quelques conseil pour débuter en planche
06.04.2001
Avantages:
trop cool
Inconvénients:
trop volumineu
Recommandable:
Oui
 benji9d
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Membre depuis:06.04.2001
Avis:2
Cet avis a été évalué par 9 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Quelle type de planche choisir, en fonction de son niveau, pour pas se ruiner en matos que l'on n'utilisera que quelques mois avant d'atteindre ses limites ? Je pense qu'en dehors des tout-débuts, où la grande planche de 3m50 et 200 litres (type Bic Melody) est indispensable (on a plutôt intérêt à pratiquer en stage école du type Ecole de voile ou UCPA, qui vous dégrossissent bien en une ou deux semaines), un planchiste va avoir besoin d'à peu près trois planches pour arriver à un bon niveau de funboard : 1/ pour apprendre le harnais et le beachstart : soit une petite planche à dérive amovible de 3,10 ou 3,30 m, du type Bic Veloce 328 ou Rumba, soit une grosse planche sans dérive du type Bic Véloce 298 ou F2 Xantos 300. Le volume sera suffisant pour ne pas créer de problèmes d'équilibre, la dérive (amovible), s'il y en a une, permettra de ne pas galérer dans le vent léger (force 2 ou 3, conditions rencontrées le plus souvent à ce niveau), et la planche reste assez légère pour pouvoir approcher les sensations du funboard quand le vent montera. Ce type de planche restera idéal pour faire débuter les gamins. Le waterstart
Confucius a dit que le waterstart est la "clé de contact du funboard" ! L'apprentissage n'est pas hyper dur et la manoeuvre est relativement bien décrite dans tous les bouquins ou revues. Alors, pas de leçons, mais juste deux ou trois petits trucs à savoir qui aident bien pour réussir : - décoller la voile de l'eau : le plus important est de mettre le mat perpendiculaire au vent. Une fois que c'est fait, il suffit de nager un peu vers le vent, jusqu'à ce que la voile affleure l'eau, puis de la soulever par le mât, un peu au dessus du wishbone. Le vent s'y engouffre et la décolle et il n'y a plus qu'à saisir le wishbone et à doser la puissance du vent en ouvrant ou fermant la voile. C'est à ce moment qu'il faut se préoccuper du flotteur (on peut s'en occuper avant, mais il y a déjà assez de boulot!) en l'orientant en allure de travers (comme au beachstart, nager vers l'avant pour le faire abattre, vers l'arrière pour le faire lofer).
- se hisser sur la planche : une des difficultés est qu'il faut faire l'inverse de ce qui parait naturel. Je m'explique : pour se hisser sur une échelle par exemple, on tire les bras et on pousse les pieds. Et si on fait pareil au waterstart, que se passe-t-il : en tirant sur les bras, on remet dans l'eau la voile qu'on avait péniblement sortie, et en poussant sur les jambes, on met boute au vent le flotteur ! En fait, il faut pousser avec les bras bien tendus (et les mains rapprochées des bouts de harnais) de manière à ce que la voile offre le plus de surface au vent (elle commence à tirer), et simultanément plier la jambe arrière de façon à attirer le flotteur au plus près de son corps (voire pratiquement sous ses fesses). Du coup, cela contribue à faire abattre le flotteur et augmente encore la prise au vent. Un petit coup de rétropédalage avec la jambe arrière, une poussée verticale (pas horizontale) sur la jambe arrière et hop, on est tiré par la voile et on part ! Simple, non ? 2/ pour apprendre le waterstart et débuter la navigation au planning : une planche free ride de moins de 3 mètres, du type Bic Véloce 298 ou 288. Dès qu'on travaille le waterstart, il faut sortir par vent fort (au moins un bon force 4), ce qui exclu les planches précédentes; et on a encore besoin d'un volume suffisant pour relever la voile au tire veille avec les 120 à 130 litres de ce type de planche, cela reste tout à fait faisable. Peut on économiser les deux planches des étapes 1 et 2, et n'en prendre qu'une grosse 3,10 ou 3,15 sans dérive ? C'est possible, mais j'ai des doutes, ces planches seront de tout façon chiantes dans le vent léger, et très encombrantes dans le vent fort.
3/ pour apprendre à naviguer les pieds dans les straps et à jiber (waterstart à peu près maitrisé): une planche polyvalente free ride du type Bic Véloce 278, ou même une planche de vague facile et relativement volumineuse, telle que la Tiga 257. La faible taille de la planche ne doit pas effrayer : le waterstart étant maîtrisé, ce n'est plus un problème (c'est même beaucoup plus facile de manoeuvrer un petit flotteur qu'un grand), et la position des straps d'une planche de vagues, très centrée, fait qu'on y rentre ses pieds comme dans des chaussons. Il est beaucoup plus difficile de mettre les pieds dans les straps d'une Bic Vivace 290 (slalom) que d'une Tiga 257 ! De plus, le jibe sur petite planche, même s'il pose des problèmes d'équilibre au début, oblige à de travailler d'entrée le bon geste, en conservant le planning. Un autre avantage des planches de vagues est qu'elles ne sont pas très rapides, ce qui est plutôt un avantage car cela permet un meilleur apprentissage. Il faut noter qu'il est tout à fait possible de passer directement d'un flotteur de type "1" (Véloce 310) à un flotteur de type "3" (Véloce 278), et économiser ainsi l'achat d'un flotteur. Pour les voiles ? Pour les débutants (niveau 1), une voile polyvalente et peu chère de 5,5m à 5,8 m répondra à l'essentiel des besoins. Pour les windsurfers plus confirmés (niveau 2 ou 3), un jeu de voiles plus complet est indispensable : A partir de 6 mètres et plus, pour les vents légers où l'on cherche la puissance, la voile de slalom est indispensable (type Neil Pryde V6). Pour les surfaces inférieures, je préfère les voiles de vagues, qui restent puissantes pour passer les vagues, et sont très maniables, ce qui est appréciable pour toutes les manoeuvres (waterstart, jibe...). Je crois moyennement aux voiles "polyvalentes" ou "free ride". Pour les surfaces, les voiles qui me servent le plus (en mer) sont les 5,7m, 5m et 4,2m. Je complète avec une 3,7m et une 6,5m qui sortent plus rarement. Naviguer au planning
Deux conditions sont importantes pour bien partir au planning : - prendre de la vitesse en abattant et en offrant au vent le maximum de surface de voile : il faut pour cela légèrement abattre, et surtout garder les bras bien tendus, en s'appuyant bien sur la jambe avant (la jambe arrière un peu pliée). L'accrochage du harnais ne se fera qu'une fois qu'une bonne vitesse aura été atteinte et que le planning aura été amorcé. Si les deux jambes sont tendues, cela signifie probablement que vous êtes trop au près, face à la voile, et que vous n'avez pas assez de vitesse. Le résultat est que dès que vous reculerez pour mettre les pieds dans les straps, l'arrière s'enfoncera et la planche ralentira. - garder une assiette stable à la planche, malgré les déplacements sur la planche. On a donc intérêt à avoir les pieds relativement proches, de façon à ce que le fait de lever un pied pour se déplacer ou pour mettre un strap ne déstabilise pas la planche. Le pied avant se mettra relativement facilement, pourvu qu'on ait une bonne vitesse. Le pied arrière est plus difficile : on a intérêt à le placer contre le strap arrière, pour pouvoir le glisser très vite sans regarder son pied (si on arrête de regarder devant, la chute n'est pas loin). Il est plus facile de mettre les pieds dans les straps d'une petite planche de vagues que dans ceux d'une grosse planche (les straps sont plus centrés, les déplacements plus courts). Enfin, il ne faut pas avoir d'appréhension : si le fait de mettre les pieds dans les straps augmente la vitesse, le contrôle du flotteur est incomparablement meilleur, même sur plan d'eau agité.
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29.06.2001 21:11
bon conseil pour les debutant bravo !!!!!
06.04.2001 19:15
Très bon avis. Cordialement
06.04.2001 19:13
Très bon avis, bravo!!