L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Oli profanum vulgus et arceo ( Horace, Od . , III, 1 v . 1) |
| Inconvénients: |
Nam pransus jaceo, et satur supinus pertundo tunicemque, paliumque . ( Catulle , c . 32, v . 10 - 11) |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
S’il rentre ce soir en jetant sa mallette, en râlant et s’affalant sur le canapé, je le tue !
Sa mort dépendra des paroles qu’il osera proférer.
La clé tourne dans la serrure, l’être qui m’a baguée, prévisible à souhait lance sa mallette, se rue sur le canapé qui n’est même pas un Roche Bobois et maugrée :
« Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
En quelques mots, il vient de sceller son destin.
J’ai épousé un ventre, qu’il me faut remplir. Il voulait manger et bien les pissenlits, il les mangera par la racine.
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Au fil des années, l’Autre, ce ventre et bas-ventre, être que trop prévisible, devient une extension haïssable de notre Moi. On ne divorce pas de son Moi, après l’avoir phagocyté, dévoré, sucé jusqu’à la moelle, on le suicide.
Divorcer c’est comme ranger, au fin fond d’un placard, une partie de soi ; souvent tel un Jack-in-the-box, cette mauvaise graine resurgit au moment le plus incongru.
Non, la solution est de s’en débarrasser, le mettre dans une boîte en étant sûre que jamais il ne pourra en sortir.
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Depuis quinze ans que nous tournons dans la même arène de 75 mètres carrés, nos piques sont de plus en plus acérés. En guise d’amuse-gueule, je lui lance un de mes aiguillons dont j’ai le secret et je le regarde s’étouffer de colère la bouche en cul de poule, le teint jaunâtre et la main qui tremblote en tentant d’agripper le shaker à cocktail dont je m’empare avant lui.
« Bloody Marie » éructe-t-il de son haleine fétide essayant vainement de m’entraîner dans sa chute sur le canapé. Ah tu veux un combat de coq et tu penses m’impressionner en me montrant ta queue !
« Flippe un peu, je vais te piler » me dis-je intérieurement en empoignant le shaker tout en remuant énergiquement le mélange Glace/Porto « on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œuf, mon coco ! » additionné d’un œuf cru.
Certes au lieu de rajouter un doigt de marasquin, je pourrais y mettre une pincée de cyanure et tout serait dit. Mais je suis une empoisonneuse cordon bleue, rien à voir avec ces vulgaires Locus, Thérèse Desqueyroux ou La Voisin.
Il faut dire que depuis le temps que nous sommes liés, je bois parfois aussi mon petit lait. Plus il devient imbuvable, plus je le fais bouillir et il tourne.
Nous sommes à couteaux tirés, l’argenterie lourde est sortie.
Repasser encore une fois les plats sur la nappe vermillon tachetée.
Je sens que là ce soir, c’est soir de gala, on va faire ripaille, il m’a l’air bien à point.
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Le mariage c’est comme un soufflé, le problème réside dans le fait que cela retombe bien trop souvent, ou roussit immanquablement.
Peu de cuisinières réussissent ce met, ne résistant pas à l’impératif culinaire « N’ouvrez JAMAIS la porte du four pendant la cuisson ».
Dans un jeu de glace inversé, c’est Orphée à Eurydice revisité dans les cuisines de Trimalchion.
Y aurait-il un tour de main qui se serait perdu dans nos recettes de grand-mère ?
Battre, il faut battre car qui « aime bien châtie bien », « les blancs d’œufs en neige, qui font toujours partie des ingrédients, provoquent à la cuisson une augmentation du volume caractéristique ».
L’alchimie, qui s’opère en amour, est la même que celle qui mijote dans nos fourneaux : de bons ingrédients, un mélange homogène, du savoir-faire et un tour de main, du temps et puis seulement après un bon coup …. de fourchette. Et au final tout finit à la fosse commune, sceptiques ?
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Entrée en matière, Reine de Sabbat, je ne vais en faire qu’une bouchée.
Quand je le détaille, je ne vois qu’un veau, une bonne tête de veau, persiflés sont nos échanges.
« Surprenant comme tu agites ta langue pour me ressasser toujours les mêmes excuses à deux francs six sous sur tes incessants retards ! »
Et ta langue tournée sept fois dans la bouche d’autres dindes farcies, par tes bons soins, à qui je vole dans les plumes, tu ne la donnes plus trop à ma chatte. Le dindon de la farce c’est évidemment toujours l’autre.
Dépouillée ta langue sera après que je l’ai fait dégorger et braiser, mise dans du saumure.
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Pourquoi l’homme a-t-il inventé le feu ? Pour se protéger ? Non par gourmandise afin de pouvoir manger de la viande rôtie dont le fumet senti lors des grands feux sylvestres lui avait chatouillé les naseaux et émoustillé les papilles ; viande rôtie qui se converse bien plus longtemps que cru. De là même, il acquière un statut social qu’il n’avait pas, le feu le civilise en le sédentarisant.
Pour le mariage, il y va de même. Pourquoi se marier et rentrer dans un processus de sédentarisation du coït ? Ne serait-ce pas pour garder près de soi, un morceau de choix par pure gourmandise égoïste ?
Culturellement le lien va de soi. Mais à force de manger la même chose, la lassitude gagne surtout si notre morceau estampillé premier choix commence à s’avarier.
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« Oui j’ai besoin sans cesse de renouveler ma garde robe de bonne ménagère, et un tablier avec comme impression sur le devant une citation en orange de Cocteau - les marmites du diable cèdent la place à la cuisine des anges – est une panoplie indispensable, on ne discute pas le prix. »
Je suis le diable blanc qui ne travaille que la matière vivante, je te pétris les bourrelets, honey.
On peut dire que ces années d’union t’ont bien profité, tu es gras, dodu à souhait, la peau d’orange craquelle sous mes coups de becs. Tant de mauvais cholestérol dans tes tissus adipeux, je m’en vais les faire cuire, les dorer, puis les réduire.
Embrochée ta vieille carcasse, vu l’âge de tes artères, tes os seront devenus friables et moins gélatineux.
Si je te décortique, te passe dans le mixer que reste-t-il ? de la gélatine filtrée, j’en ferai la base de mes blancs-mangers.
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L’ambivalence du couple réside dans cette polysémie (poly-game) du verbe « parer ».
Au début, tout feu tout flamme, on se pare de ses plus beaux atours pour séduire l’Autre que l’on dévore avec des yeux plus gros que le ventre. Au fil du temps on pare à tout ce qui pourrait nuire à l’édification de cette belle pièce montée.
Et pour finir, on procède à toutes les opérations qui précédent la préparation culinaire : dégraisser, peler, étêter, ébarber, retirer les parties abîmées trop dures, non comestibles.
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« Arrête de me cracher ton fiel au visage ! »
Je les déjouerai les pièges de tes poisons naturels mon Fugu des eaux troubles. Des années de la théorie à la pratique, mon écailleur est suffisamment aiguisé pour extraire de ton foie ton fiel venimeux.
Le faire cuire, c’est cela le secret, au court-bouillon pour annihiler tous effets pernicieux.
N’a-t-on pas inventé la stérilisation pour cela ?
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Il arrive un moment où je ferme les écoutilles, je ne l’entends plus me proférer tous ses mots doux à mon encontre. Bien sûr s’il fallait en plus que je l’écoute ressasser sans cesse la même rengaine, non, je mets en marche tous mes appareils électriques généreusement offerts à toutes les fêtes commerciales.
Je le laisse monologuer, s’agiter et quand je sens le moment où il mollit un peu, hop, je remets un peu d’huile sur le feu.
Je le regarde couler, de plus en plus, dans le canapé moelleux tel un fromage trop fait.
Je vois déjà les vers le ronger, courir le long de son corps, lui sortir par les trous de nez.
Et l’odeur, son odeur que je ne supporte plus.
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Ah l’amour parlons-en ! Rien de plus que de l’alchimie, la physique des corps n’est que chimie de cuisine.
Des odeurs : nous sommes attirés comme des mouches par les odeurs corporelles.
Notre cœur ne bat pas pour l’autre, il bat parce que c’est ainsi, parce qu’il est muscle. Et notre cerveau est un grand drogué, qui n’attend que sa dose de chocolat ou un cornet deux boules pour se mettre en émoi. Dopés nous sommes comme le veau aux hormones ! Vraiment pas de quoi pavoiser !
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Là c’est le bouquet final, la cerise sur le gâteau, tu TE proposes une gâterie.
Me fourrer après tout cela.
« Non là tu vois, je me sens l’âme d’une religieuse. » Mante( !)
Ce qu’il n’arrive pas à comprendre c’est que je me sente en cage, Physalis qui dépérit.
Il s’immisce dans mon territoire, dans mon quotidien. On ne rentre pas, sans en ressortir vivant, dans l'antre féminin : la cuisine.
Je m’en vais l’assaisonner à ma façon.
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La cuisine revêt le masque de la mort (l’amor !?).
On doit tuer pour se nourrir. Si l'engrenage est immédiat, c'est-à-dire on tue, on mange, c'est un acte de bestialité. Mais si on tue, cuisine et mange, l'acte prend un tour culturel. Tout est dans l’ artifice que l’on lui donne qui se transforme en comportement culturel et civilisé.
De même pour l’amour, si on chasse et on consomme sans légaliser l’acte de chair, les bien-pensants ont tôt fait de nous dépecer.
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Il me reste quelques restes que je vais jeter au compost, là je frôle l’indigestion.
Le réchauffé n’a jamais été ma tasse de thé.
Tiens et si je me faisais un thé, maintenant que je suis seule, je vais pouvoir prendre mon temps, me chauffer les mains autour de la tasse, le déguster tranquillement, humer l’odeur de thé vert …
Et ne plus jamais cuisiner.
| Autres avis |
Mes 10 plats préférés
Evaluation du produit Top 10 plats préférés par
rapp57
Avantages: on se régale !!
Inconvénients: vive les kilos !!
C'est avec plaisir que je vais partager avec vous mes 10 meilleures recettes.
.*´¨ )
¸.´¸.´¨) ¸.*¨)
(¸.´ (¸.´ .´ : (´¸.*´¯`* LES LASAGNES
C'est mon plat préféré, et c'est aussi le plat que je prends ...
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|
très intéressant
24.03.2006
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Moi, c'est vivre pour manger !!
Evaluation du produit Top 10 plats préférés par
AmbassadeurMolari
Avantages: Succulents !!!
Inconvénients: Aucuns !!
J'adore tout ce qui est "bonne bouffe" et bonne chair !!
Restrictif que de citer uniquement 10 plats préférés alors qu'il y a foultitude ! Alors passons à table !!
1/ Les lasagnes bolognaise "al forno" : Un régal que la béchamel et la sauce bologn ...
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|
très intéressant
07.03.2005
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MY 10 PLATS QUE J'AIME ...
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CLARA05
Avantages: Trop bon !
Inconvénients: Ca m'ouvre l'apetit...
Voilà une idée marrante, raconter ce que l'on aime manger...
Pour ca il faut aimer manger, comme moi !
Rassurez vous j'aime la bonne bouffe mais je me retiens quand même... J'ai pas envie de devenir énorme ! Mais bon j'ai de la marge alors j'en prof ...
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très intéressant
15.04.2005
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.**. A table ! .**.
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MONTMORILLON
Avantages: ça fait saliver
Inconvénients: ça fait trop saliver
C'est en me promenant, encore et toujours sur Ciao, que j'ai découvert ce fameux questionnaires "mes 10 plats préférés". Etant de nature très gourmande, je me suis dis que ce questionnaire ne pouvait que me convenir.
Maintenant viens le moment le plus ...
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|
très intéressant
21.04.2005
(25.04.2005)
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miam slurpp gloups humm
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noisettekaouette
Avantages: déguster , se délecter ....
Inconvénients: se goinfrer , se baffrer ....
Tout d'abord je dois vous avouer que je passe quelquechose comme 3 heures par jours devant les fourneaux , c'est limite maladif car quand je ne cuisine pas, je suis de mauvais poil ...
Puis j'ai quelques manies ; je ne laisse personne entrer dans la cu ...
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|
très intéressant
09.03.2005
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