Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon, La Seyne sur Mer

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Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon, La Seyne sur Mer

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Avis sur "Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon, La Seyne sur Mer"

publié le 14/06/2017 | aurorelle
Membre depuis : 23/09/2007
Avis : 6
Lecteurs satisfaits : 3
Plus à mon sujet :
J'aime faire des découvertes ! Des lieux, de jeux, sorties ...
Moyen
Avantages Thérapie Institutionnelle, psychiatre compétents
Inconvénients Infirmiers et aides soignants dans le jugement et l'auto-protection, ouverture seulement apparante
intéressant
Rapport qualité prix
Transport
Culture et découverte
Sécurité
Hospitalité

"Psychiatrie à l'hôpital Sainte Musse"

Pourquoi un avis sur Sainte Musse ?

J'ai été hospitalisée en hospitalisation libre, et à la demande d'un tiers, à mon avis abusive, en psychiatrie à l’hôpital Sainte Musse, à plusieurs reprises. Je souhaiterais donner mon avis de l'intérieur sur une institution qui est à mon sens inégale et partiellement dysfonctionnelle. Je voudrais que chacun réfléchisse à deux fois avant de se faire hospitaliser "en libre", et souvent sous la pression de proches. Se faire psychiatriser est délétère, alors que les décompensations sont souvent plurifactorielles, socio-économiques, environnementales et ont bien sur ont en partie, mais non exclusivement, un substrat neurologique. Or, en hospitalisation, vos conditions environnementales sont restreintes et vous êtes sans cesse épies et jugés à partir de vos relations avec d'autres malades, sans compter que les médecins cherchent à se couvrir, et, dans certains cas, à sur-prescrire.
Si les médecins sont en général fort compétents, aux Hospitalisations d'Office (à la demande du représentant de l'Etat ou d'un tiers, en cas de péril ) notamment - les meilleurs - mais aussi dans les secteurs ouverts, la prise en charge reste inégale, et certains infirmiers ou soignants font montre de condescendance et d'incompréhension, et passent leur temps en réunions à critiquer des cas dont il n'ont qu'une vision tronquée et déformée par les conditions même de psychiatrisation.


De l'anti psychiaitrie primaire ?

Je souhaiterais apporter une petite contribution, sans me placer dans les querelles d'experts. L'antipsychiatrie, notamment italienne, voulait redonner au malade sa toute sa place dans des institutions ouvertes, tout en critiquant l'approche médicamenteuse et exclusivement neurologique. Elle a fait long feu, en raison de la prévalence de l'hypothèse dopaminergique et sérotoninergique pour expliquer les défaillance neuronales entraînant des pathologies. Lesquelles hypothèses restent encore à travailler.
je ne suis pas anti-médicaments, mais je suis contre le fait qu'il s’accompagnent de violences institutionnelles de manière plus ou moins insidieuses, rationalisées par les acteurs qui les font subir aux patients. Ce témoignage n'est aucunement écrit sous l'effet d'une rancœur personnelle, dans la mesure ou j'ai mis à distance les événements, pour les analyser. Seulement, certains infirmiers devraient faire plus attention aux patient dont la médecine 2.0 et les réseaux sociaux sont devenus la seconde langue.

Quelle prise en charge ?

Je vais traiter de mes expériences de prise en charge, en secteur G 02 de l’Hôpital Sainte Musse, et de passages aux hospitalisation d'Office. Elles datent d'il y a quelques années à quelques mois.

Entrée aux urgence et période d'observation au Cap 48

Après l'arrivée aux Urgence, vous êtes reçus dans un premiers temps par un infirmier psychiatrique. Si vous êtes déjà psychiatrisé depuis un moment, ce dernier a dans les mains les derniers contes rendus d'hospitalisation, et une brève anamnèse, qu'il a consulté avant de vous recevoir. L'entrée en psychiatrie se fait souvent à la demande de proches, ou dans le cadre d'une introspection personnelle.
Votre cohérence et votre débit, votre posture sera vérifié. Si vous n'êtes pas complètement délirant et si vous proches ne sont pas vos pires ennemis (lesquels dans mon cas sont capables de mentir comme des arracheurs de dents pour me voir enfermée suite à de long conflits), on vous proposera une période d'observation et d'orientation de quelques jours au Cap 48. L’évaluation se fait sur des rythmes et postures différentes de celles du seul entretien cliniques, qui nécessitent une observation constante, de la part d'une équipe spécialisée et en partie tournante.
Il est bon de noter qu'en règle générale, les infirmiers urgentistes sont largement plus compétent que les personnels de service en psychiatrie, lesquels sont plus cyniques et circonspect quand l'évolution positive des malades qu'ils côtoient et desquels ils se moquent parfois plus ou moins ouvertement.

La cap 48 est le lieu d'observation et d’évaluation antérieur à l’hospitalisation. Il est constitué de quelques chambres, près des urgences, et d'une salle de TV. Plusieurs entretiens avec les psychiatre sont organisés. Les orientations les plus fréquentes sont la sortie, surtout si vous êtes prompts à vous soigner et peu familiers de l'institution psychiatrique, et si vous avez un statut qui vous enjoint de travailler, et l'hospitalisation en libre. Une hospitalisation sans consentement est exceptionnellement indiquée.
Au Cap 48, vous mangez, vous douchez, discutez avec les autres patients et dormez sous strict contrôle ;-) A noter que les psychiatres prennent plus de temps à ce moment, surtout si vous n'êtes pas chroniques, que durant l'hospitalisation, et prennent parfois les risques d'une non hospitalisation. Si vous êtes déjà psychiatrisé, ils se défaussent souvent sur le psychiatre référent.

Le G 02

Il s'agit d'une unité d'hospitalisation libre, d'une vingtaine de lits. S'y trouvent des chroniques, des récurrents et quelques nouveaux, dans une ambiance pathogène et dysfonctionnelle, malgré la présence de très grands médecins, lesquels préfèrent travailler en ambulatoire et déléguer.
Des activités institutionnelles sont organisées journalièrement, elles sont occupationelles à très intéressantes, suivant les jours et les soignants impliqués. Parmi celle ci : du yoga, de la gym, des groupes de parole animée par une psychologue qui préfère penser à ses nouvelles tenues et déformer l'histoire de ses patients, des arts plastiques, un calendrier kitchissime mensuel, un journal... L’implication des infirmiers et soignants dans ces activités est très inégal. Il est fort conseillé aux patients d'y participer.
La journée est rythmée par les repas, et les ouvertures de porte du service, lesquelles sont fermées pendant les relèves, ou les infirmiers se transmettent les informations essentielles à anecdotiques sur les patients, et les critiquent parfois ouvertement.

La vie à l’hôpital psychiatrique est rythmée par les dynamisme de groupe, et les conflits interpersonnels, sur lesquels les médecins s'appuient parfois pour pathologiser certains cas. Les entretiens sont souvent expéditifs, et les visites sont organisées à la manière d'une démonstration de force, pour prouver ce qui à été dit en relève. Si vous êtes "mal vus" par l'équipe, des pathologies lourdes peuvent vous être attribuée sans justificatifs, et des infirmiers qui ont souvent moins d’études que vous vous traiteront avec les plus grands des mépris ou une compassion somme toute assez superficielle.
Vous pouvez ne pas être vus en entretiens pendant plusieurs semaines, et n'être vu que 5 à 10 minutes lors des visites, le lundi ("grande visite des pontes") et le vendredi (petite visite souvent annulée). Les médecins sont souvent absents et les infirmiers se barricadent dans leur aquarium.

Mieux ailleurs ?

La prise en charge dans d'autres unités, le G 01 et le G 03 semble être au vu de témoignages, mais non d’expérience directe, meilleure.
Les médecins des hospitalisation d'Office et les infirmiers sont très compétents, mais habitués à traiter des cas les plus lourds.

In fine

Je déconseille l'hospitalisation en libre, d'autant que vous pourrez vous retrouver avec des addictions médicamenteuses dont il est difficile de se sevrer. Le suivi en ambulatoire est d'un meilleur niveau. L'hospitalisation génère des traumas et de la destruction d'aptitude de vie. Les médecins sont souvent pessimistes quand aux évolutions, et risquent d'avoir de bonnes surprises !

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Commentaires sur cet avis

  • europe68 publié le 17/06/2017
    (°o°°O°)"vous êtes reçus dans un premiers temps par un infirmier psychiatrique." <----oui quand il ne s'agit pas d'un étudiant car seul disponible... mais l'ensemble hospitalier est fonctionnel. Ce qui est déroutant, désorientant, interrogeant ce sont les frictions voir les conflits entre différents membres du personnel ... cependant, il n'est pas inutile de préciser que certains personnels ne choisissent pas ce milieu professionnel par hasard... soit ils ont ou ont eu dans leur entourage proche de quoi s'interroger sur le sujet ... soit ils sont sujets eux-mêmes. Et là, tu auras beau appliquer ttes les méthodes des + douces aux plus délirantes, il y aura tjs de quoi dire. ^^
  • europe68 publié le 17/06/2017
    (°o°°O°)"vous êtes reçus dans un premiers temps par un infirmier psychiatrique." <----oui quand il ne s'agit pas d'un étudiant car seul disponible... mais l'ensemble hospitalier est fonctionnel. Ce qui est déroutant, désorientant, interrogeant ce sont les frictions voir les conflits entre différents membres du personnel ... cependant, il n'est pas inutile de préciser que certains personnels ne choisissent pas ce milieu professionnel par hasard... soit ils ont ou ont eu dans leur entourage proche de quoi s'interroger sur le sujet ... soit ils sont sujets eux-mêmes. ^^
  • europe68 publié le 17/06/2017
    (°o°°O°)"vous êtes reçus dans un premiers temps par un infirmier psychiatrique." <----oui quand il ne s'agit pas d'un étudiant car seul disponible...
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