Petite musique de bruit
Rame, rame, pas gaie, sur cette vieille LoireCe qui ne nous tue pas nous rend plus mortContre la convention communément admise
que toutes les épreuves renforcent et aguérissent
comme si douleur pouvait être friandise
et durcir, consolider l'âme comme bâtisse...
Excusez-moi...
d'avoir la tête
comme des mains câleuses
aux doigts brisés
par les tâches laborieuses
par trop usées
d'avoir la peau
à vif à force d'espérer
les caresses
si promptes à disperser
la tristesse
d'avoir le coeur
si peu enclin à égayer
notre vie
juste bon à bégayer
par dépit
d'avoir les yeux
trop vides d'avoir versé
les larmes
qui les ont délavés
asséchésTout cela par dégoûtDes crânes qu'on lobotomise
et des haines qu'on attise
Des vies qu'on afflige
par des actions qu'on exige
sans pouvoir légitimer
des actes d'inhumanité
etDes potences qu'on érige
comme sombres trophées
des existences qu'on néglige
en mont de piété
Ecoute bien mon amie
c'est du silence le cri
d'une morne indifférence
jouant l'hymne à la souffranceEmbrasse
comme
une caresse
de vent
sans insistance
en permanence
L'amour est
Un regard d'enfant
Posé
Innocemment
Sur la folie
Du monde
Et qui parfois
le blesse
bien involontairement
par maladresse
de ses sentiments
Comme si la vie dressait la facture du myocarde,
Ma sagesse est à l'ouest, bien mal orientée,
en lignes qui nous dessinent mieux que les mots
sur fond de gymnopédie, une après-midi...
... ou était-ce une nuit, de pluie ou d'autre chose,
une nuit à la lumière doucement feutrée
à la clarté blême, imbibée, détrempée
comme une âme maudite de tous, abandonnéeSeul un roulis tangeant
bassine et moud mes os
blanchis à l'extrème,
Encourageant même
l'effet détergeant
plus près de moi
et m'accapare
sous de nombreux prétextes
de toutes natures,
même ceux auxquels
on ne penserait pas,
de prime abord...
Mais les anciennes souffrances
offrent une encre dite sympathique
qui malgré les affres du temps
et les effacements successifs
tend à devenir permanente
tels les marqueurs indélébilesIl est ainsi des cicatrices
dans les plaies desquelles,
en dépit de leur antiquité,
la plume trouve toujours
la matière de quoi tracer.
Il est ainsi de la vie,
poussée à l'agonie,
par les blessures
passées, subies,meurtrissures
qui nous
réduisent,
parfois,
à néantrien
0
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11.01.2012 13:32
Bravo
21.05.2009 13:53
............... que dire ...............juste bravo
18.12.2008 23:55
....juste revenue..par hasard...en lisant un texte de la même rubrique...juste revenue par hasard..mais relu avec tjs autant d'émotion et de nostalgie aussi...ne plus te lire me manque tant....Salut,poête!