L'évaluation de l'auteur:
| Avantages: |
Un temple superbe aux magnifiques fresques murales . . . |
| Inconvénients: |
. . . |
| Recommandation pour les acheteurs potentiels? |
oui |
Wat Suthat
Déjeuner au village
Notre journée avait commencée d'une façon assez courante lorsque nous sommes de passage à
Bangkok en Thaïlande... lever pas trop tard pour pouvoir faire un petit tour au marché du village qui se tient tout les matins, quand le temps le permet, et en ce jour de fin septembre, le temps le permet à peu près... c'est la fin de la période de la mousson, mais il peut quand même y avoir une nuit entière de pluie bien soutenue. Le lendemain en général, il y a toujours une petite partie de
Bangkok qui a été submergée...
Heureusement ce matin là, pas d'inondations, mais le village est un peu humide... si bien que sur le chemin du marché on croisera bon nombre de crapauds, dont beaucoup avait eu la bonne idée de se déplacer par deux, pour économiser... des forces, on pourrait appeler ça le co-crapaudage, même si je pense qu'il s'agissait plus en l'occurrence d'un acte de reproduction. Petit déjeuner local sur un coin de table en formica, poulet vapeur avec du riz et bouillon de poule, petite coupelle de sauce piquante sur la gauche et un verre de thé au lait glacé, rien de tel pour commencer une journée siamoise.
En route pour Rattanakosin
Démarrage culturel pour notre séjour Thaïlandais de 2009, puisque l'on nous envoie faire des photos d'Apsaras au Wat Suthat , un des temples majeurs de Bangkok ... que d'ailleurs je n'avais pas encore visité. Belle occasion donc de découvrir un autre joyau de la capitale à travers cette visite au cœur de l'île de Rattanakosin , le cœur historique de Bangkok où se juxtaposent de nombreux temples. C'est donc en taxi que nous prenons la direction de Rattanakosin, en indiquant la direction de la balançoire géante Sao Ching Cha édifice très connu située sur la place juste en face l'entrée du Wat Suthat . En arrivant sur les lieux impossible de manquer la grande balançoire rouge foncée, très haute... elle n'a désormais qu'une fonction décorative, mais elle fut avant le début du 20ème siècle théâtre d'un jeu pratiqué lors de grandes cérémonies annuelles, dédiées au Dieu Shiva . Des équipes se balançaient à plus de 25 mètres du sol pour tenter d'attraper – avec les dents s'il vous plait - des sacs de pièces d'argent. Mais après plusieurs accident tragiques, la cérémonie fut abolie.
Visite du Wiharn et du cloître
Il est temps d'entrer dans le Wat Suthat... de son nom complet Wat Suthat Thepwararam Ratchaworamahawiharn . Un temple fondé par le roi Rama I et complété par Rama III qui comprend un Wiharn, hall principal, parmi les plus grands de Bangkok, et un Ubosot (salle d'ordination) aux fresques murales particulièrement intéressantes. Mais tout d'abord... pour moi avec ma tête d'étranger poilu, c'est passage obligé par la case caisse, afin de me délester de 20 bahts (0,4€) pour obtenir mon précieux ticket d'entrée, l'entrée est gratuite pour les citoyens thaïs.
Nous passons donc l'encadrure dorée d'une porte (sans mettre le pied sur l'encadrure je vous le rappelle), et nous retrouvons nez à nez avec le
splendide Wiharn avec ses poteaux blancs élancés, ses toits dorés en étages, tout ceci entourée par de nombreuses statues de pierre chinoises (dragons guerriers), souvenirs d'échanges avec la
Chine , qui à l'époque n'avait pas grand chose d'autre à échanger que ses sculpture de pierre. Le
Wiharn est situé un peu en hauteur, et il faut emprunter deux petits escaliers traversant les terrasses faisant le tour du bâtiment, au dernier étage il faudra laisser ses chaussures/tongs/sandales/espadrilles à côté des marches, par respect pour la figure de Bouddha présent dans le Wiharn, le
Phra Sri Sakyamuni .
Cette statue de Bouddha dorée, importée de la province de Sukhothai au nord du pays, n'a pas des dimensions hors norme, comme le Bouddha couché de Wat Pho ou bien le Bouddah du Wat Phananchoengd'Ayutthaya... mais un peu perché sur son trône doré très travaillé, avec ses élégantes courbes et son regard dirigé vers vous, il impose le respect et le silence dans la salle . Le tapis rouge situé devant lui est parsemé de personnes en pleine prière ou méditations, chacune faisant attention de s'accroupir puis de replier ses pieds derrière soit pour ne pas pointer la plus « impure » du corps vers Bouddha.
Les fresques murales du Wiharn valent le coup d'œil ... elles recouvrent tout, du sol au plafond, y compris les poteaux, racontant des épisodes de la vie de Bouddha, il est impossible de voir ce qui se passe tout en haut, mais déjà en se promenant à l'intérieur de la salle, le long du mur, on peut apprécier les détails, les couleurs, les scènes et perspectives amusantes. Et bien sûr... on peut admirer les
Apsara ... de très belles nymphes célestes qui symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit... Je sens qu'elles et moi on va bien s'entendre, surtout que la légende dit qu'elles connaissent 64 manières d'éveiller les sens (Qui a dit qu'il en connaissait 69?).
L'apsara est une arme de combat à part entière dans le monde céleste, puisque quand un ascète devient trop puissant, le Dieu Indra lui envoie quelques Apsara , auxquelles il ne peut que succomber et donc perdre ses pouvoirs. Sur les fresques elles sont facilement reconnaissable, ce sont de jeunes filles aux courbes sensuelles et aux seins nus.
Autour du
Wiharn se trouve un cloître où sont disposées le long du mur d'enceinte de nombreuses statues de bouddha, ce qui est assez intéressant c'est qu'elles sont quasiment toute la même taille, même position, mais certaines sont entièrement dorées... d'autres entièrement noires, mais elles sont toutes enveloppées d'un voile de couleur safran du plus bel effet. On peut faire le tour du cloître pour admirer les statues de bouddha, mais de temps en temps se retourner pour observer
l'architecture du Wiharn qui est absolument splendide . Une fois le tour fait, nous nous dirigeons vers l'autre bâtiment du
Wat Suthat , l'Ubosot. Il faut sortir par un côté du cloître et se diriger vers le sud.. là nous arrivons dans une allée, qui laisse de côté la décoration au millimètres des arbustes ronds chinois pour retrouver un peu plus de sauvagerie tropicale... palmiers, cactus et autres plantes tropicales.
Visite de l'Ubosot et ses alentours
L'Ubosot est un peu plus modeste ... un peu moins clinquant avec son toits de tuiles vertes et ses poteaux blancs (entrain d'être repeints lors de notre passage) ne sont pas décorées de dorures dans leurs parties hautes. Le coin est plus tranquille, moins de monde viens par ici, et les alentours proche de l'ubosot sont intéressants, nous nous posons sur un banc... non loin des toilettes dont l'entrée est gardée par un drôle d'oiseau, un vrai oiseau en cage, qui produit de drôle de bruits et parle même le thaï. J'ai remarqué que quand quelqu'un s'apprêtait à monter les 3 marches menant aux toilettes, l'oiseau plaçait un petit « rawang » signifiant « attention ». Une maison se trouve juste à côté, il y a des boissons disponibles alors je demande un Pepsi... toujours dans une bouteille en verre consignée, et servie avec une paille colorée. Les bouteilles vides sont ensuite entreposées dans un rangement où elles sont bien alignées, seules les pailles de différentes couleurs sortes du goulot, c'est amusant.
Après avoir fait la conversation avec notre ami l'oiseau, observer les calmes alentours... et le vieux moine et son chien, nous pénétrons dan l'ubosot pour retrouver nos amies les Apsaras . Les fresques murales sont ici aussi impressionnantes, dommage que des parties de l'édifice soit en restauration lors de notre passage car des échafaudages étaient présents à l'intérieur... cela dit on peut observer tout de même quelques fresques à hauteur d'homme, plusieurs peintres étaient couchés sur les échafaudages en hauteur, entrain de restaurer quelques parties des fresques.
Quand nous ressortons de l'Ubosot, le temps s'est levé sur Bangkok... un superbe ciel et une superbe lumière nous attendent... je repasse donc par la case
Wiharn pour faire quelques clichés avec cette lumière fantastique. Au moins ici on voit le ciel quand même... et ça permet de relativiser, je commence à pas mal connaître
Bangkok et je dois dire qu'après avoir vécu plus de 2 ans et demi en Chine à
Pékin , j'affirme que
Bangkok et
Paris ne sont pas des villes polluées. Pour la vraie pollution, venez en Chine vous verrez vraiment ce que c'est...
Après plus de 2 heures de visite au Wat Suthat .. nous sortons contents de cette visite et d'avoir fait la connaissance avec nos amies les Apsaras . C'est donc vers un autre temple que nous continuons... un temple de consommation cette fois-ci, le The Old Siam, un centre commercial un peu ringard mais attachant, pour une pause déjeuner à base de Lap Kai (émincé de poulet piquant avec feuilles de salades, de menthe, etc...) et un Tom Kha Kai (soupe de poulet à la noix de coco, citronnelle et galanga) un pur régal. De quoi affronter les autres temples de la consommation que sont le Siam Paragorn et le Central Ladphrao... that's BKK!