Certainement pas un pavé dans la marre
04.11.2001
Avantages:
De bons acteurs mal exploité, une idée de départ sympa
Inconvénients:
inachevé ?
Recommandable:
Oui
Détails:
Rire
Histoire
Acteurs / Actrices
Mise en scène
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 Naaba
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Avis:142
Cet avis a été évalué par 36 membres de Ciao en moyenne: très intéressant
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Et ainsi, au gré des hasards, tout un chacun s’attache à trouver un aboutissement à sa vie, à réussir coûte que coûte à assouvir ses passions les plus folles. Mais aller au bout des ces passions n’est pas chose facile, surtout quand l’ambition vient s’en mêler. Ainsi, on a beau slalomer entre les embûches, les coups fourrés et les voitures klaxonnantes, les buts qu’on peut atteindre ne ressemble que rarement à ceux rêver jadis, naguère, au bon vieux temps de l’innocente enfance. Le talent et la chance, ça ne se travaille pas… La Belgique tout entière est en proie à une folie passionnée en ce début des années 70. Tout un peuple se trouve réuni derrière un seul et même homme, unificateur, charismatique, leader incontesté d’une nation en quête de reconnaissance. Cet homme, champion cycliste et non roi Baudouin, va devenir l’idole de toute une génération, le modèle atypique, une machine à gagner que tous adulent. Dans son sillage, des milliers de petits et de grands vélos vont se mettre à sillonner le plat pays afin de s’identifier au héros national. Parmi ces anonymes, Ghislain Lambert, anonyme apôtre de la petite reine, va avoir l’opportunité de suivre les pas du Cannibale. Cycliste amateur aux résultats honorables, Ghislain intègre l’équipe Magicrème dirigée par Maurice Focodel manager prestigieux et donc rampe de lancement idéal pour une belle, longue et brillante carrière au sein du peloton professionnel. Innocent et malhabile, son adaptation ne va pas se faire sans gaffes et sans bosses. Obligé de faire du porte à porte pour le compte de la marque sponsor, Ghislain va cependant avoir la radieuse surprise de trouver la femme de sa vie au cour d’une de ses tournées. Cette fois il y est, il fait parti du peloton, mais la réalité n’est pas exactement à la hauteur de son rêve. Au lieu d’être leader, il n’est qu’équipier, porte bidon, sans grade anonyme qui n’a droit qu’à quelques places d’honneur. De plus, le milieu du cyclisme est riche en petites ficelles bien particulières et si bien tues, qu’il faut faire parti du milieu pour les connaître. L’apprentissage va ainsi se dérouler, écumant les routes de Belgique, fidèle lieutenant, méconnu, mal-aimé en quête de reconnaissance. Son ambition venant rapidement à côtoyer sa ferveur, la carrière de Ghislain va connaître de multiples rebondissements dont il sortira écorché… et un peu fêlé.
La fin de l’été est longue cette année, les Block-busters ont fait le plein de cinéphiles estivaux en mal de sensations fortes, orphelins qu’ils sont de leur bahut favori, et la rentrée cinématographique a été on ne peux plus calme. Et pourquoi ne pas commencer tout doucement avec une comédie franchouillarde et pas prise de tête pour un sou ? « Le Vélo de Ghislain Lambert » est de cette veine, une atmosphère calme, un petit goût de province, des costumes kitsch à souhait et une histoire bien gentillette avec comme personnage principal un doux rêveur, anti-héros de son temps qui a du faire quelques chutes à vélo dans son enfance pour être tenace au point de frôler la stupidité par moment. C’est champêtre à défaut d’être champagne. Philippe Harel après avoir réalisé le déjà très naturel « Les Randonneurs » reviens ici avec une comédie dont les mécanismes sont totalement différents. Si ce premier film mettait en scène un groupe d’ami en proie aux difficultés de la cohabitation, « Le Vélo de Ghislain Lambert » est lui totalement centré sur le personnage central, Ghislain Lambert. Si sa réalisation ne peut susciter beaucoup de réaction, honnête banalité oblige, le scénario et les dialogues par contre ne peuvent laisser indifférent. Alternance de temps mort et de situations cocasses, l’histoire défile linéairement. Le comique de situation est ainsi pleinement exploité. On n’a pas le droit à des dialogues ou à des répliques cinglantes, sarcastiques ou éminemment décalées mais plutôt à des mises en scènes silencieuses (ou presque) ou la qualité des acteurs est exploitée au maximum. Aucune chance donc de trouver quelques répliques cultes. Les temps morts sont cependant souvent préjudiciables car ils font perdre du rythme au film sans apporter d’éléments indispensables à la compréhension de l’histoire.
Dans le rôle principal, on retrouve l’excellent Benoît Poelvoorde (même si les avis sur lui différent). Jadis Monsieur Manhattan, il fait parti aujourd’hui des acteurs les plus demandé sur le marché pour son faciès drolatique, son jeu impulsif et très nerveux. Ici, il incarne à merveille un Ghislain courageux mais loin des réalités, pas toujours gâté par la chance et dont les maladresses provoquent immanquablement des catastrophent et des rires. Son expression innocente et franchement stupide est le clou de ce film mais le rôle en lui-même manque de profondeur. A ses côtés, on retrouve un autre acteur très demandé, à savoir José Garcia. Dans un rôle superficiel, le frère manager exploiteur de Ghislain, il donne au film un côté sympathique (et vendeur) même si on l’a connu plus en vue dans des ces précédants films grâce à son accent, ses excès et son talent comique naturel. Plus en retrait encore, donc encore plus superficiel, on retrouve Daniel Ceccaldi dans le rôle de Focodel et Sacha Bourdo (« Western ») dans celui d’un sourd-muet dont on ne sait rien… à l’image des personnages annexes du film. A signaler également la voix d’Antoine De Caunes, narrateur de l’histoire. Au vue du casting et des performances passées des acteurs mais également du réalisateur, il y avait de quoi avoir l’eau à la bouche. Mais à l’arrivée, si on passe un bon moment de détente avec de bons fous rires, il faut faire très attention à se délecter des morceaux d’humour disséminés tout au long du film. Les personnages manquent de profondeurs et les acteurs ont beau se démener, on a du mal à plonger tête dans le guidon pour atteindre le générique de fin. Le film ne paraît pas totalement abouti et les histoires annexes à l’épopée sportive de Ghislain sont traitées trop succinctement pour donner du corps à l’ensemble. On ne s’ennuie pas, on n’est pas hilare, on se contente de rigoler quand l’occasion se présente. L’univers décrit n’échappe pas à la tendance générale et rien ne sort réellement dénoncer. Le sujet était pourtant porteur. Mais le lyrisme apporté à la fin du film ainsi que l’émotion devant les malheurs de Lambert ne rattrape pas tout. Dommage…
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14.03.2004 13:27
Je pensais l'humour du film lourd et j'ai été étonnée de son aspect quasiment dramatique. Je trouve aussi que c'est presqu'un documentaire sur les coulisses du cyclisme. Pas mal du tout mais pas inoubliable. Bon avis. A +
19.11.2001 19:20
C'est l'histoire d'un belge un peu con qui décide de faire du vélo!!! Un super avis pour un film niaisement drôle!!
16.11.2001 14:12
Perso je trouve la prestation de Garcia géniale comme d'habitude. Pour le reste on peut éffectivement attendre la sortie en vidéo.