Univ. Inalco

Avis sur

Univ. Inalco

Evaluation générale (8): Evaluation totale Univ. Inalco

 

Tous les avis sur Univ. Inalco

 Rédigez votre propre avis

annonce


 


Cursus japonais : beaucoup de travail pour d'infimes débouchés

1  23.02.2012

Avantages:
"peu chère", formation de linguiste de qualité

Inconvénients:
mauvaise ambiance, trop de cours, très difficile, cours d'oral presque inexistant,

Recommandable: Non 

etudiant12

Plus à mon sujet:

Membre depuis:23.02.2012

Avis:1

Partager cet avis sur Google+
Cet avis a été évalué par 3 membres de Ciao en moyenne: intéressant

Tout d'abord, j'ai passé ma première année de licence à l'Inalco et finis bientôt ma deuxième année.
Voilà mon cursus : 1è année : LLCE Japonais (Langues, Littératures et civilisation Étrangère). 2è année, LMFA Japonais (Langue du Monde et Formation Appliquée).

Voilà mon expérience :

- 1ÈRE ANNÉE : Vous rentrez à l'Inalco, on vous dit à la journée de présentation de la FAC que les débouchés sont particulièrement limités, et que faire seulement une fac de langue ne sert à rien, car au Japon, TOUT LE MONDE PARLE JAPONAIS, et qu'il faut faire au moins un master. On vous dit aussi que les places en japonais sont limités (à 400 il me semble), mais vous êtes 600 inscrits. On vous signale également que dans 6 mois vous ne serez plus que la moitié (normal vous êtes en fac). Donc n'espérez pas pouvoir trouver des places assises en cours avant le début du deuxième semestre. Vous avez 3 heures d'oral par semaine, et le reste (20h de cours - 3h = 17 h) vous faites du japonais sur papier. Et vous écrivez, et encore et encore.
Il ne faut donc pas se méprendre : l'Inalco est une faculté FORMANT DES LINGUISTES. (chose que ne semble pas savoir les étudiants). Si vous ne voulez pas débattre sur l'utilité de telle ou telle particule, ou si vous n'aimez pas discuter des anciennes écritures gravées sur des carapaces de tortues (si si, ça existait), passez votre chemin. C'est un conseil, car un mauvais choix risque de vous faire perdre votre précieux temps.

CONCERNANT LES COURS :
En cours d'oral, vous regardez des vidéos avec "Yann San", un indien qui va au Japon et parle avec des japonais. Avec plus de 60 étudiants par cours, vous ne pouvez pas pratiquer votre oral, c'est impossible en première année car vous êtes trop nombreux, et en deuxième année, vous ne faites presuqe rien en oral comparé au niveau écrit exigé.
En cours de Japon contemporain, le prof que j'avais était tellement passionné d'archéologie japonais qu'il nous parlais des kofun au lieu de nous parler de l'histoire contemporaine du Japon. Il est également arrivé un mois après la reprise des cours en raison des dits kofun, et nous a passé un film pendant les trois séances suivantes. Le prof faisait tout le temps des digressions.
En Japon ancien, la prof était excellente, son cours était structuré et elle le rendait intéressant, cela me passionnait.
Pour ce qui est des cours de grammaire japonaise et du reste, la qualité des cours dépend vraiment des professeurs. Mais dans l'ensemble c'est très dense et il faut fournir un travail énorme (comptez facilement 30 heures de travail par semaine, et 2 heures par jours juste pour apprendre les innombrables kanjis).

CONCERNANT LES EXMENS :
Au deuxième semestre en Japon contemporain, on a un QCM avec +0,5 pour une bonne réponse, -3 pour absence de réponse ou mauvaise réponse. Difficile ? Je dirai oui, car les questions sont du style : " quelle est en km² la surface boisée du Japon ? Réponse : 200km², 220km², 230km² " On a donc 40 questions, et le prof vous dit clairement avant de commencer le partiel que cet examen sert à enlever un maximum d'élève.
À l'examen de Japon contemporain, le prof insistait en début d'année sur le fait qu'il ne mettait jamais en dessous de 4/20, j'ai appris son cours mot pour mot et l'ai recraché, j'ai eu 3/20.
Pour ce qui est de l'examen de lecture et traduction (au 2e semestre). En cours vous étudiez plusieurs texte, aux partiels, un texte traduit en cours est à retraduire et vous avez un texte inconnu avec le vocabulaire. Donc même si vous n'avez rien compris, vous apprenez tous vos textes par cœur et vous devez pouvoir vous en sortir.
Pour l'examen d'oral, vous devez apprendre des tonnes de vocabulaire et on vous interrogera sur 3 mots appris, vous devez également apprendre 1 haiku par cours, et on vous en demandera 2 ou 3. Ensuite, on vous discuterez avec la prof qui vous enregistrera et vous devez discuter avec elle de sujets bateau évoqués par "Yann San" dans ses cassettes .
Enfin, il faut savoir qu'à l'Inalco, les examens de civilisation on un coefficient extrêmement fort. Ce qui fait que des gens ne parlant presque pas japonais ont pu valider leur 3 années alors qu'il ne savent pas aligner deux mots en japonais.

- 2ÈME ANNÉE : Les cours de LMFA HEI (haute étude internationale) sont inutiles à mes yeux pour plusieurs raison : à Science Po Paris vous avez un meilleur enseignement de la politique, et à HEC Paris, vous avez une formation plus approfondie en commerce (donc meilleur que le cursus CPEI de l'Inalco). Donc nous avons à priori un niveau moyen. Seulement, j'ai montré mes cours d'économie (micro et macro économie) à une amie qui avait passée un bac ES, et elle avait déjà vu ce que nous voyions alors. Je laisse libre cours à votre interprétation.
L'Inalco est une fac de langue, l'accent est donc mis sur les cours de japonais. Les cours que vous faites en LMFA ne sont donc pas très poussés. Par contre, si vous prenez LMFA HEI et que vous continuez en master, on vous forme à passer l'examen d'entrée du concours du Quai d'Orsay. Je ne sais pas si cette préparation est de qualité ou pas, mais je sais qu'elle existe.

En LMFA HEI vous apprenez en plus de votre langue étudiée : la micro économie (1h30), la macro économie (1h30) et la science politique (3h).
En LMFA CPEI vous avez le même programme, sauf que la politique est remplacé par des cours de marketing.

Passons à l'ambiance de cette fac. C'est un vaste sujet et il y a de quoi dire. Je met de côté mes mauvaises expériences et mes quelques frustrations pour témoigner. Tout d'abord, les secrétariats (japonais, chinois, bref ceux de langue, et ceux de HEI, etc) sont ouvert, ATTENTION ! de 13h à 16h... inutile de préciser qu'il sont particulièrement froid et malpolis (mais pardonnons leur, ils n'ont sans doute pas eu le choix dans leur travail).
Ensuite, si vous voulez avoir les cours que vous voulez, passez la nuit précédent l'inscription devant les portes de l'Inalco. Oui oui, vous restez devant et faites nuit blanches, car à 3 heures du matin il y a déjà 100 personnes devant qui attendent l'ouverture à 10h (j'y étais) pour faire leur emploi du temps de L1. en L2, divisez ce chiffre par 2.
L'ambiance en cursus de japonais est dans l'ensemble particulièrement mauvaise (et apparemment en hindi c'est pareil). En première année de japonais, vous verrez aussi beaucoup d'élèves avec des cheveux teints en bleu électrique ou rouge pétant (comme dans les manga). La plupart d'entre eux redoublent leur première année.
Une dernière chose qui m'a choquée : les étudiants japonais à l'Inalco étudiant le japonais (dans le but d'être interprète) étaient menacés de devoir retourner au Japon car la police jugeaient leurs études non pertinentes. Un professeur à très justement dit que ce n'était pas au travail de la police de juger de la pertinence des études d'une faculté. Mais les autres professeurs ne nous ont jamais parlé de la condition des japonais. Il y avait des professeurs de droits japonais, des professeurs japonais, aucun d'entre eux non en a parlé à part un professeur de structure de la langue japonaise. J'ai trouvé cela honteux QU'UN SEUL professeur se sente concerné par le sort de ses étudiants.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En conclusion, si vous souhaitez apprendre à parler japonais, passez votre chemin. L'Inalco ne semble pas avoir compris qu'on dit " parler une langue ", et non " écrire une langue ". Choisissez des études vous permettant d'avoir un métier qui vous permettra de partir au Japon, et apprenez japonais là-bas, vous irez beaucoup plus vite (car vous êtes baignés dans la langue). Si vous voulez devenir linguiste ou spécialiste des poteries et des kofun, vous êtes dans le bon cursus. Il vous faudra cependant affronter les nombreux obstacles dont la principale caractéristique est de vous démotiver fortement. Ce que j'ai dit pour le japonais me semble pouvoir s'étendre à l'ensemble de l'Inalco.
Partager cet avis sur Google+
Liens sponsorisés
Evaluer cet avis

Quelle est l'utilité de cet avis pour prendre une décision d'achat ?

Guide d'évaluations

Commentaires sur cet avis
arsenic-cake

arsenic-cake

23.02.2012 21:48

Quoi qu'il en soit, je reste certaine que parler japomais est un vrai atout professionnel.

alain35

alain35

23.02.2012 21:39

Mon fils qui est à l'INALCO en chinois est actuellement à l'université de Pékin.. il revient à Paris pour passer ses partielles..

felis

felis

23.02.2012 21:38

En cours vous étudiez plusieurs texte, aux partiels, un texte traduit en cours est à retraduire et vous avez un texte inconnu avec le vocabulaire. Donc même si vous n'avez rien compris ... <== Ah ben c'est sur que je n'ai pas compris. Tu peux me le refaire?

Ajouter un commentaire pour cet avis

max. 2000 caracteres

  Postez votre commentaire


publicité
En lire davantage sur ce produit
Evaluations d'avis
L'avis sur Univ. Inalco a été lue 4006 fois et a été évaluée:

"très intéressant" (33%) par:
  1. alain35

"intéressant" (33%) par:
  1. jade494

"peu intéressant" (33%) par:
  1. felis

Comprendre l'évaluation de cet avis.
Tags en relation avec Univ. Inalco
publicité