L'évaluation de l'auteur:
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La novélisation du film « L’attaque des clones » de George Lucas débute une décennie, après le départ d’Anakin de Tatooïne, on y retrouve sa mère Shmi Skywalker à contempler le ciel, cherchant un vague signe de son rejeton l’ayant laissé derrière elle pour partir vers son destin en compagnie de deux maîtres Jedi.
Shmi n’est plus l’esclave de Watoo, peu après les mésaventures rapportées dans « la menace fantôme », roman également disponible chez Fleuve noir, mais écrit cette fois par Terry Brooks, elle a rencontré un cultivateur d’humidité du nom de Cliegg Lars, qui tombé amoureux l’a libéré de sa servitude pour l’épouser.
Elle a à ses cotés, outre son mari attentionné, un beau-fils qui a su prendre dans son cœur une place privilégiée, sans pour autant remplacer son garnement de neuf ans champion de Podracers. Le jeune homme s’apprête à prendre épouse une jeune femme du nom de Beru (rien à voir avec San Antonio manifestement…) et qui partage déjà leur toit.
Un premier chapitre, précédé d’un prologue rapide, mettant en scène le Palawan d’Obi Wan Kenobi, qui réciproquement voit sa mère hanter ses rêves prémonitoires, qui pose les bases de ce roman, succession de scènes calmes et d’actions, souffrant d’un même mal, découler d’un support visuel excluant tout tentative d’étoffer en tant soit peut le récit…
Le livre est une commande, et les auteurs bien que réalisant sans doute un vieux rêve (Avoir son nom sous celui de la célèbre série ! R.A Salvatore qui nous livre cette adaptation a déjà sévit dans ce monde-là en livrant « vecteur prime »), se trouvent sévèrement bridés par un superviseur déterminer à sauvegarder la cohésion du mythe, ou tout du moins la ligne directrice préétablies par son créateur original… « la guerre des étoiles » c’est une licence avant tout…
Une affirmation qu’il faut toutefois nuancer, certains éléments du support papier ,s’avérant ne pas avoir été véritablement développée dans la version grand écran…
Là encore on pourra se demander si ce parti prit n’est pas volontaire, il existe en effet tellement de romans connexes aux films de Lucas, que l’on pourrait considérer que celui ci n’aura de toute façon jamais le temps matériel de répondre à toute nos questions en fixant tout cela sur la pellicule et que ses livres sont fait pour cela, un complément nécessaire à la cohésion (terme dont on pourrait discuter…) de son œuvre, mise à mal par la mise en chantier d’une nouvelle trilogie numérisée qui aura bien du mal à faire la jonction avec la plus ancienne…
La trame principale de l’ « épisode II » s’y retrouve clairement, telle que présentée dans les résumés du film (bien souvent beaucoup trop commentés, à part mettre un visage sur un nom, je ne vois pas trop ce que son visionnage m’a apporté…).
La République connaît une crise grave concernant la constitution d’une armée officielle, les jedis n’apparaissant plus comme suffisant afin de faire régner l’ordre dans un empire galactique en expansion constante et ébranlé par un mouvement d’indépendantistes, qui ne tarde pas à endosser la responsabilité d’attentats commis à l’encontre de la Reine Amidala, devenu sénatrice sur Coruscant, opposé au projet martial, et dont la protection se voit confié à Obi Wan et Anakin.
Un jeune homme, toujours aussi impétueux dont le statut de Jedi se voit remis en question par les sentiments qu’il éprouve envers sa nouvelle protégée, qu’il n’a jamais oublié depuis toutes ses années et élevé au rang de fantasme.
L’amour ne tarde pas à éclore chez son aînée jusqu’ici perdu dans sa vie politique, et qui semble voir dans cette romance, une solution pour échapper aux devoirs envers son peuple et le reste de la galaxie… (Une lovestory présentée de façon un peu vulgaire… Une relation franchement boiteuse… Enfin bon il faut pas grand chose pour faire les deux jumeaux personnages principaux de la seconde trilogie officielle ! Et donner des héritiers au trône de Naboo n’est pas une mauvaise chose en soit… En plus d’être Jedi, Luke Skywalker se retrouve souverain de ladite planète avec sa sœur Leïa qui pour une raison encore inconnue se retrouve affublé du patronyme d’Organa dans l’épisode IV, nom d’un proche de la belle Padmé qui parait dans celui là…)
L’ouvrage revêt un aspect curieusement féminin, un travail qui rappelle curieusement celui de Marion Bradley Zimmer sur la légende du roi Arthur dans sa série des « brumes d’Avalon » comprenez que l’action est le plus souvent rapportée du point de vue des personnages du « sexe faible » qui jalonnent le récit et que ces passages sont sans doute les plus réussis du livre, les plus chargés de sentiments, une atmosphère qui a mon sens difficilement n'a pas été transposé dans le film grand spectacle qui est également tiré du scénario de George Lucas (et Jonathan Hales; et c'est dommage!).
L’auteur étant par ailleurs habitué du genre « Heroïc Fantasy », tout comme celui choisit pour écrire la novélisation de l’épisode un…
Ce n’est ni plus ni moins que les mêmes éléments transposé dans l’espace…
Salvatore a notamment livré quelques romans dans la série des « Lance dragon » toujours chez le même éditeur.
Un challenge donc pour John Williams, que de composer une musique susceptible de nous faire appréhender une profondeur qui risque surtout de faire défaut !
A ce propos je tiens à m’offusquer contre les propos selon lesquels l’histoire d’amour entre Anakin et Padmé Amidala est la première du genre…
Han solo et Leia, ça c’était une histoire d’amour !
D’ailleurs pour continuer dans la mauvaise foi je dirai que finalement tout ça ne revient qu’à nous resservir un peu la même soupe réchauffée…
L’effronterie du futur Darth Vador, s’opposant à l’allure respectueuse de son fils Luke… On reprend les mêmes droïdes, les mêmes traumatismes (l’enfant « orphelin »…), le chasseur de prime Jango, plutôt que d’introniser le futur Boba Fett ne faisant que remplacer Han solo, chose à laquelle Jar Jar Binks n’était pas parvenu… (A moins qu’il ne soit sensé remplacer Chewbacca…)
Tout comme pour le film le point faible du récit, est finalement tout le non dit qui persiste, même si la psychologie de certains personnages est fortement développé, il n’en reste pas moins que certaines zones d’ombres persistent et qui selon la logique devrait être présentée ici…
Shmi Skywalker est à mon avis le meilleur exemple… Pour reprendre la séquence rapportée en introduction, comment expliquer que surprise par son beau-fils dans ses rêveries concernant les aventures supposés de son fils, elle n’en viennent pas à penser à son père (cette femme n’est ni plus ni moins que la représentation « lucasienne » de la Vierge Marie ! Ce que le réalisateur appelle La force est en réalité l’Esprit Saint ! Comme quoi la bible et la science fiction ne sont pas si éloigné l’un de l’autre ! je ne vais pas tarder à me faire excommunier à développer des argumentations pareilles…), alors qu’elle s’interroge sur les bases de son mariage avec le père d’Owen…
L’appréciation de ce livre est ma foi, est à contrebalancer avec le recours à l’imagination, de son lecteur.
Un livre est bien souvent beaucoup plus une réussite qu’un film si on s’y investi un tant soit peu et qu’on s’essaye à visualiser véritablement le récit rapporté… Cette aptitude dépend aussi dans une certaine mesure du style de l’auteur…
Sans doute l’une des raisons de l’échec du retour de Star wars au cinéma, c’est le temps que Lucas à laissé passer entre ces deux trilogies…
Les progrès concernant les effets spéciaux n’ont pas permis de combler l’imagination fébriles des fans qui abreuvés de romans et bandes dessinés dérivés (je lisais les aventures de Luke et Cie dans « Titans »), de jeu de rôles, de figurines se sont créer leurs propres univers alternatifs qui bien que partant d’une base identique, ne correspondent pas à la vision de George Lucas…
Ces derniers ont pu constituer nombre d’hypothèses sur les origines de Darth Vador, théories pouvant paraître beaucoup plus intéressantes…
De façon assez superficielle, je déduirai que ceux qui apprécient le film seront ceux qui ne se sont jamais posés de questions sur la trilogie originale, alors que des fans ayant essayés d’aller plus loin préféreront sans doute comme moi, acheter le livre, le « vivre », et sont sortis pas entièrement satisfait de la séance qui va bien, à laquelle ils auront été à reculons…
Ceux qui ont vu le film ne liront sans doute jamais le livre…
Bref une alternative à ne pas négliger… Un complément éventuellement…