Venise en général, Italie

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Avis sur "Venise en général, Italie"

publié le 29/06/2004 | GilStAndre95
Membre depuis : 17/05/2004
Avis : 17
Lecteurs satisfaits : 9
Plus à mon sujet :
Super
Avantages voyage romantique incontournable
Inconvénients les italiens adorent nous faire payer tres cher....
très intéressant
Culture et découverte
Hospitalité
Ambiance et vie nocturne

" Venise l'incontournable"

@@@ Pour commencer : Un peu d'histoire @@@


Avant Rome et son incontournable paix romaine, la région de Venise était occupée par les inévitables ancètres de l'Oncle Tom. Enfin une certitude que les révisionnistes ne pourront pas contester!
Les Romains, au 3ème siècle av JC mirent fin à cette superbe indépendance et fondèrent Vérone. Venise, à cette époque, n'était qu'une misérable île, sans doute inhabitée. Quelques pêcheurs devaient y venir de temps en temps, mais rien de plus.
C'est au 5ème siècle après JC que les habitants de la région, pour fuir les invasions des Goths et les visées d'un certain Attila, se réfugièrent sur les îles de la lagune, dont Torcello, Burano et Malamocco.
Il faudra attendre l'an 810 et les assauts de Pépin, l'un des fils de Charlemagne, pour que la Cité prenne conscience de son unité et s'installe sur une île moins accessible encore, au centre de la lagune, en un lieu appelé "Rivo Alto", qui donnera "Ri'Alto", puis Rialto. Venise restera indépendante pendant près de dix siècles.
Le premier doge, Orso Ipato, est élu dès 726. Très vite, la jeune République s'organise et entend jouer un rôle majeur entre Rome et Byzance. Sa position maritime très particulière, son gouvernement d'une étonnante modernité, sa farouche indépendance, sa volonté acharnée d'asseoir sa suprématie commerciale, tout va concourir à favoriser sa réussite.
L'expansion de Venise fut à peu près ininterrompue jusqu'à la fin du 15ème siècle: conquête de la Côte Dalmate, lutte victorieuse contre sa rivale, Gènes, conquète ou intégration terrestre de ce qu'on pourrait appeler l'arrière pays (Trévise, Vérone, Padoue, etc...). Et comment ne pas évoquer la rocambolesque affaire de la quatrième croisade?
En 1204, Venise loue ses embarcations pour transporter la 4ème croisade. Pour paiement, elle demande et obtient la prise de Constantinople, la moitié du butin et de nombreux établissements en méditerranée orientale. C'est le 39ème doge, Enrico Dandolo, âgé de 85 ans et aveugle, qui mena à bien cette étonnante négociation et participa lui même aux combats.
Bien sûr, quand tout va bien, il y a une forte probabilité que cela finisse par aller moins bien.
C'est ce qui va arriver à Venise. Le déclin sera lent, insensible, ponctué de longues périodes de stabilité, jusqu'à la chute brutale, causée par un petit général français sans scrupules.

Résumons:

En 1453, Constantinople tombe aux mains des mulsulmans et en 1492, un certain Christophe Colomb débarque en Amérique.
La chute de Constantinople ouvre la méditerranée aux Turcs: leur poussée sera continue: Chypre, Crête, ils grecques, villes côtières... Peu à peu, Venise va perdre ses comptoirs, sa sécurité.
Quant à l'Amérique, sa découverte va détourner une part très importante du commerce mondial vers l'Atlantique. Or Venise est avant tout une ville de commerçants.
Ce lent déclin semblera ne pas affecter la prestigieuse cité: sa splendeur reste sans égale, les palais s'élèvent, élégants, racés; les fêtes se succèdent, folles et inouies. Jusqu'au bout, hypnotisée par son propre éclat, Venise va aussi éblouir le monde.
Et pourtant, en 1797, un petit général du nom de Bonaparte fait tonner son canon sur la cité. La ville se rend et la République de Venise, par un vote à la quasi unanimité, prononce sa dissolution. Le petit général, ne sachant que faire de sa conquête, la cède très vite à l'Autriche.
Triste fin qui n'est pas sans évoquer les lendemains de carnaval, ceux où, la tête un peu lourde, les masques contemplent les restes de leurs enivrantes débauches, avant de rentrer dans le rang de l'anonymat. Ils s'éloignent alors, toujours magnifiques, mais sachant bien que la fête, cette fois, est terminée.

@@@ Presentation @@@

Venise est une île, où il fait bon se promener et se perdre. Il peut aussi arriver que vous souhaitiez vous retrouver après vous être bien perdu.

Alors, suivez le guide :


Venise est divisé en quartiers ou sestiere: San Marco, Castello, Dosdoduro, Cannaregio, San Polo et Santa Croce, sans oublier les îles toutes proches (mais il y en a d'autres dans la lagune que vous êtes priés de ne pas négliger) de la Giudecca et de San Giorgio.

A Venise, il faut marcher et prendre le vaporetto. Toutes les occasions sont bonnes pour emprunter ce moyen de transport économique (prendre les formules de forfait, très pratiques) et enchanteur.

Cela permet de se rendre d'un quartier à un autre, de flâner dans les ruelles et d'escalader les ponts. (Ils étaient plats au moyen âge, quand on circulait encore à cheval dans la ville. Ils furent progressivement surélevés pour laisser le passage aux embarcations).

Ne présumez pas trop de vos forces ni de votre sens de l'orientation et n'hésitez pas à vous munir d'une boussole, d'un plan détaillé et d'une bouteille d'eau.

Et dernier détail : les numéros sur les façades suivent une logique très particulière qui fait qu'ils ne se suivent pas du tout.

@@@ Le carnaval @@@

De nombreuses associations et hôtels organisent dîners, défilés, bals, descentes de gondoles, le tout costumé et payant. Mais la ville toute entière participe aussi aux festivités et chacun se déguise, défile, admire les masques. La place Saint Marc accueille chaque jour ou presque une manifestation et sur le grand canal, à la tombée de la nuit, les gondoles chargées de masques aux costumes étourdissants glissent en de longues processions féériques.

Par tradition aussi, vous pourrez photographier les costumes qui se prêteront de bonne grâce à vos caprices avec une patience infinie. N'oubliez pas de les remercier et de leur accorder votre sourire.

Quelques moments forts et accessibles à tous ponctuent la fête, comme la fête des Marie, le vol de l'ange, les procession des gondoles ou la cérémoine de clôture. Sachez que ce sont surtout les 3 derniers jours du carnaval qui sont les plus spectaculaires, comme si la fin annoncée de la fête stimulait les énergies; sachez enfin que la foule reste toujours bonhomme et que quelques pas suffiront toujours pour vous faire retouver le calme des rios et des ruelles désertes.

@@@ Les lieux à ne pas manquer @@@


Un conseil: il peut faire froid à Venise en février. Alors couvrez-vous! Vous pourrez toujours enlever le superflu mais pas l'inverse. Ce serait dommage de gâcher la fête avec une gros rhume, non?

Le Rialto :
Bien sûr, quand on pense à Venise, on pense au Pont du Rialto, avec sa fameuse double rangée de boutiques.
L'agitation qui y règne à toute heure du jour doit ressembler assez à celle qui y régnait au 16ème siècle.
Marchands et chalands s'y côtoient gaiement dans une bousculade bonne enfant, tandis que de petites affiches, sur les boites à lettres, mettent en garde contre les pickpockets, ces modernes tire-laine.

Le Grand Canal :
Le Grand Canal, c'est un peu comme les Champs-Elysées: magnifique et incontournable, même si il n'y a pas que ça dans la vie!
Un petit conseil : plantez-vous sur un des ponts qui l'enjambent, et guettez la tombée du jour: à vous les reflets magiques et les miroitements de rêve!

Les petits canaux :
Le Grand Canal, c'est bien joli, mais les petits canaux discrets, élégants, emmitouflés dans leur verdure, c'est bien aussi.
On s'y promène sans réfléchir, chaque coin de rue apportant son nouveau paysage, étonnant, différent.
A chaque heure du jour sa couleur particulière. A chaque portail, le petit raffinement imprévu.

Il y a tellement de lieux... Venise est surprenante. Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin...., la place San Marco, St Marc en français... imaginez vous sortez du restaurant avec votre moitié, vous traversez les petites ruelles nonchalemment, main dans la main, puis tout a coup vous arrivez sur la place, seulement éclairée par la lumiere des monuments et des restaurants de la place, des orchestres classiques jouent des chansons romantiques, ambiance feutrée, musique douce, pourtant physiquement vous n'êtes pas seuls mais que nenni, tout le monde disparait, il ne reste plus que vous et l'être aimé, la musique romantique et la magnificence du lieux.... rien que d'en parler, j'en ai les poils des bras qui se dressent.... (soupir).

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très intéressant

Commentaires sur cet avis

  • jacquesherve publié le 05/10/2012
    Un "E" bien mérité pour ce superbe avis. Cependant, il est préférable de s'éloigner des lieux touristogènes.
  • Pimprenell publié le 03/02/2005
    j'y pars ce We pour le carnaval :) j'ai hate !
  • Amsa2 publié le 29/09/2004
    C'est une ville magique qu'il faut préserver absolument d'une certaine forme de modernisme, non adaptée à ces vieux murs et à ces canaux. Pour commencer , il faut limiter la vitesse et le nombre des hors-bord. On ne peut même plus rêver étendu dans une gondole, sans qu'un de ces monstres ne vienne vous vriller les tympans et secouer risquant de vous jeter par dessus bord !
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