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Nous voici fin octobre. Je n'aime pas cette fin d'année pour des raisons personnelles.Maintenant, je pense à ceux que je croise dans la rue. À ceux, qui commencent à avoir froid et qui vont passer l'hiver, avec comme protection des cartons.
Je dépose quelques euros à leurs pieds, mais que valent ces euros devant leur détresse.Je regarde les sandwicheries fermant le soir et jetant les invendus de la journée à la poubelle.
Je suis consternée de voir un tel gaspillage. Mais, que faire devant une telle loi, qui oblige à jeter plutôt qu'à distribuer aux personnes qui en ont besoin. Une personne m'a dit un jour « il vaut mieux donner les restes aux cochons, qu'à ces fainéants.
Comment ne pas éprouver de la colère devant de telles paroles.Qui, sommes-nous pour juger la vie des gens ? Leur quotidien, leur vie.
Je suis consciente que je ne peux proposer un toit. Mais comment peux-t-on ignorer toutes ces personnes, en manque de tout. Chacun de nous peut faire un geste avec le cœur et non avec le souci du porte monnaies.
Rien ne dit, qu'un jour, nous ne serons pas concernés. La période hivernale approche à grands pas. Que devenons-nous faire devant cette misère, qui gagne chaque année un peu plus de personnes.
Je ne jette la pierre à personne. Le gouvernement étant inexistant à ce niveau-là,
il incite, hypocritement, chacun d'entre nous à prendre ses responsabilités. Il en est ainsi depuis longtemps. Mais, inutile, de nous rappeler ce qu'est la solidarité dans cette période si délicate.Ce soir, je pense à certaines personnes avec un toit, aux revenus plus que limités, qui donneront pour participer et ne pas montrer, de part la fierté, peut-être, que la vie ne les épargnent pas. Un sentiment légitime et respectable, malgré la précarité.
La générosité est marquée par nos gestes, notre participation. Donner à la sortie des grandes surfaces pour la banque alimentaire, les restos du cœur ou la croix-Rouge. Nous sommes tous présents pour ce partage, car nous avons le sens des valeurs. Il faut continuer en ce sens, pour, enfin espérer, qu'un jour, ce partage devienne un partage de complicité et non de pauvreté.
J'ose croire en cet avenir, peut être naïvement (mais le rêve est espoir). Pour le moment, il en est ainsi. Mais ne dit-on pas qu'un rêve peut devenir réalité.En cet instant, je dirais, simplement, restons unis.
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Merci pour votre lecture.
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03.11.2008 19:34
Cette video montre une autre facette et illustre également que les cochons passent AVANT les hommes ---------> http://www.dailymotion.com/video/51109
03.11.2008 19:29
Le gaspillage alimentaire est un vrai scandale, le manque de chaleur humaine également hélas.
31.10.2008 21:56
mais que valent ces euros devant leur détresse.-------- l'attention de quelqu'un a beaucoup de valeur :-)