Cet avis a été évalué par 20 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
J'ai mis du temps avant de publier cet avis, il me fallait quelques mois pour digérer…
Devant me rendre à Toulouse pour passer les oraux du Capes d'anglais, je me renseigne un an avant (ouh l'optimiste !!!) pour trouver des hôtels pas trop chers et sympas. Tombant sur l'avis d'un ciaonaute, je vois qu'il a séjourné à l'hôtel Saint-Séverin et qu'il s'y est plu. Comme il mentionnait la climatisation dans l'hôtel, je me suis dit : « chic ! au moins, je ne fondrai pas comme neige au soleil ! ».
Arrive enfin la période sainte du mois de juin, je suis effectivement appelée à Toulouse. Je réserve donc illico presto une chambre « climatisée, absolument » dans cet hôtel 2 étoiles. A noter qu'à chaque fois que j'ai appelé cet hôtel, une personne extrêmement aimable m'a répondu : une jeune femme.
Arrivée à Toulouse City. L'hôtel est bien situé, à 5 minutes à pied de la gare, dans une rue fourmillante de vie et…de stands de nourriture en tous genres ! Encore un avantage : pas besoin de marcher des heures pour un déjeuner sur le pouce .
Très facile à trouver, l'hôtel est implanté au milieu de ses concurrents. J'entre dans le hall. Enfin, j'attends qu'on veuille bien m'ouvrir la porte, car il faut montrer patte blanche . Une jeune femme, l'air vraiment fatiguée, me lance un bonjour des plus mous qu'il soit. La cigarette à la bouche (non, non, je n'en rajoute absolument pas histoire de faire dans le dramatique), elle me souffle son poison aérien en pleine figure et marmonne ses instructions en ce qui concerne la chambre. Immédiatement, elle me demande de régler une nuit d'avance. J'en avais réservées 3. Je fais chauffer ma carte (44 € la chambre double sans petit -déjeuner) et hop ! j'obtiens le sésame : la clef. Clef qui, soit dit en passant, est énorme.
Je monte les escaliers et me retrouve dans une cour intérieure étouffante de chaleur. Là, un minuscule couloir (on ne tient pas du tout à 2 de front) me mène à ma chambre. J'entre…j'ai cru que j'allais, dans l'ordre : 1- pleurer 2- hurler de colère 3- tomber d'inanition tant il faisait chaud là-dedans.
Je m'explique, j'avais insisté lourdement sur l'importance de la climatisation lors de ma réservation. J'avais même dit que si ce n'était pas possible avec clim, je ne réservais pas. Non seulement ma chambre ne possédait pas la climatisation, mais elle n'avait pour aération qu'une petite fenêtre de 90 x 90 cm… !!!! Un peu surprise et énormément énervée, je redescends, après avoir balancé de toutes mes forces mes valises sur le lit.
La demoiselle fort aimable de l'accueil (qui n'était certainement pas mon interlocutrice lors de ma réservation) est avachie sur un fauteuil , en position couchée, je vous prie, la clope toujours au bec (claaaaasse !!) et les pieds à l'air, sur un tabouret, à regarder un film louche à la télé. Un peu étonnée, je me frotte les yeux : où sommes-nous, seigneur ??? Je l'interpelle et lui demande des explications pour la climatisation : elle ne sait pas, elle ne sait rien, d'ailleurs, sauf que je la fais suer. Je lui explique donc que demain, je prends la poudre d'escampette : nous sommes samedi soir et plus moyen de réserver ailleurs, en plus, j'ai déjà payé par carte. Je lui demande si nous sommes obligés de mourir dans le sauna qu'est ma chambre… Je réclame un ventilateur, avec toute la politesse et la patience dont je suis capable. Je souris, pas elle. Elle me dit en grognant que les ventilateurs sont à la cave, que ça va prendre1 heure ou 2 pour le monter. Pas question pour moi d'attendre, je reste à l'accueil et attends qu'elle revienne (5 minutes montre en main) , le ventilateur à la main, en kit ! La voilà qui me dit : « Je vais devoir appeler le concierge, je n'ai pas de tournevis. » En voilà une nouvelle ; on a besoin d'un tournevis pour monter un ventilateur à pied ? Je lui réponds gentiment que je vais me débrouiller pour le monter seule et qu'elle est bien gentille. (qu'est-ce-que je suis con, des fois, à faire mon hypocrite…). Non, elle n'est ni gentille, ni aimable, ni faite pour ce métier, la pauvre fille .
Je monte donc avec mon ventilo sous le bras. Il est innommable : recouvert intégralement d'une couche de poussière semblable à celle qui se forme au-dessus de vos meubles de cuisine si vous n'y prêtez pas garde. A savoir ; grasse et grise et collante au doigts.. Là ; mes nerfs commencent à défaillir et j'ai besoin de pleurer pour me soulager. Mais non, je suis une grande, calmons-nous. Après avoir rincé le ventilo, le voilà monté : on respire un peu mieux, mais les 40°c sont toujours là (j'ai emmené mon thermomètre avec moi).
Passons à la description des autres horreurs :
1- la fenêtre : minuscule et donnant sur…les escaliers intérieurs ! Tout le monde me voit si je l'ouvre et elle est basse, cette fenêtre, de sorte que si vous passez devant ma chambre, le bas de la fenêtre arrive au niveau de vos cuisses… Hors de question de la laisser ouverte la nuit : ça promet !
2- Le sol : affreux . Moquette sale, tachée, elle se décolle et forme des rouleaux à certains endroits. Mon dieu, mais à quoi sont dues les 2 étoiles ??
3- Les prises : certaines sont dénudées, dangereuses, donc. Je peux me la jouer Claude François en sortant de ma douche.
4- La salle de bains : cheveux dans la baignoire…(beurk….), pommeau de douche cassé…pas de poubelle ni de savon à disposition. Je soupire lourdement.
5- Le service de nettoyage : après une nuit atroce (chaleur et angoisse), je suis partie toute la matinée à la découverte de Toulouse. A 8h, la seule et unique femme de ménage entamait le nettoyage des chambres à mon étage (10 chambres à peine). A midi, elle n'avait toujours pas fait la mienne et le linge encombrait les couloirs : j'ai dû soulever des draps sales (j'en frémis encore) à bout de bras pour me frayer un chemin jusqu'à mon taudis.
Soulagée, j'ai quitté ces lieux maléfiques à midi pour traverser tranquillement la rue et aller juste en face, pour 10 € de plus par nuit, avec tout le grand luxe d'un 2 étoiles qui en méritait largement 3.
Je déconseille donc vivement cet hôtel à quiconque veut se détendre, car en plus de la saleté et de l'accueil pitoyable, l'hôtel était très bruyant. Petit détail sympa aussi : en ouvrant ma fenêtre, tous mes voisins avaient une vue plongeante dans ma chambre, de sorte que seules les toilettes m'offraient un refuge et une cachette au yeux des curieux.
Voilà, je pense que je suis restée sympa, mais j'aurais pu être beaucoup plus cinglante. J'écrirai un futur avis sur le second hôtel, le Grand Hôtel d'Orléans, qui regorge de personnes professionnelles et aimables.
Je suis en ce moment en litige avec l'hôtel St Séverin qui ne m'a pas donné la chambre que je voulais et qui s'est bien foutu de moi. Mais je suis sur la bonne voie.
d des gares SNCF Toulouse-Matabiau et Marengo. Il propose un hébergement avec salles de bains privatives et accès Wi-Fi gratuit dans les espaces publics.
25.09.2009 21:57
ça n'a pas trop changé !
25.09.2009 21:57
ça n'a pas trop changé !
07.02.2008 23:48
Très instructif et bien écrit. J'allais réserver dans cet hôtel, je vais en chercher un autre, merci...