L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
De bons passages mais . . . . |
| Inconvénients: |
. . . je n'ai pas accroché plus que cela au style . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Rentrée littéraire 2007 suite !
Je vous ai déjà parlé du dernier Amélie Nothomb, « Ni d'Eve, ni d'Adam », du livre un peu surprenant de Yasmina Réza, « l'aube, le soir ou la nuit » et bien c'est au tour du livre polémique de Marie Darrieussecq, « Tom est mort ».
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Qui est Marie Darrieussecq ?
Fille d'un père technicien et d'une mère professeur de français, Marie Darrieussecq est élevée dans un petit village du Pays Basque au milieu des livres de la bibliothèque familiale. La littérature l'accapare dès l'âge de six ans, et ne la lâche plus depuis : bac de lettres, hypokhâgne et khâgne, Ulm, agrégation en 1992, doctorat...
Son premier roman paraît en 1996 : "Truismes" connaît un succès immédiat, national et mondial. Est publiée en parallèle sa thèse intitulée "L' Autofiction, un genre pas sérieux", où elle dissèque les récits autobiographiques de George Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky et Hervé Guibert.
Son terrain à elle, pourtant, reste le roman de fiction, même si elle reconnaît volontiers s'inspirer de choses vécues. Elle le fera d'ailleurs plus particulièrement pour « Tom est mort ». Elle n'a jamais perdu d'enfant, mais les siens sont nés prématurés et avec des pronostiques vitaux réservés. Sa mère en revanche a perdu un jeune garçon avant la naissance de Marie. C'est donc là que l'auteur a puisé la matière de son inspiration pour ouvrage polémique 2007.
Depuis 'Truismes', Marie Darrieussecq a écrit six romans publiés par sa maison d'édition favorite, P.O.L. et a plusieurs projets en tête : théâtre, poésie, essai, tout la tente, et pas seulement l'écriture.
Elle aime la musique, les voyages - elle envisage d'ailleurs de faire un séjour prolongé en Australie ou dans les Aléoutiennes - la science, sa famille, et se dit 'athée, féministe, et Européenne'. Marie Darrieussecq, attirée par l'exil, vit à l'écart du milieu parisien.
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La trame :
10 ans après la mort de son fils de 4 ans et demi, une mère en exile décide d'écrire l'histoire de cet enfant « qui est mort analphabète, ignorant de la mort. ». C'est après leur emménagement en Australie que le drame aura lieu. Dans cette recherche éperdue du moindre détail, cette mère va tenter de faire resurgir la vérité, une vérité simple, cruelle et avec laquelle, il faut vivre…
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La polémique :
Avant sa sortie au mois d'août 2007, son roman « Tom est mort », fait l'objet d'une polémique avec l'écrivaine Camille Laurens. Cette dernière estime subir « une usurpation d'identité, la nausée d'assister par moment à une sorte de plagiat psychique ». Camille Laurens avait publié en 1995 un récit sur la mort de son bébé nouveau-né, Philippe. Marie Darrieussecq, estime que cette polémique est un « ignoble concours de douleur, et que, quel qu'en soit le sujet, un roman n'a pas à se légitimer d'une expérience vécue ». Elle est soutenue par son éditeur POL, qui a choisi de ne plus publier Camille Laurens.
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Mon avis :
C'était un ouvrage que je ne voulais pas acheter car le thème était trop dur pour moi. J'ai en effet une fille de 4 ans et demi et rien que de penser à sa disparition potentielle me fait frémir. La polémique n'a pas eu vraiment d'impacte dans mon choix de lire cet ouvrage au final, c'est en fait un hasard. L'une des médiathèques que je fréquente avait acheté le livre et ma curiosité littéraire l'a emporté. Je n'ai en effet jamais lu un livre de Marie Darrieussecq et tant qu'à faire, autant lire le dernier.
Le thème m'effrayait donc, mais j'avais quand même envie de savoir comment l'on pouvait traiter un tel sujet. Comment raconter à travers le personnage de la mère l'inacceptable. Ce fait contre-nature : survivre à son enfant.
J'ai attaqué la lecture sans a priori, je ne connaissais pas le style de Marie Darrieusecq. Je l'ai trouvé un peu confus, mais était-ce son style ou celui qu'elle a voulu donner au récit de cette mère dont la vie s'est brisée 10 ans plus tôt ? Je ne pourrais me prononcer n'ayant pas de recul sur cet auteur.
J'ai également trouvé ce récit un peu lourd, répétitif, mais pouvait-il en être autrement puisque nous naviguons aux grés des souvenirs de la mère qui souhaite retracer la vie et surtout la mort de ce fils trop tôt disparu ?
Le titre « Tom est mort » est plus que cela, c'est même un leitmotiv dans la bouche de la narratrice. C'est un peu à l'image de sa douleur.
C'est bien décrit car j'ai eu parfois, en lisant ce livre avant de dormir, envie d'aller serrer dans mes bras mes filles. Je n'ai pas vraiment apprécié le style, mais en même temps cela m'a touché, m'a fait réagir, éprouver de vifs sentiments d'angoisse, d'inquiétude fasse à ce vide… Le vide, quoi de plus effrayant…
Un livre à découvrir donc, à emprunter car sa lecture n'est pas si évidente que cela.