Plus à mon sujet:Absente du 16 mai au 6 juin inclus.. et sans ordi cela va de soi !
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sur une partie de la capitale est superbe. Elle mérite vraiment mérite qu'on parle d'elle... Bergeyre
Et me voici repartie pour une nouvelle découverte de ma capitale, hors des lieux touristiques traditionnels. C'est pourtant ce qui fait son charme, se trouver dans des îlots ou micro-quartiers de cette grande ville. Et en voici un qui n'a rien à envier, pour d'autres raisons, à ses trois soeurs qu'on connaît mieux d'ailleurs, Buttes : Chaumont, Montmartre, aux Cailles. Et pourtant celle-ci est une butte à part entière puisqu'elle culmine à 100 mètres de hauteur !
Elle est aussi célèbre que ses autres soeurs, mais surtout par un passé sportif prestigieux dont hélas il ne reste rien.
Cette butte, en effet, ne l’a pas toujours été, avant, elle était un stade
Construit en 1918, sur d’anciennes carrières de gypse et de pierre (comme les autres buttes), il est ainsi nommé en mémoire d’un certain Bergeyre, ancien rugbyman mort pour la France pendant la guerre de 14-18 (Pierre ou Robert ? vus sur le site memoiredeshommes.gouv)
Ce stade peut recevoir 15.000 spectateurs. Principalement utilisé pour le football, il héberge l’Olympique de Paris de football qui deviendra plus tard le Red Star Il accueille également des matchs de rugby, ainsi que des compétitions d’athlétisme, et accessoirement d’autres activités comme le cirque.
C’est ici que se déroule la finale de la Coupe de France de football en 1920. Le Cercle Athlétique de Paris rencontre le Havre. Les Parisiens remportent la coupe après leur score de 2 à 1.
Paul SOUCHON, écrivain français et ancien conservateur de la maison Victor Hugo, place des Vosges, en parlant de ce stade a écrit en 1923 :
C’est un plateau de gazon une île claire et tranquille que vient battre à l’horizon l’immense ville
Mais la mort du stade est programmée en 1926, et fait alors place après son inauguration en 1927 à des habitations, sur ce qui devient désormais la
Ce qui frappe d’emblée, quand on arrive en haut de la butte, c’est le calme évident loin des rumeurs de la capitale : envolés le bruit, la pollution et les trépidations de la ville ! Les seules voitures qui s’aventurent dans cet îlot, quand elles ne sont pas seulement garées dans la journée (pas ou peu de garages), sont celles des riverains. J‘ai donc marché en toute tranquillité au milieu des rues, de cet îlot aux allures provinciales ou de village campagnard, et çà j’aime !
Ce quartier le plus secret et discret de la capitale tient dans un petit carré. Pour se faire une meilleure idée, il suffit de se rappeler qu'à l'origine, il y avait un stade ! La butte ne comporte qu’ une seule et unique route bitumée qui gravit en serpentant le long de cet îlot sans en faire le tour : la rue Georges Lardennois, laquelle démarre d’une avenue pour aboutir à une autre. Les autres accès sont au nombre de trois : ce sont des escaliers, tous entre les immeubles avoisinants, Ils mènent aux rues perchées de la hutte.
Quant aux 3 seules petites rues étroites de la butte , toutes pavées comme la plupart des anciens quartiers''' , elles partent toutes de la même rue B. de Ricou et mènent toutes aussi à la rue Georges Lardennois.
Sur cette butte, on trouve de grandes maisons qui abritent le plus souvent plusieurs appartements, rarement des maisons individuelles ! Comme sur les autres buttes, ici, les habitations sont en général de 3 étages, rarement plus, vu la nature du sol instable.. Les carrières doivent provoquer des fissures parfois ? car deux habitations voisines sont fermées, et on peut les voir, ces fissures sur les façades !
Ici, pas de jardins, à peine quelques jardinets d’une trentaine de mètres carrés environ, mais la verdure est cependant présente dans bien des endroits comme on peut le voir sur les photos.
Si cette butte est moins fleurie que la "campagne 20è" ou la "Mouzaïa" elle a cependant un charme certain avec tous ses mélanges hétérogènes de formes, couleurs, de grilles, de pierre, de briques, de tuiles, d’ardoises, de faux-colombages, de toits ou toits-terrasse arborés….
- De l’avenue j’ai grimpé la cinquantaine de marches (pfff) qui mènent à la rue G. Lardennois. - j’ai emprunté la rue E. Poe, - j’ai tourné dans la rue R. de Gourmont, '''photo 10''' - j’ai enchaîné avec la rue P. Hecht, '''photos 1 à 4'''
Le tour fini, j’ai parfois rebroussé chemin pour redescendre là aussi la cinquantaine de marches de la rue (qui n’en est pas une ) M. Tagrine, et la remonter, pour prendre des photos d'en bas photo 5 Et surtout je voulais jeter un dernier regard sur, suuuur…….… oui, car j’ai dit que toutes ces rues aux maisons pimpantes, charmantes et séduisantes pour la plupart, mènent toutes vers la rue Georges Lardennois et vers ce qui rend ce lieu unique et attirant, son :
En effet, le plus et l’incontournable de cette balade, c’est que depuis la butte on a un panorama splendide sur une partie de la capitale qu’on domine, et surtout, surtout ce qui en fait son principal attrait, '''une vue exceptionnelle, imprenable sur la Butte Montmartre, Sacré-Cœur et les alentours''' Spectacle qui ravit les sens, le regard, et le cœur….. Oui, c’est beau, c’est même magnifique ! photo 7 A cela, il faut ajouter, à nos pieds, la colline verte et pentue qui abrite des pieds de vigne, et ce qu’on appelle également un beau jardin partagé '''photos 6 8 et 9'''
Alors oui, cette balade est à faire pour toutes les raisons citées
Toutefois, si j’ai vraiment apprécié cette promenade, pour le panorama exceptionnel sur le Sacré-Cœur, je reconnais que je ne me verrais pas vivre sur cette butte voisine des Buttes Chaumont, car elle est située dans un secteur peu agréable de l’arrondissement, et les commerces adéquats sont assez éloignés.
Cependant, beaucoup d’appartements, lofts, etc..sont à vendre dans ce petit îlot, ce qui n’est pas le cas sur les autres buttes ! Peut-être la crainte des fissures provoquées par les carrières de gypse instables ?
Et pourtant :
A VENDRE
Et pourtant pour vous donner une idée, actuellement dans un immeuble de caractère, on trouve un appartement de 100 m2 avec son jardin privé de 30m² (sans parking ni garage et pour cause) à vendre au prix de 827.000 €, une bagatelle, non ??
J’espère que vous avez apprécié, une fois de plus, la balade et le panorama offerts par cette butte ! Et oui, Paris recèle bien des merveilles, loin de la vie trépidante, des embouteillages, du bruit, et de la pollution..
Je n’en finis pas de découvrir ses trésors parfois bien cachés !!
12.02.2012 17:49
Très bonne idée de découverte ! Oui, cela change du traditionnel !!!
01.08.2010 23:08
Des aspects bien sympathiques de la capitale. Il ne manque que les ... moutons !
23.07.2010 18:26
Une autre approche super sympa!!