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Pensant avoir retrouvé son identité sous le nom de Steve Rowland, XIII, surnom dû au tatouage de ce chiffre romain qu'il a sous la clavicule gauche, se rend dans sa famille afin de trouver d'autres réponses à ses questions. Mais il tombe dans un piège orchestré par sa belle mère et devient ... Lire l'avis
Avis par Abenobashi63 sur XIII (Tome 3) Toutes les larmes de l'enfer - Jean Van Hamme, William Vance 22.09.2008
L'évaluation de l'auteur:
Dessins
Bons
Scénario
Excellent
Avantages:
Scénario livrant ses secrets . . .
Inconvénients:
Plus passif que les premiers albums . . .
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
Un homme est retrouvé à moitié mort sur une plage. Il est amnésique et après avoir repris du poil de la bête, il part en quête de son identité. Mais il ne fait pas de doute qu'on en veut à sa vie. Ainsi apprend-il qu'il serait responsable de l'assassinat du Président. Il est recherché par la police mais aussi par La Mangouste, personnage énigmatique et obscur. Pensant avoir retrouvé son identité sous le nom de Steve Rowland, XIII, surnom dû au tatouage de ce chiffre romain qu'il a sous la clavicule gauche, se rend dans sa famille afin de trouver d'autres réponses à ses questions. Mais il tombe dans un piège orchestré par sa belle mère et devient le responsable de la mort de son père et de son oncle. Il est alors envoyé dans le pénitencier de Plain Rock, là où sont enfermés les aliénés. Il est condamné à perpétuité…
Plain Rock
Plain Rock est un asile perdu au milieu du désert et d'où personne n'a pu s'échapper. Un repère idéal pour enfermer les témoins gênants. La plupart de ses occupants sont effectivement fous à lier. Mais pour XIII, il s'agit d'une autre histoire. Le Dr Johansson a reçu d'ailleurs l'ordre de lui infliger une série d'électrochoc afin de lui faire revenir la mémoire. Mais c'est une tout autre menace qui épie XIII dans l'ombre. Et on apprend que même dans cette prison, sa vie est loin d'être sécurisée.
Scénario à tiroir
Si dans les précédents épisodes, on avait de l'action en guise de fil conducteur, ici, c'est différent. Sur les deux premiers volumes, nous étions avec XIII et en apprenions autant que lui sur son identité ou plutôt sur ses identités vu qu'il en a quand même endossé trois ou quatre depuis le début. Et si auparavant on allait de mensonges en mensonges afin de faire rebondir une affaire de plus en plus complexe, dans Toutes les larmes de l'enfer, les langues se délient peu à peu.C'est sur le principe de scénario à tiroir que se construit l'intrigue. D'un côté, nous avons XIII qui tente de s'évader de sa prison et de l'autre, le Général Carrington et le Colonel Amos qui jouent au chat et à la souris.
De ce fait, nous ne sommes plus directement avec XIII pour assister aux révélations. Nous sommes en spectateur extérieur, presque voyeur (ou espion qui est quand même moins fort !) du complot qui commence à apparaître petit à petit.
Nous passons d'un lieu à un lieu autre à la fois pour faire progresser XIII entre ses quatre murs et pour faire avancer ces révélations surprenantes qui nous dévoileront le plus gros de l'affaire.
De XIII
Hors de question pour lui, bien évidemment, de faire la course aux renseignements. Prisonnier dans un endroit où il ne devrait pas être, pour un meurtre qu'il n'a pas commis, de son point de vue, la recherche d'identité est en stand by. Tout ce qui compte alors pour lui c'est de s'évader afin de continuer sa quête. Et le peu que nous pourront découvrir de cette prison est juste assez pour nous dégoûter. Les vignettes sont toujours aussi fournies en détails et ici, avec des couleurs ternes, les dessinateurs nous transcrivent un univers plutôt crade, rien de reluisant.La meilleure partie de ce passage reste l'évasion en elle-même. Pour se faire, XIII doit passer par des tuyaux d'évacuation. Lieu très étroit, donc. Le dessin est alors recadré et réduit ce qui crée un effet de claustrophobie. Sur une page entière, on est presque à ressentir ce malaise constamment, demandant presque à ce que le supplice s'arrête. C'est là la partie la plus intéressante car le reste en soi, n'apporte que peu d'informations. Cet épisode du pénitencier est surtout fait, à mon avis, pour découper les autres révélations, afin de ne pas tout divulguer d'un seul bloc. Hormis la question de savoir si XIII va s'en sortir (qui n'est pas une réelle question en soi vu qu'on sait qu'il y a encore 16 volumes qui suivent), il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Cependant, si on regarde bien sur les murs de chez le docteur, on remarquera l'affiche des dents de la mer...
De Carrington et Amos
La partie la plus exaltante reste ce bras de fer entre Carrington et Amos, avec comme arbitre le juge Allenby. Ce dernier est chargé de l'affaire de l'assassinat du Président Sheridan. Le colonel Amos, quant à lui, est chargé de l'enquête. Carrington, devenu chef de l'Etat Major, va devoir répondre à quelques questions quant à la véritable identité de XIII.Par ce biais, on va lui expliquer quelques détails de l'affaire qui vont mettre au grand jour les doutes qui planent sur XIII.
L'enquête de Amos progresse à grands pas et nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises. En dévoilant ce qu'il sait et en demandant à Carrington de lui fournir une liste de personnes susceptibles d'être XIII (personne ayant appartenu aux forces armées sous les ordre de Carrington), il ne sait pas qu'il est sur le point de mettre une opération secrète au grand jour.
L'aventure se clos sur des soupçons à l'égard de Carrington qui, avec l'aide de Jones, son assistante, aide XIII à s'évader de Plain Rock et le recueille chez lui.
Pour le lecteur, les doutes planent et les questions surgissent de toute part. On sent un véritable tournant amorcé ici.
De la BD en elle-même
Toujours aussi fournie en explication, le complot gonfle tranquillement. Si l'action est moins présente que sur les premiers épisodes, les auteurs jouent sur le déballage d'informations qui viendraient presque plus tôt qu'il ne faudrait dans l'intrigue. On fait un bond en avant et pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
C'est assez finement bien joué ce principe de renverser la situation et de changer de point de vue. Comme je vous l'ai dit plus haut, le lecteur n'apprend pas ce qu'il y a à apprendre en suivant XIII, nous avons alors de l'avance sur notre amnésique en apprenant certaines choses que lui-même ignore.
L'autre question primordiale qui s'impose ici c'est comment vont faire les auteurs pour maintenir le suspense et faire progresser leur personnage ? Si tout est dévoilé rapidement, comment surprendre ? Comment tenir le coup encore pendant autant de volume et faire que tout soit cohérent ? La suite nous le dira…
Pour le reste de BD, c'est toujours aussi pointu en terme de dessins et de détails surtout. Une surabondance de détails qui a son charme mais qui, comme toujours écrase le mouvement des personnages lorsqu'il s'agit de mettre un peu d'action… De plus, les personnages, toujours aussi raide sont encore une fois présentés de face ou de profil et rarement de trois quarts. Cela limite le cadrage qui peut être parfois intéressant, avec des angles de prise de vue qui ne le sont pas moins.
Enfin, j'ai remarqué que beaucoup de personnages était dessiné d'après le même modèle ou presque. Ce qui est gênant car on peut les confondre. Ainsi, Le Colonel Amos ressemble beaucoup à La Mangouste et au docteur Johansson. Chez les femmes, c'est pareil. Elles ont toutes le même physique (qui au passage n'est pas toujours très féminin) et ressemblent plus à des camioneuses qu'à des femmes à proprement parler. Au passage, j'ai remarqué aussi que le Général Carrington avait une forte ressemblance avec Lee Marvin… Hasard ?
Au final, cet épisode reste captivant, surtout pour ces révélations qui nous empêchent de rester à tourner en rond à chercher quelqu'un qui n'existe peut-être pas ! Les questions soulevées nous permettent également de tomber dans l'impatience de savoir ce qui se passe après. Bon, ici ce n'est pas du jeu, vu qu'il s'agit de double album… le après, je le connais. Je m'en vais d'ailleurs vous en parler dans un avenir très proche et inutile de vous dire que nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
...Préambule important :
La lecture de cet avis vous expose à connaitre des détails sur l'intrigue de XIII qu'il est difficile de raconter sans dévoiler, en partie, des éléments de l'histoire.
"Toutes les larmes de l'enfer" voit le jour en 1986 un an apr ...
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