nombril, oreilles, lipring Fer à cheval : lipring, septum, nombril, téton, arcade, oreille Stud nez : narineIl existe de nombreuses variantes de ces bijoux. Tailles : Généralement les piercing font 1.6 mm (diamètre du jonc), il existe également 1.2mm ou 1 mm et puis beaucoup plus gros (comme 10 mm) La taille standard pour les BCR est 10 mm (diamètre intérieur) et il en existe jusqu’à 24 mm, les bananabell 10 mm (distance entre les 2 extrémités), également et pouvant aller de 6 à 12 mm, les barbells de 6 à 25 mm (longueur de la tige entre les 2 extrémités), les labrets de 6 à 25 mm (pareil), il existe beaucoup de taille de bijoux, tout dépend de l’usage que l’on veut en faire. Cicatrisation : Cartilage, nombril, septum, tragus : 6 à 9 mois Ampallang, apadravya, dydoe, guiche, téton : 3 à 6 mois Bridge, grandes lèvres : 3 à 5 mois Lobes des oreilles, aile : 6 à 9 semaines Foreskin, frein ; arcade, hafada, tour de bouche, clitoris : 6 à 8 semaines PA, capuchon, langue, petites lèvres : 4 à 6 semaines Même si l’aspect extérieur porte à le croire, aucun piercing ne cicatrise en 15 jours.Prix : Si les prix paraissent élevés, c’est plutôt un signe de sérieux, car le matériel à usage unique, les produits, les divers appareils notamment l’autoclave coûte très cher et c’est tout cela que vous retrouvez dans le prix des piercings, si vous rencontrez des bas prix il y a de quoi se poser des questions (notamment sur l’hygiène). Exemples : 40 euros pour l’arcade, le labret ou le nombril, 25 pour le cartilage ou l’aile du nez, 55 pour la langue, le septum ou le bridge…sont des prix courant et correct. Les prix varient d’un salon de piercing à l’autre.Merci d’avoir pris le temps de me lire et a +.
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11.09.2003 22:22
"ils s’essayent à d’autres modifications corporelles" >>> dans ta liste, t'as oublié de parler d ce qui me fait le plus halluciner perso: la séparation de la langue en deux (tongue splitting) !!!!! Par contre, j'aurais trop envie de texter le baiser pationné avec un ou une tongue splitté lol (ça doit etre une sacrée expérience!)
13.04.2003 19:39
avis trés complet donc TI mais je pense que tu aurais quand même du donner un avis sur ton experience.... on ne sait pas si tu est piercé... passe me le dire!!! A bientot Bye Sugary
01.04.2003 18:14
Ton avis est vraiment très complet, félicitations !