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« Silent Alarm », c’est son titre, se permet même d’enfoncer ses prédécesseurs récents en s’affirmant carrément comme un manifeste new wave ultime. Alors que The Killers ou Interpol intègrent des éléments de la musique new wave à leurs chansons en les modernisant et en s’inspirant de leurs ... Lire l'avis
Avis par Robert_Smith sur Silent Alarm - Bloc Party 14.02.2005
L'évaluation de l'auteur:
Textes
Bons
Chant/voix
Excellent
Musique
Excellente
Arrangements
Excellents
Créativité
Excellente
Avantages:
1981 staïle à donf' !
Inconvénients:
A moins de considérer qu'écraser le reste de la production musicale anglaise actuelle soit un incovénient, je vois pas . . . .
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
Il y aura peut-être quelques étourdis qui ne s’en seront pas encore rendu compte, donc il est utile de le préciser d’entrée : les années 80 effectuent depuis quelque temps leur grand come-back sur le devant de la scène musicale… Qui s’en plaindra ? Sûrement pas moi, en tout cas !
Car dès le début des années 90, il était de coutume chez nos chers amis bontonistes de cracher allègrement à la gueule et de se gausser de la musique des années 80, celle-là même sur laquelle ils dansaient ou se livraient à leur romantisme adolescent quelques années plus tôt. Etiquetées « frime, paillettes et synthés Bontempi », taxées de vulgaires et tape-à-l’œil, les années 80 ont eu mauvaise presse pendant un bon moment, terrassées par la vague grunge et la britpop. Il était largement temps de réhabiliter cette période musicale, qui est celle de l’adolescence de tous les trentenaires actuels, celle durant laquelle tous les gens qui écoutent de la musique en masse aujourd’hui ont connu leur « formation ». Découvrir The Cure à 13 ans, écouter et en boucle à 16 « Disintegration », ou « Black Celebration » et « Music for the masses » (Depeche Mode), échanger les futurs ringards de U2 contre un solide Joy Division à l’approche de la maturité, ça marque de façon indélébile, quand même !
Et la génération musicale qui a débarqué récemment a été fondamentale dans ce grand travail de réhabilitation. Car tous ces groupes qui s’extirpent aujourd’hui de leurs garages pour venir briller sur la scène pop-rock sont justement composé de gens qui ont pris la new wave de plein fouet, et qui en ont fait le ferment de leur musique. Eux aussi étaient ados dans les années 80, eux aussi écoutaient Joy Division, The Cure, Sisters of Mercy, Depeche Mode, Talk Talk, The Smiths… Peu enclins à se réfugier dans la caricature des années 80 qu’on a voulu nous servir sur un plateau, ils ont plutôt su se rappeler de tous ces groupes qui réinventaient la musique pop dans leur coin en y injectant une bonne dose d’existentialisme romantique, et qui rendaient compte de la noirceur et de la frustration de leur époque dans un grand silence frustré succédant aux colères du punk. Tous ces ptits jeunes dans le vent se sont bien rendu compte que la new wave n’était pas qu’une mode pour néoromantiques bobos ou corbacs hallucinés, mais carrément la révolution musicale la plus importante dans le paysage de la pop anglaise depuis les 4 garçons dans le vent, et sans équivalent comparable depuis.
Timidement amorcé à la fin des années 90 par des groupes comme Placebo ou les Smashing Pumpkins (leur album « Adore » est un est l’un des plus grands disques coldwave qui soit), monté en puissance au début de ce nouveau millénaire, le grand retour de la new wave anglaise s’est plus que confirmé l’année dernière. Jusqu’à exploser et s’affirmer comme la tendance majeure de l’année musicale. Avec l’explosion d’Interpol, l’arrivée fracassante de The Killers, le triomphe du rock hybride et sous influence de Franz Ferdinand, et bien d’autres encore, la new wave a eu le vent en poupe. Plus fort encore, tous ces groupes ont carrément été adoubés par le symbole absolu de cette période musicale, le plus grand groupe des années 80 (le plus grand groupe tout court, même, si je puis me permettre une pointe de subjectivité). J’ai nommé The Cure, évidemment, qui a marqué l’année de son sceau avec un coffret monstrueux d’inédits et faces B, un nouvel album excellentissime et une réédition collector sublime de leur premier album.
Et bien laissez moi vous dire qu’on est loin d’en avoir terminé avec tout ça. Très loin, même, si l’on doit en juger à l’écoute du premier album de Bloc Party, déjà annoncé comme le nouveau phénomène musical de l’année. « Silent Alarm », c’est son titre, se permet même d’enfoncer ses prédécesseurs récents en s’affirmant carrément comme un manifeste new wave ultime. Alors que The Killers ou Interpol intègrent des éléments de la musique new wave à leurs chansons en les modernisant et en s’inspirant de leurs aînés, Bloc Party pousse le vice jusqu’à enregistrer un album post punk, directement comme à la grande époque des années 78-83. Ainsi, leur album ressemble à une suite directe de « Seventeen Seconds » de The Cure, mêlé au « Movement » de New Order (leur premier album, encore figé dans la musique dépressive de Joy Division) et à l’intensité orageuse des deux disques de Joy Division… Un disque qui aurait été conservé dans la glace depuis 1981 pour être exhumé aujourd’hui par une bande de géologues musicaux aventureux.
On n’est donc plus ici dans la référence, ni même dans l’hommage pur et dur, mais carrément dans la reconstitution, la recréation d’un mouvement et d’une époque. Si l’album rappelle si fortement le premier album de la trilogie glacée de Cure, c’est par son ambiance, son minimalisme froid. De même, les éclairs punks du disque, les boucles mélodiques de guitares, les synthés et la basse omniprésents, les roulements de batterie, sont en prise directe avec le début des années 80, sans qu’on puisse pointer du doigt telle ou telle référence ou chanson. Et, tout comme la tornade Franz Ferdinand l’année dernière (on verra plus loin que les liens sont profonds entre les deux groupes), Bloc Party va aussi chercher ses influences du côté d’une musique plus dansante et plus mouvante, habile mix des hymnes punks, de The Clash ou Gang of Four… Un véritable petit miracle, fonctionnant comme une « madeleine de Proust », mais aussi tellement pensé comme une réinterprétation d’un moment musical du passé qu’il balaie instantanément toute accusation de pompage éhonté.
Un miracle dû à un quatuor de jeunes anglais (mais comment pourrait-il en être autrement ?) qui se sont rencontrés autour de leur passion commune : la musique pop anglaise. Ce sont d’abord le chanteur/guitariste Kele Okereke et le guitariste Russel Lissack qui vont se réunir dans les colonnes de fanzines musicaux et dans les festivals anglais. Au bout de quelques mois, ils ont déjà mis au point quelques chansons dans leur coin, et se lancent à la recherche d’autres membres pour compléter leur groupe. Ce seront Gordon Moakes à la basse et Matt Tong à la batterie.
Le groupe, d’abord baptisé Angel Range, puis Union, va devenir Bloc Party au moment d’enregistrer ses premières démos, début 2003. Dès lors, le groupe va trouver sa cohésion autour d’un projet commun, tout le monde participant de manière égale aux compositions et à l’enregistrement. Les références de chacun se mêlent, des plus évidentes telles The Cure, Joy Division, The Smiths (sans blagues ???) ou même Radiohead et les Pixies, aux plus recherchées comme JG Ballard, les films de Kubrick ou les livres de Brett Easton Ellis. Un fourre-tout culturel intense dont le groupe tirera ces chansons foisonnantes et inspirées. A l’issue de quelques concerts dans des pubs ou d’obscurs festivals, le groupe tente son va-tout mi 2004, en envoyant une cassette de démos au groupe de jeune anglais qui montent : Franz Ferdinand. Epaté par la cassette, le phénomène pop de 2004 décide de devenir le parrain de ce groupe de ptits jeunes qui n’en veulent.
Un parrainage qui va leur ouvrir les portes des studios, à la suite du colossal succès mondial de FF. Et créer un phénomène hype hallucinant, alors que personne n’a encore entendu grand-chose de ce groupe (3 maxis EP avec quelques morceaux qu’on retrouvera sur l’album plus d’autres chansons). Car très vite, surtout dans les milieux branchouilles où on fleure bon les phénomènes musicaux dits « de qualité », tout le monde commence à se branler la nouille autour de Bloc Party. Une rumeur de nouveau phénomène qui s’insinue insidieusement un peu partout, et ne fait qu’enfler. En quelques semaines, le nom du groupe est sur toutes les lèvres des amateurs de musique, et l’arrivée imminente de l’album ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Black session chez Lenoir, articles dithyrambiques dans les Inrocks, « ffff » dans Télérama, single tournant en boucle chez Zéguth… Bloc Party devient, avant même que son disque soit sorti, LE groupe à suivre du moment.
Le genre de situation qui aboutit souvent à un bon gros pétard mouillé bien décevant… Mais si vous êtes courageusement arrivé jusqu’ici, vous savez déjà que ce n’est pas le cas cette fois-ci ! Comme me l’a confirmé un téléchargement rapide de l’album, dont l’achat s’impose instantanément (tiens, on rejoint mon avis sur le piratage, là…). Au-delà des influences new wave scrupuleusement retranscrites que j’ai déjà indiquées, ce qui frappe de prime abord à l’écoute du disque, c’est le son et le mixage. C’est probablement en cela que « Silent Alarm » s’affirme comme la recréation d’un univers musical du passé, plus encore que dans les compositions du groupe. L’album restitue en effet le son du début des années 80 comme si on y était, à tel point qu’il ne semble pas de notre temps, et qu’on le croirait produit par un Mike Hedges (les premiers Cure) ou un Martin Hannet (Joy Division, New Order). Même l’utilisation de l’électronique, pourtant assez abondante sur l’ensemble du disque, a un côté vintage qui nous ramène à son époque de référence. Oubliées les programmations complexes de machines, les vieux synthés reviennent sur le devant de la scène, tout comme les échos et réverbérations sur la voix, qui la font paraître lointaine et brumeuse. Les mélodies à la guitare sont limpides et s’appuient sur des sections rythmiques accrocheuses et puissantes. La basse et la batterie sont d’ailleurs souvent mises en avant, avec un son incroyablement chaud sur ces instruments.
Quant à la voix du chanteur, elle rappelle carrément celle du Robert Smith des débuts. J’ai même lu ici ou là que les deux voix étaient identiques. Il ne faut pas abuser, mais il est vrai que la ressemblance est assez frappante, à la fois dans la tessiture et dans les intonations. Ressemblance accentuée par le fait que Kele Okereke chante de la même manière que le Smith de 3IB, avec ce mélange de fougue et de recueillement qui caractérisait le chanteur de Cure à ses débuts. Au-delà de ça, la construction de certains morceaux, de petites pièces post punk fabriquées autour d’une boucle de guitare, d’une rythmique unique, d’une mélodie simple et répétée, rappellent furieusement les « Boys Don’t Cry », « Fire in Cairo » ou « 10 :15 Saturday Night » de la période pré-80 de Cure.
Au niveau de l’ambiance générale de l’album, ont est plus dans la new wave la plus sombre et la plus éthérée, néanmoins, même si les éclairs punk aèrent le disque. La pochette de « Silent Alarm » est d’ailleurs en soi une profession de foi : blanche et brumeuse, elle rappelle à la fois « Seventeen Seconds » et « Faith », et la discrète photo de forêt enneigée évoque immanquablement le grand « A Forest ». Et je ne vous parle même pas des paroles « to be lost in a forest… » dans « This modern Love », qui ne font qu’enfoncer le clou !
L’album est composé de 13 chansons, quasiment sans aucun déchet (à peine si je trouve « Blue Light » et « So Here We Are » un peu mollassonnes). Là où Bloc Party rejoint encore une fois les grands groupes new wave, c’est dans cette manière de démarrer et de clôturer leur album magnifiquement : les deux premiers morceaux sont ainsi des invitations aux deux tendances majeures du disque (un morceau noir et un morceau punk), alors que le dernier, tout en lenteur étouffante, est idéal pour résumer le disque au moment d’en sortir. S’il fallait faire un reproche à l’album (mais vraiment parce qu’il faut, hein !), on pourrait lui trouver un manque d’unité, de celle qui faisait d’albums comme « Pornography » ou « Disintegration » de Cure des touts cohérents et expérimentaux. Probablement la timidité des débutants, qui ne gâche en rien la réussite de l’ensemble…
Like Eating Glass ------------------------- D’entrée, Bloc Party impose son style et sa musique, avec cette chanson qui nous met en train pour ce qu’on va entendre. Une intro progressive pendant laquelle tous les instruments « démarrent » les uns après les autres, une ligne mélodique lumineuse, des effets électroniques discrets qui rehaussent la musique… La voix haut perchée d’Okereke vient alors poser ses mots noirs sur cette belle musique, et ça devient une sorte de nirvana à la croisée des chemins de New Order et Cure. Avec ce morceau « dark pop » à la limite de la perfection, on sait déjà qu’on a affaire à un grand disque. La suite ne nous en dissuadera pas.
Helicopter -------------- Dans la grande tradition punk, le premier morceau apparenté à ce style dans l’album est une chanson politique. Comme beaucoup de chansons en ce moment c’est une charge contre Bush, ici particulièrement féroce (« He’s born a liar, he’ll die a liar »), appelant le peuple américon à se rebeller et à être « plus européen qu’américain ». Mais c’est un punk minimaliste, à l’image de l’ensemble du disque, au son brut. La voix d’Okereke fait des merveilles, le bonhomme chantant mieux que la plupart des punks de la grande époque. La fin du morceau devient presque épique, abandonnant tout minimalisme quand les synthés et effets électroniques prennent le dessus. Une vraie réussite dans un genre souvent condamné à la médiocrité violente (le message primant dans la plupart des cas sur la musique).
Positive Tension ----------------------- Un morceau qu’il va m’être difficile de décrire ici, tant il est étrange et ne ressemble pas à grand-chose de connu. Bourré de variations de rythmes, d’effets de mixage et d’influences diverses (jusqu’au rap lorsque Kele se met à chanter au début du morceau), il prouve en tout cas que Bloc Party ne manque pas d’ambition, et ne se contente pas de pomper ses influences. Que je ne puisse vous le décrire n’implique absolument pas qu’il soit mauvais, bien au contraire, et vous devez écouter cette chanson étonnante et très réussie.
Banquet ------------- Le premier single extrait de l’album en est à la fois très représentatif et assez trompeur. Dans une logique commerciale, il était assez normal de sortir ce morceau pop-rock carrément dans la lignée de Franz Ferdinand, et qui allait forcément cartonner. On retrouve, sous ce vernis pop, les qualités des chansons de Bloc Party : il est bien construit, la voix du chanteur est fabuleuse, la section rythmique est solide, les guitares et synthés ajoutent des mélodies qui vont vous hanter longtemps. Une chanson mineure par rapport à d’autres dans le disque, mais tellement bien faite qu’on ne peut que l’aimer instantanément. A noter que la fin de la version album diffère du single, avec ses fabuleuses guitares déchaînées.
Blue Light --------------- Petite chanson douce où la voix du chanteur se fait un peu mielleuse et qui tourne un peu en rond, « Blue light » n’est pas désagréable mais est plutôt indigne des autres morceaux de l’album. Au milieu de la chanson, le rythme s’accélère un peu lorsqu’elle devient plus pop. Et c’est un peu mieux, mais bon, c’est pas encore ça, quoi ! Mieux vaut passer rapidement à la suite…
She’s Hearing Voices ------------------------------ Avec sa rythmique rapide, sa mélodie entraînante et son chant répétitif, cette chanson pourrait presque passer pour la chanson dansante de l’album. Mais voilà : la rythmique est lourde (batterie martelée, boite à rythme martiale), la mélodie se brise régulièrement, et la voix est plus grave que sur aucun autre morceau du disque. La chanson fonctionne néanmoins à l’identique des morceaux « dance » de New Order (« Blue Monday » par exemple), et prouve qu’on peut danser et s’amuser sur des morceaux intelligents. On peut aussi juste écouter cette chanson exceptionnelle et très étrange, peut-être une des meilleures du disque.
This Modern Love ------------------------- Et voilà la chanson qui va faire bander (ou mouiller, c’est selon) tous les fans de Cure période «Seventeen Seconds »… Tout au long de la chanson, une boucle de guitare superbe et répétitive nous enferme dans une spirale rêveuse dont le chant (basé sur la répétition lui aussi) ne nous libère pas, bien au contraire. Dans la pure lignée de The Cure, Okereke et sa bande appuient la référence en reprenant en gimmick certaines paroles de la chanson culte « A Forest ». Mais la chanson dépasse le simple hommage puisque Bloc Party se réapproprie complètement le matériau de base pour faire leur chanson à eux. Tout simplement énorme.
Pioneers ------------- Parfaitement dans la lignée du morceau précédent, « Pioneers » développe à nouveau une musique répétitive à la guitare et un chant habité, sur une rythmique imparable. C’est toujours complètement planant. Il n’y a pas grand-chose à en dire, si ce n’est que c’est vraiment magnifique. Et que ces deux chansons sont le pivot central du disque, autour duquel tout le projet du groupe pour cet album s’articule.
Price Of Gas ------------------ On revient à une ambiance plus « post punk » avec cette chanson très étrange et inquiétante. On est plus proche de Joy Division que des Sex Pistols, avec cette rythmique rapide à la basse et à la batterie, que viennent déchirer des guitares aigues et d’étranges plages de synthés. La voix d’Okereke elle-même alterne les aigus et les graves, les parties lentes et rythmées. Encore une chanson plutôt indescriptible, dont les paroles alternent le personnel et le général (« The price of gas always rising, nothing comes for free », qu’est-ce que ça vient foutre là ???), pour aboutir à une chanson bien bizarre et plutôt prenante.
So Here We Are ---------------------- Cette chanson reprend le style de morceaux comme « This modern love » ou « Pioneers », mais sans être aussi bonne. Elle s’enfoncerait plutôt un peu dans la guimauve de « Blue Light ». Ca n’en fait pas un mauvais morceau (surtout lorsqu’il va encore chercher du côté de certains New Order…), mais on est en droit d’attendre mieux du groupe.
Luno ------- Avant de terminer en douceur, Bloc Party nous rappelle à son aspect le plus punk, avec la chanson la plus percutante et la plus nerveuse de tout le disque. La section rythmique (le batteur se lâche complètement et fracasse sa batterie, le bassiste frappe ses cordes avec vigueur) est soutenue par la voix d’Okereke, qui se fait sauvage, rappelant les meilleures heures du punk. Même si les synthés et une guitare plus new wave que jamais sont toujours présents, l’ensemble est plein d’une fougue juvénile qui fait plaisir à entendre.
Plans -------- Encore une chanson sur laquelle il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est qu’elle est l’intro parfaite pour la dernière chanson du disque, basée comme elle sur des synthés planants et une atmosphère de douceur assez noire. Ah, et qu’elle est magnifique, aussi !
Compliments ------------------- L’album se termine en beauté, avec ce qui est probablement la meilleure chanson du disque. Atmosphérique et aérienne, elle enferme l’auditeur dans un doux cocon assez noir. La musique s’appuie essentiellement sur les synthés et les effets électroniques. La batterie est remplacée par une boite à rythme qui appuie le rythme lancinant de l’ensemble, tout comme le chant lointain d’Okereke. Après une première partie très lente, une mélodie à la 6 chords bass (instrument de prédilection du Smith de « Disintegration ») continue de nous plonger dans l’univers du morceau. Et même alors que la musique devient légèrement moins ouatée sur le final, c’est toujours aussi beau. Conclusion idéale, qui résume l’album et nous enferme dans son univers particulier. Tout en ouvrant des perspectives étonnantes pour l’avenir du groupe.
En plus de l’album, vous pourrez glaner tout au long des différents maxis du groupe 5 autres chansons (téléchargez les sur iTunes, elles y sont) : Staying Fat, The Answer, Tulips, The Marshalls are Dead et Always New Depths. Sortes de brouillons des chansons de l’album (certaines son punks, d’autres plus pop ou encore plus dark), elles sont de la même qualité et se révèlent toutes indispensables.
« Silent Alarm » sort le 14 février dans les bacs… The Cure nous avait fait la même blague il y a 5 ans en sortant « Bloodflowers », album noir sur la mort et l’extinction des sentiments, le jour de la fête des amoureux. Un cadeau idéal en tout cas, et bien plus intéressant que des fleurs ou un parfum !
Alors ok, on me dira que Bloc Party n’a rien inventé. C’est clair (glaire ?). Mais il y a dans leur album un je-ne-sais-quoi qui fait la différence et leur donne toute leur saveur. Une intelligence, une honnêteté, un respect du matériau de base et une volonté de faire pour le mieux. Ils tirent de là leur (immense) valeur, à des années lumière des copieurs serviles (oui, vous, là, dans le fond, The Rapture et consorts…). Dès sa découverte, cet album est déjà devenu pour moi indispensable. D’avance un grand disque, qui figurera probablement dans mon palmarès de fin d’année, très haut tout là haut là bas…. Il reste à voir évidemment comment le disque va vieillir, mais il y a fort à parier que là aussi, il va suivre la voie de ses glorieux aînés et que je l’écouterai toujours dans des années. A propos de vieillir, ce disque qui nous ramène tant d’années en arrière a aussi la capacité de nous rappeler que le temps passe, et qu’on est pus tout jeune, ma bonne dame. C’est à la fois un magnifique bain de jouvence et un douloureux exercice de nostalgie. C’est en tout cas un album superbe, à la fois froid et chaleureux, qui prend aux tripes et s’adresse à des parties enfouies de notre cœur et de notre cerveau.
Avantages: Le mélange des influences mêlé à la modernité du groupe donne un résultat incroyable Inconvénients: J'ai un doute sur l'intemporalité de l'album
...Party, tous les amoureux de rock indépendant en ont entendu parler. « Banquet » est tellement passé sur les ondes qu'il est devenu un hymne.
Mais l'album entier ?
Il n'y a pas à le nier, « Silent Alarm » est à classer dans les bons albums. Très b ...
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Avantages: Un groupe que l'on attend au tournant. Inconvénients: Ne tient pas toutes ses promesses...
Bloc Party ....Quelle claque.
C'etait il ya presque 2 ans maintenant, sur une obscure chaine de musique allemande, une presentatrice sexy et bien barrée nous présentait un nouveau groupe de garage britannique: Bloc party. ...
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Avantages: que du bon... Inconvénients: ça nous rajeunit pas!!!!!
Voilà encore un un groupe anglais qui mérite le détour!!!
J'ai découvert ce groupe sur Oui fm avec leur single "Banquet", quand je l'ai entendu, je me suis dis :"super, Cure sort un nouvel album!!!", et bien que neni, et quelle n'a pas été ma surprise ...
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Textes
Chant/voix
Musique
Arrangements
Créativité
très intéressant
09.03.2006
C'est [Bloc] Party ! Evaluation du produit Silent Alarm - Bloc Partypar
ptitjulien03
Avantages: Du pur son ! Inconvénients: Une chanson peut etre un peu moins bien ...
Voici un Quatuor exceptionnel ! Cet album doit être un des meilleurs de l'année 2005, je pense car toutes leurs ritournelles sont des hits planetaires !
Cet album est un mélange de The cure, une petite touche d'elephant (White stripes) et d'un The beau ...
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Avantages: Du talent à l'état brut... Inconvénients: ... des promesses, toujours des promesses ?
Fan de Rock'n Roll, tu ne peux passer à côté de ce premier album tant attendu des quatres jeunes musiciens de Bloc Party.
Après plusieurs LP sortis l'année dernière, de quoi nous mettre l'eau à la bouche, ils ont accouché d'un premier album prometteur ...
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Avantages : Entrainant, passe partout et agréable Inconvénients : Destabilisant pour les fans et assez voire trop classique dans sa construction
...LE GROUPE
Kele est le projet solo de Kele Okereke, le chanteur/guitariste de Bloc Party. Il devient célèbre avec le dit groupe en 2005 lors de la sortie de leur premier album, Silent Alarm, et son single imparable, Banquet, qui deviendra le tube de l'été.
La musique de Bloc Party est un rock lumineux et nerveux et va puiser son inspiration aussi bien dans le rock alternatif que dans la dance.
Originaire de Liverpool en Angleterre, Kele quitte son groupe originel après leur troisième album pour tenter l'aventure en solitaire dans un projet toujours aussi dansant mais aux accents résolument plus dancefloor.
L'ALBUM
Avec The Boxer, Kele garde une identité musicale caractéristique mais explore de nouveaux horizons, résolument tournés vers l?électronique, la dance voire des influences clairement house.
S...
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Avantages : Intéressant, travaillé Inconvénients : Trop de réflexion, pas assez de ressenti
...Après deux EP et l'album Silent Alarm en 2005, le quatuor rock britannique Bloc Party fait son retour cette année avec Weekend in the City. Un album bien étrange, à l'atmosphère très particulière qui séduit et repousse l'auditeur dans un grand jeu de "je t'aime, moi non-plus" qui ne laissera en tout cas personne indifférent.
01. Song for Clay
Intro très lente et presque a capella. La voix de Kele Okereke est écorchée, bouleversante et nous prend aux tripes dans une sorte de prière émouvante. Mais ce moment d'émotion fait rapidement place à un gros son rock distordu à la Franz Ferdinand. La suite est un mix de ces deux aspects: la musique reste rythmée mais la voix ne prend pas beaucoup plus d'assurance. Parfois presque cacophonique, ce morceau ne nous emballe pas vraiment malgré le talent qui transparaît clairement. En tout cas...
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Avantages : On peut écouter dès maintenant un album énorme Inconvénients : Faut attendre le 27 octobre pour avoir le vrai zouli disque
...'aborder maintenant comme un disque « normal ».
« Intimacy » s'inscrit parfaitement dans la progression de Bloc Party jusqu'ici. Après quelques maxis remarqués, « Silent Alarm » avait fait l'effet d'une bombe à sa sortie, imposant instantanément le groupe comme un des meilleurs « revival anglais des années 80 » en même temps qu'un groupe à la personnalité marquée et au style inventif. Avec « A weekend in the city », Bloc Party avait voulu donner une nouvelle dimension à leur musique, plus ambitieuse, plus expérimentale - un tournant à la Radiohead (re) encore accentué par le single électronique « Flux ». Tout le monde ne les a pas suivis sur cette voie, certains criant même à la trahison.
A l'inverse d'un Billy Corgan dégoûté par l'accueil tiède du pourtant génial « Adore » des Smashing Pumpkins et revenant à un style plus bourrin avec « Machina...
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