Parc National du Vésuve, Naples

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Parc National du Vésuve, Naples

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Avis sur "Parc National du Vésuve, Naples"

publié le 16/02/2011 | queenpette
Membre depuis : 10/03/2006
Avis : 260
Lecteurs satisfaits : 103
Plus à mon sujet :
La sagesse, c'est laisser un peu de place à "l'avenir".
Bien
Avantages Un site géologique et historique d'intérêt
Inconvénients L'organisation en général
très intéressant
Intérêt
Fréquentation et Affluence
Amplitude Horaire
Accueil et Service
Propreté

"Volcanique comme la Reine"

Parc National du Vésuve, Naples

Parc National du Vésuve, Naples

En ce jour de février, je me mets à la plume pour vous faire part de mon désappointement suite à ma visite d’un des lieux les plus connus d’Europe : le Vésuve. Pour tous ceux qui souhaitent avoir des précisions géologiques, historiques, sémantiques, géographiques ou autres, je vous invite à lire l’excellent article Wikipedia. En effet, je suis une touriste, je revendique cet état et n’ai donc aucune autre légitimité.

Comme toutes bonnes touristes, je me suis renseignée avant de partir pour savoir ce qui m’attendait. Peu, très peu d’informations pratiques sont disponibles sur le net concernant ce site qui est classé parc national par l’Etat italien. D’où l’intérêt, à mon sens, de ce royal avis qui se veut avant tout pratique. Par ailleurs, pour acerbe que pourrait être mon propos, il ne sera pas moins justifié.

La voie qui conduit au volcan est particulièrement mal indiquée. Faute de GPS, il vous faudra beaucoup de patience pour trouver le volcan par temps couvert, autrement dirigez vous vers la montagne au sud de Naples. Prenez l’autoroute, payez les deux euro pour le passage et attendez de croiser le panneau vous indiquant la bonne sortie. Un peu plus loin, à 25 km de Naples et donc environ la moitié du Vésuve, Pompéi : un des résultats dramatiques de la colère de la bête sauvage.

Ce n’est pas la première fois que je visite un volcan. J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de voir ces monstres de la nature en activité ou endormis en Europe ou aux Etats-Unis. J’ai été enchantée par les équipements d’accès et pédagogiques des parcs américains. Pour moi, ils font références en la matière. Alors, peut-être que je place la barre un peu haute mais quand l’on est habitué au meilleur, difficile de s’en départir.

La route qui grimpe à environ mille mètres au dessus du niveau de la mer est jonchée de détritus et de ruines pourries de restaurants panoramiques à l’abandon. Les accotements mal entretenus manquent d’abîmer la carrosserie de la fiat Panda qui peine dans les côtes raides des lacets. Des chiens errants traversent la chaussée. Quelques maisons mal entretenues laissent apercevoir de loin en loin des figures patibulaires qui vous observent avec intensité.

Les panneaux d’informations, presque tous maculés de peinture noire, n’offrent que peu d’information. Le but de ce vandalisme : vous orienter vers des parkings payants, des restaurants, des pseudos parcs à thèmes et autres pièges à cons. Nous sommes bien dans le sud de l’Italie, vous ne pourrez pas en douter. Nous ne nous sommes pas arrêtés, nous avons poursuivi notre route sans nous attarder.

Une fois presque au sommet, vous découvrirez, en ruine lui aussi, l’ancien observatoire du Vésuve. Pas la peine de vous arrêter non plus, continuez jusqu’à trouver une barrière qui marque l’entrée du parc. Un bâtiment presque neuf a été construit par l’UE mais est à l’abandon. Encore un gaspillage ! Oui et en plus, nous aurions apprécié avoir quelques informations sur le site. Pour cela, vous devez atteindre le parking, là, seuls quelques panneaux pour un service pédagogique minimum.

Le parking est un terrain vague strié par le ruissellement de rigoles qui le rend presque impraticable. Juste à l’entrée, un vendeur de souvenir, à gauche, à front de volcan, les fameux panneaux d’information, à droite des « places » de parking et au fond, un autre vendeur de souvenir. Une cahute fermée est sensée être le guichet des gardes mais personne. Une femme descendant d’une voiture nous a interpellé pour nous informer que les gardes se trouvaient au sommet. Le bordel ambiant commençait à me peser.

L’ascension, environ 200 mètres en vertical, d’un kilomètre et demi est pénible. De bonnes chaussures de marche aideront à se tenir debout. Le sable volcanique, débris de pierre ponce, n’est pas stable. La neige n’avait pas totalement disparue. Je suppose que sa fonte a entraîné des blocs de roche et provoqué l’apparition de ravines qui ont détruit une partie des barrières. Pour une fois, je ne peux rendre responsable un napolitain de l’état du lieu.

Une fois au sommet, nouvelle boutique de souvenir et guitoune des gardes où il vous faudra lâcher huit euro par personne. Attention à ne pas oublier votre porte monnaie, pas de cartes et une fois en haut, vous vous en voudrez compte tenu de l’effort fourni. Attention aussi, il fait froid. Pensez à prendre de quoi couper le vent qui peu sensible sur la parking souffle fort au sommet. Enfin, si vos oursons vous accompagnent, tenez les ferme ! Les précipices sont abruptes et les barrières désuètes.

Le demi-tour du volcan se fait en 20 minutes au moins tant les points de vue se succèdent. Magnifiques vues sur Naples, sur la baie de Naples, sur Capri au loin, font oublier le gouffre béant et fumant sur les lèvres duquel vous déambulez. Le puit du volcan n’est pas le plus impressionnant que je connaisse. Toutefois, quand vous passerez à Pompéi, ces images prendront un autre relief. La bête dort mais d’un œil.

Tiens, au fait ! Pourquoi ne pas prendre un guide pour vous expliquer les mystères du volcan ? Les gardes arrondissent leur fin de mois en faisant des visites guidées au black. D’où leur présence au sommet et surtout l’abandon du bâtiment de l’UE au pied du site. La débrouille, une fois de plus. D’ailleurs, en redescendant, encore plus casse-gueule que la montée, nous avons été alpagués par un mec qui voulait nous faire payer le parking. L’ours a dit non, deux fois, à trois... Le mec est parti rapidement vers d’autres gogos.

Pour conclure, le funiculaire n’existe plus. Des boutiques et des napolitains pourrissent le lieu, pas de services réels et une balade pénible qui est récompensée par une vue magnifique et un site peu commun. A faire avant d’aller à Pompéi ou Herculanum.


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très intéressant

Commentaires sur cet avis

  • sadekadia publié le 11/03/2011
    Je connais l'endroit. C'est très beau.
  • legry publié le 25/02/2011
    Dommage pour tous ces aléas et abandons....mais l'Italie de Berlusconi n'est pas consciente de l'importance de préserver ses sites. TI
  • queenpette publié le 22/02/2011
    Normal qu'il soit difficile à lire quand on ne sait pas.
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