Plus à mon sujet:Pour la Grèce: Ni 40% de perte ni 50%, mais parait-il 70% .... à condition qu'on remette vite 140 bo...
Membre depuis:05.05.2002
Avis:2206
Lecteurs satisfaits:293
Cet avis a été évalué par 31 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
La Rue Saint Denis est, avec la rue Saint Jacques, une des plus anciennes rues de paris. Curieusement, de notre moyen âge très religieux, nous avons conservés, au travers de ces deux rues, le souvenir de deux pèlerinages très importants, l’un à Saint Denis, là ou se tient la Basilique et ou étaient enterrés les rois de France, l’autre vers Saint Jacques de Compostelle, qui ne pouvait être atteinte qu’après une véritable expédition.
Aujourd’hui, ne vaut-il pas presque mieux parler de la rue du Faubourg Saint Denis, de l’autre côté de la porte éponyme, que de la rue Saint Denis elle-même, quartier de faible réputation ?
OooOoOoOo-------o0o0o--------oOoOoOooO
Aujourd’hui, hormis la Porte Saint Denis, il faut bien avouer que pour le parisien ou le banlieusard, l’évocation de cette rue incite immédiatement à penser aux putes. Ce qui m’a d’ailleurs un peu surpris dans le référencement de Ciao, car, qui pouvait avoir réellement envie de parler de la rue Saint Denis, de ses innombrables sex-shops, de ses ‘studios’, aujourd’hui concurrencés par les fourgonnettes (cf note finale).
Vais je donc parler des putes ? Queue non.
OooOoOoOo-------o0o0o--------oOoOoOooO
La rue, quand on part de l’Ile de la Cité et qu’on s’éloigne vers le Nord, débute au niveau du Châtelet, en fait juste un peu derrière. Après deux cent mètres d’une voie très large qui porte d’ailleurs un autre nom, la rue Saint Denis vraie elle-même commence après la Rue de Rivoli, avec déjà ses commerces louches .
Ce court morceau était autrefois ici aussi celui qui permettait l’accès aux anciennes halles, avec sa forte animation –du moins nocturne – plutôt du petit matin . On passe ensuite devant la fontaine des Innocents, autrefois charnier et repère de bandit (cela remonte à plusieurs siècles, il n’y a plus aucun bandit ici, juste des CRS en grand nombres, et une foule mélangée, qui n’inspire pas toujours confiance. On m’a proposé plusieurs fois ouvertement divers drogues).
Cette zone, il n’y a guère d’autre mot, affiche du prétentieux comme du courant, des fast-food comme des cafés à la mode, et souvent, ça change. Il n’est pas rare que tous les quatre ou cinq ans, ce coin change de commerces.
Un peu plus loin, les cinémas ont disparus (Oui, il y en avait, dans le temps) pour les peep-show, les magasins X, et les boutiques de goûts plus ou moins douteux. La rue reste piétonne, mais elle est salle, rien ne donne envie de s’y promener tranquillement, c’est plutôt un lieu de passage dans la zone d’accrétion de la grande station des Halles.
La rue reste piétonne pendant quelque temps, puis s’offre à nouveau à la circulation, en sens unique, dans une zone qui est maintenant, au fur et à mesure qu ‘on remonte vers le Nord, abandonné au trafic humain, c’est-à-dire à la prostitution . Mon meilleur souvenir ? Y avoir vu une compagnie entière passer par là un après-midi de 14 juillet, officier en tête. Mais l’ordinaire est plus reboutant ; tapineuses qui tapinent, macs qui maquent, et rinceurs d’œil en pagaille. Il m’arrive parfois d’y passer en footing le dimanche matin avec un copain, mais ce n’est vraiment pas notre parcours préféré.
OooOoOoOo-------o0o0o--------oOoOoOooO
Je l’ai déjà dit, tant qu’on n’est pas rendu aux Grands Boulevards, l’ambiance reste la même. A peine le haut de la rue s’anime t’elle, comme je l’ai déjà mentionné en parlant de la rue Montorgueil et de la rue des petits Carreaux, en soirée, des bruissement incroyable d’un quartier qui vit de la confection. Dans ces minutes là, entre cinq et sept heures du soir, prostitution et travail au noir se mélangent, poubelles superbes et vieux messieurs pervers donnent un aspect décadent a ces quelques mètres qui se finissent …. sur la rue de la Lune. Cette dernière rue de la Lune, qui commence sur une échoppe de change, est étroite et pentue, puisqu’elle grimpe sur une petite hauteur qui représente en réalité les ordures de la ville du temps ou les grands boulevards en étaient les limites extérieurs de cette dernière.
Passons la Porte Saint Denis, tout ce qui reste des anciennes enceintes avec la Porte Saint Martin voisine et nous voici enfin dans la rue du Faubourg, donc effectivement dans l’ancien ‘extérieur’. Ce quartier là est vivant ! C’est peut-être même un des plus vivant de la capitale, avec son côté turc, sur la gauche un peu plus loin, et son côté populaire, entre ici et la fin, c’est-à-dire le Boulevard Magenta.
Cela vaut de venir voir les commerces, vraiment animés, ou les parisiens du coin se précipitent sur des fruits et des légumes pas chers (mais pas toujours de première fraîcheur). Sur la droite, un grand restaurant (Je crois me souvenir qu’il s’agit de ‘Chez Julien’), et un peu plus loin une boutique Leonidas sauvent cependant l’ensemble de la médiocrité.
OooOoOoOo-------o0o0o--------oOoOoOooO
La Rue Saint Denis a du en vivre, des événements parisiens, et si elle pouvait parler, elle nous livrerait de quoi remplacer de bien stupides feuilletons télévisuels.
Malheureusement, aujourd’hui, même si son parcours encore sinueux présente de l’intérêt, vous avez du comprendre dans ma description que ce n’est pas réellement l’artère parisienne la plus adaptée à la promenade ?
C’est d’ailleurs dommage.
(Note) Les fourgonnettes, ce sont ces vieux Renault ou ces vieux Peugeot stationnés au Bois de Boulogne ou de Vincennes, et qui permettent les galipettes payantes, à l’abri des regards (trop) indiscrets, amis au vu et au su de tous. Une grosse partie d’entre elle est tenue par des brésilien(nes)
14.10.2010 14:25
C'était la rue qui menait en effet à St-Denis autrefois fief des rois de France !
27.08.2003 13:11
C une rue infréquentable surtout pour les filles seules!!!trop de sex shops rue trop malsaine!!
06.12.2002 18:44
éh bien... ce soir je m'endormirai moins ignare que hier... l'histoire des fourgonnete je ne la connaissais pas ! merci petit frêre.............