Poésie sur la Nuit
La nuit tombée, je devenais à nouveau cette Femme,
En me maintenant avec ce miroir j’agissais la flamme,
Entrer dans cette anatomie était devenue très facile.
Faisant ressortir les formes câlines, devenant dociles.
Dissimulant ma pilosité sous des résilles à bon marché,
Après avoir escamoter toute la virilité de ce corps carré.
J’étais maquillée, coiffée, je pouvais alors me travestir.
Chaussant mes bottes compensées, et ensuite déguerpir
La règle de l’obscurité était bien agencée, dans la rue,
J’attendais ma complice Thelma pour notre entrevue.
La nuit tombée, le Monde changeait mais pas de sens.
Bras dessus bras dessous, en oubliant notre décence.
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Les étoiles dans la noirceur du ciel, resplendissaient,
Les phares des voitures clignotaient, et ce sans oublier
Nos talons qui raisonnaient dans ces ruelles désertées.
Seuls, les néons de couleurs jaunes nous illuminaient.
Sur notre parcours les hommes seuls, nous souriaient,
S’ils détenaient la vérité, ils ne seraient pas si enjoués.
Pourtant nos formes charnelles et nos seins ravageurs
Ne pouvaient que les écarter de leurs sens de géniteurs.
Débarquées finalement aux portes de ce Club dansant,
Alors qu’une affluence était déjà là depuis longtemps,
La bise aux videurs suffisait comme simple laisser passer
Tant aux autres, ils devaient encore patienter à l’entrée
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La piste de danse était bondée, la boule cristal rayonnait
La musique bombardait, et d’accoutumer, temporisaient
Nos coupes de champagne sur notre desserte réservée.
Nous étions parée à affronter la nuit qui nous attendait.
Nos corps avaient vite gagnés la foule pour s’emmêler.
Nos postérieurs bien dirigés, sous le rythme bougeaient
Nous conquérions très rapidement les barres verticales
Pour montrer à notre public conquis, un déhanché fatal
Et sous les regards éblouis, de tous ces males en rutes
Nos perruques avaient pirouettés, nos jupons remontés
Nos corps s’étaient embrasés, et mon talon avait reculé
Perdant l’équilibre et entraînant Thelma dans ma chute.
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Ivre de bulles alcoolisées, nous nous étions bien vautrés
Sur le plancher pas douillet, ma jambe s’était fracassée
Les videurs avaient conviés les Pompiers, pour soulager
De l'égarement de mon déséquilibre, un défaut d’agilité.
Dans le fourgon rouge vif, nous avions été transportés,
Pour examiner l’ampleur des dommages de cette jeté.
Savoir si la nuit prochaine nous pourrions bien réitérer,
Mais ce fut dans un plâtre que se termina notre nuitée.
Il était 5 heure, Paris s’éveillait, au détour de ce Dutronc,
Mon lit me réconfortait, sans même dépoudrer mon front
Je me croulais de fatigue, le jour faisait de moi un homme,
Qui rêvait encore à cette soirée pour en rédiger des tomes.
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A suivre […]
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Déjà disponible :
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Quand Odile Voyage [Poésie sur le Voyage]
Quand Odile Pic-Nique [Poésie sur la Nature]
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Merci de votre attention
★ SuperSpeedPuma ★
05.11.2004 16:45
la nuit tout est permis ...
21.09.2004 14:27
mouais...j'suis déçue hein qd même
18.09.2004 15:11
Sublime !! Nico.