Venise en général, Italie

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Avis sur "Venise en général, Italie"

publié le 01/09/2004 | josefstaline
Membre depuis : 01/07/2003
Avis : 67
Lecteurs satisfaits : 44
Plus à mon sujet :
Excellent
Avantages voir
Inconvénients revoir
très intéressant
Culture et découverte
Hospitalité
Ambiance et vie nocturne

"A la découverte de l’Adriatique Etape II"

Je résume : parti de Paris à 20 heures, le train nous emmène une douzaine d’heures plus tard sur la lagune la plus célèbre du monde.
Nuit blanche, ciel gris, nous attendons l’arrêt final. En attendant, le jeu de tarot a été rangé. Je grignote mon cake en sachet et un fond de Coca light rescapé de la veille au soir. Je trépigne un peu dans ma tête parce qu’il fait gris et pas soleil et qui dit ciel gris dit pas de visite de Venise sous le soleil. Je suis mal réveillée, quoi.

Je feuillette un peu ma littérature de voyageuse : le Routard dans une main, le Guide Vert dans l’autre, et essaie de me familiariser avec la ville : celle-ci a été fondée suite à l’invasion des barbares au 5ème siècle, et les habitants qui en ont pris possession ont vu dans la lagune et les îles une protection somme toute intéressante. Les siècles passant, Venise, indépendante jusqu’en 1797 (conquise par Napoléon), est devenu à la fois et dans le désordre une cité politiquement influente, un port de commerce et militaire, un modèle architectural, une ville d’inspiration pour les artistes et une des rares villes construites sur des villes, des pilotis et des canaux (avec Bruges, Amsterdam, Stockholm et j’en oublie). Ah et aussi le carnaval que je ne verrai pas, août oblige.

Je réalise que c’est une bonne idée de commencer la visite de la côte Dalmate par Venise puisque Venise a conquis cette dernière et que les influences de la Sérénissime sont visibles un peu partout sur la pierre blanche de Croatie. Parfois je me trouve géniale.

On passe Mestre, la lagune apparaît, on voit Venise, Venise, Venise, enfin, avec son architecture et ses bateaux, et surtout sa gare, grosse gare italienne bourrée de touristes.

Première étape : acheter des billets de trains pour Ancône, d’où on partira demain soir. Super, pour le début de la visite, dans le ton « Hummm, j’ai une feuille avec les horaires mais elle est entre mes petites culottes et mon sac de couchage alors est-ce que vous pensez que ça vous tuera d’aller chercher l’info ailleurs ? ».

Enfin on sort, direction l’île de la Justice, pour l’auberge de jeunesse (on m’avait dit : en face de la Place St Marc, j’avais compris « en face à pieds » et pas « en face, en bateau »), donc direction la gare des vaporetti.

Je pourrais disserter sur le vaporetto, je crois qu’il y a même une rubrique réservée à ces bateaux ici. A Venise, pas de bus, pas de voiture ni de métro, place aux bateaux. J’apprends seulement maintenant que le vaporetto est le transport en commun le plus….commun ? … de la ville, qu’on cours après son bateau comme on cours après son bus et qu’il y a des horaires.
Dans le bateau, l’ambiance est….surtout italienne. Les touristes dorment encore, et les passagers du rafiot ne se pressent pas trop pour nous laisser passer avec nos gros sacs. Ce qui me frappe, c’est le bruit du silence.
J’explique : le bateau n’est pas franchement silencieux et pue le gasoil. Pourtant, l’absence de moteurs de voitures m’étonne. Venise, c’est la ville où le bruit est assez silencieux. Peut-être est-ce pour ça que le qualificatif de Sérénissime lui sied toujours.

Première étape : l’île de la Justice (Giudecca) pour rejoindre l’auberge de jeunesse. On nous vole de 4 euros pour déposer nos affaires dans des casiers. Bon, j’aime pas trop le cadre (des dortoirs séparés en box, des sanitaires monstrueusement sales dès 23 heures, la non-mixité), mais le concept n’est pas mal, c’est grand, et on y rencontre tous les âges, c’est marrant. Pour 17 euros la nuit, je ne vais pas être trop exigeante.

L’île de la Justice n’a rien de bien folichon, je pense qu’il y a eu une prison dessus. En fait on y mangera juste une pizza le soir.
Pour le moment, on reprend le bateau pour Venise et débarquons près de la place Saint Marc.

Premier Arrêt sur le pont des Soupirs. Romantique à souhaits pour certains, en gondole (alors qu’ils faut voir les gondoliers s’invectiver ou papoter entre eux, vous parlez d’une balade de charme. « Embrasse-moi, chéri », « J’peux pas j’essaie de comprendre ce qu’ils disent »). En fait le pont des Soupirs est le pont qui faisait passer les prisonniers entre le Palais des doges (je le visiterai demain) et la prison.
En fait de soupirs, c’était donc ceux des prisonniers. Hum, ça fait froid dans le dos.

On longe le Palais des Doges, impressionnant, avec sa façade renaissance en marbre rose, la basilique Saint Marc, impressionnante (on dirait un opéra), que nous ne visiterons pas, et débouchons sur la place San Marco au milieu des pigeons et des touristes.

Petite halte. On y est. Une des places les plus célèbres du monde, avec ses galeries, ses façades plus ou moins grises et plus ou moins blanches. J’ai un peu les jambes qui tremblent alors que j’ai troqué mon sac de routarde (10 kilos à la pesée hier matin) contre un petit sac de touriste.

Puis nous nous engouffrons dans les ruelles colorées, bordées de touristes et de boutiques de souvenirs, jusqu’au Rialto, l’autre pont célèbre.
Ah ! Celui-là ne me plaît pas trop ! Trop de monde, trop de magasins sur le pont. Seul avantage : la vue imprenable de chaque côté du pont sur le Grand Canal, avec le ballet des taxis ( des bateaux-taxi, hein), des gondoles kitsch et des vaporetti.

Fini le Rialto, après une pause sandwiche à 15 heures, nous passons l’après-midi à déambuler dans les ruelles inimitables, le long des canaux, à enjamber les ponts. C’est magique, les ruelles sont vides dès qu’on sort des places bondées de touristes.
Nous voulions visiter le musée Guggenheim mais notre nuit blanche nous décourage un peu. A la place, je suggère l’île de Murano pour visiter les souffleries de verre et ramener des bijoux en verre coloré, mais une amie me le déconseille car son père lui a raconté que c’est un piège à touristes.

A la place, nous décidons de remonter le Grand Canal en vaporetto. Nous ne verrons rien puisque tout le groupe s’endort.
Retour à l’île de la Giudecca pour nous installer dans nos dortoirs, pizza, et nouvelle tentative de visite du Grand Canal en vaporetto, cette fois de nuit.

C’est magique. Nous sommes installés à l’avant du bateau. Le canal est calme, et la plupart des maisons sont plongées dans le noir. Ca et là, nous apercevons des lumières dans une maison presque baignée par l’eau ou dans un hôtel. Je me prends à rêver. Nous ne sommes plus en 2004, nous sommes en dehors du temps. Qui sait combien de décisions importantes ont été prises dans ces bâtissent, combien de complots ont été déjoués, combien d’aventures ont été vécues ?
J’avais déjà eu ce sentiment en me baladant de nuit sur l’île Saint Louis à Paris. Que se passe-t-il dans ces maisons qui n’appartiennent plus au temps ? On se croirait dans un roman.

Après une petite nuit dans le brouhaha de l’auberge et un petit déjeuner sommaire, nous repartons pour Venise pour visiter le Palais des Doges. En Italien, il s’agit du Palazzo Ducale. Jusqu’à 1797, Venise avait sa propre structure politique et des organes de pouvoir bien défini. Le doge, l’équivalent du maire, logeait dans ce palais magnifique où nous flânant de salle en salle. Le palais date de la Renaissance, et les tâbleaux multiples. Titien, notamment, retient l’attention de mes amis. Je suis plutôt en admiration devant des cartes du monde datant de la Renaissance, puis nous sommes effrayés par la visite de la prison (en passant par l’intérieur du Pont des Soupirs, bien sûr).

Le temps a passé, il est l’heure de se déplacer doucement vers la gare. En passant, nous achetons des sandwichs géniaux : une demie pâte à pizza couverte de sauce tomate et remplie au choix. Des mojitos à la vénitienne !

Dernière flânerie dans les rues, puis la gare…

Fini, Venise, direction l’Adriatique, enfin, la suite. Je vais continuer à visiter Venise en allant vers les contrées qu’elle a conquise…

En route !


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très intéressant

Commentaires sur cet avis

  • Zitoun34 publié le 23/02/2006
    Venise, la ville qui flotte...Mes parent partent pendant 4 jours dans la ville des amoureux. Belle description mais c'est pas trop mon truc. A+ Olivier
  • SaMenerve publié le 04/02/2005
    17 euros la nuit tu as fait fort... !
  • MLLD publié le 28/11/2004
    " Voir Venise et mourir ! " dit le proverbe ! Bel avis qui m'a fait rèver ! J'espère un jour voir venise , moi aussi ! Dommage que tu n'ai pas visité Murano , mes parents et plus récemment ma soeur l'ont fait , il parait que c'est génial !
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