Cet avis a été évalué par 11 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
TU ES SI BELLE...
Tu es si belle que lorsque l’on te voit On croit s’imaginer que ce qu’on a connu N’était qu’absurdité régie par d’autres lois Qu’on nous a inculquées par peur de l’inconnu. Alors que dans tes yeux il y a l’infini Du monde et du désir de connaître ton âme Que je voyais passer au fond d’une autre vie Celle d’où tu serais pour moi l’unique femme.
Tu es si belle que dans tous les souvenirs Que je garde de toi au fond de ma mémoire J’y vois la lumière de tous mes repentirs Gravés sous l’écorce de mon mortel espoir. Pleurant ton âme noire que tu voulais que j’aime Sans connaître la mienne qui t’a fait tant de mal A trop vouloir t’aimer j’en perds le théorème De la magie d’un ciel dont tu serais l’étoile.
Tu es si belle que tu ressembles à un rêve Que nul ne peut toucher puisque tout ton amour Tu me l’avais donné pour que je me relève Des blessures du passé, mais j’ai fait un détour Et me suis égaré dans cette double impasse Où je suis prisonnier, privé de mon bonheur, Pour expier mes pêchés d’une vie dégueulasse Sachant que plus jamais j’embrasserai ton cœur.
Tu es si belle que chaque homme pour t’avoir Décimerait la Terre et brûlerait ses ailes Comme on brûle en Enfer, l’enfer de ce trou noir Où j’ai vu disparaître cet amour éternel. Maintenant chaque nuit je te retrouve en fleur Tu ne veux pas partir, tu dors tout contre moi, Je fais de toi ma reine et tu sèches mes pleurs Et quand je me réveille je ne pense qu’à toi.
Tu es si belle que chacune des saisons S’envole au firmament à l’abri des regards Comme un spectre divin qui perd la raison. Les lignes de la main qui se jouent du hasard, Les fantaisies du soir frappées par leur délices, Cette envie de mourir de n’être dans tes bras, Ces hommes tourmentés se vidant de leurs vices Comme on verse le sang, celui que je te dois.
Tu es si belle que chacun de tes murmures Raisonne dans ma tête et soulève des flammes Comme un secret volé à l’abri de tes murs Que je retourne en moi comme on tourne une lame. J’ai violé mes songes comme on viole une porte Je n’y ai rien trouvé sinon le froid du vent Et quelques souvenirs que le Diable m’emporte A croire que je lui dois la mort de tes instants.
Tu es si belle que chacun de tes sourires Me rappelle la joie d’avoir été enfant Se voyant tout à coup détruire son empire « Ne leur permet jamais de perdre leur maman ». Le rideau est tombé pour prendre la relève Te laissant ce répit comme un vieux disque usé, Le destin continu ce n’était qu’une trêve Au milieu de l’ennui, je pleure nos cœurs fanés.
04.07.2004 23:14
Touchant! Un poème très mélancolique tel que je l'aime!
02.12.2003 13:01
je trouve ça très beau mais qui est cette personne si belle.... ? bizoo Tiph